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Le 24h de Tremblant, vu de l’intérieur!

8 décembre 2015 | Reportage, par C. Falardeau et J-M Zumstein
Photos C. Falardeau et J-M Zumstein

Les grands événements caritatifs attirent souvent l’attention du public, et c’est tant mieux! Ici et là, on skie pour une bonne cause, on se dépasse dans un défi sportif et on sort de cette aventure avec des images et des souvenirs plein la tête! Deux participants ont accepté de nous livrer leurs impressions, soient Christian Falardeau, en tant que membre d’une équipe du défi, et Jean-Marie Zumstein, qui a agi à titre de bénévole pour l’organisation. Voici donc le 24h de Tremblant, vu de l’intérieur!

Cimage1hristian Falardeau, participant:

En septembre dernier, mes amis et moi avons décidé de former une équipe de huit skieurs pour participer au 24h de Tremblant. Le nombre minimal de membres par équipe est de six, et chaque participant doit amasser au moins 300$. De notre côté, nous devions récolter au moins 2400$…  mais avec beaucoup de sollicitation, nous avons amassé plus de 10 000$ et nous en sommes très fiers!

La prise en charge des participants est très bien rodée. À l’arrivée vendredi soir, les capitaines des équipes doivent prendre part à une réunion où les dossards, transpondeurs (c’est l’outil qui sert à enregistrer le cumul de descentes et du temps!) et billets de ski sont distribués. Durant la réunion, les consignes de sécurité sont émises: façon de procéder aux transitions entre les skieurs, position suggérée pour skier (pas de downhill/slalom géant, skieurs plus rapides à gauche et plus lents à droite), comment installer le transpondeur, et bien entendu, les règles de base du code de conduite en montagne, sans oublier l’obligation de porter casque et lunettes de ski. Les officiels, postés ici et là sur le parcours, n’hésiteront pas à donner des pénalités de temps à quiconque mettra la sécurité des autres skieurs en danger!

Une fois la réunion terminée, les capitaines d’équipes retrouvent leurs collègues et transmettent les directives. Pour ma part, notre capitaine avait loué un condo sur place, ce qui nous a servi de « quartier général » pour se reposer, manger et discuter des derniers détails, comme par exemple, notre horaire de descente. Puisque nous étions huit skieurs, chaque membre devait skier trois séries d’une heure de ski, réparties sur les 24h de l’événement. On a pu profiter de la soirée un peu, si vous n’êtes jamais allé à Tremblant durant le 24h, l’ambiance est phénoménale, tout le monde est en mode célébration! Mais rassurez-vous, on n’a pas veillé trop tard…

Samedi matin, l’événement fort avant le départ est le déjeuner des athlètes, et c’est un moment où un bon nombre des enfants parrainés sont présentés aux skieurs. L’émotion était très forte, c’est une belle façon de nous rappeler pourquoi on va travailler si fort durant la journée! À travers les descentes, il faut penser que ces enfants, ces jeunes héros, ce sont eux qui font la plus grande partie du travail contre leur maladie!

IMG_9999Samedi midi, le départ est donné en avant des hôtels Holiday Inn et Marriott. Une course à pieds est nécessaire pour se rendre à la place Saint-Bernard, pour ensuite emprunter la télécabine Express. Une fois assis dans la télécabine, il est temps d’enfiler nos bottes de ski et de s’habiller. Chaque participant est équipé d’un dossard arborant le numéro de son équipe et du fameux transpondeur bien installé. Dès l’arrivé au sommet, la course est partie, il faut faire vite! On emprunte la Beauvallon Haut et on continue tout droit sur la Beauvallon Bas, en passant le TGV jusqu’au bas de la montagne, et retour à la télécabine. Évidemment, les participants ont un accès prioritaire à l’embarquement de manière à ce que tout soit fluide. Ainsi, un skieur rapide pouvait faire quatre montées et descentes à l’heure.

Puisqu’il s’agit d’une course à relais, les transitions entre les skieurs sont critiques! C’est d’ailleurs le plus gros défi auquel on doit faire face. D’abord, seuls trois membres de chaque équipe sont autorisés dans la zone de transition. Étant donné qu’il y a 200 équipes, et que presque toutes les équipes effectuent des changements de joueurs toutes les heures, ça génère des périodes de pointe très intenses. D’abord, le skieur qui termine sa période de descente doit retirer son dossard et le transpondeur, pour les donner au skieur qui prendra le relais. Le troisième membre de l’équipe veille à ce que le changement se fasse de manière sécuritaire (tant pour son équipe que pour les autres skieurs), et doit aider aux manipulations (enlever un dossard avec un manteau de ski, c’est du défi!), puis s’assurer que le transpondeur soit correctement installé. Plus c’est fait rapidement, mieux c’est, puisque le temps de transition fait partie du temps total comptabilisé!

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Un concert durant la soirée de samedi

Après chaque transition, le skieur qui vient de quitter peut aller se reposer, ou manger un peu… ou les deux! Certains membres de l’équipe on utilisé le houblon comme source première d’énergie, d’autres, de l’eau. Entre nous, on communiquait par message texte, c’est de cette manière qu’on savait que les transitions entre skieurs étaient complétées avec succès. Puisque nous avions accès aux statistiques en temps réel, on pouvait informer chaque membre de notre équipe par message texte. Certains ont passé plus de temps au condo, d’autres ont profité de l’ambiance et d’une partie du concert de Simple Plan!

Au fil de la journée, les conditions de ski ont évolué! En début d’après-midi, après le départ, les conditions de neige étaient parfaites, du beau ski de printemps. D’ailleurs, un gros merci à l’équipe d’enneigement de Tremblant, qui a réussi à nous donner une superbe piste. Aucun doute qu’ils ont travaillés très fort! En fin de soirée de samedi les conditions se sont détériorées, la piste est devenue très glacé et bossée, et ça ne s’est pas amélioré durant la nuit! Heureusement, dimanche en matinée, la glace a fait place à des conditions printanières et les bosses sont restées.

De l'action durant la course de nuit

De l’action durant la course de nuit

Bien sûr, faire du ski pendant 24h, ça ouvre la porte à plein d’anecdotes! Entre autres, des chevreuils ont traversé la piste à plusieurs reprises… de quoi réveiller un skieur qui somnole en descente! Nous avons aussi failli perdre un dossard car lors d’une transition survenue trop tôt, un des membres, très fatigué, a donné son dossard à la mauvaise personne! Heureusement, le nouveau skieur a réussi à retrouver le dossard (au sol!), et il l’a enfilé sans perdre trop de temps. Par chance, nous n’avons vécu aucun bris d’équipement! Car outre ce qu’on peut apporter comme matériel personnel, aucune ressource n’est disponible sur place, puisque les boutiques et ateliers de la station sont fermés pendant la majorité du déroulement de l’événement!

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Le 24h est officiellement terminé!

À part quelques ecchymoses et des cuisses endolories il n’y a pas eu d’incidents majeures à reporter. Le tout s’est très bien déroulé. J’en profite pour dire un énorme merci aux organisateurs et aux bénévoles de l’événement! L’an prochain, nous apporterons un changement à notre équipe: nous passerons de 8 à 12 personnes, ce qui semble être un bon nombre autant pour l’horaire de la nuit que pour amasser plus de dons. Cette année, le 24h de Tremblant a permis d’amasser 2 639 374$  Nous pouvons en être fiers!  Pour une surdose de fierté personnelle, notre équipe a terminé à la 67eme place (sur 200 équipes). On remet ça l’an prochain, en espérant que Mère Nature nous donnera plus de neige!

20151205_143759Jean-Marie Zumstein, bénévole:

C’était ma deuxième année en tant que bénévole au 24h de Tremblant! Je connaissais donc déjà un peu les différentes tâches, le fonctionnement et certaines personnes de l’organisation. Cette année, j’étais présent en fin d’après-midi et en soirée. Voici le déroulement de ma journée!

Le quartier général des bénévoles est à la base du Cabriolet. C’est l’endroit où on s’enregistre et où on reçoit nos assignations. Cette année, je suis assigné à la surveillance de la piste! Au total, c’est 13 équipes de deux personnes qui auront la grande responsabilité de veiller à l’état de la piste à travers le parcours. Les équipes sont réparties stratégiquement, surtout dans les courbes et les endroits les plus pentus. Équipés de râteaux, on reçoit une brève formation d’une dizaine de minutes, durant laquelle on nous explique comment entretenir la piste. L’atmosphère est très joyeuse! Tous les bénévoles sont heureux de contribuer au succès de l’événement.

ii_1517e54eb5e52c70Un peu après 14h00, je suis en route vers le sommet par la télécabine. Je suis avec mon coéquipier des prochaines heures, Jean-François. Nous allons prendre le relais d’une équipe d’entretien déjà en place! On descend donc la piste jusqu’à notre point névralgique, qui est presque en bas! En fait, nous sommes à environ 100 mètres de la base de la télécabine, dans l’avant-dernière courbe… parfait pour profiter de l’ambiance des concerts!

Une fois en place, on doit s’assurer que tout se déroule bien au passage des skieurs. On doit les aider à se relever lorsqu’ils chutent, prévenir les collisions si d’autres skieurs arrivent plus vite… mais puisque nous sommes dans une pente assez faible, les pertes de contrôle sont rares! En cas d’incident, nous étions équipés de radios pour prévenir l’équipe de patrouille, mais durant toute notre présence, aucun pépin n’est survenu.

20151205_142235 copieVers 16h30, le soleil étant couché, la température change et la neige se transforme en durcissant. C’est le moment où on se met à la travailler un peu plus avec nos râteaux! Puis, à l’heure du repas, d’autres bénévoles nous apportent notre souper directement à notre poste: c’est logique, ça aurait été beaucoup trop long de retourner au quartier général pour manger! Nous avons donc dégusté notre sous-marin entre deux passages de skieurs. Les bénévoles nous apportaient aussi régulièrement de l’eau, ainsi que des « hot-shots »… mais la température plutôt douce faisait qu’on n’en avait pas vraiment besoin!

La soirée s’est déroulée sans anicroche: on a continué à entretenir régulièrement notre courbe pour assurer le confort et la sécurité des participants. En plus, on avait droit à la musique de la scène principale comme ambiance! Notre équipe a été relevée par l’équipe suivante vers 21h30, et nous sommes retournés au quartier général. Les bénévoles avaient droit à une bière ou une boisson chaude, puis pouvaient repartir chez eux… ou rester pour un autre quart de bénévolat! C’est une expérience que j’aime beaucoup vivre. Ça permet de voir l’événement sous un autre oeil, on se sent utile, c’est une excellente façon d’aider la cause et l’ambiance festive est vraiment extraordinaire! Si ça vous intrigue… il y a toujours les informations sur leur site internet!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Christian Falardeau
Christian est un chef d'entreprise heureux. Sa situation lui confère la chance de skier régulièrement à travers le Canada, les États-Unis, l’Europe et l'Asie, en combinant voyages d'affaires et de ski. Le ski hors-piste fait aussi partie de sa passion. Suivez ses périples pour rêver!