En me rendant au Massif du Sud, j’étais persuadée n’y être jamais allée. Par contre, quand je suis sortie de mon premier sous-bois « La Cathédrale » situé du côté gauche de la montagne en sortant du télésiège, en voyant le faux plat lors de mon retour vers le télésiège, j’ai réalisé que j’étais déjà venue ici auparavant avec un de mes amis skieur! Et c’était tout un avantage d’être accompagnée d’un skieur lorsqu’on est planchiste dans cette montagne: on peut profiter d’un bâton pour s’aider au retour des sous-bois « 2 à 8 », ou si l’ami est sympa, nous fera taxi… Sinon c’est certain qu’en planche, il sera impossible de ne pas devoir détacher une fixation et pousser du pied!

Au coeur de la fôret

J’avais beaucoup entendu parler en bien des sous-bois du Massif du Sud. La plupart du temps, ce qu’on en dit, c’est qu’il y a toujours de la neige dans ceux-ci. Je le confirme! J’ai passé la plus merveilleuse des journées et j’ai vraiment eu du mal à quitter les sous-bois pour aller dévaler les pistes, qui étaient pour la plupart laissées non-damées pour le plaisir des skieurs. La force de la station est clairement les sous-bois! Il y en a tout simplement partout. Presque toutes les pentes mènent à une splendide forêt aménagée nous permettant de profiter de toute cette neige accumulée. Il y en a même un qui se nomme « La Junior » , située au coeur des pistes desservies par le petit Poma. Tout est prévu pour que l’on aie envie de passer notre journée entière dans les sous-bois.

Votre santé leur tient à coeur

À vrai dire, depuis que la Covid s’est invitée dans nos vies, le Massif du Sud est une des stations que j’ai visitées qui s’applique le plus à faire respecter les mesures pour tous les visiteurs, et ce même à partir du stationnement. L’employé qui nous place dans celui-ci prend le temps de venir nous parler et nous expliquer ce qu’il est permis ou non de faire. Comme c’est toujours les mêmes questions qu’on se pose lorsque l’on change de station (Est-ce qu’on peut se changer à l’intérieur? Est-ce que notre sac peut rester dans les cases? Quels sont les services pour l’heure du lunch?), ce fort sympathique monsieur a toutes les réponses et nous aide à débuter notre journée avec les bonnes informations. Les voici: Il est permis de se changer et de laisse notre sac dans les cases, pour le dîner il est possible de se procurer un repas chaud à la cafétéria du chalet, un menu bien complet avec du choix, tant qu’il est consommé dehors ou dans l’auto par la suite. Une fois préparés, il faut passer par une petite cabane pour présenter notre passeport vaccinal. Dans le chalet, une employée est présente pour nous assigner une table désinfectée. La disposition du chalet permet de gérer la circulation des skieurs: on entre par un endroit et on sort par une autre porte. Tout y est pour notre sécurité!

La montagne des gens sympa!

Tout au long de ma journée, j’ai eu l’occasion de parler avec plusieurs skieurs, autant dans le télésiège que dans les pistes et les sous-bois. J’ai mentionné à un skieur que j’allais faire des photos de lui et quelques virages après on s’est arrêtés jaser au milieu du sous-bois. Ensuite dans le télésiège, j’ai reçu de sages conseils pour commencer ma découverte des pistes de la montagne, qui m’ont d’ailleurs énormément servi pour me diriger dans les secteurs. Plusieurs skieurs m’ont permis de faire du pouce dans la familiale à la sortie des sous-bois car c’est une piste à faible inclinaison, ce qui devient un peu pénible pour les planchistes, surtout lorsque la journée avance!

Le bon samaritain qui a pris le temps de me jaser en plein milieu du sous-bois « Le Polaire »

Coup de coeur « La Bipolaire »

Décidément, ma piste coup de coeur est un sous-bois! Il fallait le prévoir. « La Bipolaire » commence avec une pente douce pour aboutir à une descente moyennement pentue (il est classé simple losange), ce qui était parfait à mes yeux. Le sous-bois est assez large pour que je puisse y laisser ma trace dans une neige fraîchement tombée et qui n’a pas encore été skiée. Pour finir, lorsque l’on sort de « La Bipolaire », on peut apercevoir « La polaire » qui est tout aussi plaisante à dévaler.

Une chose est certaine, je suis restée sur mon appétit: je n’ai pas réussi à découvrir toutes les pistes et sous-bois, alors je me donne le mandat d’y retourner cet hiver si mon calendrier me le permet! Je lève mon chapeau à tous les employés qui s’acharnent à faire respecter les règles sanitaires et nous donner une montagne si agréable à skier, vous le faites à merveille!