De l’hiver au printemps…

…en quelques heures. En effet, à l’ouverture de la station mon thermomètre indique -17 degrés, alors qu’à mon départ, il fait un très doux -3 degrés. Oh, et il neige fort. Les skieurs continuent d’arriver; ils profiteront de cette nouvelle et généreuse neige légère. Il semble que les précipitations liquides épargneront les Laurentides afin de se concentrer plus au sud, à Laval et à Montréal. L’Estrie pourrait bien faire partie du lot détrempé. Au plus fort de la chute de neige, la visibilité est affaiblie. Le ciel et la surface des pistes se confondent en un gris moche sans inspiration ni personnalité. Ça n’enlève rien au plaisir de skier, mais ça joue avec la perception des distances et de la profondeur. L’ado en planche qui me passe sur les skis a au moins le bénéfice du doute : il n’a pas dû me voir… avec mon manteau et mon casque orange. C’est bien pour dire comment le reformatage du lobe préfrontal peut affecter la vision. Bof, la transition de l’hiver au presque-printemps qui agrémente ma journée m’enlève toute parole disgracieuse. Presque…

Il neige généreusement.
Une remontée qui porte mal son nom depuis 10h00 ce matin.
On se fait recouvrir de neige durant la remontée.
L’ensemble est d’un gris moche sans saveur. Pourtant, c’est de bon augure : il neige!

Flirter avec les derniers rayons de soleil

Tout commence avec une ligne d’horizon rose, puis orange et finalement rougeâtre. Le soleil se lève tel que prévu : visible dans le ciel et portant des ombres au sol. Alors, tout va bien. Oui, mais pas pour longtemps. Ou au contraire. Les gourous météo l’ont prévu : le soleil sera visible tôt en matinée, puis fera place aux nuages qui eux déverseront ombre et neige. C’est ce qui arrive, et exactement dans cet ordre. Quand même la météorologie, quelle science! Le temps de m’habiller dans l’auto que déjà l’opacité des gros méchants nuages gris voilent le soleil. En fait, c’est une bonne nouvelle. Il est 7h45. Je sors de l’auto pour prendre place dans la file d’attente inexistante. Arriver de bon matin est garant des meilleures places et, souvent, des meilleurs moments de grâce. Tel que flirter avec les derniers rayons solaires. Il ne neigera pas avant 9h30.

Flirter.
Il est 8h00. Nous sommes seuls.
Évidemment, habiller les enfants dehors comporte son lot de défis… et de solutions.
L’école de glisse est ouverte et semble être en demande.

Quasiment parfaites, ces conditions

J’aimerais que quelqu’un me demande mon avis, car les conditions de glisse sont pratiquement parfaites et à leur meilleur depuis un moment déjà. Le damage nocturne a produit un corduroy juste assez ferme pour mordre dedans en profondeur, et juste assez tendre pour sourire jusqu’aux oreilles. Après-vous, les skieurs se régalent d’une piste parfaite. Mais tout bonheur a sa durée. Éventuellement, la surface durcit, durcit et durcit. Quant à eux, les amateurs de randonnée alpine sont nombreux et jouissent tout autant d’une qualité de neige remarquable durant l’ascension. Accessible en peaux d’ascension ou en remontée mécanique, le terrain qui entoure la station est magnifique. Je vous invite à visiter ce lien qui illustre la disposition en hémicycle des versants, remontées et pistes: https://web-cms.sommets.com/media/5802/smh_carteascencion_hiver.pdf Prenez le temps d’examiner la topographie grâce aux courbes de niveau. Il y a de quoi à voir!

La file d’attente de la remontée principale demeure tout à fait accessible en un temps modeste.
La patrouille prête au cas où.
Le domaine des tout-petits est à l’écart des autres pistes afin de protéger les novices.

S’occuper de ses affaires $$$

C’est par un temps comme aujourd’hui que j’apprécie véritablement la valeur de mes vêtements de ski. J’ai horreur d’être mouillé et je suis frileux. En somme, tout pour rester à la maison bien au chaud!. Mais voilà, je suis un gars de plein-air et j’ai besoin d’espace pour me sentir bien (surtout en cette année Covid). C’est pour cela que j’investis dans de bons vêtements techniques. Pareil équipement, vous le savez, coûte cher. Et comme la mode s’est mise au goût de l’aventure il y a une vingtaine d’années, les prix sont devenus exorbitants, stratosphériques et hallucinants. Je n’exagère pas. Au moins, la qualité est souvent au rendez-vous. Pour qui sait bien s’occuper de ses vêtements techniques, ceux-ci sauront les gratifier d’une fidélité remarquable. Ainsi, il faut acheter des vêtements de marques réputées et qui conviennent à ses besoins. Il faut aussi les entretenir rigoureusement et régulièrement: lavage, séchage et application d’un traitement déperlant durable. L’acheteur avisé et soucieux de son budget, et de l’environnement, fréquente souvent les pages Facebook de vente d’articles de plein-air usagés, ainsi que les autres sites de matériel de seconde main. Mais attention aux trolls et autres Joe-connaissants qui « veulent votre bien ». Ils n’hésitent pas à tout commenter, critiquer et ridiculiser. Il faut être fait fort pour fréquenter ces lieux d’économie du partage! Cependant, ça en vaut souvent la peine. Méfiez-vous aussi des marques trop populaires, recherchées comme des pépites d’or, qui donnent parfois lieu à une surenchère souvent grotesque. Et c’est sans parler de la contrefaçon florissante (vous savez, la marque au squelette d’oiseau préhistorique…). Les bonnes affaires abondent; il faut savoir les distinguer du bruit de fond et savoir reconnaître le faux.

La neige accumulée sur les vêtements finit par les détremper. Sauf s’ils sont bien entretenus!
Un entretien rigoureux est garant d’un matériel qui livre ses promesses.
Au pire, si vos vêtements vous laissent tomber vous pourrez toujours vous rabattre sur les espaces intérieurs désertés des stations!