En images: Mont-Orford, 16 mars 2026

Il y a des journées en montagne où l’expérience ne se mesure pas à la visibilité, mais à la complicité. Aujourd’hui au Mont-Orford, Dame Nature a décidé de tester notre résilience (et les carres de nos planches). Accompagné de mon fidèle partenaire de snowboard, mon grand ado qui ne manque jamais une sortie, nous affrontons une météo pour le moins atmosphérique, transformant le domaine skiable en un immense terrain de jeu mystérieux. 24 pistes sur 43 et 3 sous-bois sur 19 étaient ouverts.

Il y avait énormément de brume!😂

À notre arrivée ce matin, le thermomètre affichait déjà un 8 °C bien senti sous un ciel très nuageux. La remontée principale était fermée en début de journée à cause des fortes rafales de vent. On a patienté en observant la montagne enveloppée d’un brouillard si dense qu’à partir du premier quart de la montée, le sommet est simplement invisible.

Heureusement, vers 11 h, le vent a fini par lâcher prise et les remontées ont repris du service. Avec la météo incertaine, aucune attente aux chaises, un luxe rare qui nous permet d’enchaîner les descentes sans s’arrêter.

Passons aux choses sérieuses : la surface. On est en plein mode ski de printemps. La neige est extrêmement molle, et pour un planchiste, c’est là que le défi commence. Avec la grande surface de contact de la planche, j’ai l’impression d’avoir un « break à bras » coincé tous les deux-trois mètres. C’est frustrant, ça tire dans les jambes, et on cherche désespérément la glisse. On perd facilement le balancement.

La stratégie du jour est claire : pour ne pas rester figé sur place, il faut de la pente ! Notre journée a pris un tout autre tournant lorsque nous avons délaissé les pistes plus douces pour nous attaquer aux secteurs abrupts. Dans la Maxi et les autres pistes diamant noir, l’inclinaison nous permet enfin de briser cette friction et de retrouver un peu de vitesse. C’est le secret pour éviter de « ramer » sur les plats.

Malgré la mélasse, le plaisir de rider avec le fiston reste imbattable. On commence déjà à rêver à la prochaine étape du printemps : cette fameuse neige en gros sel. C’est ce moment magique où la glisse devient fluide, presque comme un surf sur l’océan, rappelant étrangement la sensation de la poudreuse.

Et qui sait ? La saison n’est pas finie. On se surprend à espérer une dernière petite bordée surprise, juste assez pour camoufler la glace et s’offrir un ultime festin de poudreuse avant de ranger les planches.

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Jean-Philippe Pelletier
Mordu de snowboard depuis l'adolescence, il passe son temps à traquer la poudreuse cachée là où personne ne va. Quand la neige fond, il garde le même esprit de liberté en explorant de nouveaux horizons, que ce soit en voyage au bout du monde ou au guidon de sa moto. Il partage ses découvertes avec plaisir!