Lorsqu’on eut vent du système météo en prévision du week-end, on s’est rapidement rendu à l’évidence que l’occasion parfaite de combler notre désir de finalement visiter La Réserve dans Lanaudière se présentait. On m’avait souvent vanté les mérites de ses 305 m de dénivelé, mais on m’avait visiblement trop peu parlé des sous-bois et caps rocheux pour les adeptes en quête de sensations ! Autrement, j’y serais venu bien avant cette année. Qui plus est, la route 125 qui y mène est un itinéraire charmant, agrémente la conduite sportive et peu stressante, surtout pendant une tempête de neige. Ça a vraiment bien commencé ma journée !

Les plus petits n’ont pas peur des falaises, plusieurs jeunes sont habiles à La Réserve.
Les patrouilleurs aussi peuvent s’amuser!
Tout au long de la journée, plusieurs adeptes de ski de randonnée alpine se sont prévalu des magnifiques conditions.

S’il m’a prit plus de temps qu’à l’habitude à m’orienter en station, c’est certes à cause de l’ivresse de la belle bordée de neige qu’on avait reçue et qui continuerait de tomber toute la journée durant. La Réserve a probablement reçu une des plus belles dompe au Québec en ce samedi et son directeur exécutif adjoint, Sylvain Gagnon, en était franchement soulagé. On a d’abord constaté l’état des lieux en profitant des pistes travaillées mécaniquement, fraîchement recouvertes. Après le dîner, on s’est lancé avec un peu de retard dans les sous-bois sur le flanc ouest. Oh, l’avoir su ! Ces sous-bois ont encore besoin d’un peu de neige (qui viendra, soyez patients). Je vous assure toutefois que leur couverture permet d’appréhender les portions plus exposées puisqu’ils bénéficient d’une couverture fort agréable à dévaler sans hésitation. La nouvelle neige nous en a donné pour notre déplacement, et plus encore. Nous nous étions fixé l’objectif de faire une montée en randonnée alpine, mais après chaque descente de la Loup-garou ou de la Sous, nous en étions incapables. On remontait presque immédiatement en télésiège pour une autre descente exigeante, comme je les aime.

Les pistes du flanc ouest: plaisirs garantis.
Quelques pistes n’ont pas encore tout à fait la couverture idéale, c’est le cas de la Chute libre avec ses caps rocheux.
Les sous-bois sur le flanc ouest étaient vraiment agréables à dévaler.
Au lunch: constatez l’accumulation de neige sur la voiture à mi-journée, les conditions n’ont fait que s’améliorer par la suite.

La Réserve est une des rares stations à avoir choisi, en cet hiver pandémique spécial, d’opter pour la formule premier arrivé premier servi pour l’attribution de billets de jour. La formule est toute simple, puisque le stationnement contient environ 500 places et qu’il n’y a pas d’autre option pour s’y rendre ou y garer sa voiture, lorsque le stationnement atteint sa capacité l’accès y est ainsi limité. Victime du succès retentissant de la formule, la station considère d’afficher sur leur page web la limite de billets qui seront vendus le lendemain afin de maintenir l’achalandage à un niveau acceptable. Vous êtes prévenus : skier la Réserve, c’est arriver tôt pour profiter d’un domaine skiable vraiment attrayant, sans tracas, pour la journée ou pour un bloc de 3 heures et à un prix dérisoire pour sa valeur. L’ascension en randonnée alpine y est permise aussi sur deux itinéraires. La face sud n’est toutefois pas encore ouverte.

Après cette bonne bordée, l’achalandage était perceptible, mais tout à fait tolérable en piste.
Une brève éclaircie en milieu d’après-midi permet de constater la vue qu’offre La Réserve.

La Réserve sait aussi s’occuper de sa clientèle fidèle. Ainsi, aux détenteurs de passes saisonnières, on réserve en début de journée un des deux chaises quadruples réduisant par le fait même leur temps d’attente. Au fur et à mesure que l’achalandage se réduit, il faut rester à l’affût de l’ouverture de lignes pour tous dans ce remonte-pente ce qui permet de répartir plus équitablement le temps d’attente. J’avoue que cette attention a bien du mérite. 

La Réserve s’occupe bien de la clientèle fidèle. Les lignes dédiées aux membres en sont un exemple.