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Sommet Saint-Sauveur: après le déluge, l’agréable surprise! 12 janvier 2020

Hé b’en non, la fin du monde n’a pas eu lieu!

Encore à minuit hier, je ne donnais pas cher des conditions de neige pour ce dimanche. Le déluge de calibre Ancien Testament a bel et bien eu lieu (sans, toutefois, l’arche). Et les prévisions de verglas qui sonnaient le glas de la glisse pour dimanche… Toutefois, n’écoutant que son instinct et son besoin de jouer dehors, le chroniqueur a préparé tout son équipement avant d’aller au lit. Grand bien lui en fit, car au réveil il constate que le grésil tombé durant la nuit a été suivi de neige dans les Laurentides. Le verglas a été minime. Résultat: saute dans l’auto, monte dans le Nord et chausse les skis. Le stationnement de Sommet Saint-Sauveur contient un million de places libres. Cela est inversement proportionnel au nombre de visiteurs. Nous ne sommes qu’une poignée à avoir bravé… rien, si ce n’est qu’une route un peu enneigée. J’en profite pour faire connaissance avec bon nombre de skieurs seuls ou en famille (comme celle super sympa de St-Colomban; vous vous reconnaitrez!).

Remarquez les supports à ski (photo prise vers 11:00): vides!

Tous les moyens sont bons pour initier la marmaille.

« Attendez-moi! »

Le déluge biblique a quand même laissé des traces. Voici les seules que j’ai vues à la station. Le reste est intact.

Je te prête mes yeux

J’ai le bonheur non seulement de skier dans de superbes conditions, mais aussi de faire la connaissance d’un groupe d’instructeurs de ski en formation de la Fondation des aveugles du Québec ( https://fondationdesaveugles.org/ ). L’organisme prête littéralement ses yeux à des personnes mal voyantes afin de leur permettre de faire du ski. Le directeur, Steve Joseph, m’explique en détail la mission noble et parfois  audacieuse de la Fondation. Je vois à l’oeuvre des instructeurs qui mettent au point leurs techniques de formation et qui simulent la non voyance avant d’accueillir les véritables bénéficiaires du programme, la semaine prochaine. Ils m’impressionnent; je leur lève mon chapeau!

« Briefing » après une descente.

Le directeur de la Fondation des aveugles du Québec, Steve Joseph.

L’acte de foi: faire semblant d’être aveugle, fermer les yeux et écouter les directives de l’instructeur.

Neige particulière

Les conditions sont telles que n’importe quels skis font un excellent travail. Cela est rare! Qu’il s’agisse de skis de GS, de slalom, de fats, de rando alpine, rigides ou souples, peu importe ce qui se trouve sous vos bottes, vous êtes assurés de skier parfaitement. En effet, en surface l’accumulation de quelques centimètres de grésil, mélangés à une fine neige, se marie parfaitement à une base moyennement ferme. Il n’y a aucune plaque durcie ni de glace. Pourtant, tout le monde le redoutait. Je ne vois aucun skieur ou planchiste qui « en arrache ». C’est le genre de journée où tout le monde est bon! Notez que seules 10 pistes sont ouvertes aujourd’hui. Malgré cela, je ne me suis pas ennuyé un seul instant!

« Moi, moi, moi ».

Il s’agit sans doute d’un dimanche d’une rare tranquillité pour la patrouille.

Les conditions sont parfaites pour tout le monde. Comme une loterie dans laquelle tout les joueurs gagnent!

Le parc à neige est minimaliste, mais pas fermé.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.