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Un télésiège, c’est comme…

25 avril 2013 | Éditorial, par Geneviève Larivière
Photo Geneviève Larivière

Un télésiège, c’est comme un autobus. Sans chercher bien loin, la comparaison d’un télésiège avec autobus est facile: c’est un moyen de transport collectif, qui nous amène d’un point A à un point B. On le prend en attendant notre tour, on remplit les sièges libres et on partage l’espace (message ici aux skieurs égoïstes…), bref, on bénéficie tous d’un transport pour lequel on a chacun un petit peu payé.

Un télésiège, c’est comme un autobus, ça coûte des sous à opérer. On paye un chauffeur d’autobus, on paye un opérateur de remontée mécanique. On paye pour l’entretien, la réparation, la mise à niveau, la rénovation… ai-je besoin d’aller plus loin?

Un télésiège, c’est comme un autobus: si personne ne l’utilise… on ferme. Les circuits non-utilisés d’une ligne d’autobus sont supprimés, au gré de la demande des utilisateurs. En deçà d’un certain taux d’utilisation, la ligne n’est pas rentable. On réduit les fréquences, on retire des arrêts, voire on annule carrément des tracés. Personne ici n’a besoin d’un cours d’économie sur l’offre et la demande…

Quand j’entends des skieurs, en fin de saison, s’exclamer: «Ah c’est génial y’a personne! On a la montagne à nous tout seul!», j’ai un sourire en coin… car 7 jours plus tard, ces mêmes skieurs s’adressent, mécontents, à leur station de ski préférée «MAIS! Pourquoi vous fermez!? Il reste encore plein de neige!!». L’offre: oui, il y a plein de neige. La demande: plus personne ne vient skier. Constat: en deçà d’un certain nombre de skieurs, il n’est pas rentable d’opérer la station.

Cette année, le Mont Orford a annoncé une belle initiative: tant qu’il y aurait des skieurs à la montagne, celle-ci ouvrirait! Bien entendu, les petits caractères indiquent que la station se réserve le droit de décider si elle opère ou non… mais le message n’en était pas moins clair: vous voulez du ski? Alors venez! Mais si vous ne venez pas… ne pleurez pas parce qu’on ferme. Et que ceux qui se scandalisent d’une telle décision se renseignent un peu sur les coûts d’opération quotidiens d’un télésiège quadruple… si vous étiez le seul abonné de votre réseau de transport en commun, vous marcheriez avec vos pieds.

Loin de moi l’idée de relancer le débat et de chercher le pourquoi du comment qui expliquerait la cause de l’abandon du ski par la majorité des skieurs dès que le beau temps pointe son nez… cela dit, les fermetures des stations c’est comme le cycle des saisons, c’est inévitable.

Le télésiège, c’est comme un autobus: si personne ne l’utilise… on ferme.

À tous, gardez le sourire… on aura encore de l’hiver pour quelques décennies… et si vous voulez que votre montagne préférée ouvre plus longtemps… visitez-la plus souvent ;)

Bon été!

GL

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Geneviève Larivière
Diplômée en communications et en géographie (Université Laval), Geneviève est avant tout photographe. Sa facilité pour la rédaction de textes l'a menée directement au photojournalisme. Sur les pistes de ski, elle conjugue ses passions pour la photo et les sports de glisse, toujours en quête du cliché du jour.