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Importance des bottes de ski: une expérience probante!

J’ai décidé d’écrire cet article sur mes nouvelles bottes de ski alpin afin de partager mon expérience de l’hiver dernier. Même si par logique je sais que les bottes de ski sont le très important lien entre le corps et les skis, comme beaucoup d’autres skieurs, j’ai toujours attaché plus d’importance à mes skis et à ma technique. Alors que j’achetais régulièrement des skis étant en perpétuelle recherche de meilleurs skis, je ne changeais de bottes que lorsque celles-ci étaient en fin de vie. J’ai réalisé l’hiver dernier que mes priorités devaient changer! Voici donc tout le processus de ma décision et de l’ajustement de mes nouvelles bottes, tel que je l’ai vécu. Mon objectif est simplement de partager avec vous mon expérience personnelle… et de contribuer à vous faire réaliser l’importance que les bottes ont dans tout l’équipement de ski alpin! (À noter que ma photo a été prise quelques jours avant que je n’achète mon casque de ski… une autre pièce très importante!)

Il y a trois ans j’ai acquis une nouvelle paire de bottes de ski, passant de bottes avec un indice de flex de 120 à des bottes avec un indice de 110, et qui étaient confortables (comprenez: un peu grandes). En mars 2016, le destin m’a forcé à reconnaître que mes bottes, qui me satisfaisaient avec de belles conditions, n’étaient pas à la hauteur dans des conditions plus difficiles. Comme c’était possiblement la dernière fois de ma vie que j’achetais des bottes de ski, j’ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté et je suis allé tôt un matin de semaine chez Daniel Lachance Ski Service dans le vieux village de Mont-Tremblant. Ce magasin est reconnu pour le service professionnel qu’il offre, et j’avais particulièrement entendu parler de son expertise dans l’ajustement des bottes de ski alpin. C’est Richard Bellemare, qui a débuté en 1978 comme ajusteur de bottes, qui s’est occupé de moi.

Les étapes pour choisir les bottes de ski

S’il est possible de faire des ajustements aux bottes, il y a tout de même des limites à ce qui est possible. Ceci est vrai même si on achète des bottes avec un chausson thermo-moulable. Il est donc important au départ de choisir des bottes qui ont des caractéristiques compatibles avec la forme de nos pieds et de ne pas négliger le fait qu’il est normal que nos pieds ne soient pas exactement similaires. 

Étape 1: Mesure de la longueur des pieds

Étape 2: Mesure de la largeur des pieds
Cette étape est tout aussi importante que la première, car il peut y avoir beaucoup de différence de largeur d’un modèle de bottes à un autre.

Étape 3: Prise de l’empreinte de l’arche des pieds
Cette étape donne une référence importante à propos de l’arche des pieds du skieur, autant pour la taille des semelles encore non moulées que l’on utilisera, que pour la différence de profondeur de l’arche qu’il peut y avoir entre les deux pieds. Souvent cela donne une bonne idée du type de bottes à choisir.

Étape 4 : Vérification de l’alignement des chevilles
Ce ne sont pas tous les skieurs qui ont la chance d’avoir les chevilles bien alignées. Si ce n’est pas le cas, il faut ajuster les bottes en conséquence, en particulier les semelles, sinon le skieur peut perdre en performance lors de la mise à carre, en plus de provoquer à long terme des tensions inutiles dans les articulations, pouvant aller jusqu’au maux de dos!


Étape 5 : Mesure de la dorsiflexion des chevilles
Un manque de flexibilité au niveau des chevilles peut influencer le choix ou nécessiter un ajustement des bottes. C’est une mesure que l’on fait surtout si le skieur se plaint de douleurs aux tibias ou encore que ses talons lèvent dans ses bottes. La dorsiflexion consiste en un mouvement de redressement du pied, orteils vers le ciel, de façon à rapprocher le pied du tibia.

Étape 6 : Choix des bottes

Le choix des bottes de ski se fera en fonction des résultats des étapes 1 à 5, mais aussi en fonction du genre de ski pratiqué, du gabarit et dans une certaine mesure des goûts du skieur. J’ai essayé quelques modèles suggérés par Richard avant de trouver le modèle parfait pour moi. Je n’avais aucune préférence de marques ou de modèles et ce sont les  bottes Rossignol Alltrack Pro 130 WTR pointure 27.5 qui ont été le choix final.

J’aimerais faire 2 clarifications. Mon collègue David Lachance a d’ailleurs écrit un excellent article qui rejoint mon propos (cliquez ici pour le lire), mais voici tout de même en résumé:

– Il y a beaucoup de subjectivité dans la détermination du flex des bottes. Si l’indice est utile pour comparer la rigidité des bottes d’une même marque, il est moins fiable pour comparer le flex de bottes de marques différentes. Il est possible que le flex de 120 d’une marque donnée soit assez comparable au flex de 130 de bottes d’une autre marque.
– Il n’y a pas une grosse différence entre disons des bottes 27.0 et 27.5. Le .5 indique simplement que la fausse semelle est un peu plus mince que dans les bottes .0.

Étape 7: Vérification de la taille des bottes
Avant de crier victoire, il faut vérifier que la longueur des bottes est idéale. Pour cela on mesure à l’aide d’un bâton l’espace qu’il y en entre le talon et l’arrière de la botte, avec les orteils qui touchent le devant de la botte, mais sans exercer de pression. Les constats possibles sont:

– Si la tige avec le gros diamètre passe, la botte est soit trop grande, soit une botte de location, soit une botte pour un skieur très occasionnel, ou soit une botte pour un enfant qui grandit.
– Si la tige avec le diamètre moyen passe exactement, la botte a la longueur parfaite pour le skieur récréatif.
– Si la tige avec le petit diamètre passe exactement, la botte est trop petite pour la majorité des skieurs récréatifs, mais est parfaite pour ceux qui veulent skier très agressivement ou pour les skieurs qui font de la compétition.

Une fois les bottes choisies, il est important de les porter pendant 10 à 15 minutes pour s’assurer qu’il n’y a pas de points de pression qui pourraient causer de la douleur. Au besoin, plusieurs petits ajustements sont possibles pour les éliminer.


8. L’ajout de semelles moulées

Pour beaucoup de skieurs, les semelles qui viennent avec les bottes les satisfont, ce qui était auparavant mon cas. Mais pour les skieurs qui recherchent un meilleur contact entre leurs pieds et les semelles, il y a les semelles moulées. Tenant compte de mon poids, j’ai choisi le modèle plus rigide. Les skieurs qui ont des semelles moulées ne veulent plus s’en passer, car la différence en ski est réelle. Je peux maintenant en témoigner!

Une fois les semelles moulées aux pieds, il faut en ajuster la longueur et la largeur, puis faire un ponçage final. Pour une deuxième fois, j’ai gardé les bottes dans mes pieds un certain temps et comme tout était parfait, il ne me restait plus qu’à essayer mes nouvelles bottes sur les pistes de ski.

Le verdict final

Le 4 avril 2016, avec des conditions hivernales, je suis allé skier à Tremblant. Les bottes étaient très confortables, mais j’ai rapidement réalisé que quelque chose n’allait pas. Mes bottes précédentes n’étant pas assez performantes, elles m’avaient fait prendre de mauvaises habitudes. J’ai eu besoin d’une bonne heure et demie de ski pour corriger des problèmes dans ma technique et cela m’a fait retrouver le plaisir de skier à un niveau dont j’avais oublié l’existence! J’ai skié plus de 5 heures sans ressentir la fatigue et sans jamais avoir mal aux pieds, ce qui est exceptionnel avec des bottes neuves.

09-verification-finaleJ’espère que le récit de cette histoire vraie va vous inciter à accorder plus d’importance au choix de vos prochaines bottes de ski, et ainsi vous permettre de skier au maximum de vos capacités. Je veux remercier Richard dont la collaboration a été essentielle pour que je puisse écrire cet article. Plusieurs boutiques en station offrent un service d’ajustement des bottes personnalisées, ce que je recommande à tout skieur au moins une fois dans sa vie!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jacques Poulin
Skieur depuis plus de 50 ans, il a toujours aimé découvrir de nouvelles stations, ayant skié dans plus de 100 stations au Québec, dans l’Ouest canadien et en Nouvelle-Angleterre. Aujourd’hui, il préfère descendre en ligne de pente les pistes damées, mais il ne dira pas non à un peu de poudreuse!