Oh, les conditions parfaites à Stoneham aujourd’hui! Il n’a suffit que d’une dizaine de centimètres de nouvelle neige pour faire de ma sortie un pur bonheur. Même en après-midi, même dans les pistes les plus pentues, même en télémark, la glisse demeure excellente du début à la fin. Ajoutez à cela une température avoisinant le point de congélation et un soleil pétant d’intensité… vous voyez ce que je veux dire. Parfaite, la sortie à Stoneham!
Si quelqu’un doute de l’état des sous-bois, laissez-moi vous rassurer. La couverture de neige est épaisse. On y trouve dans quelques uns des petits « cliffs » et autres tronc d’arbres, mais tous sont facilement visibles et évitables. Il s’agit probablement d’un des meilleurs moments de la saison pour aller se coltailler aux arbres.
Stoneham offre plusieurs pistes à bosses. Certaines sont particulièrement à pic, alors que d’autres se pavanent sur l’entièreté du dénivelé. Préparez vos cuisses!
Les pistes visibles au loin sont desservies par la remontée L’Aurore Boréale. Presqu’uniquement de niveau noires et doubles-noires, elles ont de quoi faire augmenter l’acide lactique de vos quadriceps. Pour ma troisième journée de ski consécutive, et en télémark, j’avoue qu’elles ont mis à l’épreuve mon engagement et mon endurance… Françoise, ma partenaire du jour, en télé elle aussi, n’a pour sa part pas senti de fatigue dans les cuisses. Y’a pas de justice!
En bordure de piste, on retrouve les meilleures conditions. Une granuleuse légère et transformée par le soleil (une première depuis 1 mois!) accueille nos virages les plus mordants dans des « pitchs » qui défient la gravité: si tu tombes, tu vas glisser longtemps sur les fesses! Que du bonheur, vous dis-je!
Solidement montée sur ses Meidjo (fixations de télémark), Françoise avale les virages dans la ligne de pente. Guidé par elle, ma visite annuelle à Stoneham est sportive. Il n’y a rien de tel que d’être poussé par une « coach » meilleure que soi pour progresser. Si toutes les sorties de ski de déroulaient de telle manière et dans de telles conditions, la vie serait parfaite. Ce n’est pas le cas; il faut donc savoir savourer les moments d’exception. Aujourd’hui est un de ces moments. À la revoyure, Stoneham!













