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Stoneham — 25 février 2019

Après la tempête, le ski… Pendant, c’est encore mieux, mais pas toujours possible ni souhaitable (cf. l’état des routes…).

Je suis arrivé à la station très fébrile; il m’a fallu 3/4 heure au moins pour dégager ma voiture ensevelie par les bons soins des déneigeurs avant de pouvoir prendre la route. Mon dos? Mouais, en piètre état… Je vais faire ce que je peux avec ce que j’ai….

Heureusement, le ski a des vertus. Celle de nous faire sourire, de nous rendre euphorique et de nous faire oublier la douleur. Contrairement aux non skieurs —ces éteignoirs— qui meuglent à chaque déferlement blanc, nous les skieurs célébrons avec fracas… 

Je suis arrivé juste à temps: à temps pour skier les sous-bois avant qu’ils ne ferment pour la nuit (mais à quoi pensez-vous? Les bouleaux & les épinettes ont aussi besoin de sommeil…); à temps pour skier la neige traffolée avant qu’elle ne soit damée… 

La température chute tranquillement — il n’y a que peu de gens à la montagne. Mais quand on est bien habillé, le froid N’EXISTE PLUS. Certains ont peur du vent (Météomédia n’est pas étranger à cette «tempête» phobique). J’en ai même rencontré qui était contre le vent, un peu comme on est contre le mouvement de la terre ou contre sa sphéricité… C’est vrai qu’on a les pommettes bien rouge quand on arrive en haut de la pente à l’aide de L’Éclipse ou de la Tempête-Express… En général, le rouge nous sied beaucoup mieux que le vert de toute façon…

Ma première? La Gonet. Du côté gauche, en bord de piste. Superbe. J’en profite pour bouger plus que de raison, histoire de dérouiller mes vieux muscles… Ensuite, j’enchaîne la Walter-Moisan, La Rock’ n’roll, etc. Pendant ce temps là, les dameuses s’affairent patiemment. Je passe aux petits sous-bois: La Wapiti, La Caribou, L’Orignal, La Boréale. Les conditions se qualifieraient de seigneuriales…

Dans le bois, je m’arrête près d’un digne hêtre — orme? (NDLR il est préférable de s’arrêter près que de s’arrêter dedans)… Oups, je constate qu’il trône au-dessus d’une petite constellation de ronds de pipi. J’en suis un peu outré au départ mais je pardonne vite à ces skieurs qui ont probablement confondu pistes et hors-pisse… Il ne faudrait pas par ailleurs que nous nous méprenions à notre tour; ce n’est pas parce que la couche d’eau jaune se porte bien que le climat est sauf. Loin de là. Ce n’est pas le cas:

Je me suis surpris à désirer le damé. Surtout de ce genre là; mou, doux, soyeux, velouté…

Par analogie aux vêtements et aux étoffes, ça ressemble au corduroy, mais la sensation sur ski s’apparente davantage au velours… Quoi? Le satin? Non, c’est trop bourge…

NDLR: le montage n’a pas été réalisé dans le but de tromper mais plutôt de rendre la vérité d’une vision…

La lumière décline. J’ai faim. Je vois une côtelette descendre la remontée (c’est confusant, comme un mirage en plein désert). Je décide de rentrer au bercail. Un peu anxieux, il est vrai…

Le ski, il n’y a que ça de vrai (en ce moment de délire)…

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Rodrigue Bélanger
Rodrigue vit à Québec et enseigne les arts. Skieur passionné, en station comme en hors-piste, il est toujours à la recherche de la petite planque qui lui permettra de goûter la substantifique poudreuse. Il est fou de télémark. En 3 pins, ou en fix à plaque, il est heureusement souvent à côté de la track.