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Sommet St-Sauveur, 8 janvier: Athlétique!

Le mot du jour

Tous les skieurs n’ont qu’un mot sur les lèvres: Cuisses. Oui, oui, les cuisses. Car c’est bien la partie du corps la plus sollicitée aujourd’hui. À l’ouverture la poudreuse non damée n’attend que nos traces. Je m’en donne à cuisse-joie dans cette qualité de neige rarement skiée cette saison. Je m’excite et je plante tête première dès mon premier virage. La piste est pourtant damée. Sa texture duveteuse est sublime. Pour ce qui est du non damé, alors là c’est la super fête! Dans les remontées, un seul sujet de conversation: C’est un jour de cuisses. Et ça, ça veut dire qu’il faut garder une position athlétique. En fait, chacun y va de son conseil: penche-toi en avant; assis-toi par en arrière; garde tes pieds collés; skie en ligne droite; fais de ton mieux; penses-y pas…

Tracer c’est bien…

…mais il y a des conséquences: Les bosses. Yes sir! Il ne faut pas très longtemps avant que cet or blanc se fasse bousculer d’un bord et de l’autre. Ainsi les bosses se forment, se creusent, se rapprochent et se densifient. Mon plaisir augmente; mes cuisses crient. J’ai choisi mes télémarks, les gros à 115 au patin, et sans regret. Mais, les cuisses… OK j’ai déjà mentionné ça. J’observe deux types de skieurs. Ceux qui sont sur le « brake » et qui s’échinent à chaque virage, et ceux qui foncent dans le tas. C’est ma stratégie. Quitte à me ramasser la face entre ciel et terre tout en essayant de ne pas avoir l’air trop fou en culbutant. L’avantage de la flexion du télémark en neige folle c’est que j’ai l’impression de skier dans 1 mètre de neige alors que la neige me frappe le haut des cuisses. Encore celles-là…

Un buffet météo

À mon arrivée à 8:00, le léger grésil gèle au contact des surfaces. Ça dure environ 2 heures. Après, le ciel s’éclaircit un peu. Oh, il neige maintenant. Coudonc, c’est de la brume ça dans ma face. Bon, c’est fini. On voit clair. Par chance, car presque toutes les pistes sont ouvertes et je veux bien voir dans quel tas de neige je fonce. Je me défonce aussi dans des sections boisées. C’est skiable. Les bords de pistes m’invitent et j’obéis. La récompense vaut les virages serrés  et… le feu dans les cuisses. Je quitte vers 14:00 repu, heureux et saoul de neige. À quand la prochaine bordée de poudreuse enivrante?

 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.