Suite à la belle bordée laissée par Dame Nature jeudi le 27 février, votre humble chroniqueur Zone.Ski est allé constater l’étendue de ses bienfaits sur le Massif du Sud, le secret le mieux gardé de l’Est du Québec. Je dois vous rapporter que c’étaient mes plus belles descentes en station depuis le début de l’hiver. Mais que comme plusieurs autres passionnés de poudreuse, j’ai laissé des traces de vandalisme sur cette neige fraîche.

Nos guides matinaux Éric et François nous ont fait découvrir quelques itinéraires bien plaisants à travers la montagne (la Bipolaire)

Il faut dire que la tempête du jeudi a fait son œuvre. Les routes enneigées étaient désertes et la circulation vraiment fluide. Les fermetures de l’autoroute 20 ainsi que plusieurs rangs au-delà de Lévis ont nécessité quelques ajustements, sans plus. En combinant les informations de l’App Québec 511 (dont la carte interactive) et l’interprétation via Google Maps, hormis quelques détours et un léger délai sur notre heure d’arrivée, notre déplacement s’est déroulé sans aucun problème. De Montréal, il nous aura fallu un peu plus de 3h pour se rendre à un village à peine 30km à l’ouest du Massif.

La 20 dans des conditions franchement bien praticables et sans achalandage

Le secret du Massif, si vous n’êtes pas au courant, c’est qu’il est ouvert selon un calendrier limité, en général du vendredi au dimanche. Exception faite bien sûr des périodes de congés comme Noël et les semaines de relâche. À compter de ce matin par exemple, le Massif estouvert jusqu’au 16 mars sans interruption. Si vous suivez la météo, toute la neige tombée après le dimanche saura vous attendre le vendredi, samedi et dimanche suivant, tentant non?

Sous-bois vraiment bien aménagés pour tous types de skieurs
L’entrée de la Bipolaire (la piste)

Le Massif, c’est aussi un télésiège de 205 chaises non-débrayables. Si pour certains skieurs cela constitue un inconvénient, j’entérine l’évaluation que plusieurs partagent que le Massif conserve des conditions de neige et de glisse toute la journée, le week-end durant, car on n’y retrouve pas de skieurs par milliers. Prendre le temps de socialiser avec les skieurs et planchistes en montant vous convaincra que les adeptes de cette montagne sont des gens bien sociables. Vous noterez à chaque descente que vous ne vous êtes pas trompé sur la destination.

Le Massif est particulièrement bien aménagé en sous-bois, c’est en fait ce qui m’y attire à chaque visite. M. Frédérik Maheu, Directeur marketing pour la station m’a expliqué d’importants efforts réalisés à l’automne avec une équipe de 3 jeunes embauchés pour débroussailler les pistes et une autre reconnue comme celle des ‘Old School’ responsables de la coupe d’arbres. Le résultat est fort impressionnant. Pour les motivés, les défis sont intéressants tant en variété qu’en angles de pentes. Pour les novices, pourquoi ne pas venir y découvrir tout l’engouement et améliorer vos capacités avec vos amis, seul ou mieux, en réservant les services d’un instructeur de ski.

Fait inusité: en mi-journée, des signes évidents de vandalisme étaient apparents un peu partout sur la montagne. Qu’à cela ne tienne, nous avons réussi à continuer l’œuvre de destruction massive sur les endroits qui n’avaient pas encore été victimes des quelques centaines de vandales de la neige fraîche. Vous pouvez vous-même témoigner de scènes atroces où la neige a été gratuitement saccagés au passage des adeptes de glisse hivernale (dont je fais partie aussi). Mon épouse s’est même permis de gratuitement arracher quelques aiguilles de sapin d’une pauvre branche sans défense probablement tombée suite aux grands vents de jeudi.

Quelques vandales à l’oeuvre dans la Grande Allée

À la toute fin de la journée, si le coeur vous en dit, rendez-vous au haut de la montagne pour faciliter la fermeture de la station (et vous mériter une descente supplémentaire).

Aider les patrouilleurs à fermer la station le soir