Icône BCBG (comme on disait à l’époque) du monde du ski québécois des années 80 et 90, Ski Chantecler a survécu aux défis qui se sont mis sur sa route au fil des ans. Quel bonheur! N’offrant aujourd’hui qu’une seule montagne, au lieu des quatre des années 70, la station conserve malgré tout un attrait certain ainsi que des pistes qui posent des défis techniques relevés. Heureux de mon choix de destination en ce début mars, je me régale sur des pistes aux conditions parfaites. Le soleil a tôt fait de ramollir la neige sur le versant est de la station. L’historien maison de Zone.Ski, Jacques Poulin, a rédigé un excellent article qui relate en détail (C’est Jacques, après tout!) l’historique de Ski Chantecler.
En plein milieu de la semaine de relâche, nous jouissons d’un temps et d’une température qui nous font oublier l’hiver que nous avons eu depuis décembre. La neige est abondante, alors que le thermomètre flirte avec les 6 à 8 degrés. L’eau d’érable doit certainement couler!
Les familles viennent en grand nombre afin de profiter d’une relâche qui ne prévaut pas de si belle manière à chaque année. Si il n’y a pas d’ambiance festive ici aujourd’hui, il n’y en a nulle part! Musique, soleil éclatant, conditions printanières, foyer extérieur, module gonflable et parfum de poutine concourent à mettre le party dans la place.
Le tapis magique de la pente école, il faut se le mériter! Situé à une courte distance de marche du chalet d’accueil, c’est en montant une très légère pente qu’on y accède. Les parents ont les mains pleines lors du trajet!
Sur le versant faisant davantage face au nord, les surfaces demeurent hivernales (et excellentes) longtemps durant la journée. Sur la photo, la piste Alexandre Despatie a de quoi surprendre les non initiés avec son inclinaison soutenue et sa ligne de pente en dévers.
La double personnalité de l’Alexandre Despatie: mi-damée, mi-full bosses. Une piste large qui en impose. Pas la fin du monde, mais s’y aventurer sans s’engager avec conviction mène tout droit vers du dérapage solide ou du claquage de dents si on est du côté des bosses. De la remontée centrale, la seule en fonction aujourd’hui, on n’a pas une impression juste du défi à venir. Fun assuré!
Les sous-bois, dont plusieurs marqués doubles diamants, sont en très bon état. La neige y est abondante; certaines parties se négocient serrées entre les arbres. Et que dire de l’angle de certains segments des zones boisées!
Vestige d’une époque où Ski Chantecler comptait quatre sommets, cette remontée à la retraite depuis belle lurette témoigne de l’ampleur du domaine skiable à son apogée. Pour preuve, la ligne verticale au loin. Il s’agit du tracé d’origine de cette vieille installation, baptisée La corde à linge. Peu de remontées mécaniques ont permis le transport des skieurs dans deux directions opposées en même temps. La lecture de l’article de Jacques Poulin (mentionné au premier paragraphe de cette chronique) en explique le fonctionnement. Unique!















