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Seul dans la foule au Mont-Orignal – 21 janvier 2018

Le problème avec les soirées entre amis le samedi soir, c’est qu’il est plus difficile de partir en ski tôt le dimanche. Alors que ma blonde et les enfants devaient m’accompagner aujourd’hui, c’est tout seul que je me retrouverai au Mont Orignal en cette très confortable journée. Le mercure restera autour de -8 °C tout l’après-midi, en faisant le premier dimanche depuis longtemps où il ne fait pas moins huit mille.

Les skieurs sont au rendez-vous !  À mon arrivée, un peu après midi, le chalet est bondé. Il est impossible de trouver une chaise libre. C’est en équilibre sur une patte près des casiers que j’enfilerai mes bottes. Une première en ce qui me concerne.

La remontée est efficace et rapide, et grâce au bon travail des placiers (une mention spéciale pour leur bonne humeur contagieuse!), on attend rarement plus de cinq minutes. On a déjà vu pire ailleurs. N’empêche que selon ce que j’ai entendu une fois assis dans les chaises, l’affluence est aujourd’hui hors-norme et se rapproche de celle de la semaine de relâche scolaire.

Ici, comme ailleurs, l’épisode de pluie de janvier a fait son œuvre et les conditions ne sont pas aussi bonnes qu’en début de saison. Je n’ai toutefois entendu personne s’en plaindre. La surface est durcie, il est vrai, mais elle n’est pas glacée pour autant. En fait, pour les équipes de compétition, c’est une surface parfaite. Pour les skieurs moins expérimentés, c’est un peu plus difficile. Sauf que ce type de conditions est tellement fréquent au Québec qu’il faut bien s’y frotter un jour ou l’autre.

Comme je suis seul, j’en ai profité pour découvrir certains recoins de la montagne que je n’avais pu arpenter lors de mes visites précédentes. Je commence par la Saint-Odilon, une piste bleue (assez foncée tout de même) qui contourne le sommet par l’arrière pour revenir vers la gauche. Au passage, je remarque de nombreuses traces dans la Saint-Léon… qui sera ma prochaine descente. On y retrouve encore les pylônes d’une ancienne remontée. Il faut se méfier des brindilles qui percent la surface en neige naturelle. Certaines sont d’un bon diamètre et je me ferai surprendre à quelques reprises par un ski qui prend une tangente inattendue. Avec un meilleur couvert de neige, cette piste doit être fantastique. On reviendra.

Dans les sous-bois, la situation est un peu la même : le fond est mince et il faut se méfier des branches, racines et roches qui dépassent par endroit. Les jeunes s’y amusent ferme tout de même. Quant à moi, je préfère épargner mes skis.

La Québécoise est une piste à bosses qui, si elle n’est pas à son meilleur, est tout à fait skiable aujourd’hui. Les creux entre les bosses sont durcis et rendent les virages un peu plus ardus. Je suis descendu en faisant mes virages au sommet des bosses… ça marche quand même ! J’ai trouvé la seule véritable plaque de glace de la montagne dans la dernière section de cette piste. Il reste beaucoup d’espace pour passer sur le côté, il suffit d’être vigilant.

Pour ceux qui n’ont encore jamais skié au Mont Orignal, il s’agit d’un endroit idéal pour le ski en famille : tarifs abordables, pistes de niveaux variés et progressifs, remontée rapide, chalet (habituellement) spacieux, à 65 minutes de Québec. J’espère bien y retourner avec la famille cet hiver. Un samedi. Ce sera plus sage.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-Benoît Tremblay
Lorsqu'il n'est pas sur les pentes, Jean-Benoît Tremblay est derrière son bureau au Cégep Garneau en tant que registraire et coordonnateur. Musicologue de formation, il a longtemps enseigné la musique de la maternelle à l’université du troisième âge. Ses passetemps incluent la programmation informatique, qu'il pratique depuis l'enfance, et bien sûr les activités de plein air, le camping et la randonnée. Au cours des dernières années, il a transmis sa passion du ski à ses enfants et à son épouse.