Le paysage du versant Alfred-Desrochers nous séduit dès l’instant où l’on se pose dans la remontée. Le caractère poétique des vieilles chaises datant de 1965 ajoutait au charme. On aime bien les classiques, mais pour le Mont-Orford, ce mythique télésiège avait fait son temps. Fort d’un investissement de 4.5 millions de dollars, le mont Alfred-Desrochers fait peau neuve après 20 ans d’attente, sans perdre son charme.

Remontée quadruple fixe de Doppelmayr

L’embarquement se fait à l’aide de la nouvelle tendance, soit le fameux tapis. La synchronisation est bien balancée et on n’a pas l’impression de se faire pousser au moment où la chaise se présente.

Le débarcadère du haut ressemble étrangement à l’ancienne configuration. On aurait cru que cette plateforme serait plus douce.

Le gros avantage demeure la capacité d’embarquement, qui est augmentée de 60%. Il aide grandement à délester les skieurs à travers tout le domaine. On parle maintenant de 1800 personnes à l’heure uniquement sur ce secteur.

Fabrication de neige sur le versant

Le mont Alfred-Desrochers avait pour réputation d’être 100% naturel côté neige, ce qui était une bonne et une mauvaise chose. Passer à l’ère des canons à neige dans ce secteur permet maintenant de l’ouvrir plus rapidement. On préfère évidemment tout ce qui est authentique, alors il ne suffit que d’une légère bordée de 10 cm pour recouvrir les surfaces et y skier comme dans le temps, merci à la base fabriquée.

En piste

En début de saison, la Cascade et la Grande-Allée sont en très grande forme grâce aux canons à neige. Ce secteur n’a rien à envier aux autres. On a parfois tendance à oublier le dénivelé du versant : 266 mètres. C’est bien plus que plusieurs stations au Québec !

Pour bonifier les rénovations, on rêve du jour où un ménage sera fait dans le bois. Il serait intéressant de voir comment on pourrait dégager chaque côté de la Grande-Allée pour y créer un sous-bois.

La randonnée alpine ajoute du romantisme

Le ski alpin demeure le terme traditionnel pour caractériser la descente qu’on chérit tous. Admettons que depuis des années, pomper l’huile à jus de jambe est devenu un incontournable en station. On aime voir des initiatives comme à Orford où il est possible de faire l’ascension un peu partout sur le domaine, y compris évidemment au versant Alfred-Desrochers.

C’est si simple de faire des sentiers sans trop se casser la tête. Quelques balises ici et là et le tour est joué.

On adore encore plus les consignes pour les déplacements en-dehors des heures d’ouverture de la station. Oui, on peut grimper le soir, mais ça vient avec une responsabilité. Tous les détails sont ici.

La rénovation du secteur s’est propagée jusqu’au tonneau. Une bière au nom du versant a même été inaugurée. Voilà une belle récompense pour l’effort, que ce soit à la montée ou lors des virages. Bouger dehors brûle des calories, peu importe la manière!