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Le ski hors-piste: quelques conseils pour s’y mettre!

30 septembre 2015 | Chronique, par Lucile Drouineau
Photo Chantal Gobeil

S’initier à de nouvelles activités n’est pas toujours chose aisée, surtout lorsque celles-ci sont pratiquées par une poignée d’adeptes pas toujours très bavards dont les précieux rapports s’échangent davantage aux après-ski qu’au détour d’une conversation courante. En hors-piste, ce qu’il faut savoir avant de sortir des sentiers battus, c’est d’abord qu’une telle pratique est de plus en plus accessible à partir des pistes régulières de certaines stations de ski.

Une bonne initiation en hors-piste est alors possible à partir de ces montagnes qui offrent un accès à des secteurs peu aménagés qui donnent un bon aperçu de la glisse en milieu naturel. D’emblée, disons que même si de l’équipement plus  spécialisé existe, celui-ci n’est pas essentiel pour commencer. Au contraire de l’équipement, l’habillement devient un paramètre plus central qu’à l’ordinaire. Enfin, même si c’est une activité pratiquée pour la recherche de liberté, il existe un ensemble de règles tacites qu’il est bon de survoler si on ne veut pas se faire détester par le reste de la planète.

L’équipement de base

Pour commencer, il faut savoir qu’ils sont nombreux ceux qui se sont initiés au hors-piste sans plus d’équipement que leurs skis alpins ou planches à neige, un simple habit d’hiver et des raquettes pour les plus chanceux! Et vous savez quoi? Ça fonctionne! Cependant, force est d’admettre que l’équipement a un certain impact sur notre façon d’apprécier l’expérience, et que nos amis en bottes de ski font la grimace en montée dans un mètre de neige légère, pendant que ceux munis de peaux d’ascension admirent déjà le paysage depuis le sommet. Alors pour bien débuter, on recommande au minimum une paire de raquettes (avec une talonnette/cale de montée si possible pour attaquer les dénivelés), des bâtons (de préférence télescopiques en 3 sections pour les planchistes) et un sac à dos muni de courroies ajustables à la poitrine et aux hanches ainsi que de sangles pour bien assurer les planches et skis en montée.

Pour ceux qui ont l’intention de s’adonner plus sérieusement à l’activité, s’équiper de manière plus complète signifierait se procurer des fixations hors-piste, des bottes de ski articulées à la cheville, ainsi que des skis de randonnée ou de poudreuse. Les fixations hors-piste libèrent le talon en montée et sont souvent un compromis entre le poids et le niveau de contrôle sur les planches. Ce dernier point n’est plus toujours vrai aujourd’hui, mais l’exigence de la légèreté mène parfois à un choix moindre pour l’agressivité de la réponse en descente… À voir. Les bottes de ski de type «randonnée» sont plus légères que les bottes traditionnelles et souvent plus flexibles pour augmenter le confort. On parle encore une fois de faire le compromis idéal selon le type d’expérience recherchée. Pour des descentes plus agressives, on aime des bottes à l’index de flexibilité plus élevé (entre 110 et 130) alors que pour des randonnées de longue haleine on peut rester plus conservateurs et viser 100 de flex.

Le côté vestimentaire

Pour l’habillement, au risque d’être répétitif, ça se passe par couches modulaires. Une couche contre le vent, une couche isolante, une couche contre le froid et une couche pour relayer l’humidité seront votre structure de base pour vous habiller. Il n’y a pas d’autre formule gagnante que la nôtre, mais « plus » vaut bien souvent mieux que pas assez. Toutefois, on peut garder en tête de bannir tout coton, privilégier la laine, le polyester et les matériaux synthétiques.

L’étiquette

On terminera avec quelques formes de courtoisie. Même si le hors-piste demeure la discipline de la liberté, quelques «règles» de base existent. Les stations et les domaines skiables se chargent d’en communiquer une partie, mais chaque skieur est responsable de s’informer sur les règles de conduite et de courtoisie qui feront en sorte de prolonger nos pratiques sur des terrains que, bien souvent, il nous faut partager.  Ainsi, on peut emprunter une seule voie d’ascension afin de préserver la poudreuse pour les descentes. Si l’on s’aventure en terrain hors-piste, il faut s’assurer d’avoir le niveau de ski adéquat et les connaissances de sécurité adaptée. Enfin, la fameuse règle du « carry in – carry out » fait loi en matière de backcountry afin de conserver intact l’esprit des lieux comme à notre premier passage.

En résumé, bien débuter le hors-piste c’est d’abord doser. Pour ce faire, on peut d’abord prévoir de sortir en conditions mieux contrôlées qu’en terrain sauvage, par exemple, lorsqu’il est facile de rejoindre les infrastructures de la station de ski si l’exercice s’avère trop difficile. Savoir qu’un recours au service de patrouilleurs est possible est également un élément rassurant pour n’importe quel «débutant». Ensuite, rappelons que l’équipement fera une différence sur le nombre total de montées et de descentes pour chacun, mais ne doit pas constituer un obstacle à votre initiation ! Pour terminer, soyez attentifs aux vêtements que vous allez porter, leur matière et la possibilité d’alterner les couches pour apprécier davantage chaque étape de votre session !

Sachez que même en hors-piste il existe des règles, que nous ne sommes pas seuls sur la montagne et que nous sommes des visiteurs sur nos terrains de jeux. Un des défis du développement du hors-piste est que cette activité puisse se pratiquer sur le long terme, dans le respect des valeurs de chacun des acteurs concernés: skieurs, propriétaires terriens, stations de ski, municipalités ou intervenants économiques. Alors, à vos skis et bonne glisse !

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Lucile Drouineau
Étudiante en marketing à l'Université Laval, Lucile est une mordue des sports de nature. Engagée par ses passions, elle partage un portrait du ski dans tous ses états à la découverte des montagnes du Québec.