Première journée de la saison de ski 2020-2021 pour moi. Je vais être franc avec vous : ça fait du bien ! Avec 24 pistes ouvertes et 8 remontées, soit le plus grand domaine skiable ouvert actuellement au Québec, aller skier au Mont Tremblant était un choix tout indiqué.

Pour être certain de bien profiter de ma journée, j’ai d’abord consulté le plan sanitaire avant de me rendre, question de ne pas avoir de surprise. Le plan sanitaire du Mont Tremblant est disponible ici : https://www.tremblant.ca/montagne-village/mesures-sanitaires?sc_lang=fr#tab=montagne.

Arriver par le Nord

Je décide aussi d’arriver sur le Versant Nord, où je considère qu’il est plus facile de se changer dehors et d’accéder rapidement au télésiège Duncan. La billetterie est également ouverte et les billets journaliers électroniques, que l’on doit se procurer à l’avance selon la disponibilité, y sont honorés sans problème. De plus – et cela est très personnel – j’ai une réticence à utiliser la télécabine, que je croyais être la seule remontée permettant d’accéder au domaine skiable à partir du Versant Sud (NOTE: j’ai su plus tard que le télésiège Flying Miles était finalement ouvert). Je joue donc de prudence et de conscience pour prendre soin des êtres qui me sont chers.

Par contre, le stationnement du Versant Nord étant beaucoup plus petit, ce choix pourrait devenir caduque une journée de plus fort achalandage, à moins d’arriver très tôt. Mais bon, comme j’aime arriver tôt…

Achalandage contrôlé tôt le matin au chalet du Versant Nord.

Renouer avec la beauté de l’hiver

Arriver tôt permet de profiter d’excellentes conditions de glisse. Neige artificielle damée entremêlée de quelques flocons naturels, base ferme, surface endurcie au fil des descentes : conditions typiques de début de saison dans le Nord-est, je ne vous apprends donc probablement rien.

Les conditions de glisse sont généralement très bonnes pour un début de saison.

Skier est évidemment un plaisir, mais voir les paysages hivernaux l’est tout autant. Et c’est probablement le mix ces deux éléments jouant avec mes sens qui m’a rempli de sérénité. Je crois qu’en ce moment, on a tous besoin de ça.

Beauté hivernale dans le TGV.
Vue sur la montagne et le white out depuis le sommet du Flying Miles.

Le plaisir indéniable de skier

Le plaisir de skier, je l’ai mentionné, est vite retrouvé, surtout lorsqu’on peut se promener sur la montagne et ses deux versants. Avec 24 bouts de pistes ouverts, on peut aisément rabouter et combiner pour se faire de belles descentes. J’ai aussi bien aimé que la station ouvre le télésiège Flying Miles, qui permettait de faire des descentes à partir de la mi-montagne jusqu’à la base en empruntant la Bière-en-bas, la Beauvallon Bas ou la Desserres. Disons que cette option sauve une bonne partie de ma journée, puisque le traditionnel white out de début de saison est bien présent au sommet.

Et maintenant à l’intérieur du fameux white out de début de saison.

De plus, avec la combinaison Flying Miles et TGV, on peut éviter la télécabine et ainsi, minimiser ses chances de contagion. On voit d’ailleurs que la station prend toutes les mesures nécessaires pour assurer le respect des mesures sanitaires et bien répartir l’achalandage. Avec cinq télésièges débrayables (Duncan, Expo, Lowell Thomas, TGV, Flying Miles) et la télécabine en fonction, je peux vous dire qu’il n’y avait aucune attente.

Des employés sont positionnés à l’entrée de chacune des lignes d’attente des télésièges en vue de rappeler les consignes.

Bref, on constate que le Mont Tremblant prend ses responsabilités afin d’assurer une belle saison aux amateurs de glisse. Maintenant, est-ce que les usagers prennent également leur part de responsabilité? C’est une autre histoire…

Et la mélancolie… Pourquoi?

En fait, je crois qu’il faut avoir conscience que la saison de ski ne tient qu’à un fil. Et de se dire que tout peut arrêter, que la saison peut se mettre sur pause à n’importe quel moment, m’apporte une certaine réflexion sur le comportement des gens. Comme si nous prenions un privilège pour un acquis. Et la vérité, c’est qu’il est triste de voir un club de compétition de 15 jeunes en paquet à la base, sans masque et sans distanciation, comme si d’être à la montagne donnait le droit d’oublier la situation d’urgence sanitaire. De voir aussi des gens sans masque ou sans cache-cou dans les lignes d’attente, alors que dans le plan sanitaire de la station il s’agit d’une mesure obligatoire. Aujourd’hui, il n’y avait pas beaucoup de monde, mais qu’en sera-t-il lors de journées achalandées?

Heureusement, il s’agit d’un petit pourcentage de personnes qui considèrent que les règles sanitaires ne sont pas pour eux. Par contre, si la saison s’arrête ou se met entre parenthèse, nous serons tous perdants. Pensez-y, et bon ski!

Le bon déroulement de la saison de ski est une responsabilité partagée entre les stations et les usagers.