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Sommet Morin-Heights, du luxe ! 9 février 2020

Le grand luxe

C’est une journée pendant laquelle le luxe est omniprésent. Le luxe de se lever tard, car la basse température éloignera les foules. Le luxe de porter une lentille sombre sur mes lunettes. Le luxe de skier sous un ciel bleu. Le luxe de visiter une station que j’aime après une bonne bordée. Le luxe de sentir le bon café frais à l’entrée. Le luxe de remonter face au soleil, sans vent. Le luxe de monter sur mes planches de télémark super larges. Le luxe de réaliser qu’il fait plus froid à Vaudreuil qu’à Morin-Heights (une rareté). Le luxe de sentir la température monter rapidement: de -24 (à l’ouverture) à -9 degrés à mon départ de la station. Le luxe de ne pas avoir froid un seul instant tant le soleil darde ses rayons. Voilà ma journée à Sommet Morin-Heights.

7:30 à St-Lazare…

OK les gars, pas de jalousie!

Du soleil partout.

Dans la Hurtubise.

D’exceptionnel à bien

La journée débute sur des surfaces de rêve agrémentées d’un damage hors-pair. Je l’ai écrit sur notre page Facebook dès 9:00. Mais voilà, il ne faut qu’une couple d’heures avant que la merveilleuse poudrée d’avant hier ne succombe au passage des skieurs. Dans les pistes noires, et entre les bosses des parties non damées, on se retrouve assez rapidement sur une vieille neige dure. La nouvelle neige n’a pas réussi à s’amalgamer à l’ancienne. Et ce n’est pas à cause de l’achalandage, qui est très faible. C’est juste Mère-Nature qui reprend ses droits sur l’hiver québécois. Le sous-bois Fritz’s Fling a une bonne couverture, mais encore là le fond dur est omniprésent. Soyons clairs, tout cela est parfaitement skiable. C’est seulement que mes espoirs de surfaces tendres se sont vite évanouis. Et dire qu’hier au Mont-Blanc nous avons skié sur de la neige fraîche et abondante sans jamais entendre le son louche des surfaces durcies. Je reste sur ma faim… Il faut donc se rabattre sur les pistes bleues et vertes pour rechercher les endroits plus tendres, desquelles on peut encore soulever quelques volutes éclatantes en contre-jour du soleil. Quant à lui, bien qu’ayant un faible dénivelé, le versant Soleil a tout pour séduire.

Du chalet, les pistes promettent un damage parfait.

La Fritz’s Fling: j’avais envie de plus de neige tendre.

La neige devient rapidement dure et rapide.

Dans le haut du sous-bois, l’entrée en la matière s’avère plus ardue que prévu…

Des rencontres

La journée se prête bien aux rencontres. Le chef de patrouille, François Parent, est fort sympathique. Il aimerait bien enrichir son équipe de quelques patrouilleurs supplémentaires. Avis aux intéressés. Dans les remontées, face au soleil et avec vent nul, on placote: tes skis, mes skis; ton plus beau voyage de ski; ma plus folle descente; son plus grave accident; pis ta femme? Rencontrée dans le sous-bois pour enfants, la Forêt de Skiwi, la charmante petite famille descend en file indienne avec les enfants devant. Moins agréable la rencontre avec cette famille qui quitte après le lunch en laissant une table sale et repoussante…

Le sous-bois pour enfants, la forêt de Skiwi.

MJ n’a pas pu résister à la tentation d’y aller…

Au débarcadère du versant Soleil. On ne ressent absolument pas les -24 degrés. Au contraire!

Sommet Morin-Heights, une station idéale pour les futurs champions!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.