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XCD : dirtbagging et yoyoing dans la Réserve Faunique des Laurentides—9 décembre 2018

Surprenant la couverture de neige dans la RFL… Un endroit magnifique pour le ski hors-piste, en passant; j’y skie depuis plusieurs années, principalement en début et fin de saison, lorsqu’il n’y a rien à se mettre sous la dent ailleurs… Mais je ne voudrais pas prendre le lieu comme un bouche-trou… C’est toujours bon, le ski dans la RFL. En plus, si vous préférez la compagnie des épinettes aux hordes de skieurs tonitruants, c’est là que ça se passe…

Samedi dernier, je me suis monté une paire de skis pour l’occasion : fix simples — des Superloop — skis simples — de vieux Tua, skis italiens… légendaires. Je voulais prouver au monde entier qu’il est facile de skier avec presque rien, sans budget outrancier… et sans véhicule princier, tant qu’à y être…

Anecdote : je me rappelle avoir référé une de mes connaissances à une des boutiques de ski connue de la région de Québec… L’ami, m’ayant vu skier avec mes gréments particuliers, s’était intéressé à la chose… Bon, je lui explique la patente, tenants & aboutissants… Et… Il me revient à ce sujet : «ils» m’ont recommandé un kit de ski touring =  shisshling, 1200$ au bas mot. Bah, je me suis dit (confiant envers l’humanité et son désintéressement), ils ont mal compris… Mais non! Skier, une érablière, pour certains vendeurs = kit de ski touring onéreux… Quelle tromperie! Tromperie qui pourrait avoir raison du sport, d’une certaine façon, éventuellement…

Revenons à nos moutons : donc, je sors mes skis (30$), mes fixations (25$), mes bottes (50$) et sors (dans ma vieille Corolla 1999) à la conquête de patches de coupe dans la RFL, autour du kilomètre 82.

Les photos devraient normalement prendre la relève de mon verbe : une photo vaut mille mots après tout…

Très trippatif, comme le dirait notre pépé national, tombé en disgrâce… puis décédé début 2018.

Beaucoup de neige, de belle neige folle. Qui ne nous dispense pas d’être prudent : la souche, le chicken head, nous guettent… Les motoneigistes aussi, d’ailleurs — ces Attila modernes qui effouèrent tout ce qui se trouve sous leurs chenilles…

Ma chronique, en réalité, est un plaidoyer pour le ski démocratique — même si c’est démocratiquement que Trump a été élu, par exemple… Une démocratie éclairée, où le skieur sait faire la différence entre un sapin et une épinette, entre une attitude despote et un comportement bienfaisant…

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Rodrigue Bélanger
Rodrigue vit à Québec et enseigne les arts. Skieur passionné, en station comme en hors-piste, il est toujours à la cherche de la petite planque qui lui permettra de goûter la substantifique poudreuse. Il est fou de télémark. En 3 pins, ou en fix à plaque, il est heureusement souvent à côté de la track.