Quand on habite en Montérégie, on a l’impression d’être entouré de champs et de n’avoir que très peu de dénivelé accessible sans faire trop de route. L’impression est à moitié vraie: on vit effectivement dans le grenier du Québec, mais il y a tout de même de quoi faire pour se dégourdir les pattes sans perdre trop de temps en déplacement. Selon le type de terrain recherché, plusieurs options s’offrent à nous, du sentier roulant aux passages techniques. La sortie de cette semaine devait avoir lieu dans un terrain plus technique, avec un cumul de dénivelé positif (D+) d’environ 500m. Nous avons choisi le Mont Rigaud!


Ceux qui skient dans cette station de la ville du même nom ont probablement roulé des yeux! On ne va effectivement pas au Mont Rigaud pour les descentes les plus ardues -ce qui en fait une EXCELLENTE montagne d’apprentissage- mais il faut changer notre perspective… parce qu’on doit tout de même la grimper à pattes, cette montagne! De plus, le sommet du mont n’est pas exactement au débarcadère des remontées mécaniques. Il faut compter environ 60m de D+ supplémentaire pour accéder au sommet avec la croix.


Cette randonnée peut se faire à partir de deux endroits: le Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes de Rigaud, ou la station de ski Mont Rigaud. Le sanctuaire a créé des espaces de stationnement et des départs de sentiers très bien indiqués pour la randonnée. Du côté de la station de ski, c’est le même stationnement que pour le vélo de montagne. Nuance importante: le Mont Rigaud a créé des sentiers balisés pour lesquels il faut s’acquitter d’un droit de passage (7$ par personne). Du côté du Sanctuaire, l’accès est gratuit. Les deux « territoires » communiquent via le sommet de la montagne. Suivez ce lien pour la carte des sentiers du Mont Rigaud (attention à la signalisation une fois en sentier, vous croiserez des sentiers de vélo de montagne!). Pour les sentiers du Sanctuaire, nous vous recommandons d’utiliser All Trails.


Pour avoir déjà visité l’endroit, on savait que le dénivelé positif d’une seule ascension complète était d’environ 160m. Faites le calcul, il fallait donc effectuer un peu plus de 3 ascensions pour atteindre notre objectif de 500m. On a utilisé les multiples variantes et boucles pour arriver à un total de 10km et 500m de D+. Sous nos pieds, de tout: sentiers roulants avec quelques racines, secteurs rocailleux, escaliers en roches, bref, l’idéal pour un entrainement complet. Pour ma part, je devais aussi apprendre à me familiariser avec les bâtons. C’est une chose de faire un beau planter de bâton en virage en ski, c’en est une toute autre pour gérer de l’ascension ou de la descente à la course!

Pour nous, la course en sentier est une bonne façon de rester connecté à la montagne et de maintenir un niveau de forme qui rendra la reprise de la saison de ski moins lente et laborieuse… et oui, on marche dans les montées, ça compte! Je vous le dis, il faut changer les perspectives!











