VOS SPORTS:
Publication partenaire

Chamonix-Mont-Blanc en cinq temps

19 octobre 2016 | Récit de voyage, par Michel Gignac
Photos Michel Gignac

Skieur depuis l’âge de dix ans, j’ai toujours rêvé de skier dans les Alpes en regardant les films de Warren Miller. « When I’m 64 » comme disent les Beatles, j’ai décidé de concrétiser mon rêve en 2015 et je suis allé à Chamonix-Mont-Blanc. Ce texte est un résumé de mon expérience et de mes découvertes!

La préparation

Une fois la décision prise, en voyageur aguerri,  je me suis documenté sur Chamonix et ses environs. Je me suis mis à la recherche d’un appartement à louer sur des sites comme RB&B ou Homelidays pour l’opportunité de voyager à moindre coûts. Puis je me suis occupé des réservations d’avion (un conseil: si possible, transigez avec une compagnie qui n’exige pas de frais supplémentaires pour le transport des skis!). Ensuite, je me suis renseigné sur le transport entre Genève, mon point d’arrivée, et Chamonix, de même que le transport local dans la Vallée de Chamonix. Heureusement, la Communauté de Communes de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc offre une passe de transport en commun gratuite aux locataires de la Vallée. La passe de transport en commun nous permet de nous déplacer, en train ou en autobus, entre les différentes stations de ski de la vallée de Chamonix.

Arrivé à Genève par Swiss, nous prenons l’AlpyBus, notre transporteur qui nous amène à notre résidence à Chamonix. Nous avons choisi un appartement juste à côté de la Place du Mont-Blanc, un endroit stratégique, puisque c’est le point de départ des autobus vers toutes les directions. À noter que tout au long du voyage, j’ai énormément utilisé l’application « Chamonix », développée par la région. Très complète, un incontournable dans votre téléphone lors de votre séjour!

Première station de ski visitée: les Grand Montets

Pour se rendre aux Grands Montets, on se dirige vers le magnifique village d’Argentière. Lors de mon passage, il n’a pas neigé depuis quatre ou cinq semaines, donc le Québécois que je suis n’a pas été dépaysé par du ski sur surfaces durcies. Les pistes damées sont larges et très bien entretenues. Il est aussi possible de skier hors-piste sur des surfaces durcies et en bosse. J’ai particulièrement apprécié la Bochard, son dénivelé est deux fois supérieur à celui du Mont Tremblant et ce, sans faux plat…. des heures de bonheur. Les pistes aux Grands Montets sont orientées vers le nord alors le soleil se pointe derrière nous vers 11 heures et la température à la mi-mars oscillait de -5° à 5° Celsius. Un téléphérique et une télécabine nous amènent en haut de la ligne des arbres. De là, un autre téléphérique nous amène ensuite au sommet des Grands Montets. Il y a également une télécabine et cinq télésièges qui nous donnent accès à de nombreuses pistes et un immense domaine skiable hors-piste.

Les Grands Montets. Photo Michel Gignac

Les Grands Montets. Photo Michel Gignac

Deuxième station de ski: la Flégère

Pour se rendre à la Flégère on emprunte le bus vers Les Praz, on descend au pied du téléphérique de la Flégère. Celui-ci nous amène en haut de la ligne des arbres d’où on peut atteindre trois autres télésièges. Cette station est située de l’autre côté de la Vallée de Chamonix, elle est donc orientée franc sud. En mars, avec une température de 5° à 10° Celsius, nous avions des conditions  de ski de printemps. Chandail et crème solaire étaient au rendez-vous. Malgré tout, le gros sel était assez sec, les conditions de ski étaient excellentes. J’y ai skié des pistes telles l’Index, la Lachenal, la Pylône. De là on peut aussi prendre un téléphérique horizontal qui nous mène au Brévent, la station voisine.

La Flégère. Photo Michel Gignac

La Flégère. Photo Michel Gignac

Troisième station de ski: le Brévent

Juste à côté de la Flégère, le Brévent est le site de rendez-vous des parapentistes. On peut y voir décoller des parapentistes toute la journée.

Le Brévent. Photo Michel Gignac

Le Brévent. Photo Michel Gignac

Les pistes y sont également nombreuses et le dénivelé important. On y compte cinq télésièges et deux téléphériques.  C’est aussi là que se tient la compétition annuelle de ski hors-piste le Swatch Freeride World Tour près de la chaise du Cornu.

Quatrième station de ski: les Houches

Les Houches. Photo Michel Gignac

Les Houches. Photo Michel Gignac

Les Houches (prononcez « les zouches »!) est une station semblable à nos stations de ski du Québec. Les pistes sillonnent la montagne entre les arbres. On s’y sent comme à la maison. Une télécabine, un téléphérique et une dizaine d’autres remontées mécaniques donnent accès aux pistes de chaque côté de la montagne. L’atmosphère y est plus familiale. Du sommet on y a une très belle vue sur le Mont-Blanc et au ski de printemps on peut s’y prélasser doucement. Il est à noter que dans toutes les stations il y a de magnifiques restos-terrasses où il fait bon de casser la croute sous un chaud soleil.

Cinquième station de ski: les Balmes

À noter que nous avons fait le choix, lors de notre voyage, de ne pas skier aux Balmes. Le nombre de stations de ski nous a forcé à sélectionner les endroits voulus et nous avons préféré retourner skier aux Grands Montets, au Brévent et à la Flégère, les stations que nous avons préférées. Cette décision a surtout été motivée par le fait que lors d’une randonnée aux Balmes l’été précédent, j’avais apprécié le magnifique paysage vallonné mais l’endroit ne m’avait pas inspiré pour le ski. Mais je n’ai pas le monopole du choix! La montagne mérite certainement d’être skiée!

Un peu de raquette avec ça?

Ma conjointe ne fait pas de ski. Nous nous sommes donc mis à la recherche d’activités pour elle. Nous avons découvert que les stations de ski disposent de sentiers de raquette en haut de la ligne des arbres. Il a donc été possible pour elle de faire deux à trois heures de raquette par jour et ce dans un décor à couper le souffle! Elle est prête à retourner à Chamonix n’importe quand. (Si ça peut vous aider à convaincre votre tendre moitié…)

Excursion en raquettes. Photo Michel Gignac

Excursion en raquettes. Photo Michel Gignac

L’après-ski

Chamonix est un magnifique village alpin où il fait bon vivre. Tout est à proximité: les bars, les restos, les boutiques de toutes sortes, et ce à distance de marche. Comme la température de la mi-mars était clémente, environ 20° Celsius en fin de journée dans la vallée, nous avons ajouté à notre routine une petite visite à notre terrasse préférée pour prendre une bonne bière. Assis là au milieu de la place, nous avons une vue magnifique sur les Alpes, ses couchers de soleil et un magnifique panorama en compagnie d’autres skieurs de tous les coins d’Europe. Que du bonheur! Je vous souhaite de découvrir (ou redécouvrir!) cet endroit magique.

Les couchers de soleil. Photo Michel Gignac

Les couchers de soleil. Photo Michel Gignac

Pour accéder à l’article sur la Vallée Blanche, cliquez ici.

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux !

À PROPOS DE L'AUTEUR

Michel Gignac
Michel skie depuis plus de 55 ans. Il a été tour à tour chef de production audiovisuelle, consultant en formation en entreprise, directeur de la formation et gestionnaire de production et de diffusion de cours en ligne, eLearning. Il est maintenant un heureux retraité... en ski!