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Débuter en ski : 10 erreurs à éviter

31 janvier 2017 | Chronique, par Françoise Boissinot
Photo Geneviève Larivière

Commencer en ski n’est pas une tâche facile, surtout pour un adulte. Il y a tellement de choses à savoir et d’épreuves à surmonter. En tant qu’adultes, nous avons souvent plus peur que les enfants, et nous avons aussi des idées préconçues. Je vous dresse ici la liste de 10 erreurs de débutants qui pourraient vous faire vivre une mauvaise expérience… J’ai eu la chance d’être bien entourée à mes débuts mais j’ai quand même vécu certains de ces pièges!

1. Commencer avec de la famille ou des amis

Une des pires erreurs selon moi est de commencer avec de la famille ou des amis. C’est trop facile de dire « pas capable » à son proche. C’était comme ça avec mon père. Il arrivait souvent que je bloque à certains endroits sur la piste familiale. Je trouvais ça trop incliné et je ne me sentais pas capable. Par contre, lorsque j’y retournais avec le moniteur qui m’assurait que j’en étais capable, je m’essayais et je me rendais bien vite compte que c’était faisable! Maintenant, je fais cette piste du haut en bas sans m’arrêter. Comme la plupart des stations offrent le programme Iniski et Inisnow à un prix compétitif, ça ne vaut pas la peine de se passer d’un professeur.

2. Ne pas écouter son moniteur/professeur improvisé

Ça peut sembler « enfantin », mais il est important d’écouter son moniteur. Si je ne l’avais pas fait, je serais encore dans la familiale à attendre d’avoir le courage de descendre! Si je n’avais pas suivi ses trucs pour savoir comment tourner et comment « beurrer mon beurre de peanut égal », je serais encore en chasse-neige dans la pente-école. C’est grâce à ses conseils que j’ai évolué au point où j’en suis.

3. Vouloir aller trop vite

Dans le même ordre d’idée, il est à la fois sage et difficile de ne pas vouloir aller trop vite. Au début, c’est normal de rester sur des pistes faciles. Il est important de bien savoir tourner et arrêter avant d’augmenter le niveau de difficulté… et pour cette partie, fiez-vous à votre moniteur, il saura à quel moment vous êtes prêt! J’ai fait cette erreur avec mon copain lors de son premier essai en ski. Après son Iniski dans la pente-école, il trouvait le tout trop facile et même ennuyant. Il se disait prêt pour plus. Je l’ai emmené dans une pente légèrement plus pentue (la pente familiale), mais c’était trop pour lui. Il a figé et est tombé en se blessant.

4. Acheter du matériel trop tôt

Le risque d’acheter du matériel trop tôt, c’est bien entendu le fait que vous serez pris avec du matériel inutilisé si vous réalisez que vous n’aimez pas le ski. Un bon habit de neige, un casque, des lunettes, tous ces items peuvent être réutilisés dans d’autres activités hivernales. J’utilise d’ailleurs le tout pour aller faire de la glissade ou pour des promenades hivernales en tout confort. Par contre, les skis, bottes et bâtons sont plus difficiles à réutiliser. Pour ma part, j’ai acheté tranquillement, après plusieurs sorties, des bottes, puis des bâtons et enfin des skis. J’ai d’ailleurs commencé par acheter du matériel usagé avant de passer à du neuf. C’est un investissement sage: la valeur de revente chute moins lorsqu’on achète déjà usagé!

5. Acheter du matériel trop fort/pas de notre niveau

Un débutant n’a pas les mêmes besoins qu’un skieur olympique. Il lui faudra des skis plus faciles à manoeuvrer. J’ai commencé avec des skis à double spatule (twin tip). C’était super facile et je me sentais en confiance. Quand mon niveau a augmenté, j’ai acheté des skis d’un calibre un peu plus fort. Si vous prenez des skis trop forts, les dangers sont nombreux: mauvais contrôle, inconfort… sans parler de la dépense! Une de mes connaissances qui débutait en ski n’a pas écouté le vendeur et s’est acheté la crème de la crème en pensant que ce serait mieux. À la première sortie avec ses nouveaux skis, il a fait une mauvaise chute et s’est blessé. C’était peut-être les meilleurs skis sur le marché, mais ce n’était pas les meilleurs skis pour lui.

6. S’habiller trop chaudement

Quand on ne connait pas l’effort qu’on déploiera dans une nouvelle activité hivernale, on a le réflexe de trop s’habiller, de peur de geler. Le réflexe n’est pas mauvais mais si l’habillement est mal adapté, on a vite chaud dans les descentes et on gèle dans la remontée. J’ai commencé à skier avec un manteau de ville, celui qui a de la fourrure sur le capuchon. On était au mois de mars et j’étais nerveuse. J’ai eu beaucoup trop chaud. Depuis, je me suis acheté un bon manteau qui respire et des couches supplémentaires. Je mets des caleçons longs et un gilet à manches longues. Avec ça, j’ai une autre petite veste un peu plus chaude que je porte les journées plus froides. Par-dessus le tout, j’ai mon manteau. Au printemps, j’ai de petites trappes sous les bras qui s’ouvrent pour plus de confort.

7. Ne pas se lancer de défis/rester sur ses acquis

Une fois les bases du ski apprises, il est important de se lancer quelques défis et de sortir de sa zone de confort un peu. Après avoir atteint un niveau de confiance respectable dans la pente familiale, je suis passée à une piste bleue. Ma première expérience n’a pas été de tout repos, mais à la longue, elle est devenue une de mes pistes favorites! J’essaie à chaque sortie de prendre au moins une piste plus difficile. Par la suite, je peux retourner dans mes vieilles pantoufles.

8. Abandonner trop rapidement

Tous les skieurs sont déjà tombés. Je n’y fais pas exception. Ma deuxième expérience en ski se résume d’ailleurs par le mot « tomber ». Plusieurs mois après mon premier cours en Iniski, j’ai décidé de reprendre le même cours. C’était une journée de poudreuse. Pour un avancé, de la poudreuse est un cadeau du ciel, mais pour un débutant, c’est un cadeau de grec. J’ai dû tomber plus de 20 fois. Heureusement, la poudreuse a absorbé mes chutes. À une reprise même, mes deux skis ont décidé d’aller chacun dans une direction opposée, comme s’ils avaient leur propre opinion de la direction à prendre. À chaque fois, je me suis relevée et je suis repartie. J’ai beaucoup appris de mes chutes.

9. Penser qu’on est trop vieux pour apprendre

Il n’y a pas d’âge pour apprendre à skier. Ce n’est pas que les enfants qui peuvent le faire! J’ai appris à skier à 16 ans. Cela m’a donné un avantage, celui d’avoir pu pratiquer d’autres sports qui m’ont appris l’équilibre. Je suis donc partie avec un net avantage sur les enfants, qui ne maitrisent pas encore tous ce principe! Il suffit simplement d’y aller à son rythme.

10. Ne pas s’écouter

Finalement, ce conseil va de soi, mais j’insiste: il est très important de s’écouter. Quand je suis fatiguée, j’ai davantage tendance à faire des erreurs et je tombe, ce qui augmente les chances que je me blesse. J’essaie de résister à l’envie de la phrase « une dernière descente! »: je préfère rester sur ma faim et revenir en pleine forme une autre journée!

J’espère qu’avec ces quelques conseils vous serez en mesure de commencer du bon pied. Si vous avez d’autres interrogations en lien avec l’apprentissage du ski, voici quelques recommandations de lecture:

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Boissinot
Françoise se décrit comme une skieuse du dimanche, même si elle aime dévaler les pistes de ski en compagnie de son père Jacques Boissinot (la Comète). Diplômée en Communications de l'Université Laval, profil Journalisme, Françoise aime faire de la recherche et transmettre ses découvertes. Suivez-la pour un regard frais et différent sur le ski alpin!