Comme mentionné dans une autre chronique zone.ski : le printemps appartient à ceux qui ne se lèvent pas tôt. À notre arrivée vers 10 h 30 au Mont Sainte-Anne, le stationnement est tout de même étonnamment au trois quart plein en ce lundi de printemps. Peut-être faites-vous partie des travailleurs ayant des congés à écouler avant le 30 mars ou le 30 avril ? J’en suis. Et je n’étais pas la seule aujourd’hui. Toutes les générations étaient présentes en cette journée « ensoleillée-douze-degrés » promise depuis plusieurs jours déjà. On souhaitait que la prévision tienne le coup… et elle a tenu le coup !

Dès la première descente, la neige est en crème, les bosses molles sont bien formées et le fond est ramolli. Aujourd’hui, ce sera une journée 100 % sud. Le soleil est trop bon et la neige trop belle. Les conditions plus hivernales au versant nord ne nous interpellent pas du tout…

Le soleil est plongeant sur l’Express et sous le télésiège, la neige est généreuse.

L’Express.

Notre décision est définitive : on reste au sud. On se dirige vers la traverse pour aller aux télécabines, rouvertes depuis plusieurs jours déjà, si vous ne le saviez pas… On croise le bas du pitch de la Beaupré, wow, prometteur ! C’est notre prochaine destination !

Le pitch de La Beaupré, blanc immaculé.

Puis, on s’arrête pour observer La Bête. Souvent, c’est une belle piste à faire au début du printemps, mais pas cette fois-ci.

La Bête

En montant dans les télécabines, des courageux descendent La Gondoleuse. Bonne méthode pour s’assurer de devoir changer ses skis pour la prochaine saison 😉 !

La Gondoleuse sous les télécabines.

La Beaupré et Le Gros Vallon sont encore en superbe condition. Bien enneigées, elles tiennent le coup et ne laissent paraître aucune roche sous… la crème.

Gros Vallon.
Gros Vallon. À gauche, le fameux pitch.

Certains, en descendant le Gros Vallon, se laisseront peut-être tenter par la Belle. Un sous-bois intermédiaire qui n’a plus beaucoup de neige, mais assez pour faire une petite descente à une vitesse qui vous laissera anticiper les pièges.

La Belle. Tout doucement, elle pourrait vous plaire.

Pause dîner avec une des plus belles vues au Québec, près du chalet de la Crète abandonné. Malgré les panneaux d’avertissement, plusieurs se laissent tenter par la terrasse facilement accessible. Tenez-vous le pour dit, un patrouilleur fait régulièrement une petite visite et demande aux skieurs de partir.

Chalet abandonné de la Crête, dont sa trèèèèès invitante terrasse.
Vue sur l’Ile d’Orléans, le fleuve et Québec au loin. Et plusieurs skis esseulés !

Pour éviter cet embarras, optez pour le chalet du sommet et ses tables de pique-nique. Cependant, la vue de la terrasse n’a rien à voir avec celle de la Crête…

Chalet du sommet.

La journée se terminera en descendant la Crête et la Beauregard. Plus exposée au chaud soleil du midi, le haut de la Crête souffre un peu plus. Mais la suite est encore en bon état.

La Crête.

La neige fond rapidement et le Mont Ste-Anne fermant le 11 avril, tel qu’annoncé sur le site, les journées de printemps s’écoulent vitesse grand V ! Et déjà aujourd’hui, la station pourrait presque tenir un “ski splash” à la base de la montagne.

Quelques centimètres d’eau…

Mais, entre vous et moi, la crème de la crème, c’est de pratiquer deux activités d’une saison différente durant la même journée. Pour nous, c’est de se rendre au Mont Ste-Anne en moto, les skis bien attachés. Juste une vie à vivre ! 🙂

Se rendre en ski à moto. Une vraie journée de ski de printemps !