On a poursuivi l’aventure gaspésienne au Mont Miller et dans l’entourage de Murdochville. À peine une heure de route de Saint-Anne-des-Monts, et nous y étions. Un beau samedi matin, le mercure oscillait entre -19˚/-20˚C, c’est selon moi la température idéale lorsque le soleil est de la partie.

L’accueil humain est omniprésent. Le rythme de vie ici est définitivement orienté sur l’interaction sociale, comme en témoigne le chaleureux accueil à la billetterie (qui est aussi le bar). Partout ailleurs, tant les skieurs, planchistes que le personnel des opérations et du soutien sont vraiment charmants.

On a eu toute une surprise d’apprendre que l’héli-ski était à rabais 2 pour 1 pour le week-end de la St-Valentin. Il nous était impossible de passer cette occasion pour la fin de l’après-midi ! Surtout que l’ensemble du territoire jouit d’une couverture de neige qui n’a pas subi de soubresauts de dame nature, sûrement vu l’altitude et la localisation géographique bien au Nord de la Vallée du Saint-Laurent.

Si vous n’êtes jamais venus à Murdochville, sachez que vous pourrez y séjourner pas mal longtemps avant de faire le tour de toutes les possibilités. L’ancienne ville minière convertie au plein air quatre-saisons et à quelques services publics, permet d’y pratiquer vos sports de glisse hivernaux de prédilection via le remonte-pente (les week-ends et la semaine de relâche), en randonnée alpine, à raquette, en catski et en hélicoptère.

Une fois en haut du T-bar, dirigez-vous à pied vers le sommet principal au Sud, du haut de ses 858m. Il s’agit d’une marche de santé de 8 minutes, skis à l’épaule. Vous aurez alors accès à de superbes descentes dans la neige fraîche déplacée au cours de la nuit, ou fraîchement tombée. J’ai réellement apprécié descendre la Casse-Cou et bifurquer dans les séries de couloirs X-Treme. Si vous décidez de garder les skis aux pieds pour faire une petite marche, vous allez tomber sous le charme de l’Avalanche et des deux Forêts Enchantées sur le côté Nord.

Vu le faible achalandage, la montagne (dont moins du tiers est entretenu par surfaceuse)conserve des conditions presque inchangées du matin au soir, et ce, tant sur les surfaces travaillées mécaniquement que dans les sous-bois fort bien aménagés. Chaque nouvelle descente est aussi plaisante que la précédente.

L’unique remonte-pente date des années soixante. Je le sais, car Dominic, opérateur au sommet du T-bar, me l’a affirmé. Mais pas avant de m’avoir chaleureusement salué et offert sa solide poignée de main alors que j’allais dans sa direction pour m’entretenir avec lui.Dominic c’est un vrai de vrai de la place, quand je vous dis que les gens sont humains ici, en voici un autre marque! Il a été initié au ski en 1969 et c’était ce même système qui était alors en place. Quand vous passerez, saluez-le donc. Sans lui (et tous les autres employés) on ne saurait autant apprécier ce superbe domaine.

Place à l’héli-ski en après-midi, destination le Mont Porphyre (860m), face au Mont Miller,une trappe à neige bien reconnue à Murdochville, pour une descente mémorable en compagnie de quelques autres mordus de la poudreuse. Et hop, on a fini la journée en catski pour revenir au chalet principal du Mont Miller.

Cette station nécessite vraiment d’être mise à l’horaire de votre séjour en Gaspésie, j’espère que vous saurez y planifier des aventures aussi mémorable que mes précédentes.