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    France: Val Cenis – Grand ski et grands espaces en Haute Maurienne

    Située à un jet de pierre de la frontière italienne et à environ 200 km de l’aéroport de Lyon, Val Cenis combine authenticité des villages et liberté des pistes. Souvent citée comme une alternative aux grands domaines ultra-connectés, Val Cenis mise avant tout sur l’espace, le calme et un ski authentique. Cette station de Haute Maurienne se rejoint facilement par la route, sans cols techniques, ce qui en fait une destination fiable même en plein hiver. Ici, pas de gigantisme ni de course à la performance: on vient pour skier sereinement.

    Un domaine vivant et fonctionnel

    Le village de Val Cenis est étendu mais cohérent, composé de plusieurs hameaux reliés skis aux pieds: Termignon (1 300 m), Lanslebourg (1 400 m), Lanslevillard et Val Cenis Le Haut (1 500 m). L’ambiance y est calme et familiale, très éloignée de l’effervescence des grandes stations interconnectées. Moins de remontées mécaniques, moins de foule, mais beaucoup d’espace sur les pistes, offrant une vraie sensation de liberté. Pour un skieur du Québec habitué aux stations plus achalandées, l’expérience est radicalement différente.

    Je commence ma journée à Lanslebourg, où le village fonctionne comme un vrai village, pas seulement comme une station de vacances. On se gare gratuitement sur la rue principale, comme si l’on allait faire ses courses, et en seulement 2-3 minutes de marche, on arrive au bas des télésièges La Ramasse et Turra.

    • La Ramasse est la remontée mécanique idéale pour explorer tout le secteur gauche du domaine.
    • Le télésiège Turra assure une liaison rapide vers le secteur droit, le Replat des Canons.

    Pour vous donner une idée de l’étendue du domaine: nous avons passé toute la journée sur le secteur gauche, en sillonnant tous les recoins. Quant à lui, le secteur du Replat des Canons pourrait se visiter sur une deuxième journée, en se stationnant stratégiquement à Termignon.

    Ne cherchez pas un stationnement attitré à la station de ski, ici on gare la voiture directement sur la rue principale du village.
    En été, c’est une route, mais hiver, c’est un passage emprunté par les skieurs pour joindre le village et les remontées mécaniques.

    Nous commençons la journée à bord du télésiège de la Ramasse, mais une fois au débarcadère, nous décidons de ne pas monter plus haut pour l’instant: le retour de vent en provenance d’Italie, soufflant à travers le col du Mont-Cenis, est beaucoup trop fort. Nous choisissons donc de redescendre en sillonnant les pistes en forêt, à l’abri, jusqu’à la télécabine du Vieux Moulin.

    De là, nous enchaînons avec le télésiège de Solert, puis avec le télésiège du Met, qui nous permet d’atteindre le point culminant de la station, légèrement en retrait par rapport au col, et curieusement à l’abri du vent.

    Gare aval de la télécabine du Vieux Moulin.
    Gare amont de la télécabine du Vieux Moulin, un lieu passablement occupé, qui donne aussi un accès au télésiège de Solert.
    On continue la montée à bord du télésiège de Solert.
    Le télésiège du Met, pour finalement accéder au point le plus haut de la station.

    Panorama et sensation de vertige

    Impossible de manquer La Canopée des Cimes, la plateforme panoramique située au plus haut point de la station, à 2 800 m d’altitude. La vue sur les Alpes italiennes est tout simplement époustouflante. Lors de notre passage, un fort retour d’Italie soufflait à travers le col du Mont Cenis, formant une mer de nuages au-dessous de nous. Un spectacle unique qui donne l’impression d’être au-dessus du monde.

    Belvédère en haut du télésiège Met, à 2800 m d’altitude, avec les Alpes italiennes en toile de fond.

    La descente que nous entamons est aussi impressionnante que la vue en haut.

    Départ du sommet par la piste du Met.
    Perché à côté de la piste, une table de pique-nique près du sommet, avec le panorama en grand spectacle, difficile de demander mieux, même avec les nuages. 
    Le haut de la piste Met offre définitivement l’un des plus grandioses paysages alpins de toute la station.
    Toujours sur la piste Met…
    … qui nous ramène tout près du haut du télésiège de Solert.
    Nous poursuivons la descente vers le fond de la vallée par la piste Familiale, qui entre progressivement dans la forêt…
    … et qui se connecte à la piste Escargot. C’est une route l’été, mais qui en hiver devient une piste de ski permettant un retour tranquille jusqu’en bas, en suivant ses lacets. 
    Juste avant la fin de la piste, ne manquez pas un arrêt au restaurant de montagne Chalet des Essarts, à 1500 m d’altitude.

    Ski jusqu’au village

    En descendant jusqu’à Val Cenis Le Haut, la piste traverse le village et offre une sensation unique: skier dans un village vivant, tout en restant sur des pistes enneigées.

    Entrée à ski dans le village de Val Cenis Le Haut pour reprendre la télécabine.

    J’ai adoré cette harmonie entre les différents villages fonctionnels et le domaine skiable: un mariage parfaitement réussi, avec le juste équilibre entre le charme des villages et le plaisir des pistes. Val Cenis, c’est la montagne sereine, avec grands espaces et ski tranquille, idéale pour ceux qui veulent profiter de chaque virage sans courir après le domaine entier.

    125 km de pistes, 29 remontées… et une orientation nord parfaite

    Le domaine skiable offre 125 km de pistes et 29 remontées mécaniques, avec une particularité majeure: il est presque entièrement orienté nord, ce qui permet à la neige de se conserver longtemps et offre des descentes larges et agréables. L’altitude varie de 1 300 m à 2 800 m, et le plus long dénivelé skiable d’une seule traite atteint 1 400 m, du sommet du télésiège Met jusqu’à Lanslebourg. 

    Pour profiter pleinement du domaine, prenez le temps de skier toutes les pistes autour d’un télésiège avant de vous déplacer vers le suivant, soit à gauche ou à droite en regardant le plan des pistes. Vous éviterez de longues traversées parfois inutiles d’un bout à l’autre du domaine skiable, alors allez-y progressivement, un secteur à la fois.

    Les amateurs de ski en forêt, les débutants, ou encore tous les skieurs lorsque la visibilité est limitée en altitude, apprécieront la possibilité de skier sur des pistes plus faciles au milieu des arbres, en bas de la station. La limite forestière crée en quelque sorte une démarcation naturelle entre les pistes plus accessibles en bas et les pistes plus techniques en altitude.

    Une clientèle familiale et conviviale

    En cette journée de semaine de janvier, le public semblait résolument familial. Même si le domaine offre des pistes pour experts et des secteurs hors-piste, les débutants sont très présents, souvent accompagnés de moniteurs de l’ESF. À un moment, sur une longue piste verte, ne vous surprenez pas si vous vous retrouvez subitement entouré de tous côtés d’un groupe de jeunes skieurs en apprentissage.

    Petite curiosité: certaines pistes vertes suivent en réalité des routes d’été, comme la D1006, qui traverse le col du Mont Cenis pour rejoindre l’Italie. Large et douce, chaque descente donne l’impression de glisser sur une vraie piste… tout en rappelant la fonctionnalité pratique de la station.

    En été, une route, en hiver, une piste de ski.

    Confession sur les pistes: le curé de Val Cenis

    Un petit clin d’œil insolite: à Val Cenis, un prêtre propose des confessions… sur une remontée mécanique! Depuis déjà six ans, le père Geoffroy Genin, en plus de s’occuper des églises locales, prend ses skis pour écouter les skieurs et touristes pendant leur remontée. Nous ne l’avons pas rencontré lors de notre visite, mais parait-il qu’en une matinée, le père Geoffroy confesse parfois cinq ou six personnes dans la télécabine du Vieux Moulin. Une pratique unique, qui mêle ski et spiritualité… et qui laisse toujours un sourire derrière elle!

    Mes coups de cœur à Val Cenis

    • Le plaisir de skier de longs dénivelés à chaque descente: depuis chaque sommet, il est possible de skier jusqu’en bas, complètement. Pas de demi-montagne… sauf si on le choisit.
    • La forêt, et le bonheur de terminer l’avant-midi ou l’après-midi par une longue descente facile entre les arbres. Une ambiance qui me rappelle le ski au Québec, d’autant plus qu’on y trouve même une piste en forêt appelée la Québécoise.
    • La possibilité de commencer la journée dans l’un des différents villages de la vallée permet de rejoindre rapidement le secteur que l’on souhaite explorer dès les premières descentes.
    • Et puis, il y a le ski au col du Mont-Cenis: un lieu mythique, chargé de magie, d’histoire et d’émotions.

    France: Orelle – Le soleil discret des 3 Vallées

    Souvent méconnue, Orelle est sans doute la porte d’entrée la plus futée et la plus ensoleillée du domaine des 3 Vallées, le plus vaste domaine skiable au monde. Située à moins de deux heures de route de l’aéroport de Lyon, l’accès à Orelle est d’une simplicité déconcertante: tout le trajet se fait au fond de la vallée, sans lacets, sans cols, sans stress. À seulement 900 mètres d’altitude, la route est rarement affectée par les grosses tempêtes hivernales. Résultat: Orelle figure parmi les accès les plus fiables au plus grand domaine skiable du monde.

    Un village à taille humaine, loin de l’agitation

    Le village d’Orelle est compact, fonctionnel, presque intimiste. On est à des années-lumière de l’effervescence de Val Thorens, pourtant situé juste de l’autre côté de la montagne. Les hôtels et restaurants y sont peu nombreux, mais tout ce dont on a besoin est accessible à pied, sans jamais sortir du rythme tranquille du village.

    Ceux qui apprécient les stations calmes, loin de l’agitation constante des grandes usines à ski, tomberont sous le charme de ce diamant brut. Orelle, c’est une station « boutique », à échelle humaine, où l’on respire encore la montagne.

    Place de la télécabine à Orelle.

    Une porte d’entrée ultra-optimisée (presque VIP)

    En cette journée de semaine de janvier, les télécabines ouvrent à 9h. Arrivé à peine quinze minutes avant l’ouverture, je gare facilement la voiture dans le stationnement (environ 9 € par jour), à moins de 100 mètres de l’ascenseur qui relie directement le parking à la place du village, à la billetterie… puis à la télécabine.

    Difficile de faire plus efficace. C’est probablement la plus petite, mais aussi la mieux optimisée des portes d’entrée des 3 Vallées. On a vraiment l’impression de profiter d’un accès privilégié, presque confidentiel.

    L’ombre en bas… le soleil là-haut

    Fait cocasse: de la mi-novembre à la mi-février, le village d’Orelle ne voit jamais le soleil, encaissé au fond d’une vallée bordée de sommets imposants. Mais il suffit de monter de quelques centaines de mètres en télécabine pour voir la lumière réapparaître soudainement. Une transition spectaculaire… et réjouissante.

    Forfaits et terrain de jeu

    Orelle propose deux options de forfait:

    • Orelle / Val Thorens
    • Les 3 Vallées (domaine complet)

    Si vous skiez en mode découverte, en prenant le temps de vous arrêter pour les photos, les paysages, un lunch en altitude, etc., au minimum, deux journées complètes sont nécessaires pour bien explorer le secteur Orelle / Val Thorens.

    Ensuite, le forfait 3 Vallées ouvre les portes des Menuires, de Méribel… et puis de Courchevel. Il est tout à fait possible de partir le matin depuis la télécabine d’Orelle, skier jusqu’à Courchevel, et revenir avant la fermeture du domaine. Il faut toutefois garder un œil sur la météo: les liaisons en altitude peuvent fermer en cas de mauvais temps.

    Plan Bouchet: le front de neige au soleil

    La télécabine d’Orelle nous dépose à 2 300 mètres, à Plan Bouchet (notre image d’entête), le front de neige de la station. On y skie de novembre à mai, malgré une orientation plein sud. Ici, l’altitude fait toute la différence.

    L’avantage numéro un d’Orelle

    Débuter la journée côté Orelle, c’est attaquer les pistes ensoleillées avant tout le monde. Je recommande vivement de commencer par au moins deux descentes depuis le sommet du télésiège Rosaël, sur les pistes Mauriennaise et Gentianes. Vous aurez une nette longueur d’avance sur les skieurs logeant à Val Thorens, qui convergent vers Orelle un peu plus tard dans la matinée.

    À mi-chemin dans la piste Mauriennaise, toujours très ensoleillée.

    Les sommets mythiques des 3 Vallées

    Lorsque vient le moment de basculer vers Val Thorens, deux passages spectaculaires s’offrent à vous:

    • La Cime Caron à 3 200 m. Incontournable. Prenez le temps de savourer la vue panoramique à 360° depuis la terrasse.
    • Le Col de Rosaël à 3 000 m. Le col est accessible en empruntant le télésiège du même nom.

    Si vous passez par la Cime Caron, profitez-en pour explorer les pistes sur le versant ouest de Val Thorens. Le forfait « Orelle / Val Thorens » permet de descendre jusqu’à la base du télésiège Plan de l’Eau, un secteur moins fréquenté, offrant un dénivelé impressionnant de 1 400 mètres, skiable en une seule descente, de 3 200 m à environ 1 800 m.

    Impressionnante infrastructure au sommet de la Cime Caron.
    Arrivée du téléphérique de la Cime Caron au sommet, en provenance de Val Thorens.
    Descente à partir de la Cime Caron vers Val Thorens, en suivant la piste Cime.
    Le point de départ du téléphérique de la Cime Caron.
    Vue sur le village des Menuires, en skiant vers le télésiège Plan de l’Eau.
    Le télésiège Plan de l’Eau, le point le moins élevé du secteur de Val Thorens.

    Si vous préférez explorer le versant est de Val Thorens, à partir d’Orelle, passez par le Col de Rosaël pour sauver du temps. Il vous permettra de descendre et skier à travers le village de Val Thorens et remonter jusqu’au Col de la Chambre (2 850 m), avec une vue magnifique sur la haute vallée de Méribel… sans pour autant apercevoir le village. 

    Télésiège Rosaël, pour rejoindre le col du même nom, tout en haut.
    Descente vers le village de Val Thorens.
    Passage à travers le village de Val Thorens.
    Sous le télésiège Plein Sud, piste facile mais très achalandée aux environs du Club Med de Val Thorens.

    Caverne de glace sous le glacier du Péclet

    Sur le chemin du retour depuis Val Thorens vers le secteur d’Orelle, nous avons emprunté la piste Christine en compagnie d’un guide de l’ESF, avec un objectif bien précis: aller jeter un œil à la caverne de glace nichée sous le glacier du Péclet. Une petite escapade hors des sentiers battus qui ajoute une touche d’aventure à cette traversée déjà spectaculaire.

    Une courte excursion dans un secteur hors piste pour s’approcher de la caverne de glace.
    Avec les récentes chutes de neige, l’entrée est dorénavant complètement obstruée, impossible d’y entrer.

    Le retour parfait: la piste Lory

    En après-midi, pour revenir à ski de Val Thorens vers Orelle, je recommande sans hésitation de passer par le Col de Thorens (3 002 m) afin d’emprunter la piste Lory.

    C’est l’une des descentes les plus grandioses du secteur. On s’y sent isolé, loin des remontées, presque comme en hors-piste, alors qu’il s’agit d’une piste facile et parfaitement tracée. La Lory débute sur une arête marquant la frontière naturelle entre Val Thorens et Orelle, puis serpente dans une vallée sauvage, suivant simplement le relief naturel du terrain jusqu’à Plan Bouchet.

    Dans la vallée de la piste Lory.
    Toujours dans la piste Lory, avec vue au loin sur les Aiguilles d’Arves, les 3 pics qui ont inspiré le logo de la compagnie Évian.

    First Tracks VIP: la montagne avant tout le monde

    Au cours de notre séjour à Orelle, nous avons eu la chance de vivre une expérience exceptionnelle: les First Tracks VIP avec un pisteur.

    Rendez-vous à 8h15, sur la place de la télécabine à Orelle. Nous embarquons avec toute l’équipe de pisteurs-secouristes, encore seuls sur le domaine. Ce matin-là, nous suivons Lorenzo, qui nous explique les multiples facettes de son métier: secouriste, technicien de terrain, mais aussi artificier, chargé du déclenchement préventif des avalanches.

    Notre arrivée avec notre véhicule dès 7h45 à la télécabine d’Orelle.
    L’un des postes de commande des pisteurs, ici, au sommet du télésiège Peyron.
    Carte des zones propices aux avalanches sur le domaine d’Orelle. Rien n’est laissé au hasard.
    Chaque poteau est inspecté par le pisteur lors de l’ouverture de la piste.

    Les lève-tôt sont récompensés: pistes fraîchement damées, silence absolu, lumière rasante… la montagne rien que pour nous. Littéralement.

    Les dameuses, nous apprend Lorenzo, sont équipées de GPS et reliées à un système d’information géographique qui indique en temps réel l’épaisseur du manteau neigeux sous la machine. Rien n’est laissé au hasard: chaque passage est optimisé avec une précision chirurgicale.

    Autre réalité fascinante: les conducteurs des dameuses dorment en altitude, dans un logement situé à 2 300 m, car le domaine skiable d’Orelle n’est relié au village de la vallée que par les télécabines. Or, celles-ci ne fonctionnent pas la nuit, ce qui les oblige à rester sur le domaine. Leur journée se termine souvent vers minuit. Ils enchaînent ainsi cinq jours consécutifs en montagne, avant de redescendre enfin dans la vallée pour un ou deux jours de repos bien mérités.

    L’expérience est accessible pour seulement 12 €, en plus de votre billet de ski. L’inscription se fait la veille avant 17h30 à l’Office de Tourisme d’Orelle, et l’aventure se conclut le matin vers 9h30 par un café-croissant partagé avec les pisteurs. Simple, authentique… inoubliable.

    Mes coups de cœur – Orelle / Val Thorens

    • Le panorama depuis la Cime Caron, et surtout la descente intégrale jusqu’au bas du télésiège Plan de l’Eau.
    • Skier au cœur de Val Thorens, et ressentir son effervescence unique, très dépaysante pour un skieur québécois.
    • Survoler le village de Val Thorens et La Folie Douce à bord du télésiège Plein Sud.
    • La descente par la piste Christine, puis le détour hors-piste vers l’entrée de la caverne de glace (impraticable cette année à cause des chutes de neige récentes).
    • Terminer la journée sur la piste Lory, baignée de soleil en après-midi, presque déserte.

    À ne pas manquer

    • L’Office de Tourisme d’Orelle, à quelques dizaines de mètres de la télécabine: une mine d’informations.
    • La vue spectaculaire sur les Aiguilles d’Arves, symbole emblématique de la région.
    • Les panoramas vers le sud sur La Meije, Les Deux Alpes et la Barre des Écrins.
    • Et pour la photo iconique: dernière descente sur la piste La Croix d’Antide, devant les lettres Orelle.
    L’Office de Tourisme d’Orelle, dans le village, au départ de la télécabine.
    La piste La Croix d’Antide
    Les lettres “Orelle”, pour la photo obligatoire, dans la piste La Croix d’Antide

    En images: Sommet Saint-Sauveur, 3 février 2026

    À 8h30, lors de la première remontée, le chroniqueur est fort heureux de skier avec ses deux frères. Une première dans l’histoire familiale! Sous un soleil éclatant, et en l’absence de vent, les trois « bros » s’en donnent à coeur joie dans La Plagne, histoire de permettre au benjamin de se « mettre en jambes ». Ailleurs sur la station, le soleil fait cruellement défaut. Tout s’explique; poursuivez votre lecture.

    Tout s’explique, en effet. Sommet Saint-Sauveur accueillera la fin de semaine prochaine Les beaux 4 heures, au profit de la fondation Martin Matte pour les traumatismes crâniens. Il faut donc préparer le terrain en enneigeant à plein ciel (comme si la station reconnue pour son enneigement allait manquer de neige!). Ça se répercute sur les pistes centrales où la visibilité va de très moyenne à presque nulle. Par chance, les lourd nuages de neige fabriquée se dissipent en mi-journée.

    Vu du bas de La Plagne, le ciel au dessus des pistes centrales est menaçant. Ce n’est pas la météo, c’est la contribution humaine à l’enneigement du domaine. Nous avons d’ailleurs pu constater tout au long de la journée la très bonne qualité du couvert neigeux partout à la station, même en dehors des zones de fabrication de neige destinées à l’évènement du week-end prochain.

    Fantomatique à souhait, l’atmosphère exige de la vigilance sur certains segments de piste. Cependant, le bénéfice ultime est pour tous les visiteurs qui profitent, et profiteront, d’un enneigement abondant.

    Jamais à court de projets d’amélioration et de développement, Sommet Saint-Sauveur a débuté la construction d’une terrasse au sommet de la remontée Côte 71. Extrait du site web de la station: « La Place du Sommet: accessible par télésiège, ce nouvel espace offrira des sentiers interactifs, des passerelles suspendues, une agora et un magasin général, ciblant skieurs et non-skieurs ». C’est fou ce que l’on peut accomplir avec 10 millions de dollars! Rendez-vous en août 2026 pour l’inauguration. (Voir plus bas pour la plus récente publication des Sommets à ce sujet.)

    Qu’on se le dise: même si les « Boomers » sont représentés en grand nombre en semaine, il n’y a pas qu’eux sur les pistes! Peu importe l’heure ou le jour, des jeunes coureurs et d’autres écoliers sont toujours présents à la station. Peu importe la longueur des ombres portées au sol ou la température, tant la relève que les aînés choisissent Sommet Saint-Sauveur pour la variété de son domaine skiable et la constance de son enneigement.

    En images: Mont-Orford, 1er février 2026

    Le Mont-Orford offrait aujourd’hui aux skieurs et planchistes l’entièreté de son domaine skiable, tant sur terrain damé que pour les nombreux sous-bois et pistes à enneigement naturel, soit 43 pistes et 19 sous-bois. Même le haut de la Super est ouvert, l’une des pistes les plus extrêmes des Cantons-de-l’Est, ce qui n’est pas fréquent.

    L’orientation du sommet Orford étant face à l’est, il faut arriver tôt pour profiter du soleil dans les pistes damées.

    Piste Maxi.

    Les conditions y étaient de neige nouvelle, damée et compactée par le froid avec une base durcie mais qui restait la plupart du temps enfouie. Avec des skis raides et longs, ces pistes sont parmi les plus intéressantes des Cantons-de-l’Est et permettent un carving très agressif.

    Piste Trois-Ruisseaux.
    Piste Magnum.

    Du côté des pistes à enneigement naturel, la couverture y est très bonne et fait surprenant pour Orford, les roches sont peu nombreuses cette saison, ensevelies sous une croûte de glace causée vraisemblablement par le verglas d’il y a quelques semaines. Il faut faire attention, par contre, aux quelques plaques de glace.

    Piste Intrépide.
    Piste Contour.
    Piste Entre-Deux.

    Même les sous-bois de Giroux Est sont tous ouverts et offrent une couverture quasi parfaite. On peut se laisser aller sans trop être sur nos gardes même si la base pouvait être un peu glacée par endroit.

    C’était la journée pour se donner dans tout ce terrain extrême!

    Max dans la Boogie.
    Sous-bois l’Orignal où un saut était obligatoire.

    Fait inusité, un porc-épic se trouvait dans le sous-bois Orignal et se laissait même flatter avec nos bâtons!

    Bon ski!

    En images: Mont Cascades, 1er février 2026

    Depuis quelques semaines en Outaouais, le soleil se fait très timide et le mercure est au plus bas. Aujourd’hui toutefois, on est très loin de ce scénario: ciel bleu, mercure autour de -10°C. La journée parfaite pour découvrir une nouvelle station de ski!

    À l’arrivée à la montagne, le stationnement est passablement plein. Je débute mon exploration de la station par le versant nord. À en voir les pistes désertes et l’attente nulle aux différentes remontées, la journée s’annonce belle. Il ne faut pas toujours se fier aux premières impressions dans le stationnement.

    La piste Alouette représente bien les conditions globales de la montagne: neige damée, base ferme, mais pas de glace en vue. La glisse est rapide et amusante. Les larges pistes permettent de bien s’amuser.

    Les pistes laissées au naturel se font rares. Ici, la Fun Run est effectivement très amusante. La Gratton ainsi que la Hunter complètent le trio des pistes ouvertes laissées au naturel.

    C’est le temps de changer de versant et d’aller explorer le versant Coupe du monde, où prenait d’ailleurs place aujourd’hui des compétitions en début d’après-midi. Ici, la piste Hogan est très agréable. La neige sur ce versant semble plus douce sous les spatules.

    Seul sous-bois de la station, la Hunter est particulièrement belle. Plusieurs nouvelles traces peuvent être faites même en milieu d’après-midi. Il me semble que les skieurs du coin ne soient pas friands des sous-bois. Tant mieux pour moi!

    Mon coup de coeur de la journée est sans contredit la Gratton, piste laissée au naturel qui propose plusieurs changements de topographie et de décor dans une même descente. Avec le soleil qui réchauffe, le vent quasi absent et le mercure qui coopère, c’est une journée de ski bien réussie.

    En images: Do-Mi-Ski, 1er février 2026

    En ce premier jour du mois de février, lors de mon tour du Lac-St-Jean, je me suis arrêtée ici en après-midi pour faire briller une deuxième petite station de ski du haut du lac.

    Vue sur la rivière Mitassini

    Située à Dolbeau-Mistassini vraiment très près de la ville, elle offre un accès facile aux gens d’ici.

    Au sommet

    Do-Mi-Ski est une station familiale bien vivante où on peut voir plusieurs jeunes s’y rejoindre pour passer du temps ensemble.

    Un télésiège triple qui contient 33 sièges dessert la montagne, petite, mais pleine de rire et de jeunes heureux d’y être.

    Deux glissades en tubes

    Cette station offre aussi du ski de fond et des glissades sur tubes qui semblait assez amusante à descendre.

    Full soleil pour bronzer !

    La station est face au sud et est donc plein soleil en après-midi, ce qui réchauffe la couenne des gens venus en profiter !

    Do-Mi-Ski offre 6 pentes avec plusieurs chemins qui s’entrecroisent pour permettre de traverser d’une pistes à l’autre et ainsi allonger le plaisir de descendre.

    Modules de parc

    Le parc à neige prend place dans les pistes 5 et 6, la 5 ayant surtout les modules de parc et la 6 des sauts.

    Les sauts à droite dans la 6

    Merci à Do-Mi-Ski de faire vivre la glisse aux famille du haut du Lac-St-Jean sans avoir à faire plusieurs kilomètres de route !

    En images: Club Tobo-Ski, 1er février 2026

    En ce premier jour de février, j’ai décidé de faire le tour du Lac-St-Jean pour faire briller les petites stations qui desservent le haut du lac.

    Mon premier arrêt est le Club Tobo-Ski à Saint-Félicien (St-Fé pour les intimes).

    Ce centre de ski est en fait un centre plein-air avec des activités de toutes sortes autant été comme hiver.

    Glissade sur tubes à droite !

    L’hiver, il est possible de faire du ski alpin, du ski de fond, de la raquettes, du fatbike et même de la glissade sur tube !

    Ski de fond et fatbike par ici !

    Si vous avez l’habitude de faire plusieurs de ces sports d’hiver vous devriez venir essayer le mode hybride que peut procurer le Tobo-Ski.

    44 sièges desservent la montagne
    Parc à neige

    Un télésiège double nous permet d’atteindre le sommet, d’où on accède à 8 pistes comprenant des espaces sous-bois et un parc à neige.

    Un jeune du club

    La montagne a aussi son propre club de compétition que je rencontre d’ailleurs assez souvent dans les autres stations du Saguenay Lac-St-Jean.

    Sous-bois

    J’aime bien aussi le concept d’avoir utiliser chaque mètre carré dans la montagne pour y mettre le plus de variété possible en terme de niveau de difficultés.

    Un style de pump track de bosses

    La piste #6 est ma préférée puisqu’elle est pentue et qu’elle me procure une sensation de compression au bas de la pente comme si les jambes nous rapetissaient avec l’amortissement rapide de la pente.

    Avec la vue  sur le Lac-St-Jean au loin

    Merci au Club Tobo-Ski d’offrir de la variété pour les gens du Lac-St-Jean, question de ne pas les obliger à faire plusieurs kilomètres pour skier !

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    $1279 CAD* (Âge 23+)

    $919 CAD (Âges 13-22)

    $399 CAD (Âges 5-12)

    $199 CAD (Âges 0-4)

    *Renouvellement à prix avantageux


    IKON SESSION SESSION PASS

    (2 ou 3 ou 4 jours) :

    Choisissez parmi certaines destinations avec une passe de 2, 3 ou 4 jours.

    2 à 4 JOURS (avec restrictions de dates)

    EXEMPLES pour 2 jours :

    Adulte* (Âge 23+) : 399$

    Jeune adulte (Âge 13-22) : 339$

    Enfant (Âge 5-12) : 269$

    4 ans et moins : 269$


    Prix spécial pour les étudiants de collège, les infirmières et les militaires.

    Pour les mises à jour des prix et connaître les destinations concernées par ces 3 options de l’Ikon Pass, suivre le lien ci-bas. 

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    En images: Mont-Blanc, 31 janvier 2026

    Malgré un thermomètre quelque peu récalcitrant, l’ambiance est à la fête au Mont-Blanc. Comme à toutes les fins de semaine, d’ailleurs. Ce n’est pas tant qu’il fait vraiment froid, c’est plutôt que l’absence de soleil se fait ressentir en humidité. N’allez pas croire que les visiteurs en sont pour autant retenus dans leur enthousiasme. Au contraire! D’ailleurs, une mascotte ça fait toujours chaud au coeur.

    L’école de glisse roule à plein. En privé ou en groupes, les novices sont présents en grand nombre à la station. Les conditions de glisse sont très bonnes, bien que la lumière ambiante « flat light » réduise les contrastes et que le relief se perde un peu dans les mille tons de gris. Rien pour freiner l’ardeur des très nombreux visiteurs en ce dernier samedi de janvier.

    Le débarcadère principal de dérougit pas. Par chance, il y a beaucoup d’espace. Cela permet à chacun d’attendre le reste de son groupe sans entraver le débarquement des skieurs et planchistes. Le vent très modéré est favorable à une attente de quelques minutes au sommet. Ce n’est pas toujours le cas!

    C’est jour de démo. Comme de fait, j’y suis! Je ne rate guère d’occasions de tester de nouveaux skis. Une fois de plus, les techniciens sur place saisissent rapidement ce que l’on cherche. Ils savent nous conseiller et nous mettre sous les bottes les skis les mieux adaptés à notre style de glisse. Seuls deux fabricants sont représentés aujourd’hui. Malgré tout, j’ai encore une fois un coup de coeur. Si seulement, je pouvais avoir 5-6 paires de ski…

    Pat Gervais met à l’essai une paire de ski « all mountain ». Révélation, dit-il! Et hop, un coup de coeur pour lui. Tout au long de la journée les conditions de neige demeurent très favorables, ce qui aide à bien tester les skis descente après descente.

    Côté sous-bois, rien à craindre. Tout est parfaitement recouvert et la neige demeure très belle partout. Il y a certes quelques plaques durcies ici et là, mais rien pour s’alarmer. Encore une fois, la lumière grise domine et limite la perception juste du terrain. Les prochains jours devraient donner lieu à un réchauffement graduel. Les matinées demeurent froides, mais le mercure montera dans des valeurs pas vues depuis quelques semaines. Sachez en profiter!

    En images: Centre Vorlage, 31 janvier 2026

    Un superbe samedi de ski à Centre Vorlage, avec des conditions d’enneigement tout simplement parfaites. Le chalet est en pleine effervescence, animé par le va-et-vient constant des skieurs qui viennent se réchauffer entre deux descentes. Et pourtant, surprise : les pistes sont étonnamment tranquilles, aucune attente aux trois télésièges doubles. Les cours de ski occupent le secteur du plus petit télésiège, pendant que la boutique Kunstadt fait le bonheur des curieux avec un démo de skis à essayer sur la montagne.

    Beaucoup de choix pour essayer de très bons modèles, comme la marque Stöckli. Les Stöckli Montero (180 cm, 84 mm au patin) m’ont impressionné (mais je m’y attendais un peu) par leur stabilité et leur précision : ça carve fort sur piste tout en restant hyper fluide. Un ski rassurant, joueur juste ce qu’il faut, qui donne envie d’attaquer sans jamais subir.

    Le secteur dédié à l’apprentissage offre une belle piste verte pour prendre confiance, suivie d’une piste bleue parfaite pour apprivoiser un petit défi supplémentaire.

    La remontée mécanique de ce secteur est à elle seule tout un spectacle, comme les deux autres d’ailleurs. Tout droit sortie du passé, Centre Vorlage est la seule montagne de l’Outaouais où les télésièges doubles ont traversé le temps et continuent de tourner à tous les jours, fièrement.

    Ici, dans la piste Snow Dance, on skie tout en douceur, comme si la montagne nous appartenait et que nous étions seuls sur la piste.

    Toujours, dans la piste Snow Dance, même en après-midi, la surface était toujours aussi belle à skier.

    Dans le secteur le plus à gauche de la station, on trouve deux très belles pistes intermédiaires à dévaler. Ici, la piste Look-Out offre une superbe vue sur le chalet des skieurs.

    Et l’autre belle piste de ce secteur, c’est Birch Valley : une piste élégante et rectiligne, étroite dans sa partie supérieure, puis qui s’élargit graduellement jusqu’à la base. Une descente tout en constance, à savourer presque en pilote automatique, tant la pente est régulière.

    Une journée simple, authentique et parfaitement réussie, qui rappelle pourquoi on aime tant skier ici.

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