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La FQME: joueur d’importance dans le ski hors-piste au Québec

14 novembre 2018 | Reportage, par Julien Guay
Photo courtoisie Mont Hereford/FQME

Qu’on l’appelle hors-piste, backcountry, ski dans l’arrière-pays, ski de haute-route ou ski de montagne, le désir de pratiquer ce sport adapté au terrain québécois est en constante évolution et connait depuis quelques années un essor qui n’est pas près de s’essouffler. Avec l’approche de la nouvelle saison de ski, beaucoup de curieux s’adonneront à la découverte de cette pratique de ski mais peu d’entre eux connaissent la Fédération qui régit et encadre ce sport au Québec. ZoneSki a eu l’occasion de réaliser une entrevue avec Maxime Bolduc, directeur ski de montagne à la FQME.

L’historique de la Fédération

La Fédération Québécoise de Montagne et d’Escalade est née en 1969, avec l’objectif de rassembler les gens passionnés de montagne, de ski et d’alpinisme du Québec et de représenter ces adeptes devant les instances de tous les paliers gouvernementaux. La Fédération se concentre depuis toujours sur l’escalade au Québec et on leur doit entre autres l’encadrement de plus de 40 sites de grimpe extérieurs. En revanche, ce n’est que depuis environ cinq ans que la FQME encadre et développe le ski de montagne, bien que ce mandat figurait dans la charte de la Fédération depuis sa création. La pratique de plus en plus fréquente du backcountry au Québec a mené à un enthousiasme grandissant qui s’est décuplé au cours des dernière années et le besoin s’est fait sentir de devoir aller de l’avant avec le ski dans les bureaux de la FQME.

La structure classique de la FQME, dotée d’un Conseil d’administration, d’un Conseil exécutif et de commissions (sport, sites, ski, formation, clubs régionaux) permet à la Fédération d’agir sur tous les terrains qui la concernent. L’équipe permanente de direction chapeaute le tout, sans oublier les bénévoles sans lesquels il serait beaucoup plus ardu de développer les nombreux sites.

Ses actions

La Fédération opère sous plusieurs angles, qu’il s’agisse du ski hors-piste ou de l’escalade:  développement de l’accessibilité du territoire, communication avec les instances concernées, demandes de droits d’accès et permis de coupe, etc. Elle s’occupe de créer des ententes avec les propriétaires terriens, les organismes et comités locaux ou encore des entreprises. Le travail accompli comporte également beaucoup de prospection, de planification, de réflexion et de recherche pour élaborer les plans d’aménagement, l’encadrement et la promotion.

Consciente que le développement des nouveaux sites passe par la communauté locale, la FQME invite la population à communiquer avec elle pour soumettre des sites potentiels. La popularité grandissante de la discipline fait qu’il est de moins en moins rare aujourd’hui que l’on contacte la FQME pour faire part d’un endroit, d’une montagne, bref d’un secret qui gagnerait à être développé. Il va de soi que l’équipe doit aller mesurer cet enthousiasme sur place afin de voir si le potentiel est bel et bien réalisable en fonction des ressources et si le site en question vaut l’investissement.

L’importance et les avantages de l’adhésion

L’adhésion annuelle à la FQME procure à ses membres plusieurs avantages pour seulement 32$. L’intérêt principal d’une adhésion constitue une assurance partagée, couvrant le skieur (ski de montagne hors des stations de ski) au niveau de la responsabilité civile partout dans le monde ainsi qu’une protection accident invalidité partout au Canada. L’adhésion n’est pas seulement une assurance: chaque inscription contribue à donner de l’importance à la Fédération et lui permet d’avoir plus de poids quant aux communications et ententes avec les ministères de même qu’à l’obtention de financement. Une bonne partie du montant de l’inscription sert également à l’aménagement et l’encadrement de sites plus sécuritaires.

On peut compter au Québec plus d’une quinzaine de sites accrédités par la FQME pour le ski de montagne. À l’heure de publier ces lignes, la Fédération travaille à en développer neuf supplémentaires. Parmi ceux-ci; Le Mont-Lyall, déjà connu près de Murdochville et la Montagne St-Pierre au sud de Mont-Joly en Gaspésie. Dans les Laurentides, le Mont-Kaaikop ainsi que dans les Appalaches, le Parc Régional du Massif du Sud. Pour ce faire, les travaux d’aménagements sont évalués et élaborés avec des consultants et ingénieurs forestiers afin de minimiser les impacts sur l’environnement. L’accent est mis sur les bonnes pratiques afin d’établir une planification qui permet de créer des sites de ski de montagne écologiques respectant l’aménagement durable et la diversification forestière. En résumé, plus la FQME compte de membres, plus il y a de voix pour être entendu et plus il y aura de sites encadrés pour pratiquer ce sport en toute sécurité.

Sécurité avant tout

Clairement affichée sur le site web de la FQME, l’approche présentée est celle de l’éducation, de la responsabilisation et de l’acquisition d’expérience. Cette approche fera d’ailleurs l’objet d’un programme de formation pour le ski de montagne au Québec et la Fédération planche sur sa publication d’ici 2020. L’expansion des domaines de ski hors-piste et la démocratisation du sport mènent invariablement à une augmentation des risques; chose que la FQME aborde avec une approche préventive et ouverte à la communication et à l’éducation, qui se fait entre autres par des articles comme celui-ci. Bien entendu, l’équipe de ZoneSki Hors-piste a l’intention de parcourir les sites développés par l’organisme au cours de l’hiver pour vous donner le pouls ainsi qu’un compte rendu des conditions et aménagements. Restez à l’affût des sorties pour être au courant des primeurs et en savoir plus sur les différents sites et événements de la Fédération.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Julien Guay
Mordu de glisse depuis son jeune âge, Julien vous invite à suivre ses récits à travers le Québec, en piste et hors-piste. À l'affût des meilleures conditions, il chasse les bordées et se fixe comme objectif de partager de son mieux son amour du ski dans le meilleur (et parfois le pire) environnement.