Grosse fin de semaine de course en sentier dans la région de l’Anse-Saint-Jean! C’était l’UTFS: Ultra Trail du Fjord du Saguenay. Cette course, créée il y a 4 étés, ne propose pas que des distances « ultra » (comprendre: distances de plus de 40 km) mais aussi un 10 et un 20 km qui parcourent le domaine skiable du Mont Édouard. Nous avons décidé d’utiliser le 10 km (qui est plutôt 13!) en guise de dernière « longue » sortie de notre plan d’entrainement en vue d’une course en Gaspésie le 22 août prochain.

Christophe et Julie sont plus confiants que moi au départ… et ils finiront bien avant moi d’ailleurs!
Chacun vit le départ à sa façon: certains s’échauffent en sautillant sur place, d’autres attendent patiemment le coup de sifflet officiel sans broncher.
Les premiers 800 mètres sont stratégiques pour plusieurs qui choisissent où se positionner dans la foule. On ne se presse pas.

Le départ se fait au pied de la montagne, qu’on découvre sous un angle complètement différent alors que nous avons l’habitude de la regarder avec nos yeux de skieurs. Environ 300 participants s’élancent à l’assaut d’un sentier assez récent et plutôt étroit, ce qui rend les dépassements difficiles. Nous avons choisi de démarrer en fin de groupe pour ne pas se faire pousser inutilement: nous sommes en entrainement, pas en course officielle, on ne court pas après un temps aujourd’hui!

Un sentier en file simple qui ne permet pas les dépassements à moins de le « demander »: soit poliment, soit en passant cavalièrement…

Le premier tiers du parcours est ardu et grimpe constamment: aucun petit replat pour reposer nos jambes qui sont grandement sollicitées après un court échauffement de moins de 1 km. Les bâtons s’avèrent très utiles pour éviter les chutes parce que le terrain est TRÈS glissant à cause des orages de la nuit précédente. Entre boue, racines et cailloux, on vit pleinement les joies de la course en sentier.

Tout le parcours est balisé à l’aide de petits drapeaux fluo, le chemin à suivre est clair et des bénévoles sont postés à certaines intersections pour nous diriger en cas de confusion.
Le parcours nous fait brièvement passer du côté des Géants, où on peut apercevoir quelques refuges du secteur de haute-route du Mont Édouard.
Miam! J’en aurais ramassé encore plus mais je voulais quand même avancer un peu…

Quand on arrive à des points de vue, certains choisissent de garder la truffe au sol et de continuer leur chemin, tandis que d’autres s’arrêtent pour observer le paysage. Pour ma part, j’ai adopté le rythme « touriste » après le premier tiers, puisque je suis embêtée par une douleur au milieu du dos qui m’empêche de donner plus d’attaque dans mes mouvements. J’en profite même pour me gâter dans les bleuets!

Le tracé du 10 km de l’UTFS donne un point d’eau au km 8, et un ravitaillement au km 10, situé directement au sommet. La journée coûte « cher » en eau et en électrolytes puisque le taux d’humidité est très élevé et pour ma part, je consomme presque tout ce que je transporte. La pause Mr Freeze au sommet est plus que bienvenue! Elle m’a redonné l’énergie pour attaquer la descente. Plutôt amusant de s’imaginer faire des virages hivernaux dans une piste qu’on dévale en chaussures à crampons!

La fin du parcours se fait dans un des sentiers de vélo de montagne de la station: berms, virages inclinés, ponceaux et autres décorations nous divertissent dans les derniers kilomètres. Bien avant l’arrivée on entend les encouragements à la base, et même si on se fait dépasser par les plus rapides du 20 km (partis 1h après nous!) on savoure l’arrivée. C’était un sentier ardu à souhaits, rendu très technique à cause de l’eau accumulée et du taux d’humidité ambiant. Était-ce ma meilleure course? Non, mais c’était un excellent entrainement!

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Geneviève Larivière
Adepte de plusieurs sports de glisse, Geneviève sépare son temps entre le plein-air, le tourisme, la production de contenu écrit et les photos de chats. En station, vous la retrouverez dans un sous-bois, occupée à contempler le paysage entre deux virages.