À l’aube du printemps, on redevient tous un peu plus jeune. L’énergie est soudainement débordante. Notre désir de prendre l’air s’intensifie dès qu’un rayon de soleil éclairci l’horizon. C’est exactement le genre de sensation qu’on recherche pour profiter du Massif de Charlevoix.

La Gagnon

Coup de foudre instantané

Au premier regard, le charme des pistes avec la vue plongeante sur le fleuve a tout pour séduire. Les palpitations du cœur ne mentent pas. Peu importe l’éclairage du moment, les papillons s’envolent à l’intérieur. Les mille et un cieux se dévoilant sous nos yeux divertissent énormément. C’est un peu comme aller dans un musée pour y apprécier une toile.

Vue sur l’Île aux coudres
La Richard
Vers le haut, c’est beau aussi
L’Anguille

La durée des descentes est incomparable

On entend souvent dire : “À ce prix, je vais aller dans l’ouest”. Vrai, le plus haut dénivelé à l’est des rocheuses vient avec un certain coût (100$ pour un adulte, 48$ ou 70$ pour un enfant). Par contre, cette peinture digne d’un artiste de renommée internationale est dans notre cour arrière. Prendre l’avion pour faire du ski demande du temps et beaucoup plus d’argent. Aucune autre station que le Massif offre ce plaisir de dévaler encore et encore, sans arriver immédiatement en bas. À moins d’être une personne très en forme, faire du haut en bas sans pause, à répétition, est presque impossible.

Le bas de La Combe
La Pointue

C’est probablement l’une des seules stations au Québec où attendre quelques minutes supplémentaires, question d’avoir une petite pause déguisée, ne nous dérange pas.

On le sait tous, les enfants aiment être actifs et occupés. En enchaînant plusieurs longues descentes, ils sont rassasiés à souhait.

Les plus jeunes s’amusent

Le cadeau qu’on mérite

S’offrir une journée au Massif est un incontournable annuel, particulièrement au printemps. L’immensité du domaine skiable est sans équivoque. La neige devenant collante et plus molle n’est pas moins physique qu’une journée de poudreuse en hiver, au contraire. On peut davantage s’attaquer à une pente diamant noire sans craindre de prendre trop de vitesse. Il vaut mieux s’attendre à travailler la patate.

Une piste classée diamant noire au printemps? Facile facile.

Après 7 ou 8 descentes, pendant que le corps donne tout ce qu’il peut pour continuer, notre mental se libère. On ne pense à rien d’autre sauf skier… ou profiter un peu de l’œuvre qui se crée devant nos yeux.

Un autre ciel différent !