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Stoneham: Garder la foi – 25 novembre 2018

Débutée sous la pluie et sans visibilité, la journée de ski s’annonçait triste dimanche à Stoneham. C’était avant le miracle.

Si la foi transporte les montagnes, il m’en fallait beaucoup dimanche pour qu’elle me transporte jusqu’à la montagne.

À mon arrivée dans le stationnement quasi désert, la pluie tombait encore presque battante avec un mercure autour de zéro. «Keep the Faith», aurait chanté Bon Jovi. J’entendais une voix qui me disait: «Lève-toi et skie.»

Les premières descentes dans la montagne un, ouverte seulement à mi-hauteur, m’ont convaincu, malgré le peu de visibilité, que j’avais fait le bon choix. La montagne deux, où la visibilité était meilleure, s’est avérée une meilleure option.

En cette première fin de semaine d’ouverture, les conditions pour un 25 novembre égalaient certainement celle d’un 25 janvier. La couverture de neige, plus élevée que la moyenne en ce début d’année avec 67 centimètres de neige naturelle au sol, était presque parfaite.

Le seul déŽcouvert que j’ai vu n’éŽtait pas sur la piste. Photo Jacques Boissinot/ZoneSki

Dans les 11 pistes ouvertes, en comptant la piste-école, le parc à neige, et les quelques chemins de traverse, on pouvait compter sur deux mains les endroits à découvert.

C’est en milieu d’avant-midi que le miracle s’est produit. La pluie s’est graduellement transformée en grésil puis en neige. À choisir, on préfère ça à l’eau en vin.

Neige à plein ciel au sommet, « preuve à la pluie » Photo Jacques Boissinot/ZoneSki

L’accumulation des lourds flocons ajoutait un agréable coussin au fond durci, qui ne présentait aucune plaque de glace. La surface était passablement rapide et l’absence de skieurs permettait de lancer la saison à fond de train.

De l’avis des collègues, il y a longtemps qu’on avait vu une ouverture aussi intéressante. On aurait aimé que la piste neuf, sous le quadruple, soit ouverte, mais il manque encore un peu de neige. Ça ne devrait tarder. Même chose pour le secteur des 40. La patience paiera… très bientôt.

Et comme le ski sans l’après-ski ce n’est pas du ski, je me suis dirigé au bar du chalet pour y déguster une Keith’s. On m’annonce que ça sera la dernière avant l’arrivée de nouvelles marques.

Dehors, ça tombait encore. Je pensais déjà à la prochaine fois et à apaiser mes cuisses qui revivent. À la neige, au ski, Cheers!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-François Néron
"Bosses, sous-bois, poudreuse." L’hiver venu, Jean-François répète ces mots comme un mantra. Il aime chasser la tempête pour profiter de conditions optimales. Son plaisir est doublé lorsqu’il dévale les pentes entre amis ou rencontre les “habitués” d’une station, question de découvrir des secteurs moins fréquentés.