Des fois, je me dis: « C’est bien beau écrire des chroniques, mais un jour je finirai par manquer d’inspiration… ». En tout cas, ce jour-là n’est pas pour aujourd’hui! Après 2h30 de route et 70% de la charge d’électricité de mon auto consommée, me voilà en plein paradis. Au débarcadère, la vue tant de fois photographiée me recharge les batteries inspirationnelles. Les pistes, saupoudrées d’une légère couche de nouvelle neige, sont sublimes. Les premiers virages sont tonifiants et ont vite fait de me mettre en cuisses.
À la pause thé de 10h30, la température atteint son maximum de la journée: -8 degrés. Aussi bien dire printanier si on compare aux deux dernières semaines! Étonnamment, l’achalandage est considérable. On aurait pu croire (c’était mon cas…) que la station serait bien tranquille en ce « petit » jeudi. B’en non, il y a beaucoup de visiteurs même si aucune attente aux remontées ne trahit ce volume. Il faut lorgner du côté du stationnement pour réaliser combien Owl’s Head est populaire même en semaine. La présence du soleil y est sans doute pour quelque chose.
Malgré une couverture neigeuse relativement abondante, et quoi qu’adéquate, des sections de sous-bois sont découvertes. Rien de grave, mais il est bon de le savoir car l’enneigement naturel n’est pas partout égal sur le domaine skiable.
Alors qu’à l’ouverture toutes les pistes présentent des surfaces moelleuses parfaitement damées, la neige devient très rapide et dure en cours de journée. Zéro glace, mais des skis bien affûtés sont un « must ». Des couloirs étroits en bordure de piste deviennent alors le secret le mieux gardé pour trouver de la neige meuble et souple.
On trouve parmi les pistes à bosses, de quoi se faire brûler les « quads ». Les parcours de descente y alternent entre creux de bosses dures et crêtes moelleuses. Sans la lumière rasante du soleil du matin, on devine les bosses plus qu’on ne les voit…
Par moments, la visibilité est voilée par de très légers nuages qui achèvent de saupoudrer leurs derniers et timides flocons. Le contraste entre les cimes enneigées à proximité et l’horizon bleuté au loin donne envie de prendre des photos ou de rester planté là à contempler le spectacle. Et c’est précisément ce que nous offre Owl’s Head à chaque visite: des points de vue magistraux qui invitent à la contemplation, en plus de pistes qui appellent à se dépasser. Bilan de notre visite aujourd’hui: 5 heures de route, 12$ de recharge pour l’auto, 5$ pour un excellent café à la brûlerie Virgin Hill, un bon nombre de descentes excitantes et un immense plaisir renouvelé dans cette superbe station.













