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Skier avec des jeunes enfants… par du vrai monde!

7 mars 2018 | Partage, par Geneviève Larivière
Photo courtoisie Marie-Anik Shoiry

En pleine Relâche scolaire, on est tentés de s’imaginer que c’est la jungle en station, entre les cours de groupe très débutants et les skieurs motivés à reproduire les exploits olympiques récents. C’est pas faux! Mais… c’est aussi plein de vie, d’animation et de petits défis réussis, peu importe notre âge et notre niveau de ski. Au hasard de mes lectures sur internet, je suis tombée sur un texte qui m’a bien fait rigoler, que j’ai trouvé plein de réalisme et d’authenticité. J’ai pensé le reprendre ici, avec la permission de son auteure. Marie-Anik Shoiry est blogueuse et fondatrice du blogue Vie de sacoche, dont la raison d’être est de faire du bien, tout simplement! Elle est la maman comblée, très occupée et loin d’être parfaite de 3 enfants, qui inspirent grandement ses idées, ses réflexions et ses textes. Voici donc son récit du ski avec de jeunes enfants!

L’hiver, au Québec, c’est long.

Pis faut occuper la marmaille.

Plus jeune, j’ai passé quelques hivers en ski avec ma famille et j’en garde de merveilleux souvenirs… parmi les plus beaux en fait.

Alors que mes enfants étaient âgés de 5, 4 et 2 ans, mon chum et moi avons décidé de nous lancer dans cette nouvelle activité familiale… En fait, le terme « aventure » m’apparaît plus juste! 😉

Une journée de ski en famille chez nous ça ressemble à…

Avant tout chose, je tiens à préciser qu’en ce beau samedi matin, il fait vraiment froid, mais mes enfants, eux, sont en feu!

Étape 1 : On s’habille

7h. J’encourage avec enthousiasme mes enfants à mettre leurs combines, leurs bas chauds, leur habit de neige… (Veuillez noter que dans le présent billet, le terme « encourager » signifie « répéter au moins 20 fois »… J’essaie de garder un ton positif! 😉)

Une heure plus tard, nous voici rendus à l’étape finale de l’habillement : mettre aux enfants leurs bottes de ski… Pour ceux qui n’ont jamais pratiqué l’activité, une botte de ski, c’est l’antipode de la pantoufle…

« Mais là, Mamannnn, ça fait mal, chu pas bien!! »
« C’est trop serré, j’veux pas les mettre!!! Ouuuuuch!!!»

Ouf, ok. Je respire et je tente de rester patiente. Je dois sortir l’argument du :

« Heille, sais-tu à quel point t’es chanceuse de faire du ski?? C’est une activité de luxe tu sauras faque arrête de chialer pis aide-moi à mettre tes bottes!! »…
« Heille, sérieux Maman, c’est pas moi qui t’a demandé de faire du ski, tsé! Faque chu pas obligée, ok?!»…

L’auteure de ce charmant commentaire, c’est mon adorable « pré-ado » de 8 ans. « Bon, si tu mets tes bottes, j’vais te donner 25 cennes pour acheter des bonbons dans les machines! »…

Je sais! Du chantage!!! Mais sérieux, maudit que ça marche…

Étape 2 : Embarquer dans l’auto

J’ai une minivan… Avec trois enfants, je n’ai pas trop le choix. POURQUOI mes enfants se chicanent quand même TOUT-LE-TEMPS pour décider où ils vont s’asseoir dans l’auto???

Étape 3 : Mettre les skis

Arrivés à la montagne, faut mettre les skis aux enfants. (Au début, ils ne sont pas pantoute autonomes). Et quand tu pognes LA journée où la neige est méga-collante, « watch out » pour mettre les skis. Y’a plein de neige qui pogne en dessous des bottes, faut que je me mette à 4 pattes pour l’enlever… Pis dès que j’suis bonne pour mettre la botte sur le ski, mon fils perd l’équilibre et remet sa botte dans la neige collante!!

Sérieux, j’commence vraiment à manquer de patience…

Étape 4 : Les télésièges

Aujourd’hui, tout va bien (du moins sur ce point 😉), on réussit à embarquer toute la gang dans le télésiège sans le faire arrêter (MERCI LA VIE!).

L’embarquement se fait néanmoins de façon tout à fait cacophonique et chaotique :

« Heille, tu piles sur mon ski! »
« Tasse-toi! »
« Maman! Ma mitaine! Ma mitaine est tombée! »
« Maman, j’ai froid au nez! »
« Maman, mon pied est comme bizarre dans ma botte, j’suis comme pas bien là, j’pense que c’est mon bas qui est mal mis! »
« Ark!! Maman! J’ai des cheveux dans ma bouche! »…

(Saviez-vous que mon conjoint, en l’occurrence « Papa », était également dans le télésiège?)

Et mes trois enfants s’obstinent en plus pour savoir quelle pente on va faire… Sérieux, à un moment donné, je pète une coche :

« Ok, c’est assez là! Attitude! Attitude gang! Sinon, j’vous l’dis, y’aura pas de 25 cennes pis pas de bonbons, c’est tu clair?? »

Étape 5 : Le débarquement

En débarquant du télésiège, évidemment, ma fille me tombe dessus… Elle réussit à se relever en s’appuyant de tout son corps sur moi, pendant que moi (la béquille), je m’étends de tout mon long au sol, dans une posture tout sauf charmante, alors que j’essaie tant bien que mal de me relever avec des skis aux pieds…

Et puisque le préposé au télésiège ne m’a pas vue tomber et que les chaises continuent de rouler, je dois, comble de mon malheur et alors que je tenais à tout sauf à être le centre de l’attention, hurler afin qu’il arrête (ENFIN!!!) le remonte-pente et qu’il m’aide à me relever.

« Hé hé, ma ptite Madame! On a de la misère à descendre!! »

NON. Tu ne m’appelles pas « ma ptite Madame ».

Moi : « Heille, mon ptit Monsieur, peux-tu juste m’aider à me relever s’te-plaît? »

Pis tout le monde me regarde. Mon ego a mal, très mal.

Étape 6 : La descente

Bon, ENFIN, on s’enligne vers une pente, de niveau facile.

J’me dis dans ma tête que j’suis donc bien contente d’être là et qu’enfin, je vais pouvoir profiter des joies de dévaler la montagne au grand air!

En commençant à descendre, on se rend compte que c’est une pente de niveau DIFFICILE avec un gros « pitch » au milieu…

MERDE!!

Ma fille de 8 ans me dit : « Non, Maman, non non non non non! Je descends pas là, j’y vais pas! »….
Moi (avec un petit rire nerveux) : « Ok, faque tu vas faire quoi là, parce qu’on peut pas vraiment remonter! »
Ma fille (en pleurnichant): « Non Maman, j’veux pas y aller j’t’ai dit!!! »
Et là, elle s’écrase par terre en étoile en plein milieu de la pente… Noooooon! Pas l’étoile!!!!
Moi : « Bon, Juliette là, c’est assez, ok? Là j’suis tannée là, lève-toi, pis go »
Juliette : « Non. »
Moi : « Bon, ben y’aura pas de bonbons d’abord, ok? »
Juliette : « Des bonbons c’est vraiment pas assez pour me convaincre de descendre, ok? »

WHAT!!!!

Je fais quoi-là?? J’suis au plein milieu de la pente, j’ai ma fille de 8 ans qui fait l’étoile par terre pis qui veut pas bouger, y fait genre moins trente dehors, je sens pu mes doigts, pis j’ai vraiment pu de patience…

Moi (après un long soupir de réflexion et d’hésitation…) : « Bon, si tu fais bien ça là, je vais vous acheter des frites ce midi, ok! Mais là relève-toi pis go! »

Je sais, je sais, je sais!! Mais tsé, ça a marché! A s’est levée pis elle l’a descendu le maudit pitch…

Faire du ski avec de jeunes enfants… oui ou non?

Au risque de vous surprendre, malgré l’intensité occasionnelle (voire fréquente!) de l’aventure, pour moi, c’est un oui sans hésiter. (Je ne suis pas sado-maso, j’vous le jure!) De toute façon, quelle vie de famille n’est pas intense? 😉

J’aime l’hiver en grande partie grâce au ski. Parce que ça passe bien l’hiver. Parce que toute la famille en profite. Parce que ça permet aux enfants de dépenser leur énergie, dehors, loin des écrans. Parce que passer la journée au beau soleil, à profiter de la neige et des montagnes, pour moi, c’est des maudits beaux moments de la vie. Et en plus, on mange des mausus de bonnes frites! 😉 Bon ski!! 😊

Psitt! Ça, c’est mes enfants après une belle journée de ski! 😉

Le récit original est disponible ici!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Geneviève Larivière
Diplômée en communications et en géographie (Université Laval), Geneviève est avant tout photographe. Sa facilité pour la rédaction de textes l'a menée directement au photojournalisme. Sur les pistes de ski, elle conjugue ses passions pour la photo et les sports de glisse, toujours en quête du cliché du jour.