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L’Iniski de Lucie: quand toutes les peurs s’envolent!

23 février 2015 | Chronique, par G. Larivière et L. Belka
Photos Geneviève Larivière

Je me considère très chanceuse: au fil des années, j’ai pu amener plusieurs skieurs à apprivoiser ou réapprivoiser les pentes en ski (ou en télémark!). Quand j’arrive à faire accrocher ou raccrocher quelqu’un à un sport alpin, je me dis « Mission accomplie! » avec un brin de fierté. Cette année, mon histoire à succès provient d’outre-atlantique… j’aime bien pêcher en zone internationale! L’idée a germé suite à l’annonce d’un couple d’amis français, Romain et Lucie, qui ont prévu un séjour d’une durée plus que raisonnable au Québec, en plein hiver. Vous devinerez que les activités « cliché-mais-incontournable » étaient au programme, mais Romain étant un skieur, une sortie a été organisée pour lui faire découvrir le ski dans un type de terrain plutôt rare en France: les sous-bois. C’est donc naturellement vers le Mont SUTTON que j’ai conduit mon duo de touristes… non sans avoir planifié la journée de Lucie.

Non-skieuse, anxieuse, elle n’était pas du tout enchantée par l’idée de son amoureux d’aller dévaler des pentes, cherchant plutôt la solution spa-chocolat chaud-glissades-traineaux à chiens. Elle avait cependant consenti à se prêter à l’exercice de l’apprentissage, avec philosophie: « Si je ne l’essaie pas, je ne pourrai pas dire que c’est nul et que je n’y arrive pas! » À sa grande surprise… l’expérience fut un succès total. Spontanément, entre deux descentes, elle me lance « Hé! Je peux même t’en faire une chronique, tiens! » Comment pouvais-je refuser? Voici donc l’Iniski, raconté par mon amie Lucie:

Une journée au Mont Sutton, ou comment l’Iniski a vaincu la ski-ite aigüe

Salut, je m’appelle Lucie, j’ai 30 ans et faire du ski me file la pétoche.

Parce que ça va vite, parce que j’ai peur de ne pas contrôler, parce que j’ai peur de me blesser, je laisse volontiers la neige aux initiés. Malgré ça, j’ai accepté, en trainant les pieds, de me laisser inscrire à un Iniski au Mont Sutton.

Arrivée à la station, le cœur commence à accélérer: je suis de moins en moins dans ma zone de confort. Essayage des bottes, choix des skis et des bâtons… Je tremble comme une feuille mais Thomas et Karine à la location d’équipement sont aux petits soins: je ne tombe pas dans les pommes.

Mon chum et notre amie me laissent seule pour aller profiter la neige, moi j’attends mon moniteur. La crise d’angoisse est proche, je suis maladroite dans mes bottes de ski, me sens comme un poisson hors de l’eau.

Un mec en bleu arrive, le sourire d’une oreille à l’autre: « Salut, je suis JP*!» Il est tout ce que je déteste chez les skieurs confirmés: il skie et il est confirmé…  On se retrouve au pied de la cafétéria où il m’a apporté mon matériel. Ok, il gagne des points.

Pendant mon cours en tête à tête, JP me montre comment marcher en ski, remonter une pente, chasser la neige ; il commence à m’expliquer ce savant mélange entre physique et sensations… Il prend son temps, passe une étape après une autre en suivant mon rythme. Après avoir descendu trois fois la Cendrillon, je sais tourner, regarder devant moi, gérer ma vitesse et… prendre du plaisir!

La suite de la séance: autres pistes, autres techniques pour tourner, couper les bosses, apprécier et exploiter le terrain. Il corrige ma posture, il bavarde avec moi pendant les remontées et je prends plus de temps à admirer la station.

En moins d’une heure, je suis détendue, j’ai la neige dans le cœur et dans les yeux (il neigeait ce jour-là).

A la fin de l’initiation, je partage le même sourire que JP et je comprends pourquoi il le porte. De plus, la station est superbe. Je n’ai certes pu apprécier que la zone dite familiale mais c’est charmant et on s’y sent bien. Ce cadre, la magie de mon moniteur, l’obstination et les talents de persuasion de mon amoureux et de notre amie sont très certainement les raisons qui me permettent de conclure ainsi: Salut, je m’appelle Lucie, j’ai 30 ans et j’attends avec impatience la prochaine saison de ski !

Lorsque Romain et moi avons effectivement « abandonné » Lucie pour nous lancer dans les pistes expertes, je percevais les craintes de Lucie. Oui, on aurait bien pu seulement louer l’équipement, lui prendre un billet, et l’emmener avec nous dans un secteur facile. Oui, on aurait bien pu lui montrer les bases de la technique en ski. Oui, on aurait tout à fait eu la capacité de le faire… Mais l’Iniski, ce n’est pas que pour les enfants! Acheter un forfait complet, incluant équipement (skis, bottes, bâtons, casque), billet de remontée et surtout, le cours d’une heure et demie, c’est acheter des chances de succès. Lucie est sortie de sa zone de confort (le chalet!) grâce aux conseils de son moniteur, et au fil des descentes, elle a constaté qu’elle avait non seulement la capacité de skier, mais que c’était possible de le faire avec plaisir, sans stress (ou presque)! La largeur du sourire de Lucie à travers la neige qui tombait ce jour-là m’a fait chaud au coeur. Si vous voulez faire plaisir à quelqu’un de votre entourage qui est un peu réticent à sauter sur les planches… offrez-lui un Iniski, et offrez-vous ce bonheur!

L’Iniski/Inisurf est un programme d’apprentissage pancanadien offert dans toutes les stations de ski du pays. Le prix du forfait varie d’une station à l’autre mais un petit coup de fil à l’école de glisse de votre station préférée répondra à toutes vos interrogations!

*Le nom complet du moniteur de Lucie: Jean-Pierre Meunier. Merci à l’équipe de la location et de l’école de glisse pour le superbe accueil!

Ce texte est le deuxième publié au sujet de l’Iniski dans le Mag. Lisez (ou relisez!) le premier, un récit de Françoise Boissinot: « Le jour où j’ai appris à skier« .

À PROPOS DE L'AUTEUR

Geneviève Larivière

Diplômée en communications et en géographie (Université Laval), Geneviève est avant tout photographe. Sa facilité pour la rédaction de textes l'a menée directement au photojournalisme. Sur les pistes de ski, elle conjugue ses passions pour la photo et les sports de glisse, toujours en quête du cliché du jour.

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1 Commentaire sur "L’Iniski de Lucie: quand toutes les peurs s’envolent!"

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L’ini-ski ce fut mon premier contact avec les pentes. À 38 ans, plutôt momone, peur de tomber, de ne pas savoir m’arrêter, peur de la vitesse, du remonte-pente…bref, ce fut une grosse job pour mon moniteur de Bromont, François, de m’initier à ce sport…mais il a eu toute la patience et la pédagogie pour venir à bout de toutes mes peurs, et plus encore de faire de moi une vraie mordue. Depuis mes premiers débuts il y a deux ans, je skie deux à trois fois semaine, et j’attends l’hiver tout l’été

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