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Le jour où j’ai appris à skier: merci Iniski!

15 octobre 2013 | Chronique, par Françoise Boissinot
Photos Jacques Boissinot

À l’âge de 16 ans, j’ai décidé d’apprendre le ski alpin. Mon père, passionné depuis son enfance, n’a été que trop heureux de pouvoir enfin partager cette passion avec moi. Nous avons donc profité d’une journée où j’ai pu l’accompagner alors qu’il travaillait à prendre des photos d’une Coupe du monde de ski au Mont-Sainte-Anne, mon père m’a même offert ma première leçon à l’école de glisse: un Iniski. 

Le programme Iniski est une initiative du Conseil canadien du ski. Il a pour but d’initier des gens de tous âges au ski ou à la planche à neige en leur offrant des cours tout inclus à des prix plus qu’abordables. Offert un peu partout au Canada, il a été développé pour créer une relève. Iniski et Inisurf (planche à neige) s’adressent autant aux débutants qu’aux personnes qui n’ont pas pratiqué ce sport depuis plusieurs années. La plupart des forfaits incluent le billet de remontée, une leçon de groupe, ainsi que la location d’équipement. Au Québec, il en coûte en moyenne 50 $ à 60 $ selon les stations pour un iniski. Le site SkiCanada.org répertorie les stations participantes partout au Canada.

Mon expérience

Le jour prévu, nous sommes arrivés sur place à 8 h. Je portais mon manteau de ville, une vieille paire de pantalons de neige, une tuque, un large foulard et de vieilles mitaines usées. Mon père m’avait prêté son ancien casque ainsi qu’une vieille paire de lunettes de skis. J’ai dû fouiller longtemps pour compléter mon ensemble un peu disparate! Nous nous sommes présentés au comptoir de l’école de glisse pour réserver un cours. Le coût de l’iniski incluait l’accès aux pentes-écoles, un cours de deux heures avec un professeur expérimenté, ainsi que la location de tout l’équipement nécessaire. On m’a prêté des bottes, des skis et des bâtons, que je me suis empressée d’enfiler. Si je n’avais pas déjà eu un casque et des lunettes, l’école de glisse aurait complété mon ensemble! À 8 h 30, j’étais toute équipée et dehors, prête à entamer mon cours qui ne commençait qu’à 10h. Qui ça, impatiente? Nerveuse un peu, aussi…

Après une longue attente, mon instructeur vient à ma rencontre. C’était un vieux routier qui avait de toute évidence enseigné les bases à bien d’autres skieurs avant moi. Nous nous sommes rendus à la pente-école et avons monté le tapis magique. J’ai alors senti pour la première fois la sensation extraordinaire de glisser sur la neige. Après deux ou trois descentes de la piste qui peut à peine être qualifiée de pente, nous sommes passés au niveau supérieur : la piste débutante. Le défi augmentait! En 2006, le tapis magique n’était pas encore installé pour la piste plus avancée, nous devions emprunter un Poma lift. Il m’a fallu quelques remontées avant de comprendre qu’il ne fallait pas s’assoir, mais rester bien droite, debout sur les skis. Inutile de dire que mon derrière se souviendra de ces chutes… 

L’instructeur m’a alors appris la technique du chasse-neige, ainsi que comment bien effectuer un virage. Il m’a également expliqué l’équilibre en ski. Je n’étais pas une grande sportive et de toute ma vie, je m’étais bien peu intéressée aux sports en général, et surtout pas aux sports d’équipe enseignés en éducation physique! Cependant, j’ai la chance de pratiquer l’équitation depuis mon enfance. À ma surprise, mes antécédents m’ont donné un léger avantage pour mes premières sorties en ski : je possédais un excellent équilibre gauche/droit. Le moniteur n’a donc pas eu à m’expliquer longtemps comment changer mon équilibre pour mieux effectuer mes virages. Il m’a alors retiré mes bâtons et m’a fait prendre une perche pour m’aider à mieux sentir le changement d’équilibre dans les virages. Vers la fin du cours, mon père est venu voir mes progrès. Il est resté à l’écart et en a profité pour prendre des photos. À ce moment, un sourire était imprimé sur mon visage, fière de mon accomplissement. Après mon cours, on m’a offert de garder mon équipement et de continuer à skier, mais j’en avais eu assez… Mes pieds et mes jambes peu entrainées avaient assez donné!

Ma progression

Mon deuxième iniski a eu lieu la saison suivante. Comme je n’ai commencé le ski qu’à la fin de la saison, je n’avais pas eu d’autres occasions de revenir avant le mois de décembre 2006. J’étais impatiente de revivre mon expérience! Cette fois-ci, le prix de l’iniski comprenait un billet de remontée donnant accès à la montagne en entier. Ma monitrice était alors une jeune femme dans la vingtaine. Nous avons commencé sur la pente débutante, puis nous sommes rapidement montées au sommet. J’avais choisi une journée magnifique; il neigeait à plein ciel et les pentes étaient recouvertes de belle poudreuse. Pour un débutant, il est difficile de skier dans ces conditions. Je tombais régulièrement, mais la belle neige absorbait tout choc et je ne faisais que rire de mes chutes. La partie la plus difficile était de se relever mais la monitrice m’a appris plusieurs techniques qui m’ont été très utiles depuis. 

Cette fois-ci, j’ai continué à skier après mon cours. J’ai effectué plusieurs descentes avec mon père et je lui ai demandé d’autres sorties pendant l’hiver. Pour Noël, il m’a offert un habit de neige plus adapté, des mitaines neuves, des lunettes de ski et un casque, essentiel à ma sécurité. J’ai continué les cours de ski et je peux maintenant skier sur toutes les pistes de niveau intermédiaire sans problème! Je suis contente d’avoir commencé avec des iniskis, puisque j’ai ainsi appris toute la base du ski. Mon père aurait très bien pu me donner des cours… mais je crois qu’il est trop facile de répliquer à quelqu’un que l’on connait bien! Je ne regrette pas d’avoir commencé après mon enfance. Je trouve que j’ai évolué plus vite que je ne l’aurais fait enfant. Je continuerai les cours cet hiver et j’espère apprivoiser les pistes noires! Bonne saison!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Boissinot

Françoise se décrit comme une skieuse du dimanche, même si elle aime dévaler les pistes de ski en compagnie de son père Jacques Boissinot (la Comète). Diplômée en Communications de l'Université Laval, profil Journalisme, Françoise aime faire de la recherche et transmettre ses découvertes. Suivez-la pour un regard frais et différent sur le ski alpin!

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