Ça fait déjà quelques années qu’on s’inscrit, Christophe et moi, pour compléter le Défi des 5 sommets. Ce défi (qui célèbre ses 10 ans!) consiste simplement à gravir 5 sommets dans Charlevoix. La liste des sommets change d’année en année, certains sont toutefois récurrents. Le Défi se réalise principalement à la randonnée mais pour nous, l’activité s’est quelque peu transformée lorsqu’on a décidé d’intégrer les sommets dans notre plan d’entrainement de course en sentier. Cette année, le premier sommet sur notre liste était le Mont Grand-Fonds.

Tous les sentiers ont pour point de départ/retour la base de la montagne. Le chalet est ouvert via la billetterie pour accéder aux toilettes. Pensez à vous acquitter des droits d’accès avant de prendre les sentiers!
Le sentier du Trappeur offre des paysages et une végétation variée sur un parcours toujours bien balisé.
Oui, c’est le point de départ du sentier d’ascension pour la randonnée alpine.

J’aime toujours découvrir une montagne où je skie l’hiver durant une autre saison. Bien sûr, plusieurs adeptes de randonnée le font surtout à l’automne lorsque les stations de ski offrent leurs différents festivals de couleurs, mais dans le cas du Mont Grand-Fonds, la montagne est accessible dès début juin pour la randonnée. Certains sentiers font d’ailleurs partie du parcours de l’Ultra-trail Harricana.

C’est donc accompagnés de Julie (oui, la même Julie qui vous parle souvent en direct du Valinouët!) que nous avons attaqué le sentier du Trappeur, qui mène au Belvédère du Lac Gravel. De là, il ne reste que quelques centaines de mètres à parcourir pour arriver au sommet du Mont Grand-Fonds. En hiver, le Trappeur est un des sentiers d’ascension que la station a mis en place pour la randonnée alpine.

La traversée un peu « humide » fait faire des simagrées pour se garantir les pieds au sec… et dans ma tête: « Aaarrrhhh mes souliers neufs! »
Quelques petits secteurs plus abrupts mais rien de problématique.
Les secteurs roulants permettent de relancer la course. D’ailleurs, les Columbia Konos Speed Trail ATR sont idéales pour le type de terrain qu’on avait aujourd’hui.
Quand on se cherche une raison de reprendre notre souffle, on peut compter sur la faune locale!

Aujourd’hui, nous avons choisi de faire l’ascension par le sentier du Trappeur parce que notre objectif était de faire davantage de course en descente, ce qui nous apparaissait plus approprié dans les sentiers Sommet-Promenade pour le retour. Le niveau de difficulté du Trappeur est difficile, certains passages sont assez abrupts: on grimpe 315m de dénivelé en 3,8km. Dans l’ensemble, le sentier n’est pas très technique, seules quelques sections plus accidentées comportent des racines. Le reste du parcours pour l’accès au sommet ainsi que la descente (la Sommet et Promenade) est très roulant et on peut s’amuser à augmenter la cadence. En tout, nous avons mis moins de 2h pour effectuer la boucle complète.

Le premier arrivé qui attend les autres… et qui repart aussitôt!
Julie photogénique en course, moi qui regarde jamais le photographe…
Une section du Trappeur dans le chemin de service. Bien exposé au soleil… et aux maringouins!

Les sentiers du MGF sont tous très bien balisés; à chaque croisement on retrouve une carte qui nous permet de prendre la bonne décision selon notre objectif. Dans le cas du Trappeur, il traverse à quelques reprises le chemin de service qui mène au sommet de la montagne, portez attention en cas de circulation de machinerie -n’oubliez pas que c’est une station de ski, et que certaines opérations d’entretien peuvent avoir lieu en période estivale! À noter que la plupart des gens que nous avons croisé ont choisi de faire le trajet en sens horaire, voire de simplement faire l’aller-retour par le côté plus facile en évitant le Trappeur.

La petite pause zen pour admirer le Lac Gravel.
L’égoportrait d’usage pour confirmer notre réussite du Défi!
Sur la terrasse de la Buvette à Martin, une chaise de télésiège nous attend pour d’autres photos.

Comme le Défi des 5 sommets l’exige, nous prenons une pose égoportrait avec l’affiche qui confirme que nous sommes parvenus au bon endroit. Il fallait quand même honorer le MGF avec une photo dans la chaise de télésiège dédiée! On a été bien chanceux pour la météo et l’état général des sentiers: il avait quand même plus la veille et malgré certains endroits un peu plus mous, aucun secteur n’était problématique. En été comme en hiver, la météo en montagne est changeante et il ne faut surtout pas s’empêcher de sortir quand on voit un 30% de probabilité d’averse… parce que ça laisse quand même 70% de « risque » de beau temps!

D’autres traces de la faune locale! Les chevreuils eux, n’ont pas à s’inquiéter que leurs chaussures se délacent en pleine course… et moi non plus! J’adore la petite bande élastique qui sert à maintenir les lacets en place une fois noués.
Les indications toujours claires aux croisements de sentiers.
En descente, on s’amuse à courir plus vite que les moustiques…
… mais ils nous rattrapent vite dans certains secteurs plus humides!
Le résumé de la sortie.
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Geneviève Larivière
Adepte de plusieurs sports de glisse, Geneviève sépare son temps entre le plein-air, le tourisme, la production de contenu écrit et les photos de chats. En station, vous la retrouverez dans un sous-bois, occupée à contempler le paysage entre deux virages.