Un souffle de soulagement
Ce matin, dans l’attente de l’ouverture des pistes au sommet du Massif de Charlevoix, les discussions portaient à peu près toutes sur la décision du gouvernement de permettre les sports extérieurs individuels de continuer. 

Photo Jacques Boissinot / ZONESKI

Malgré le port du masque pour tous, on pouvait voir les sourires au visage de tous. Ceux qui ont regardé Infoman savent maintenant ce que veut dire le mot « smiying » ou rire avec les yeux. Le plaisir était palpable et au baissé du ruban, c’est une folle cavalcade qui s’est élancée sur le beau velours cordé.

Photo Jacques Boissinot / ZONESKI

Merci aux travailleurs dans les stations
Il faut se le dire, nous ne ferions pas de ski si les canons à neige n’existaient pas et si les travailleurs ne s’affairaient pas jour et nuit à faire cracher la neige. La Covid a le dos large pour bien des choses, mais pas pour le ski. Le tapis blanc s’est déroulé sous nos skis toute la matinée. La première descente était parfaite et rapide. La sagesse nous a toutefois fait virer vers le télésiège de la Grande-Pointe, laissant les plus rapides et téméraires s’agglutiner à la télécabine. Il n’y avait aucune attente au télésiège et la température douce rendait la remontée encore plus agréable. Les nombreux canons à neige étaient visibles et audibles dans les pistes encore fermées. J’ai noté que la mi-station de la télécabine était fermée afin d’optimiser l’embarquement. 

Photo Jacques Boissinot / ZONESKI

Deux des trois secteurs étaient ouverts. La Grande-Pointe et le Camp-Boule offraient 16 pistes ouvertes sur les 53, mais à voir les canons cracher, il devrait y avoir quelques pistes qui vont s’ajouter pour le weekend. Il faudra plus de travail d’enneigement ou une bonne bordée avant qu’on puisse ouvrir le secteur Maillard. Nous avons skié sur les pistes du Camp-Boule et encore une fois, la surface était très belle. Au fur et à mesure que la matinée avançait, on pouvait voir quelques plaques de neige durcie apparaître. 

Photo Jacques Boissinot / ZONESKI

N’ayez crainte, ce n’était pas de la glace. L’attente au télésiège du Camp-Boule était au plus de trois minutes. Les nouvelles clôtures installées permettaient un flux rapide vers la remontée. 

Hors-piste et Club-Med 

Photo Jacques Boissinot / ZONESKI

En milieu d’avant-midi, en arrivant au télésiège du Camp-Boule, un trio de skieurs s’affairait à mettre des peaux d’ascension sous les afin de monter vers le secteur 550 du Mont à Liguori. Mon ami Alain, photographe à la station, les a informés du manque de neige, ajoutant qu’il y aurait peu de chance de skier. Le trio a semblé continuer les préparations. La piste La Racine a été enneigée ces derniers jours et si tout va bien, pourrait être ouverte sous peu. Cette piste amène les skieurs à proximité du chantier du Club-Med

Photo Jacques Boissinot / ZONESKI

D’ailleurs, la station a lancé ce matin une campagne de recrutement de personnel pour l’ouverture prévue en décembre prochain. Voici une partie du communiqué envoyé aux médias. 
L’entreprise a plusieurs métiers de montagne à offrir, dont plus de 50 postes de moniteurs de ski à temps plein ou temps partiel.
« Nous sommes à bâtir une communauté d’employés qui cherchent un plan de vie près de leurs valeurs. Nous offrons des opportunités de carrière qui permettront aux gens de vivre de leur passion, et ce, à l’année grâce à notre opération 4 saisons.» 

Skier en semaine

Photo Jacques Boissinot / ZONESKI


En fin d’avant midi, le stationnement P-1 n’était pas complet. La température était douce, le ski était agréable. Le confinement est prolongé et il est permis de pratiquer le ski. C’est le temps de profiter de belles conditions hivernales et d’un achalandage plus léger. Sortez skier.