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    En images: Ouverture de Tremblant, 27 novembre

    Trompettes, sonnettes et castagnettes pour marquer le lancement de la saison 2025-26. Tremblant sait fêter!

    Trompettes, sonnettes, castagnettes et DJ: le joyeux tintamarre s’entend de loin afin de marquer le lancement de la saison 2025-26. Tremblant sait fêter!

    Nous sommes des centaines à danser sur place en attendant le signal de départ. La fébrilité est palpable, autant pour les dizaines d’employés présents afin de nous accueillir (tout en décibels!) que pour les skieurs et planchistes. On vient bien entendu du Québec, mais aussi de l’Ontario, des États-Unis et même de l’Europe pour ce rite annuel.

    La pluie a été abondante durant la nuit. Quand le thermomètre est redescendu sous zéro, il a laissé son lot de givre épais et coriace. À l’ouverture ce matin, il reste les nuages à la base et la brouillard au sommet.

    Brouillard ou pas, les nombreux visiteurs ne se privent pas de l’ivresse que procure la vitesse. Il faut dire que les bases neigeuses deviennent rapidement dures et très rapides.

    Jour 1 à Tremblant et pourtant la pente école est déjà très achalandée!

    Avec 7 pistes et 3 remontées mécaniques, la station est à la hauteur de sa réputation: c’est une ouverture réussie. À noter que des skis bien affûtés sont de rigueur! Aucune piste ne couvre l’entièreté du dénivelé sur le versant sud; on redescend en télécabine. Par contre, au versant nord on a accès au dénivelé total. Ici, la Beauvallon Haut (remontée via le TGV; la piste ne va pas plus bas) est fantomatique. Sur la piste, des boulettes durcies mettent au défi les visiteurs.

    La météo des prochains jours se refroidira graduellement et permettra à la montagne de faire fonctionner ses canons à neige à plein régime. Le nombre de pistes accessibles augmentera assurément au fil des jours; surveillez les conditions avant de vous déplacer! À noter que la station reçoit une épreuve de la Coupe du Monde les 6 et 7 décembre prochains.

    Les bâtons de ski, un guide d’achat

    Éternellement insatisfait de tous les bâtons de ski qu’il a utilisés depuis 45 ans de pratique de ce sport, Étienne Lavaux croit avoir enfin trouvé la quintessence des bâtons de ski. L’ultime pole, celle qui l’accompagne dans le meilleur et le pire de ses descentes. Et montées. Alors que nous faisons connaissance pendant une escale à l’aéroport de Vancouver, Étienne me raconte sa quête du bâton ultime. N’ayant jamais trouvé ce qu’il recherchait, il me montre une photo des « cannes » qu’il s’est fabriquées lui-même: d’antiques bâtons de ski de fond en bambou qu’il a coupés à la longueur voulue et au bout desquels il a collé à l’époxy des pointes en carbure glanées sur internet. En prime, les dragonnes en cuir de daim ajoutent ce caractère suranné qui n’est pas sans rappeler Jack Rabbit Johannsen. 

    Style ou fonction?

    Accessoire parfois davantage associé au style qu’à sa réelle fonction, le bâton de ski en mène large dans les boutiques. Une conseillère d’une boutique spécialisée me confie que nombreux sont les acheteurs de skis qui recherchent d’abord des bâtons dont la couleur “matche” le plus avec leur nouvel achat. En fait, il n’est pas si simple de débroussailler la grande variété offerte. Voici un petit tour d’horizon de ce qu’il faut savoir pour faire un choix éclairé. Et au cas où vous vous demanderiez: les bâtons chauffants n’existent pas encore…

    À quoi ça sert, les poles?

    On s’en  doute bien, les bâtons ont une autre utilité que le simple look. Bien employés, ils aident à stabiliser et à équilibrer le corps en mouvement durant la descente. En permettant des ajustements constants de la position des bras et en facilitant le positionnement du centre de gravité, les bâtons deviennent une extension du corps. De plus, le planté du bâton est critique dans les virages. Qu’il s’agisse du déclenchement du virage, de la rotation du corps, du positionnement des épaules dans la ligne de pente ou pour rythmer les virages, les bâtons sont un must. C’est sans parler de leur fonction de propulsion en terrain plat ou ascendant, et parfois pour se relever d’une chute. Et une fois la bonne couleur trouvée, on n’en sera que meilleurs!

    Une vaste de gamme de caractéristiques

    Les bâtons se déclinent en deux types en ce qui à trait à la longueur de leur tige: fixes ou télescopiques. Ayant la cote auprès d’une majorité de skieurs, les bâtons à longueur fixe sont généralement les plus abordables. La méthode classique  du coude à angle droit permet de trouver la longueur optimale. Ce type de bâtons a parfois une courbure dans la tige. Cela est recherché par les coureurs. Quant à eux, les bâtons télescopiques disposent de deux ou trois sections qui permettent de varier la longueur selon que l’on descend ou que l’on monte (en randonnée alpine). Les sections sont ajustables grâce à différents systèmes de blocage. Les systèmes de blocage à vis tendent à disparaître et peuvent se révéler capricieux et parfois difficiles à dévisser. De manière générale, les systèmes de blocage externe avec levier (Fliclock, Dynalock, etc) sont supérieurs dû à leur fiabilité et à leur facilité d’utilisation.

    La partie supérieure du bâton est constituée de la prise (poignée) et de la dragonne. La prise est généralement faite de plastique, mais plusieurs autres matériaux sont aussi utilisés: caoutchouc, liège, cuir, etc. Elle est parfois moulée de façon à accueillir les doigts de façon plus ergonomique. La dragonne peut être détachable (question de sécurité en sous-bois ou en terrain avalancheux) ou fixe. Le nylon semble être le matériau de choix. Certains bâtons télescopiques destinés au ski de randonnée alpine possèdent une saillie au sommet de la prise qui permet de positionner les cales d’ascension des fixations sans avoir à se contorsionner. À l’autre extrémité des bâtons, se trouvent les rondelles, ou paniers, généralement interchangeables. Plusieurs tailles sont disponibles selon le type de neige sur lequel évolue le skieur. Finalement, les bâtons comportent toujours une pointe renforcée. C’est elle qui pique dans la neige durcie. Elle facilite entre autre la propulsion en terrain plat. La pointe peut être constituée de carbure, d’acier ou d’aluminium (en ordre décroissant de dureté et de durabilité). Plusieurs fabricants offrent des bâtons dont la pointe peut être remplacée, si nécessaire.

    Les matériaux dont sont fabriqués les bâtons varient peu d’un modèle à l’autre. L’aluminium trône au sommet de la liste. Léger, abordable et offrant un excellent rapport force/poids, le bâton en alu est un incontournable. Pour des bâtons plus forts et plus légers (plus chers aussi), on favorisera l’aluminium 7075 (parfois appelé Zicral; un mélande de zinc et d’aluminium) et ses variantes (T6, etc.). Plus abordable et moins fort, les aluminiums de type 5052 et 6061 sont monnaie courante. Il y a de fortes chances que l’absence de mention quant au type d’aluminium employé indique qu’il ne s’agit pas de 7075.

    Au sommet de la légèreté, de la force et de la rigidité (et du prix!) on retrouve les bâtons en fibres de carbone. Contrairement à l’aluminium, le carbone ne se déforme pas; cela veut dire qu’un impact peut les fracturer, les rendant inutilisables. Les tiges de bâtons composés de ce matériau sont d’un diamètre inférieur aux tiges en aluminium.

    Bien que rarement utilisé, le bambou est un matériau de choix pour les bâtons de ski. Écologique, fort, flexible, résilient et relativement léger, le bambou a un côté vintage recherché par plusieurs.

    Le mot de la fin

    Qu’on les recherche pour le look, la performance ou la fonction, les bâtons de ski sont un incontournable dans la panoplie du skieur. Une recherche succinte sur internet met en lumière une très grande variété de produits avec des écarts de prix renversants: de 30$ à 300$! Acheter en ligne peut avoir ses avantages (tels que le prix et la facilité), mais ne permet pas de sentir le bâton dans ses mains ni de ressentir le poids de balancement (swing weight). Dit autrement, comment se comporte le bâton lors de la flexion du poignet durant le piqué, etc.? Une question de feeling… En prenant le temps de cibler ses besoins (et ses envies) et en consultant un conseiller en boutique, il est facile de trouver « bâton à sa main ». Et comme me l’a si bien dit Étienne Lavaux, à l’aéroport de Vancouver: « Le bâton ne fait pas le skieur! »

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    En images: Ski Montcalm, 23 novembre 2025

    Trois stations sont maintenant en opération au Québec dans les régions des Laurentides et ici, à ski Montcalm, dans Lanaudière. Officiellement, trois pistes sont ouvertes pour une descente possible empruntant la Grande-Allée, la Bonbon et l’École offrant 105 mètres de dénivelé.

    Les conditions étaient de neige fabriquée mélangée avec un peu de neige naturelle, le tout avec une bonne couverture et une base offrant une très bonne mise à carre, terrain de prédilection pour un bon carving agressif. Pour une première sortie de la saison, le plaisir était donc au rendez-vous.

    Maxime dans la Bonbon.

    L’achalandage était nul à la seule remontée en opération, mais quand même modéré en piste sans toutefois que les conditions ne se dégradent au fil de la journée.

    Piste l’École, bien large où on pouvait pousser « la machine » un peu plus.
    Votre humble zoneskieur dans l’École.
    La base naturelle est d’au plus 20cm selon le test très scientifique du bâton de 135cm.

    La station sera en opération les fins de semaines d’ici au temps des Fêtes.

    La saison est commencée, profitez-en!

    Bon ski!

    En images: Vallée Bleue, 23 novembre 2025

    Ce weekend était le premier de la saison pour Vallée Bleue. Dans le top trois des ouvertures dans l’ensemble du Québec, la station a encore une fois réussi à nous offrir de belles conditions et être dans les premières à ouvrir.

    Pour ce premier weekend, deux pistes, incluant la piste école, étaient en opération. Le personnel à l’enneigement travaille fort pour offrir deux pistes additionnelles pour le prochain weekend.

    Une petite neige tombait tout au lomg de la journée et aidait à préserver les conditions. Nous avions donc droit à un beau tapis blanc sur fond dur avec une bonne prise de carres.

    Il n’y avait pas trop de skieurs en ce magnifique dimanche. Les descentes s’enchainaient sans aucune interruption à la remontée mécanique et la joie de skier était au rendez-vous.

    La piste école était par contre très occupée, la gratuité de celle-ci y était sûrement pour quelque chose. C’était beau de voir la relève s’adonner au ski et à la planche. Les rires réchauffaient l’ambiance.

    La gratuité de la piste école sera encore en vigueur le weekend prochain et le billet de journée sera offerte à 20$ pour le reste du domaine skiable accessible. De plus, samedi, les premiers skieurs auront droit à un biscuit pour bien débuter la journée. L’équipe de Vallée Bleue travaille fort pour vous offrir une variété d’activités durant la saison.

    En images: Sommet St-Sauveur, 18 novembre 2025

    Hey boy, alors qu’on croyait que le soleil commençait à manquer d’hydrogène et d’hélium, la matinée est éclatante et tonifiante! Il n’y a qu’à voir les sourires autour de soi pour constater les bienfaits de la lumière solaire. Remarquez la longueur des ombres au sol à 10H00 ce matin…

    Sommet St-Sauveur, ouvert depuis une dizaine de jours déjà, ne manque pas de neige bien qu’il n’y ait qu’une seule piste ouverte. Ce matin, c’est l’hiver. Mais un hiver tout en douceur et en complicité: on donne à la piste tout ce qu’on a; en retour elle tient ses promesses.

    La qualité de la glisse est excellente! On s’attend rarement à d’aussi belles conditions si tôt en saison. Les télémarkeurs en sont ravis. À mesure que la journée évolue, il en va de même de l’état de la surface. Des cailloux apparaissent ici et là. Des bosses se forment et se creusent sur une neige granuleuse et molle.

    Au débarcadère, on retrouve le plaisir de la glisse endormi depuis 6 mois. En bas, à l’embarcadère, la musique des Doors et autres Steely Dan donne le ton: le groove de la station maîtresse de la Vallée de St-Sau est bel et bien de retour!

    L’éclairage bas que procure le soleil de la mi-novembre met en évidence la texture de la neige. C’est granuleux et tendre; les carres pas affûtés obtiennent grâce aujourd’hui. Cependant, qu’on ne s’y trompe pas: tôt ou tard il faudra bien voir à l’entretien de ses skis. La boutique vous attend. Et il serait bien avisé de s’y rendre avant le « rush » qui ne tardera pas à survenir…

    La puissance de « feu » de Sommet St-Sauveur est impressionnante! La fabrication de neige est soutenue, tandis que les équipes techniques parcourent les pistes qui seront bientôt offertes. En somme, la station nous offre une fois de plus un début de saison en lion!

    En images: début de saison au Mont Alta

    Il n’y a pas que les stations classiques qui bénéficient de la neige hâtive de novembre! Les amateurs de randonnée alpine s’en donnent à coeur joie là où les conditions le permettent. C’est le cas dans les Cantons-de-l’Est, au Vermont, mais aussi, dans les Laurentides. Le Mont Alta a pu officiellement lancer sa saison 2025-26 dimanche dernier, 16 novembre. (Toutes les photos de cette publication datent du mardi 18 novembre.)

    Opéré en mode hors-piste depuis la saison 2015-16, ce petit bijou est accessible seulement aux détenteurs d’un abonnement de saison ainsi qu’à leurs invités. Grâce à la présence d’un patrouilleur qui veille à la sécurité de tous, la montagne est prête à recevoir les skieurs dans plus de la moitié de son domaine skiable.

    L’ascension « longue » est très bien tapée et se fait facilement.

    Pour l’instant, deux des trois sentiers d’ascension sont praticables, celui du secteur est de la montagne manque encore un peu de neige.

    Le sentier d’ascension qui démarre derrière la pergola est parfaitement dégagé et entretenu.

    Les premiers virages en rando alpine font du bien aux pattes! Grâce au bon travail des pistes en pré-saison, il faut peu de neige pour rendre la montagne skiable et c’est avec bonheur qu’on lance nos skis dans les pistes d’Alta. Quelques secteurs sont à éviter: les endroits les plus pentus (haut de l’Olympique/Suprenante/Fantastik), et le côté est (Nadler’s Needle) ont encore besoin d’une ou deux bonnes tempêtes pour être sécuritaires.

    Le haut de la Principale est praticable mais avec vigilance.

    Tout le monde s’amuse dans les Pentes ouvertes! Notre coup de coeur lors de notre visite: du sommet, une mise en jambes par le Boulevard, pour finir dans les Pentes ouvertes. Conseil de local: si ce n’est pas votre dernière descente avant votre départ, n’hésitez pas à vous rendre tout en bas de la montagne, pour ajouter un petit 20 mètres de dénivelé supplémentaire. Gardez la droite, de belles lignes vous attendent dans la Principale!

    L’ascension se fait en moyenne en 20 minutes, que ce soit par le sentier plus direct (boisé) ou la pente « familiale » plus longue.

    Des banderoles mises en place par la patrouille indiquent qu’il vaut mieux ne pas s’aventurer à certains endroits. On vous invite à respecter la signalisation et à lire le tableau des conditions affiché sur la cabane du patrouilleur dans le stationnement! Avant de vous déplacer, surveillez les mises à jour sur la page Facebook, vous y aurez l’heure juste!

    Lors de notre visite, la neige était poudreuse sèche, légèrement tassée par le vent en surface dans les endroits exposés. La montagne étant orientée au nord, même si le mercure frôle le point de congélation dans les prochains jours, les chances sont bonnes pour que les conditions soient préservées.

    La saison 2025-26 est bien lancée dans les Laurentides pour la rando alpine. Croisons les doigts pour qu’aucun redoux ne vienne effacer cette belle base… bon ski à tous! (Toutes les photos datent du mardi 18 novembre.)

    Pssst… curieux d’en savoir davantage à propos de cette montagne? Lisez notre reportage de 2023:

    La Tzoumaz et Verbier : une aventure entre ciel couvert et belles découvertes

    La Tzoumaz et Verbier, deux stations situées dans le canton du Valais en Suisse, font partie intégrante du vaste domaine skiable des 4 Vallées. Verbier, perchée à environ 1500 mètres d’altitude, est mondialement connue pour son ambiance chic et festive ainsi que pour son terrain hors-piste de renommée internationale. De l’autre côté de la montagne, La Tzoumaz, plus discrète et familiale, se trouve à 1500 mètres également et offre un accès direct aux mêmes pistes, tout en proposant une atmosphère plus calme. Ensemble, elles donnent accès à plus de 400 km de pistes, avec des panoramas spectaculaires sur les Alpes valaisannes.

    Depuis mon hôtel à Sion, il me suffit de 30 minutes en voiture pour rejoindre La Tzoumaz. En suivant la route qui monte depuis la plaine du Rhône jusqu’à la station, c’est déjà une expérience en soi. Pas moins de douze lacets à 180 degrés permettent de passer de 500 mètres d’altitude dans la commune de Riddes à environ 1500 mètres, là où commence le front de neige. Dans la vallée, les vignes et les cerisiers sont déjà en fleurs, tandis qu’en haut, l’hiver règne encore: un contraste spectaculaire.

    Je me gare dans le stationnement souterrain de l’hôtel T-Resort, juste à côté de la billetterie et de la télécabine. Il y avait bien un stationnement gratuit un peu plus bas le long de la route, mais je préfère économiser mes pas et mon énergie pour les pistes. C’est un samedi de fin mars, et l’ambiance est étonnamment calme à La Tzoumaz. C’est un peu comme si on entrait dans les 4 Vallées par une entrée secrète que seuls les initiés connaissent.

    Je débute ma journée de ski à 9h00 précises au bas de la télécabine de La Tzoumaz. En arrivant au sommet de Savoleyres, à 2344 mètres, je constate que les conditions météo seront plus compliquées que prévu. Le ciel est bouché, le vent souffle, et la visibilité est faible. Impossible de skier directement vers Verbier par Carrefour : la neige manque et il faudrait marcher un bout. Je prends donc les petites télécabines grises de Savoleyres pour descendre. Une vraie expérience rétro : elles ne comptent que 4 places, avec un poteau central pour s’agripper. Leur démantèlement est prévu prochainement, car une nouvelle remontée mécanique est présentement en construction, ce qui mettra également fin au transfert en bus.

    Visibilité déjà passablement réduite pour cette première descente dans le secteur Savoleyres.
    Le restaurant Des Grands Plans, se situe sur les pistes de ski, entre Verbier et le sommet de Savoleyres.
    Les petites télécabines grises permettant de passer du sommet Savoleyres à 2344 mètres, à Verbier 1491 mètres. Elles sont utilisées dans un sens comme dans l’autre.
    Ici, la gare de Médran à Verbier. Elle est un passage obligé pour quiconque souhaite accéder aux parties les plus éloignées du domaine, en direction de Nendaz ou Veysonnaz.

    L’autobus me dépose à la gare de Médran, véritable cœur névralgique du domaine de Verbier. Ici, les infrastructures sont modernes et impressionnantes. Je monte ensuite aux Ruinettes (2191 m), point stratégique qui concentre deux arrivées de télécabines et deux départs vers d’autres secteurs. De là, je poursuis vers La Chaux (2265 m), en passant par le sommet de Fontanet. Malgré une météo capricieuse, la visibilité s’améliore légèrement dans ce secteur, ce qui attire beaucoup de skieurs à cet endroit.

    La gare des Ruinettes… tellement vaste et impressionnante avec toutes les infrastructures nécessaires pour passer d’un des nombreux téléphériques à un autre. 
    La gare des Ruinettes: des infrastructures gigantesques à mi-montagne.

    Mais je vise plus haut: j’emprunte l’imposant téléphérique Jumbo, 125 places, qui m’amène au Col des Gentianes à 2894 mètres. C’est le plafond de ma journée, car au-delà, le Mont Fort est invisible dans cette « journée blanche » typique. Il aurait été inutile de tenter la piste noire qui descend du sommet du Mont Fort, car la visibilité est déjà quasi nulle ici, au Col des Gentianes.

    Le téléphérique Jumbo avec une capacité de 150 personnes. Dans les prochaines années, il sera probablement remplacé par une installation à mouvement continu de type 3S, offrant une fréquence et une capacité de transport plus élevées avec des cabines en mouvement continu.
    « Journée blanche » aux Gentianes. Inutile de monter plus haut.
    « Journée blanche » aux Gentianes. Mieux vaut savoir où vous allez, car les repères visuels pendant la descente seront quasi inexistants.

    Je me lance donc dans la piste rouge Gentianes. Le début est costaud: un mur bien raide, peu de visibilité, des amas de neige fraîche pas faciles à anticiper. Heureusement, suivre d’autres skieurs aide un peu. La suite de la descente est plus douce, plus fluide. Je passe devant la Cabane du Mont Fort, puis retrouve La Chaux où j’enfile quelques descentes sur ce petit versant.

    Sur la piste rouge Gentianes, on passe sous le téléphérique Jumbo, à peine visible par ce temps.
    Cabane du Mont Fort, à 2457 mètres d’altitude, elle offre habituellement une vue à couper le souffle sur le Cervin à l’est et le Mont Blanc à l’ouest.

    Pour rentrer vers Verbier, je prends le télésiège La Chaux 2, puis une piste étroite sous un pont qui m’amène jusqu’au restaurant l’InKontro. Toujours ce brouillard épais… Je reste sur la piste rouge pour éviter la noire, et je finis par rejoindre les Ruinettes. Au lieu de continuer la descente, je choisis la facilité: retour en télécabine jusqu’à Médran, puis autobus vers la vieille télécabine Savoleyres.

    Deux pistes se croisent, l’une en surplomb, l’autre en contrebas — un véritable échangeur d’autoroute alpine qui permet de basculer d’un versant à l’autre en toute fluidité.

    Me voilà de retour sur les pistes de La Tzoumaz en cette fin de matinée. Du sommet, je prends la piste bleue qui longe la crête. À gauche, la vallée du Rhône se dévoile dans toute sa splendeur, grâce à un phénomène météo étonnant : les nuages s’ouvrent littéralement d’un côté de la crête. À droite, le versant vers Verbier est toujours complètement noyé dans les nuages.

    Au sommet, à cheval entre les pistes de La Tzoumaz et celles de Savoleyres. C’est aussi ici le départ de l’une des plus longues pistes de luge de Suisse romande, avec 711 mètres de dénivelé.
    Deux versants, deux conditions météo distinctes: à gauche, on glisse sur les pentes de La Tzoumaz, tandis qu’à droite, c’est le domaine de Savoleyres qui s’offre aux skieurs.
    Environ 50% du versant de La Tzoumaz est situé au-dessus de la ligne des arbres.
    Ici, on entame, la deuxième partie de la descente, dans la forêt.

    Alors que Verbier attire les foules, c’est finalement La Tzoumaz qui m’offre les plus belles descentes de la journée. Peu de skieurs, une neige agréable, des vues spectaculaires… Je termine ma session de ski en passant par la Buvette des Etablons, à la fin de la piste de luge. Ce bar vitré et convivial est parfait pour l’après-ski: petite restauration, ambiance festive, vue magnifique. C’est aussi la dernière étape avant de revenir au cœur de La Tzoumaz.

    Vue plongeante vers le fond de la vallée du Rhône pour descendre jusqu’à La Tzoumaz.
    Fin de la piste à La Tzoumaz.

    Une journée intense, riche en contrastes et en sensations. La Tzoumaz mérite clairement qu’on s’y attarde. Sur la carte, ce secteur semble en retrait et un peu moins élevé, mais il réserve de belles surprises. Il faut seulement composer avec le transfert par bus pour rejoindre Verbier (rapide et efficace dans les deux sens), mais le jeu en vaut la chandelle.

    Sur le domaine skiable, il est indispensable de consulter les panneaux indicateurs ou d’avoir un plan des pistes en poche. Le domaine est vaste, complexe, et il ne suffit pas d’avoir consulté brièvement le plan des pistes la veille pour s’y retrouver. Les sommets, les versants, les connexions dans toutes les directions rendent difficile la lecture du plan des pistes en deux dimensions. Rien ne remplace l’expérience sur le terrain d’autant plus que vous êtes continuellement en déplacement d’un versant à l’autre.

    Conclusion : une journée mémorable, entre nostalgie et modernité, entre paysages dégagés et nuages épais. Et surtout, un coup de cœur inattendu pour La Tzoumaz, cette porte discrète mais précieuse pour découvrir les 4 Vallées.

    Saas-Grund (Hohsaas): Le charme discret d’un domaine d’exception

    Accessible à partir du petit village de Saas-Grund, le domaine skiable de Hohsaas offre un dénivelé impressionnant de plus de 1 600 mètres, avec des pistes variées culminant à 3 142 mètres d’altitude. Moins fréquenté que le domaine voisin de  Saas-Fee, celui de Hohsaas séduit par son atmosphère paisible, ses vues imprenables sur les sommets de 4 000 mètres et ses longues descentes. C’est une « grande petite » station qu’il faut découvrir absolument lors de votre passage dans la région de Saas, surtout que votre billet de ski de Saas-Fee est valide ici aussi.

    J’ai visité la station au milieu de la dernière semaine de mars. À 9h00 le matin, le soleil avait déjà atteint le point de congélation dans la vallée pendant que j’enfilais mes bottes de skis dans le stationnement. Cela signifie que tout au long de la journée, les conditions de glisse varieront en fonction du mercure qui montera et aussi selon l’altitude. Deux facteurs qui joueront un rôle déterminant sur la qualité de la neige. Il faut savoir adapter son style de ski à des conditions de neige parfois très changeantes, mais une chose est sûre : le plaisir est toujours au rendez-vous.

    Pour un skieur québécois, découvrir un joyau caché comme Hohsaas est une véritable révélation. Le domaine est organisé autour d’un seul axe: d’abord une télécabine qui relie le fond de la vallée à Kreuzboden (2 400 m), cœur du domaine skiable, et de là, une deuxième télécabine prolonge l’ascension jusqu’au sommet, à Hohsaas, perché à 3 142 mètres. 

    Seulement deux pistes rouges descendent de part et d’autre de la remontée mécanique, mais les distances à parcourir en ski sont impressionnantes.

    Dès ma première descente, la neige scintillait tels de petits diamants sous les reflets du soleil… et j’étais seul sur les pistes, du sommet jusqu’au bas — une sensation de liberté totale, presque irréelle.

    Depuis le sommet, on profite du meilleur point de vue sur le domaine skiable de Saas-Fee, juste en face, de l’autre côté de la vallée, qui semble tellement près.
    Dès les premières courbes, sur la piste #2 (et #2a) on est plongé dans un décor alpin grandiose. Sur un versant visible au centre de la photo, des skieurs en randonnée montent lentement vers le col du Lagginjoch, à 3 498 mètres.
    Les pistes sont exceptionnellement larges — bien plus qu’au Québec. La neige fraîchement damée scintille littéralement comme des diamants, que ce soit sur les pistes ou aux abords.
    Plus bas, on atteint le Weissmieshütte, un autre restaurant de montagne à 2 726 mètres. On remarque les traverses qui permettent de l’atteindre facilement, et qui servent également à contourner les passages les plus techniques.
    En continuant la descente, on arrive à une grande zone d’apprentissage, desservie par une remontée mécanique terrestre. 
    Ce secteur est aussi utilisé par plusieurs skieurs en situation de handicap qui profitent de cette accessibilité bien pensée.
    De retour au sommet, le Bergrestaurant Hohsaas sert des plats avec un raffinement rare pour une station de ski — en tout cas, bien au-delà de ce à quoi on est habitué au Québec.
    Au Bergrestaurant Hohsaas, même un simple dessert, comme un Apfelstrudel, prend ici des allures d’œuvre d’art.
    Le Bergrestaurant Hohsaas offre une terrasse ensoleillée et une section vitrée, mais la salle à manger intérieure permet une pause bien méritée à l’abri des rayons puissants du soleil.
    Depuis le sommet, la piste étroite #1 (et #1a) mène à une zone glaciaire et vous fait traverser le Triftgletscher. Les crevasses sont évidentes d’un coté comme de l’autre de la piste.
    C’est une expérience saisissante : on skie littéralement au cœur d’un glacier millénaire, avec une fine couche de neige fraîche reposant sur une glace vieille de milliers d’années.
    La piste #1.
    Au bas de cette piste #1, on revient à Kreuzboden, véritable carrefour du domaine.
    Ici, à Kreuzboden, on peut aussi voir des parapentistes s’élancer en tandem, survolant la vallée dans un décor alpin somptueux.
    En poursuivant la descente sous Kreuzboden, la piste #6 entre enfin dans une forêt clairsemée.
    On passe à proximité d’un petit hameau paisible, à mille lieues des grandes stations ultra-commercialisées. L’ambiance est presque magique — on a l’impression de faire du ski de randonnée hors des sentiers battus, alors qu’on évolue pourtant sur une piste parfaitement balisée. 
    Dernière courbe sur la piste #6 avant d’arriver à la station de Trift à 2070 m.
    La piste #6 serpente jusqu’à la station Trift, à 2 070 mètres. Au milieu de la saison, il est possible de continuer jusqu’au village de Saas-Grund à 1 559 mètres. Mais en cette fin du mois de mars, la descente s’arrête ici, et l’on doit reprendre la télécabine pour remonter ou redescendre vers la vallée.

    Conclusion

    À Saas-Grund, la majorité des pistes sont intermédiaires (rouges) et idéales pour les amateurs de virages en carving, notamment dans la partie supérieure du domaine skiable entre le sommet Hohsaas et Kreuzboden. 

    L’absence de télésièges oblige les skieurs à retirer leurs skis pour reprendre la télécabine après chaque descente, mais en contrepartie, la descente de Hohsaas à Kreuzboden est très longue et atteint même près de 10 km quand la couverture de neige permet de skier jusqu’au stationnement dans la vallée.

    Le domaine de Saas-Grund, bien que doté de longues descentes, peut paraître limité en variété pour les skieurs aguerris qui y passent plus d’une journée — à moins de s’aventurer en hors-piste. Pour une expérience plus complète et renouvelée sur plusieurs jours, il est judicieux de combiner cette station avec sa grande sœur, Saas-Fee, afin de profiter d’une véritable destination ski. Mais que l’on y reste une journée ou plus, le plaisir de la glisse, les panoramas spectaculaires et le profond sentiment de dépaysement, eux, restent sans limites.

    Saas-Fee, là où le ski tutoie les 4000 mètres

    Saas-Fee, nichée au pied de l’Allalinhorn dans les Alpes suisses, est une station pittoresque sans voiture, réputée pour son enneigement fiable, son ski sur glacier et ses panoramas spectaculaires sur les sommets de 4 000 mètres. Avec ses pistes larges, ses remontées modernes et son ambiance alpine détendue, elle séduit autant les skieurs chevronnés que les familles.

    J’ai visité Saas-Fee la dernière semaine de mars 2025 alors que l’hiver touchait à sa fin, du moins en apparence dans les vallées, mais en station, l’enneigement demeurait excellent. 

    L’accès au village est simple: la route se termine directement au grand stationnement à l’entrée du village. Ce charmant village, entièrement piétonnier, est interdit aux voitures (à l’exception de quelques taxis électriques), ce qui lui confère une atmosphère paisible et unique.

    Entre le stationnement et la remontée mécanique la plus proche, il y a environ 700 mètres. Marcher cette distance avec les bottes de ski et l’équipement de ski peut être pénible, alors le mieux est d’utiliser la navette gratuite. On prend le bus juste à côté du stationnement. Une fois à bord, il fait un arrêt en face de l’office de tourisme, puis directement au téléphérique Alpin Express 1, où tout le monde débarque.

    Ce téléphérique nous emmène du village (1 800 m) à Morenia (2 550 m), où l’on enchaîne avec Alpin Express 2 jusqu’à Felskinn à 3 000 m. À Felskinn, on ne peut plus descendre skier directement – une piste balisée existait autrefois, mais elle n’est plus praticable depuis plusieurs années, probablement à cause du recul du glacier qui rendrait l’accès compliqué. Les skieurs empruntent donc le métro alpin, un funiculaire souterrain qui permet de poursuivre l’ascension jusqu’à Mittelallalin, à 3 500 m.

    Avec un dénivelé skiable de 1 700 mètres et plusieurs arrêts possibles pour admirer les paysages ou manger dans les restaurants d’altitude, il est évident que je ne ferai pas une multitude de descentes dans ma journée. Descendre jusqu’au village prend du temps, et je veux m’assurer d’expérimenter les deux itinéraires principaux, chacun offrant de longues pistes bien tracées.

    Dans la partie supérieure du domaine, les téléskis desservent directement les pentes du glacier, là où les athlètes viennent s’entraîner l’été. Les pistes sont larges, vastes… tout est à l’échelle alpine! Les sommets environnants culminent à plus de 4 000 mètres, ce qui est relativement rare, même dans les Alpes.

    Depuis le sommet des téléskis, la vue plongeante jusqu’au village de Saas-Fee est à couper le souffle – un panorama grandiose et dégagé, difficile à oublier.

    Très vite, une fois lancé dans la descente depuis la zone glaciaire desservie par les arbalètes, il faut choisir sa direction : deux grands itinéraires s’offrent à vous. L’un mène vers Morenia, l’autre vers Langfluh et Spielboden.

    Ces deux parcours finissent par se rejoindre bien plus bas, à proximité du village, mais chacun offre une expérience bien distincte. Le tracé en direction de Morenia est plus fréquenté, puisqu’on y trouve le parc à neige ainsi que les pistes réservées aux compétitions.

    En optant pour l’itinéraire vers Langfluh, on retrouve un peu plus de calme. L’ambiance y est plus paisible, et surtout, on y découvre une véritable pépite : la terrasse du restaurant Gletschergrotte, perchée à flanc de montagne. Un arrêt ici est incontournable. Ce petit havre de paix est l’endroit parfait pour s’arrêter, lever les yeux, respirer l’air pur et savourer pleinement le moment.

    Un tout nouveau « wagon » pour le métro alpin, modernisé et spacieux, permet de gravir les derniers 500 mètres de dénivelé pour arriver au sommet du Mittelallalin.
    Au sommet de Mittelallalin, on peut visiter la grotte de glace (fermée ce jour-là) et le restaurant tournant – le plus haut du monde. Il fait un tour complet en une heure.
    Même un plat simple devient exceptionnel lorsqu’il est dégusté dans un cadre aussi grandiose.
    Le sommet Mittelallalin est tout simplement époustouflant, émergeant au-dessus d’une mer de nuages. À 3 500 m d’altitude, on se sent dans un autre monde.
    Les arbalètes installées directement sur le glacier permettent d’accéder au point le plus élevé du domaine skiable.
    Vue sur les pistes d’entraînement estivales, utilisées par des athlètes venus des quatre coins du monde.
    En dehors des pistes balisées, les crevasses rappellent qu’on évolue bel et bien sur un terrain glaciaire.
    Une caverne de glace semble avoir été explorée récemment, d’après les traces visibles. Plus haut, on aperçoit la station Felskinn, départ du métro alpin.
    La très longue remontée Panoramalift, une arbalète menant vers les autres arbalètes les plus élevées du domaine. À l’arrière, le majestueux Allalinhorn (4 027 m).
    À Langfluh (2 870 m), le restaurant du même nom offre une immense terrasse idéale pour une pause bien méritée.
    La descente entre Langfluh et Spielboden devient plus technique, avec une piste étroite et sinueuse – parfaitement accessible à tout skieur intermédiaire.
    Sous Spielboden, la forêt réapparaît, apportant un autre décor à la descente.
    Le restaurant Gletschergrotte, perché à flanc de montagne, est une superbe surprise. Tous les repas se prennent à l’extérieur – il n’y a pas de salle intérieure. 
    L’endroit a tout d’une carte postale alpine.
    Le téléphérique Felskinn, célèbre pour son apparition dans un vidéoclip iconique de George Michael. Il permet de remonter rapidement sans skier la dernière partie jusqu’au village. Il ne s’arrête pas à Morenia et passe même au-dessus du restaurant!
    Le télésiège 6 places Morenia et la piste 5a qui descend vers la station du même nom.
    Ce jour-là, les représentants des écoles de ski suisses s’étaient réunis à Saas-Fee pour diverses  compétitions, dont une de ski synchronisé – un vrai spectacle!
    Le téléski Egginerjoch, menant à un petit sommet secondaire à 3 010 m.
    Le restaurant Morenia, au cœur du domaine, constitue un point de rencontre stratégique.
    Le village de Saas-Fee est plus calme, plus intime et beaucoup moins commercial que Zermatt. L’hiver, il est surtout fréquenté par des skieurs.
    Entièrement piétonnier, le village n’autorise que quelques véhicules électriques (taxis). Les vélos électriques sont aussi populaires.
    Le village dispose de deux supermarchés, Coop et Migros. Même dans ce petit village de montagne, les prix y sont les mêmes qu’à Genève, Zurich ou ailleurs en Suisse.

    Ce que je retiens de ma journée à Saas-Fee :

    • Saas-Fee est la deuxième station de ski la plus haute de Suisse, ce qui en fait un véritable royaume glaciaire. Les paysages sont spectaculaires et donnent l’impression de skier dans un décor d’un autre monde. Grâce à son altitude exceptionnelle, la station fait partie d’un cercle très restreint de domaines skiables d’altitude en Europe.
    • À Saas-Fee, l’effet de l’altitude se fait sentir dès l’arrivée au sommet du Métro Alpin, à plus de 3 500 mètres. À la gare souterraine, on sort du funiculaire en montant un escalier et c’est là que vient le premier test. Immédiatement, le souffle se fait plus court, et on réalise qu’on est vraiment en haute montagne. Mon conseil : prenez votre temps. Montez les marches tranquillement, assoyez-vous pour enfiler ou clipper vos bottes. Je sais, tout le monde a hâte de se lancer sur la piste dès la sortie du métro, mais faire une courte pause avant la première descente aide vraiment à s’acclimater. On respire plus souvent, la bouche s’assèche rapidement, alors j’apporte toujours une petite bouteille d’eau dans mon sac à dos, juste de quoi se rafraîchir avant de savourer les premières courbes sur la neige du glacier.
    • Le terrain de jeu est résolument vertical, avec un dénivelé impressionnant de plus de 1 700 mètres. Par contre, en largeur, le domaine skiable reste relativement compact. Heureusement, le forfait inclut aussi l’accès à Saas-Grund, la station voisine, à quelques minutes de route, qui mérite largement une visite si vous avez plus d’une journée sur place. Les deux stations se font face d’une part et d’autre de la vallée de Saas.
    • La descente complète du sommet jusqu’au village est un moment fort de la journée. Si vous passez par Langfluh et Spielboden, vous découvrirez une partie du domaine bien moins fréquentée que le secteur de Morenia. Ce trajet offre une descente longue, variée et panoramique, à savourer pleinement — ce serait presque dommage de la garder uniquement pour la fin de la journée.
    • Le village de Saas-Fee rappelle forcément celui de Zermatt, avec ses ruelles piétonnes et son charme alpin, mais dans une ambiance plus détendue. Ici, pas de vitrines de luxe à outrance ni de foule: le calme domine, et la majorité des visiteurs sont venus expressément pour skier la montagne.
    • Skier ici en semaine, à la fin mars, c’est vivre l’expérience d’une station de renommée mondiale… mais avec une fréquentation si faible qu’on a souvent l’impression d’avoir les pistes pour soi seul. On se croirait dans une petite station locale, tout en profitant du prestige et des installations d’un grand domaine alpin. C’est le meilleur des deux mondes !
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