Publication partenaire

Snowbird, Utah: Big!

C’est ma deuxième aventure de ski au Utah. La première m’avait rendu mélancolique; je ne voulais pas retourner à la maison de crainte de ne pas trouver le courage d’oublier mon escapade. Cette semaine, je suis de retour et j’ai dû mûrir depuis 2010 parce que cette fois je savoure chaque descente sans redouter mon départ. Ça s’explique mal, mais quiconque a déjà skié des steep and deep de l’ouest comprendra mes sentiments. Sinon, de deux choses l’une vous êtes amateurs de plages de sable peuplées de bedaines brûlées, ou vous êtes mûrs pour votre premier voyage de ski au Utah.

Notre première journée de ski, hier, a lieu 12 heures après une tempête épique typique du Utah: 80 cm en 36 heures. Deep! Sachant très bien le sort qui attendait Snowbird et Alta, nous optons pour la plus modeste Solitude. Bien que très proche à vol d’oiseau, cette petite soeur de la famille de quatre stations de ski des deux canyons (Small Cottonwood et Big Cottonwood) attire moins les foules. Nous avons choisi judicieusement! En effet, les deux grandes soeurs ont été hors d’accès jusque vers 10:30 dû aux risques d’avalanche sur la sinueuse route 210 et dans les immenses bols exposés aux vents. Donc, hier, nous avons eu du plaisir à tracer sans fin dans beaucoup, beaucoup de neige. Et sans foule. Mais c’était sans commune mesure avec les sensations que nous avons aujourd’hui à Snowbird!

Snowbird est vaste et haute. Son sommet est à 11 000 pieds, et sa base à 8 000. Le dénivelé est considérable. Le terrain, époustouflant. S’ouvrant au dessus de la ligne des arbres, des bols glaciaires s’étendent bien au delà de ce que la vue peut embrasser en seul regard. Des sommets vertigineux, magnifiques et parfois menaçants forcent le respect. Ce respect est toutefois mesuré car les distances et la perspective sont difficiles à apprécier.

 

La station reçoit en moyenne 500 pouces de neige par année. Cette année, les accumulations sont sous la moyenne. Peut-être 250 pouces jusqu’à date… Ça fait pas pitié ça? Malgré cela, notre timing est parfait. Même si des milliers de skieurs ont attaqué (tardivement) la station hier, Marie-Josée et moi jouissons d’une qualité, et d’une quantité, de neige exceptionnelle en ce lendemain de tempête.

La trouvaille du jour: Nous avons profité d’une visite guidée sur piste gratuite de la station. En 3 heures, nous avons pu survolé les trois secteurs principaux: Peruvian Gulch, Mineral Basin et Gad Valley. Je vous recommande cette activité offerte tous les jours. Seul, vous ne pourriez probablement pas couvrir autant de terrain à votre première visite, ne sachant pas par où commencer.

Notre journée de ski est longue et intense. Les groomers sont parfaites et rapides; les champs de bosses sont sans fin et épuisants; les bols, vastes et choppy. Presque tout le terrain a été contrôlé pour les avalanches et est ouvert. Et des avalanches ont bel et bien eu lieu en de nombreux endroits. J’ai un coup de coeur puissant pour Mineral Basin, sur le versant opposé à Peruvian Gulch. Le terrain skiable y semble illimité et l’accès par un tunnel (juste sous le sommet de Hidden Peak) est vraiment amusant! L’absence de vent, le soleil intense et le faible achalandage font de nous des adolescents: YOLO; y’a pas de lendemain, Man!

Bon, allez, au lit chroniqueur! Demain Alta nous attend. Je vous en reparle.

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux !

Vous avez aimé lire cette chronique? Dites-le nous dans les commentaires ci-bas! On aime ça vous lire aussi!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.