C’est un secret de polichinelle: pour profiter des plus belles conditions au Massif, il faut être près des banderoles pour s’élancer dès l’ouverture. Malgré la neige tombée depuis le début de la saison, le couvert naturel reste timide et comme dans l’ensemble des stations de la province, il faut se fier sur la production de neige des canons pour assurer des bases solides. Alors que de gros flocons tombent, comme des “queues de lièvres” ou de la ouate, l’attente des premiers virages est douce: pas de vent, c’est paisible, tranquille. Étrangement, j’aurais cru voir un stationnement P1 plus rempli avec cette météo favorable, et pourtant, à l’heure du lunch, on constate que peu de gens se sont donnés rendez-vous au Massif aujourd’hui. Dommage!

Savourer les nouveautés de 2022

Dans leurs annonces de pré-saison, les responsables des communications du Massif ont affiché avec beaucoup de fierté les améliorations effectuées au système d’enneigement. C’est palpable en piste: au départ de la Petite Rivière, plusieurs nouvelles girafes (canons à neige) sont visibles sur le côté droit de la pente. La station a également modifié son approvisionnement en eau; toujours d’après les communications, les investissements de 3M$ permettent à la station de doubler la production de neige: Le Massif promet plus de neige, plus tôt, Club Med oblige !

D’ailleurs, la présence du Club Med ne peut vous échapper. Vous risquez de croiser des cours de ski pour petits et grands avec des skieurs-étudiants portant le dossard de l’hôtel.

Près de l’hôtel et de l’embarcadère des télécabines, Le Massif a ouvert une nouvelle zone d’apprentissage pour le ski au bas des pentes. Une piste avec une pente légère et son tapis magique, et une autre un peu plus pentue avec son téléski. Le nouvel aménagement semble plaire au moniteur que nous avons croisé. Pour les clients de l’hôtel, l’emplacement est idéal. À noter que le secteur de la pente école au sommet existe toujours, alors pas d’inquiétude si vous vous stationnez au sommet avec la petite famille.

Encore en début de saison

Ouvert depuis début décembre, Le Massif offre encore environ la moitié de son domaine skiable total. Lors de notre passage, bon nombre des pistes ouvertes étaient laissées au naturel, le conditions n’étaient pas pour les skieurs du dimanche, mais plutôt pour les skieurs alertes sur leurs skis. Il faudra attendre encore quelques bordées pour profiter des sous-bois en toute confiance! Cela dit, les premières descentes sont toujours très agréables dans les pistes damées, surtout sous ces gros flocons qui adoucissent la glisse. La Petite Rivière, La Simard, La Lavoie et La Racine ont été les pistes coup de coeur.

Par contre, certains secteurs ont encore une couverture minime, tandis que d’autres pistes, enneigées mécaniquement, se dégarnissent rapidement au passage des skieurs: la neige a laissé sa place au fond très durci, ce qui rend les descentes plutôt techniques. Par exemple, la Gagnon laissée en bosses, que la neige fraîche recouvrait, cachait un fond durci et quelques variations de textures de neige glacée difficiles à décrire… idem pour la Pioché, où il fallait avoir les genoux solides virage après virage.

Les pauses lunch: on s’adapte!

Ne sachant pas d’avance le niveau d’achalandage dans les stationnements, nous avions prévu prendre un repas sur place, histoire de ne pas avoir à marcher aller-retour jusqu’à notre voiture. Pour nous restaurer, un foodtruck a été installé à l’extérieur du chalet du sommet. Le menu du foodtruck sera étoffé dans les prochains jours -promesse des charmantes employées qui nous ont servi. Heureusement car lors de notre passage, par un -10 degrés, aucun repas chaud ne figurait sur la carte. Que du café, chocolat chaud et des sandwichs, poké bowl et salades. Pas idéal pour se réchauffer lorsqu’on mange sur place dehors!

Même si beaucoup de choses changent à cause des restrictions et modifications imposées par la situation pandémique, certains classiques demeurent: j’ai enfin pu vivre mes retrouvailles avec MON Igor ! Quel personnage amusant et attachant. Je l’adore !