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Sommet Olympia: Où êtes-vous, skieurs? 26 décembre 2019

Comme un vieux disque brisé…

Il y a si peu à dire. En fait, autant à dire qu’il y a de skieurs; ça se compte donc sur les doigts d’une main. Les conditions d’enneigement sont au beau fixe depuis plusieurs semaines. Beau système d’enneigement, beau damage, surfaces fermes, nombre de pistes disponibles limité et corduroy impeccable à l’ouverture (et tout au long de la journée, d’ailleurs). Je me creuse les méninges depuis 8:00 ce matin. Il est 16:00: que vous dire de plus sinon que la glisse est de très bonne qualité. Ça sonne comme un bon vieux 33 tours rayé: l’aiguille accroche, la musique se répète sans fin… Il faudra bien qu’il neige un jour; je ne sais plus quoi vous raconter. Genre, jour de la marmotte.

Ils ont le temps de jaser, car rien ne presse aujourd’hui.

Il y a bien quelques personnes qui prennent des leçons.

Oh, ciel! Serait-ce du bleu que je vois là-haut?

Où est Charlie?

Je le cherche partout à Sommet Olympia. Je ne trouve pas sa tuque rouge et blanche. Charlie devrait pourtant être facile à trouver; nous sommes environ 17 skieurs et demi sur les pistes. J’exagère. Nous sommes au moins 20… Boxing Day oblige, c’est sur le chemin du retour que je saisis la « patente ». Charlie, et ses trois millions d’itérations, sont dans les centres commerciaux. Il faut voir la file d’autos s’étirer sur des kilomètres afin de prendre la sortie vers le bonheur à 40% de rabais. Et le gars à la radio qui ne cesse de répéter que les meilleurs soldes sont restés collés au Vendredi fou. Moi, je ne sais pas; je suis en ski et je m’amuse en creusant de profonds sillons sur du corduroy encore très présent à 13:00. J’en suis même venu à créer une équation mathématique qui exprime l’état des lieux à la station: 1/A ∴ C³< Δy Pat. Juste pour vous aider à comprendre, là: quand l’achalandage « A » est inversement proportionnel au cube des surfaces damées en corduroy « C », la résultante est plus petite que la différence « Δ » entre le chroniqueur Pat et son âge « y ». C’est tout dire!

La pente école est « envahie » par les skieurs.

Ah, trois skieurs à l’horizon!

Y a-t-il une place pour moi?!

Beau temps pour skier. Ou prendre un café. C’est selon…

Au resto-bar Kozak, il fait bon siroter un café ou déguster une poutine. Il ne fait pas froid, mais les nuages et le temps gris concourent à donner envie de retourner souvent à l’intérieur. Le soleil a bien tenté de relâcher quelques rayons furtifs, mais il ne faut pas cligner des yeux trop souvent sinon on risque de les manquer. J’ai beau profiter pleinement de mes descentes, le doux fumet de l’expresso est irrésistible. Et si l’envie vous prenait de faire une ascension en peaux, prenez votre mal en patience. Le saupoudrage de neige naturelle masque à peine le lit de feuilles de chêne qui jonche le sol de la forêt.

Ça fleure le fin espresso…

L’ascension en peaux? Nah, pas aujourd’hui.

Un très mince saupoudrage naturel fait rêver à des jours meilleurs.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.