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Domaine de Rougemont

Cette station de ski était située dans la municipalité de Saint-Jean-Baptiste, sur le flanc nord-ouest du Mont Rougemont. On y accédait par le Rang du Cordon que l’on peut voir au bas de la photo, trouvé sur la BAnQ. L’inauguration a eu lieu le 20 décembre 1961.

La station avait alors un dénivelé de l’ordre de 180 mètres, 3 pistes, un T-Bar d’une longueur de 550 mètres, ainsi qu’un fil-neige dans le bas de la station. Il existait une pente pour les amateurs de toboggan, avec un dénivelé d’une cinquantaine de mètres. Il était possible de faire du ski de nuit le mercredi, le samedi et le dimanche. La station possédait deux pavillons, un pour tous les skieurs et un autre exclusivement pour les membres du club de ski. Il était donc avantageux de devenir membre de ce club.

Dans le chalet principal, on retrouvait un restaurant, une infirmerie ainsi qu’une boutique de ski, qui était opérée par M. Bernard Trottier. On remarquera sur le devant de la photo les nombreux toboggans. Cette activité était populaire, et on en louait jusqu’à une centaine dans une journée.

Celui-ci était aussi en charge de l’école de ski. Sur la droite de la photo principale, on peut voir M. Trottier avec 3 de ses instructeurs. Sur cette autre photo, on retrouve l’épouse de M. Trottier, Pierrette, qui donne des cours. Dans le haut, on observera le fil-neige. Voici l’écusson que portaient les instructeurs, ainsi que l’épinglette de la station.

En 1964, on a installé une chaise double de marque Muller. L’embarquement de cette chaise se faisait à environ 60 mètres du bas des pistes, mais la chaise se terminait plus haut que le haut du T-Bar. Le dénivelé de la station est alors passé de 180 mètres à environ 236 mètres, et le nombre de pistes est devenu de 7. Partant du sommet, on retrouvait une nouvelle piste passablement abrupte. Heureusement, il était possible de descendre du sommet en utilisant une piste facile.

Pour rentabiliser la station, on y tenait des compétitions de ski, des soirées de danse, ainsi que des présentations de films de ski. Plusieurs clubs de ski de la grande région de Montréal organisaient le transport par autobus pour venir y skier. Cette photo montre le kiosque du Domaine de Rougemont lors d’un Salon de Ski. On peut voir sur la photo M. et Mme. Trottier. Le plan des pistes visible à l’arrière indique des pistes sur la droite, ces pistes n’ont finalement jamais existé. De plus, la représentation de la station est très stylisée, le début de la chaise n’étant pas au même niveau que le T-Bar. Ce qui est vrai, c’est que les pistes dans le haut étaient relativement étroites, mais qu’elles étaient larges dans le bas.

Les propriétaires de la station de ski possédaient aussi un terrain de camping situé pas très loin, et ils espéraient que l’Expo 67 amènerait de nombreux clients, ce qui aurait permis de renflouer les finances de la station. Cela n’a malheureusement pas été le cas. La saison de ski 1966-1967 a donc été la dernière saison d’opération de la station. La chaise double a été vendu au Mont Gabriel, et le pavillon du club de ski, c’était en fait une grande maison, a été vendu à un particulier. Aujourd’hui, la nature a repris ses droits, et il ne reste plus de traces de la station.

Cet article a été rendu possible grâce à la collaboration de M. et de Mme. Trottier, ainsi que de leur fille Brigitte.

Cet article fait partie de la section sur les stations de ski du Québec qui sont aujourd’hui fermées. Comme la grande difficulté d’un tel travail est de trouver des photos et de l’information sur ces stations, si vous détenez des perles concernant une station oubliée ou fermée et que vous souhaitez les partager avec l’auteur, vous êtes invité à communiquer avec lui par courriel afin de lui permettre d’ajouter de l’information à un dossier existant, ou d’inclure une autre station à cette section à l’adresse suivante: stations.fermees.qc@gmail.com

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jacques Poulin
Skieur depuis plus de 50 ans, il a toujours aimé découvrir de nouvelles stations, ayant skié dans plus de 100 stations au Québec, dans l’Ouest canadien et en Nouvelle-Angleterre. Aujourd’hui, il préfère descendre en ligne de pente les pistes damées, mais il ne dira pas non à un peu de poudreuse!