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Sommet Olympia, 19 janvier 2020: Enfin!

Philosophie 101

Le syllogisme est un raisonnement déductif rigoureux (Wikipedia). Ma fabuleuse visite au Sommet Olympia m’amène à un tel raisonnement: La perfection n’existe pas; aujourd’hui Sommet Olympia est parfait, donc Sommet Olympia n’est pas de ce monde. En effet, cette neige parfaite, sublime et pratiquement inédite cette saison me laisse croire que cette journée est toute sauf réelle. De l’ouverture à mon départ, lorsque mes cuisses crient au meurtre, je m’enfonce, puis me défonce. C’est la quintessence des journées d’hiver sur la neige sèche et légère. Le genre de journée qu’on dira au printemps: « Ouais, le 19 janvier, j’étais là! » Autant dire que le philosophe que j’essaie maladroitement d’invoquer est encore tout sourire et pétant de bonne humeur quatre heures après son retour à la maison!

À l’ouverture, tout est calme à la remontée centrale. C’est à l’intérieur des chalets que ça grouille!

Vers 10:00, la billetterie est très occupée.

Arriver tôt comporte son lot de bonheur. Comme faire les premières traces dans la nouvelle neige.

Et re-trace des courbes vierges.

 

La foule

Les cours ont débuté hier; ils reprennent aujourd’hui. La foule très nombreuse témoigne de cette activité. De plus, l’engouement créé par la bordée de neige de la nuit passée achève de vider chalets et maisons de leurs skieurs en mal de poudreuse. Oh, il ne s’agit pas de l’équivalent de la tempête qui a fouetté Terre-Neuve hier. Tout au plus, une vingtaine de centimètres sont tombés sur la vallée de Saint-Sauveur. Pourtant, le bonheur est au rendez-vous et encore une fois, ce sont les lève-tôt qui en profitent le plus. Présent sur la ligne de départ dès 8:30, je trépigne. Je trace mes propres courbes pendant près de deux heures alors que la station se remplit et que d’autres fous des traces à soi entrecoupent de plus en plus fréquemment celles des autres. Des bosses se forment et mes cuisses commencent à se remplir d’acide lactique. Côté sous-bois, c’est encore partiellement hors de portée. Plusieurs sections (fermées ou ouvertes) voient défiler des skieurs et planchistes qui entendront parfois le son des bases qui s’échinent sur des rochers. Pour plusieurs, l’impatience de « sous-boiser » a atteint ses limites.

Joe se gonfle les cuisses. Il s’agit de sa première poudreuse de la saison.

Ne pouvant accepter d’être en reste, Andy fait comme Joe!

Et Gaby qui s’illumine derrière ses « goggles »!

L’origine du fameux sirop de poteau est finalement révélée…

De ci et de ça

La St-Moritz est fermée pour cause de course de filles, un slalom intense aux allures d’olympiades relevé par les cris de l’annonceur qui rappellent les courses de chevaux qui avaient cours à Blue Bonnett! Du côté des Squikky, Squaw Valley et Olympia, des enfants s’amusent avec leurs instructeurs pendant que parents et grands-parents attendent leur retour à la base en prenant des milliards de clichés. Jamais la génération n’aura été si bien documentée! À la cafétéria, trouver huit places contiguës pour asseoir notre groupe affamé relève du prodige. Dire que l’endroit est plein est un euphémisme; encore une personne qui rentre et les vitres vont éclater! Alors que nous négocions, usons de charme, discutons, flattons et dansons le mambo nous finissons par trouver de quoi nous serrer les fesses tous ensemble. Juste à côté de la poubelle… Mais l’expérience la plus surprenante du jour demeure mon passage aux toilettes. Signe des temps, je me retrouve dans une salle non-genrée. Ou non-binaire. Ou fluide. Je ne sais plus. Toujours est-il que du côté des hommes, les adolescentes des équipes de course sont plus nombreuses que les gars! Forçant les genrés masculins à éviter les urinoirs, cette présence féminine crée une très longue attente (mais pas de malaise perceptible) pour les seules trois cabines fermées. Un homme propose à la blague aux autres personnes de son sexe d’aller du côté des genrées féminines. On rit ferme. Les filles aussi. Au final, si vous avez la chance de skier demain vous le ferez dans les meilleures conditions possibles. Le damage de la nuit qui débute aura tôt fait de créer un tapis tendre et parfait. Je vous envie!

Juste à la base de la très pentue Descente aux enfers, on ne peut s’empêcher de regarder où nous avons passé les 17 dernières secondes!

Soleil et ciel bleu se mettent de la partie en après-midi.

Signe des temps et sans rancune ni malaise.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.