VOS SPORTS:
Publication partenaire

Suivez le guide au Sommet Saint-Sauveur

17 février 2015 | Chronique, par Filip Bertrand
Photos F. Bertrand, C. Deschamps, G. Larivière

Lorsque l’on me demande pourquoi j’aime tant le Sommet Saint-Sauveur, plusieurs raisons me viennent en tête… que ce soit en début ou en fin de saison, pour les conditions, ou la situation géographique, cette station est parmi mes préférées. Connecté naturellement au Mont Avila, le choix de pistes totalise 37 descentes (et plein de variantes!) en pleine saison. Voici donc mes coups de cœur et conseils pour bien en profiter!

1. La proximité des grands centres urbains

Ce n’est un secret pour personne:  la station est à la portée des gens de Montréal et de la banlieue nord. Le temps de route très court rend possible l’idée d’une « petite saucette » en ski, que ce soit pour une matinée ensoleillée, une soirée douce, une petite heure d’activité… Sortir, bouger, prendre l’air, tout ça est possible facilement ! Cependant, l’accessibilité du Mont n’est pas seulement intéressante qu’en terme de distance… mais pour la température aussi, ce qui m’amène au deuxième coup de cœur.

2. Ouverture hâtive, fermeture tardive

Si vous n’avez jamais vu du ski en automne, sachez qu’on commence à skier à Saint-Sauveur alors que l’on ramasse encore les feuilles sur nos terrains! Au printemps, la saison se termine alors que plusieurs commencent tranquillement à préparer leur piscine, bien souvent tard en mai. En bonus, la saison de ski de soirée est presque toujours inaugurée ici, et s’étire beaucoup plus tard que partout ailleurs au Québec. Il n’est pas étonnant que les abonnés de cette station détiennent des records de jours skiés année après année!

Chaque saison, ce sont les skieurs les plus mordus qui se rassemblent le temps de quelques descentes pour être les premiers ou les derniers à avoir skié avec une remontée mécanique en opération. À cause de la grande popularité de la station, on ne revoit que très rarement ces skieurs durant la saison, mais à chaque fois, une photo vient immortaliser le moment d’ouverture, devenu une véritable tradition.

3. Routine billet-stationnement et gestion de l’achalandage

Quand j’arrive au Mont Saint-Sauveur, la première chose que je fais, c’est d’aller à la billetterie qui se trouve juste à côté du débarcadère. Ensuite, je choisis le stationnement où je laisserai ma voiture en fonction de l’achalandage ou de la saison. Puisque toutes les remontées mécaniques sont accessibles d’un stationnement ou d’un autre, il n’y a pas de raison de marcher de longues distances en transportant tout l’équipement. 

L’Atomic Express est presque toujours la remontée la plus occupée, c’est donc celle que je me « réserve » pour l’heure du lunch ou l’heure du souper, au moment où l’achalandage est moindre. Si je trouve le temps d’attente trop long, il me suffit d’aller à la remontée voisine à la prochaine descente et généralement, le problème est réglé.

J’aime particulièrement aller vers la Flèche d’argent qui est sans doute le télésiège le plus confortable de la station et où la foule ne s’y retrouve presque jamais.

4. En saison, les pistes les plus intéressantes.

Parmi mes rituels préférés, on pourrait parler de la Red Bird et la Jack Rabbit, qui sont de belles ballades dans les aires d’apprentissages, une vitesse réduite est donc de mise, mais ces 2 pistes ont des tracés qui sont très différents des autres pistes de la station. La Jay de son coté, est relativement étroite avec son petit saut en dessous de la remontée estivale très souvent oublié des autres skieurs.

Lors d’une journée de poudreuse, la Côte 72 vous offrira une descente magique en toute tranquillité au fin fond du domaine skiable.

La Saint-Sauveur est souvent aussi oubliée des skieurs, qui préfèrent le long boulevard de la Côte 71. Son départ se fait près des vestiges du premier téléski installé au Québec. Cette piste longe aussi la fameuse montagne russe alpine « Viking », en opération à l’année longue.

5. Sous-bois: la montagne garde bien ses secrets.

Quand je cherche quelque chose d’un peu plus extrême, vous me trouverez dans les sous-bois de la station:  celui du côté gauche de la flèche d’argent (Sous-bois 10), est assez connu, mais peu de gens savent que ce sous-bois descend beaucoup plus bas que la connexion entre les deux Mont et c’est souvent dans cette partie que l’on retrouve les meilleures conditions.

Un autre sous-bois totalement inconnu de plusieurs skieurs: le Coureur des bois. On y accède via la Côte 72 en regardant sur la gauche, vous y trouverez l’indication de la piste un peu cachée par un canon à neige et un peu plus bas que la surface damée. Le dépaysement est garanti, on peut y trouver de la neige fraîche parfois plusieurs jours après une tempête.

En conclusion, quand une station me permet de prolonger ma saison de presque deux mois, je peux difficilement dire que je ne l’aime pas!

Étant un passionné de ski, j’aime pouvoir accéder rapidement aux pentes enneigées en profiter le plus longtemps possible. Les remontées mécaniques du Mont Saint-Sauveur sont rapides et leur vitesse prend toute son importance après une tempête, au moment où on veut aligner les descentes! Voilà pourquoi cette montagne fait partie de mes stations fétiches!

De plus, la station est parsemée de secrets qui sont propres à son histoire. Si vous ouvrez bien les yeux, vous connaîtrez une montagne qui a encore plus de charme que ce qu’elle laisse croire. Bonne découverte !

Cette visite guidée fait partie de la série « Suivez le guide », réalisée par les chroniqueurs de ZoneSki. Tous les textes sont disponibles sur la page de la série!

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux !

À PROPOS DE L'AUTEUR

Filip Bertrand
Filip fait partie de ces skieurs que seule une blessure peut arrêter... ni la pluie, ni le vent, ni le froid, rien ne calme les ardeurs de ce skieur passionné qui passe l'été endeuillé, attendant impatiemment les premiers flocons fabriqués par les stations!