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Expérience Mont-Alta: la classe-neige!

La montagne mythique

En tant que formateur pour Expérience Mont-Alta, je porte un manteau aux couleurs de la station. Peu importe où je vais, il y a invariablement quelqu’un pour me demander si la station existe encore! De l’Estrie aux Laurentides, il semble que la vieille station autrefois renommée pour son utilisation industrielle du « Duct-Tape » et de la broche possède une aura qui la situe quelque part au sein du panthéon des stations québécoises. Bien que ses installations physiques se soient envolées en fumée il y a plusieurs années, Alta demeure une exception, une sorte de mythe. Tel un phénix, la station n’a jamais cessé de vivre dans le coeur de ses adeptes; elle est renée de ses cendres. Expérience Mont-Alta est le fruit de cette résurrection. On y venait pour la neige abondante et naturelle, sans damage. On y vient encore pour les mêmes raisons, cette fois sans chalet ni remontée mécanique. Il s’agit de l’endroit idéal pour s’initier à la randonnée alpine (ski de haute route). C’est ce que je me propose de relater dans ces lignes. On regrette toutefois l’absence de « café » gratuit; celui qui s’écoulait des larges interstices du plafond, laissant fuir au goutte à goutte l’eau de fonte de la glace emprisonnée dans l’entre-toit. Un beau brun Arabica profond…

La barrière du site.

La patrouille a ses propres quartiers. Un patrouilleur est présent presque en tout temps. Des toilettes chimiques réduisent les risques de neige jaune…

Le manteau du formateur. La station est connue et reconnue.

Initiation à la randonnée alpine

Depuis déjà trois ans la station offre aux skieurs, télémarkeurs et planchistes de niveau intermédiaire et avancé une formation de 3 heures qui permet de s’initier aux plaisirs de la randonnée alpine. L’équipement peut être loué localement, ou dans la région de Montréal. On a vu des novices faire l’ascension en peaux, en raquettes et même à pieds! Nous privilégions les peaux d’ascension, histoire de se la couler la plus douce possible. Après tout, il faut se conserver des forces pour les descentes et les remontées subséquentes. Un accueil dès 9 heures permet à tous les participants de briser la glace (sociale) et de se présenter formellement. Le formateur y va ensuite de la partie théorique d’une durée d’environ 45 minutes. La patrouille nous laisse « squatter » son local durant cette partie importante. On y traite de sécurité, d’équipement, de planification, etc.

Le stationnement, à l’arrivée des participants.

La première ascension, juste avant de mettre en pratique le « kick-back » qui permet de monter en diagonale sur un terrain à pic.

Dans la partie la plus abrupte de la montée directe. On expérimente avec la limite d’adhérence des peaux…

Après les nécessaires palabres, il est temps de coller les peaux et de monter sur ses planches. La première ascension se fait par le sentier le plus accessible (facile). D’une durée de 40 minutes, l’ascension est parsemée de conseils techniques et de courtes pauses qui permettent à tous d’adapter leur tenue vestimentaire à mesure que la température du corps augmente. De plus, le formateur en profite pour observer ses ouailles: essoufflement, fatigue, engelures, équipement, etc. Une fois au sommet, on procède au retrait et au rangement des peaux d’ascension. On adapte son habillement pour parer à l’hypothermie. On s’abreuve. Le casque est mis, les bottes remises en mode descente, les « split boards » réassemblés, pis on décolle! Le groupe suit les recommandations du formateur pour le choix de la piste. Habituellement, on y va très mollo; nous skions sur de la neige naturelle non damée; une nouvelle expérience pour la plupart des participants. Pour les deuxième et troisième remontées, nous empruntons le sentier direct. Tout au plus faut-il 25 minutes pour atteindre le sommet. Selon les aspirations et le niveau d’habileté du groupe, le formateur recommandera plusieurs options de descente: pistes ouvertes, terrain à pic, sous-bois. Le lieu est d’un dénivelé assez modeste (178 mètres), mais son terrain de près de 30 pistes comporte des passages passablement sérieux. Rares sont les novices qui repartent sans avoir eu la piqûre; c’est dans l’enthousiasme et la fatigue que tous rentrent chez eux. Et hop, de nouveaux adeptes fraîchement convertis!

Une pause en descente. La neige naturelle et encore propice à faire ses propres traces, met au défi plus d’un skieur!

L’anticipation: le moment juste avant la première descente.

Au plaisir de skier avec vous

Si la tentation vous chatouille les jambes mais que vous avez une réserve ou des craintes, faites-nous confiance pour vous initier à la rando alpine. Consultez https://experiencemontalta.com/ pour les détails et les dates. Nous pourrions peut-être renouveler votre pratique de la glisse, qui sait!

Au sujet du formateur et rédacteur de cet article: Patrick Teasdale est membre de l’équipe de chroniqueurs de Zone.ski. Il est un adepte du télémark et du ski alpin. Avec plus de trente ans d’expérience sur les pentes enneigées, et près du double dans la vie, il prétend que tout ce qu’il sait faire pour gagner sa vie c’est enseigner. On fait ce qu’on peut! Du kayak de mer au télémark, du thé japonais à la musique de Debussy, de Yourcenar à Tournier, du ciel à la montagne, Patrick aime simplement partager ce qui le passionne. En vérité, tout le passionne! Sa devise: On ne vit que deux fois.

L’abri à la base, avec foyer central et protégé du vent. Accueillant!

Un homme heureux, venu de loin pour être de la partie.

Une participante pleine d’énergie et d’assurance!

De la neige fraîche et abondante qui n’attend que vos traces…

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.