PLUS

    Conseils d’un acheteur impulsif: le casque de ski

    Photos G. Larivière et J. Munn

    Il n’y a pas si longtemps, moins de 10 ans dans mon cas, je skiais sans casque avec une merveilleuse tuque à pompon, que j’ai encore d’ailleurs. Les gens qui skiaient avec des casques, c’était les pros! Puis un beau Noël, mon père nous a acheté des casques de ski à mes sœurs et moi. Ce fut pour ma part une révélation… Premièrement, wow, un casque c’est chaud! Deuxièmement, la fille en moi (je suis un peu coquet) s’est dit : « cool, plus besoin d’agencer sa tuque avec son manteau et ses pantalons de ski! ». Et finalement, j’allais pouvoir ne plus me soucier de me fracasser la tête quelque part en faisant des folies (je suis un brin téméraire). Pourquoi toute cette mise en scène? Sachez, chers amis skieurs, qu’un casque n’a pas une durée de vie illimitée, contrairement à ce que je pensais.

    À l’instar des bancs de bébés, pour ceux qui ont des enfants, les casques ont en moyenne une durée de vie entre 3 et 5 ans, tout dépendant de l’utilisation que vous en ferez… sans oublier que le casque ne doit plus être utilisé lorsqu’il a subi un impact. Alors, j’en suis donc à magasiner un nouveau casque cette année, mais avec toutes les avancées technologiques et les nouveaux joueurs sur le marché, comment choisir le bon? Notez que je suis le genre d’acheteur qui, avant de se commettre à dépenser des dollars durement gagnés, fait le tour de ses amis pour les questionner sur leur casque, puis à passer quelques heures à fouiner sur le web afin de lire toutes les évaluations possibles voire même inimaginables pour se faire une idée du casque idéal. Quand toute cette enquête est terminée, je me déplace en magasin pour l’achat avec un grand « A ». Voici ce je regarde, autant dans les évaluations de produits qu’en magasin :

    Le côté sécurité

    Selon Ski Canada, il faut choisir un casque approuvé qui porte l’une des étiquettes suivantes : CEN 1077, ASTM F-2040 ou Snell RS-98. Une étiquette collée au fond du casque indiquera l’approbation. Il va sans dire que presque tous les casques répondent à l’une ou l’autre de ces normes. Pour ma part, comme mon cerveau est au cœur de mon travail, qui lui est essentiel pour générer le revenu nécessaire à la pratique du ski alpin, je préfère mettre toutes les chances de mon côté.

    Qu’en est-il des nouvelles technologies offertes, telles le système de protection cérébrale de MIPS qui améliorent la protection de votre tête? Dans un casque muni de ce système, la coquille et la doublure sont séparées par une couche à faible frottement qui, lors d’un impact, permet au casque de glisser par rapport à la tête. Plusieurs marques ont adopté la technologie MIPS qui semble devenir le nouveau standard en matière de protection cérébrale. Seul petit bémol, un modèle de casque avec la technologie MIPS coûtera entre 40$ et 60$ de plus que le modèle sans.

    Les styles de casques

    Il existe plusieurs styles de casques, mais les besoins de la population de skieurs tendent généralement tous vers le même type de casque. Exception faite des amateurs de snowscoot, qui a vraiment besoin d’un « full face » de type motocross? Ensuite, si vous avez des enfants qui font partie d’un club de course ou si, comme moi, vous connaissez quelqu’un, disons un peu moins jeune qui a décidé de revêtir le « skin suit » mettant en valeur les poignées d’amour et qui participe aux épreuves des maîtres vous êtes probablement familier avec le casque entièrement rigide ou « full shell ». Celui-ci inclut des côtés rigides pour couvrir les oreilles et des trous pour y visser un protège menton/mâchoire. Mais ultimement, le skieur québécois en général porte un casque de type demi-coquille ou « half shell » qui est constitué d’une coquille dure mais de protège-oreilles mous, ainsi que d’une doublure intérieure amovible pour être lavée -oui, lavez-la! Une tête aussi ça transpire, et le M. Net en moi aime ça les casque propres.

    La ventilation

    Avez-vous déjà revêtu un costume de mascotte? Moi oui, elle s’appelait « Cookie »! Un point capital du costume de mascotte est le ventilateur dans la tête du costume, parce que dans cette tête sympathique de biscuit, il faisait vraiment chaud. Le même principe s’applique ici en ski. Personnellement, je transpire facilement de la tête lors d’efforts soutenus alors je veux que cette chaleur soit évacuée rapidement et efficacement par les trous d’aération de mon casque.

    Il existe principalement deux types de systèmes de ventilation, soient ceux fixes et ceux ajustables. Entre deux casques de même valeur, j’opterais pour celui avec un système d’aération ajustable qui permet de réguler la température par temps extrêmement froid. Fait à noter, que certains casques offrent une ventilation dirigée sur la mousse du contour des lunettes, leur permettant ainsi de ne pas s’embuer. Le gros luxe!

    Les extras

    Je ne vous le cacherai pas, je suis un puriste, c’est-à-dire que je préfère un casque sans gadgets, mais sachez qu’on retrouve aujourd’hui toute sorte de gadgets qui peuvent améliorer votre expérience. Par exemple de plus en plus de casques sont dotés d’un système d’ajustement comme une petite roulette serrant l’arrière et les côtés de la tête. Souvent, le même principe existe dans les casques de vélo et même dans les casques de hockey. Également très populaire chez les jeunes, le système audio intégré. Oui, certaines compagnies offrent quelques modèles équipés d’écouteurs intégrés, munis des habituels contrôles de volume et de puissance, tandis que d’autres offrent la possibilité d’y insérer nos propres écouteurs. L’ultime gadget: la connectivité Bluetooth, au cas où vous voudriez appeler votre douce moitié ou votre partenaire de ski qui est déjà au bar pour lui demander de vous réserver une pinte pendant que vous dévalez les derniers mètres de piste en direction du bar.

    Finalement, le prix de votre casque ne variera qu’en fonction des gadgets et nouvelles technologies offertes. Prévoyez payer entre 50$-300$ pour un casque, selon vos goûts, besoins et les options qu’il offre. Avec toutes ces informations en tête, je suis allé magasiner et quand je suis arrivé en boutique j’ai laissé de côté tous ces beaux critères pour essayer celui que je trouvais le plus « hot » et le commander en ligne… je suis aussi un émotif, impulsif qui se laisse emporter devant les innombrables possibilités qu’offrent à la fois la boutique de ski que je côtoie et les commerces sur le web. 

    Suivez le guide au Mont Garceau

    Photos Éric Boyczun

    Le village de St-Donat dans la région de Lanaudière compte deux stations de ski très rapprochées, soient La Réserve et Ski Garceau. J’ai d’ailleurs rédigé l’article sur La Réserve dans l’édition « Suivez le Guide » de l’an dernier, et cette année, je tenais à vous faire part de mes coups de coeur pour sa voisine, Ski Garceau. Cette station est, selon moi, l’une des stations les plus complètes et diversifiées au nord de Montréal, en plus de représenter une très belle alternative à la très populaire station de Tremblant! Avec un très bon dénivelé (305 mètres) et de belles pistes larges et bien entretenues, Garceau se veut un endroit idéal pour y faire du bon ski de tout niveau mais surtout pour s’éclater en carving à bonne vitesse! Voici donc cinq aspects incontournables de cette belle montagne de la chaine des Hautes-Laurentides.

    1 – Une vue à couper le souffle

    On arrive à Saint-Donat en empruntant les routes 329 ou 125. On constate assez rapidement que c’est une région où les montagnes sont plus élevées et imposantes que dans les Basses-Laurentides! Avant même d’arriver au sommet de la station de Ski Garceau, un superbe panorama s’offre aux skieurs. Dès la mi-montagne, on admire les lacs Archambault et Ouareau, et entre ces deux lacs, le village de St-Donat. Quelques kilomètres plus loin se dresse la majestueuse Montagne Noire et derrière celle-ci, le sommet du versant nord du mont Tremblant! J’adore le point de vue qu’offre le sommet de Ski Garceau et c’est toujours un plaisir de skier devant un si beau paysage, descente après descente, lors d’une magnifique journée ensoleillée.

    2 – Du ski en carving à bonne vitesse dans la Togo

    Ski Garceau possède l’une des plus belles pistes de compétition au nord de Montréal, la Togo! Cette piste à fort défi, homologuée par la Fédération internationale de ski (FIS), est souvent employée pour des compétitions de haut niveau. Si vous aimez faire de belles longues descentes sur une piste large et bien entretenue avec un degré d’inclinaison constant, et que vous appréciez pousser vos skis au maximum afin d’atteindre des vitesses vertigineuses, vous adorerez cette piste! Pensez à la visiter tôt en matinée afin de profiter des meilleures conditions.

    3 – Du ski en sous-bois

    La station recèle plusieurs sous-bois mais un de ceux-ci me fait particulièrement plaisir et m’offre de très beaux défis! Il se nomme le Sous-bois (#10 sur la carte); c’est l’un des plus longs au Québec et son parcours propose du terrain très varié, allant des endroits plus larges aux passages serrés, incluant petits cap rocheux, bosses, et beaucoup d’arbres à contourner sur une belle neige naturelle! Amateur de sous-bois, celui-ci est un incontournable que vous devez absolument essayer lors de votre visite à Ski Garceau.

    4 – La variété du domaine skiable

    Ski Garceau se veut une station familiale par excellence grâce à la variété de son terrain, qui compte de nombreuses pistes de niveau débutant et intermédiaire, en plus des pistes plus difficiles réparties un peu partout en montagne, sans oublier les sous-bois! La station effectue un entretien méticuleux de son domaine skiable et ses infrastructures sont d’une grande qualité. Tout est fait ici dans le but de rendre la journée de ski des plus agréables! Deux remontées mécaniques quadruples, dont une dotée d’un tapis d’embarquement, permettent d’accéder au sommet et font en sorte qu’il n’y a presque jamais d’attente! Un tapis magique dessert la zone pour débutants, ce qui constitue un avantage indéniable pour les plus jeunes skieurs. Le parc à neige est également fort appréciable et plait bien aux fans de modules et sauts. J’aime également beaucoup l’atmosphère qui règne à cette station alors que de nombreuses familles s’y retrouvent le weekend pour les cours de ski, les nombreuses compétitions ou tout simplement pour profiter d’une belle journée de ski!

    5 – Skier au soleil sur une belle neige abondante

    Une des caractéristiques que j’adore de Ski Garceau est son orientation géographique, qui permet de skier presque la majorité de la journée au soleil et ainsi d’éviter les zones sombres (le fameux « flat light » de fin d’après-midi). La situation géographique de la station ne lui donne pas seulement la chance d’être au soleil toute la journée mais aussi, elle reçoit des accumulations de neige plus abondante que dans la majorité des stations de ski situées plus près de Montréal puisqu’elle fait partie de cette fameuse ceinture de neige (laurentian snowbelt)! La base de la montagne se retrouve à plus de 400 mètres d’altitude et croyez moi, cela fait souvent toute une différence entre une journée perdue à cause de la pluie et une belle journée de tempête hivernale lorsque vous avez l’audace de conduite 40 minutes de plus vers le nord!

    En conclusion, Ski Garceau a tout pour plaire, pour tous les goûts et depuis quelques années, on y rajoute un peu plus de piquant avec de nouveaux sous-bois un peu partout dans la montagne! Si vous aimez skier dans les régions des Laurentides et de Lanaudière, Ski Garceau et ses 305 mètres de dénivelés sont un incontournable à visiter pour une découverte, ou une redécouverte! Je vous donne ma parole que vous ne serez pas déçus… et ouvrez l’oeil lors de votre visite, j’y serai peut-être!

    Auberge de Montagne des Chic-Chocs: Envoûtante et exaltante

    L’Auberge de Montagne des Chic-Chocs, c’est le « chalet » que tous les skieurs rêvent d’avoir. Lors de notre visite, nous y avons vécu un rêve éveillé! Nous avons enfin eu l’occasion d’aller découvrir l’endroit et de s’approprier, pour quelques précieuses journées, les secrets et la beauté du site, qui souffle cette année ses 10 chandelles d’existence. Compte-rendu d’un coup de foudre programmé au coeur des Chic-Chocs.

    L’accueil, effectué à Cap Chat, est le moment où tous les convives se retrouvent un peu avant le départ vers l’Auberge. Un guide prend nos présences et nous explique le déroulement des trois prochaines heures: on parcourra 55 kilomètres en autobus puis en véhicule équipé de chenillettes pour se rendre à destination, où l’ensemble du personnel nous attend pour la distribution des chambres et la visite guidée de l’Auberge. Le temps requis pour couvrir la distance entre Cap Chat et l’Auberge est en grande partie dû à la faible vitesse à laquelle les véhicules à chenillettes peuvent rouler: maximum 30km/h! On commence donc à relaxer bien avant d’arriver à l’Auberge.

    La route offre un paysage d’une grande beauté. L’autobus suit le parcours qui longe la rivière Cap Chat, fort appréciée des pêcheurs sportifs pour ses fosses à saumon. Nous sommes au creux d’une vallée flanquée de montagnes de plus de 800 mètres d’altitude. Les kilomètres nous séparant de l’Auberge diminuent et nous observons avec envie les flancs et les sommets à partir desquels nous imaginons déjà des descentes de ski jouissives. Puis, au détour d’une courbe, l’Auberge apparait, surréelle, juchée sur un petit plateau, orientée franc sud.

    Le bâtiment

    L’entrée de l’Auberge, à la fois sobre et majestueuse, est le parfait symbole de l’esprit du bâtiment. La construction, effectuée avec des matériaux « cueillis » et transformés sur place, allie la force et la robustesse d’une nature rompue aux luttes contre les aléas de la météo avec les détails subtils et songés, d’une considération à la fois esthétique et pratique. Partout, les éléments de décoration rappellent la nature environnante: porte-manteaux en bois de cervidés, sculptures métalliques reprenant la silhouette des conifères et des montagnes environnantes sur les abat-jour des lampes, rose des vents incrustée dans plancher -orientée au degré près- et surtout, ce sublime lustre surplombant l’escalier menant du rez-de-chaussée à la salle à diner, garni de panaches d’orignaux.

    Les chambres, d’une dimension fort raisonnable, offrent un confort douillet dans un décor à la fois moderne et rustique. Fait à noter: toutes les fenêtres de l’Auberge sont munies de loquets… et il est possible de les ouvrir même en plein hiver pour admirer la vue, prendre une photo rapide et une bouffée d’air frais. Qui a besoin de l’air climatisé? C’est donc empreints de cette espèce de fébrilité typique des voyages de découverte que nous défaisons nos bagages et prenons possession des lieux.

    La visite guidée de l’Auberge a deux objectifs: aider les visiteurs à se familiariser avec les lieux et permettre aux guides de prendre un premier pouls quant aux besoins et envies des invités en lien avec les activités offertes -inclues dans le forfait. La salle commune du rez-de-chaussée accueillera chaque matin les participants intéressés à une séance d’étirements, le vestiaire des skieurs offre toutes les commodités requises pour se préparer avant une randonnée ou faire sécher l’équipement après la journée, la boutique permet de dépanner en cas d’oubli d’accessoires, le spa et le sauna sont prêts pour contribuer à la relaxation de nos muscles, et une massothérapeute est même disponible sur place -réservez vite, elle est en demande!

    Une fois la visite guidée complétée, nous sommes laissés « à nous-même »: les guides sont disponibles pour répondre aux questions et préparer les équipements de prêt (bottes de ski haute-route, peaux d’ascension, skis et autres accessoires), et le 5 à 7 s’annonce fort intéressant au coin bar à l’étage. Une tablette iPad circule avec des photos et vidéos de l’Auberge, illustrant les activités et centres d’intérêts de l’endroit pendant les quatre saisons, de quoi donner envie d’y revenir pour du vélo de montagne et de la randonnée estivale!

    Les sorties: guidées ou en autonomie

    Lors de la visite de l’Auberge, les guides ont pris en note mentalement les souhaits de sorties des invités. La présentation des activités quotidiennes se fait lors du repas du soir, entre le plat principal et le dessert. Quotidiennement, il est possible de choisir entre une sortie guidée, ou une sortie en autonomie. Ainsi, si certains visiteurs préfèrent se balader calmement dans les sentiers environnant l’Auberge, ils peuvent le faire à leur guise, tout en respectant deux conditions de sécurité: s’inscrire au registre des sorties, sur une feuille dans le vestiaire, et toujours sortir en emportant une radio et un DVA (détecteur de victime d’avalanche). Les sorties guidées sont planifiées en fonction du calibre des skieurs et des conditions climatiques. Puisque l’objectif incontournable est de trouver la meilleure neige, les guides se fient aux aspects des versants, aux vents ainsi qu’à leur expérience pour emmener les skieurs dans les secteurs les plus intéressants. Nous avons effectué des sorties guidées dans deux secteurs différents, dont nous avons relaté le déroulement sur notre forum: lisez nos compte-rendus sur le Mont 780, ainsi que sur le Frère du Nicol Albert.

    L’Auberge ne propose pas que du ski hors-piste comme activité (encadrée ou autonome). Dans le matériel disponible en « libre service » on retrouve des raquettes, des ski Hok (cette technique de glisse fait également l’objet d’un article dans le Mag), et même des crazy-carpets! Les visiteurs qui voudraient aussi simplement flâner dans la salle commune, somnoler au bord de l’énorme foyer vitré ou utiliser le spa et le sauna peuvent le faire presque à toute heure du jour ou de la nuit… À l’Auberge, on est tenus à un seul horaire: celui des repas! Vous voulez veiller autour du feu entre amis? C’est possible… mais avec les journées passées au grand air, on vous défie de dépasser 22h00 avant de tomber de sommeil!

    Les « détails importants »

    Hormis la qualité des repas et le confort de l’Auberge, plusieurs petits détails font en sorte que le séjour se déroule sans anicroche. Parmi ces petites attentions, voici celles qui, à notre humble avis, sortent du lot.

    • Prévention et premiers soins. Tous les matins à 8h00 tapantes, un guide est en poste pour aider les clients à prévenir les ampoules: trousse de premiers soins évoluée ouverte, on s’applique à installer des secondes peaux sur les points de friction ou ampoules déjà existantes. Cette « Clinique Ampoules » est très populaire au lendemain de la première sortie!
    • Les grosses pantoufles à bottes de ski. Le scénario classique: vous vous préparez pour une sortie en ski, vous êtes presque habillés jusqu’aux mitaines, les bottes de ski enfilées… et vous réalisez que vous avez oublié vos lunettes de soleil dans votre chambre. Puisqu’il est déconseillé de marcher à l’intérieur de l’Auberge en bottes de ski, la solution « logique » serait de les retirer… mais ces énormes chaussons en feutre, munis d’une semelle antidérapante, s’enfilent en bottes de ski et permettent la visite à la chambre ou aux toilettes sans avoir à se déchausser.
    • La séance d’étirements matinale: la massothérapeute, Sylvie, s’inspire des techniques de yoga et d’étirements sportifs pour assouplir et réchauffer le corps des skieurs encore un peu endormis. Cette séance quotidienne de 30 minutes est parfaite pour se secouer, éliminer les tensions et se préparer à la journée avant le petit-déjeuner. Les tapis de yoga sont rangés dans un meuble et sur une table, quelques suggestions d’étirements à effectuer après une sortie de ski. C’est une bonne idée d’y retourner en fin de journée…
    • L’absence de télévision et de wi-fi. L’Auberge a été conçu pour être autonome sur le plan énergétique, et les télécommunications se font par un lien satellite. Sans surprise, les appareils énergivores sont donc limités et aucune onde ne « pollue » le bâtiment. Pas de cellulaire, pas d’internet, pas de télé… parfait pour décrocher, se plonger dans un bon livre ou simplement admirer le paysage du creux d’un des fauteuils orientés vers les montagnes!
    • Les guides, professionnels et disponibles. Chaque ascension et descente est soigneusement planifiée en fonction des conditions du terrain et du niveau de forme physique des participants. Les guides séparent les groupes et effectuent les recommandations d’usage pour que chaque visiteur puisse tirer le maximum de son séjour tout en respectant ses limites personnelles. On se sent en confiance et bien encadré. Tous les guides employés à l’Auberge détiennent de multiples formations: cours de sécurité en terrain avalancheux et premiers soins en milieux hostiles sont une base requise, mais plusieurs ont en plus accumulé une solide expérience de guide ou d’instructeur dans différents domaines touchant le plein air et le tourisme d’aventure. Les récits des anecdotes qui ponctuent leurs vies ont de quoi faire pâlir d’envie le nomade qui sommeille en chacun de nous!

    Une note sur les forfaits

    Via le site de la SÉPAQ, les détails des forfaits sont indiqués pour des séjours hivernaux de 2 à 7 nuitées. En décortiquant les tarifs, on se rend compte d’une chose: même si le montant à débourser semble élevé à l’achat, il est en réalité très raisonnable si on considère l’ensemble des services offerts. À titre d’exemple, un séjour de deux nuitées coûte 538$ par personne, en occupation double. Ce forfait inclut: deux nuits dans une auberge 4 étoiles, tous les repas et collations, le transport aller-retour de Cap Chat jusqu’à l’Auberge, le prêt d’équipement de plein air et de sécurité (radios, DVA, sacs à dos, gourdes, skis de haute-route, raquettes, etc.), et bien entendu, les services des guides. Les seules dépenses supplémentaires à prévoir sont en cas d’achat au bar, à la boutique ou d’un massage. Si on avait à additionner les factures séparées des repas, des nuitées, de l’équipement et des guides dans un centre de villégiature où tout est disponible à la carte, la facture serait presque du double! La cerise sur le sundae: les premières traces en ski sont garanties. L’immensité du domaine skiable accessible et le faible volume de visiteurs font en sorte que chaque descente se fait sur une neige dépourvue de traces, exception faite de celles des animaux du coin!

    Au-delà du ski et de la qualité des services offerts à l’Auberge, un souvenir indélébile est gravé dans notre mémoire lors de notre départ: celui d’une expérience humaine enrichissante et inattendue. Les liens tissés entre tous les visiteurs et le personnel pendant les quelques jours passés à l’Auberge ouvrent l’esprit à une dimension totalement différente des autres séjours en formule « tout inclus ». Tous les employés de l’Auberge nous traitent comme des amis, et non pas comme des clients payants. Instinctivement, l’entraide s’installe et les convives se sentent au même niveau que les membres du personnel. Après tout, on partage tous la même « vie », le temps d’une trop courte visite!

    Le ski Hok, une drôle de bestiole à dompter

    Qu’arrive-t-il si on croise une paire de raquettes avec une paire de skis hors-piste? Ça donne des snowblades équipés de peaux d’ascension intégrées dans la base, qu’on peut utiliser en bottes d’hiver! Cet hybride de la glisse est une création américano-québécoise dont l’inspiration  provient directement d’une zone montagneuse d’Asie, l’Altaï. Voici la petite histoire et le récit de l’essai du ski Hok.

    L’origine

    En 2005, l’américain Nils Larsen a entrepris un voyage dont est né un documentaire portant sur la région de l’Altaï, un massif montagneux touchant quatre pays: la Russie, la Mongolie, le Kazakhstan et la Chine. Les peuples habitant ces montagnes ont une longue tradition de déplacement en hors-piste à l’aide de courts skis, suffisamment larges pour porter un homme lourdement chargé, équipés de peaux bien plus velues que nos peaux d’ascension en nylon/mohair. Nils Larsen, fasciné par ces skis dont l’invention date de bien plus longtemps que les techniques dites modernes provenant de la Scandinavie, fonde Altaï Skis en 2009, en compagnie de François Sylvain.

    Ces deux passionnés de la glisse et du hors-piste perfectionnent donc le ski Hok, un produit court, léger, dont la surface de contact est munie d’une mince peau d’ascension intégrée. Les fixations rappellent celles des raquettes: deux sangles à cliquet (ratchet) maintiennent la botte en place sur une plaque équipée d’un pivot avant, ce qui libère le talon pour faciliter la marche, comme en raquette… sauf que le but est de glisser. On est donc à l’endroit exact où se croisent la marche en raquettes et le télémark. Car oui, la technique de glisse à employer avec les skis Hok est le virage télémark: une génuflexion à gauche, puis une à droite, et on recommence!

    L’essai

    Dès le départ, tout est déstabilisant. On enfile des bottes d’hiver souples normales (les planchistes ont une longueur d’avance: ils peuvent utiliser leurs bottes!) et on les insère dans les fixations à cliquet. Un premier constat: mieux vaut attacher les skis sur un terrain plat car la première perte d’équilibre arrive vite! Deuxième constat: comme c’est léger! Les adeptes de la glisse minimaliste apprécient le faible poids de cet équipement. Troisième constat: toutes les notions de glisse, de mise à carre et de chasse-neige doivent absolument être oubliées, sans quoi la frustration arrive avant le plaisir!

    Les premiers mètres sont parcourus en mode « survie »: le groupe de cobayes s’élance en poussant des cris d’oies égarées. Les premières chutes font rigoler et le processus de deuil personnel est entamé. D’abord, le déni: voyons donc, je vais y arriver, ça va être facile, je suis une télémarkeuse. Et c’est l’échec… Non, ça ne réagit pas comme des télémarks. Bien qu’ils soient équipés de carres, les skis Hok se comportent comme des raquettes qui glissent et doivent rester le plus possible à plat dans la neige. Qui plus est, mes bottes d’hiver, qui flottent un peu dans les fixations, ne transmettent pas du tout mes commandes à l’animal que j’essaie de dompter. 2e étape du deuil: colère!

    La troisième étape du deuil, la négociation, survient quand on s’entête à procéder de la mauvaise manière, en espérant un résultat différent. Et bien entendu, arrive la quatrième étape, la dépression: les pattes en canard ou les skis croisés, les fesses dans la neige, on a deux choix: soit on rentre pour rendre les skis au plus vite, soit on se résigne et on essaie « pour vrai »!

    C’est donc l’acceptation, moment où on décide de laisser notre orgueil et nos connaissances de côté. On se met dans la bonne posture, on décide que ça ne change plus rien si on tombe même devant les caméras, et au diable la classe et la grâce. Et… ça finit par fonctionner! Le truc, c’est de « marcher » dans chaque pas en descendant. Puisque le terrain de prédilection pour le ski Hok est en pente douce, couvert d’une petite neige folle, la vitesse n’est jamais bien grande et le freinage rarement problématique.

    Les plus grands fervents de ski Hok auront tendance à les équiper de fixations de ski de fond « 3-pin » pour un meilleur maintien et une meilleure connexion entre le skieur et le ski. En y pensant bien, le poids est similaire et le contrôle doit être franchement meilleur! Cela dit, ce type de « moyen de transport » semble idéal pour des randonnées en terrain boisé, plutôt dégagé, autant pour monter que descendre des pentes douces. La clé sera de chasser la neige poudreuse et d’éviter les plaques durcies ou glacées, sur lesquelles les skis Hok réagissent aussi mal qu’un orignal sur une patinoire: on s’y étale de tout notre long!

    Vous êtes curieux d’essayer de maitriser le ski Hok? Plusieurs endroits dans la grande région de Québec permettent l’essai et la location: la Station touristique Duchesnay, le Parc régional du Massif du Sud et la Forêt Montmorency. Grande région de Montréal: le centre de ski de fond et raquette de l’Estérel. Ailleurs au Québec: le Parc national des Monts-Valins (Saguenay-Lac-St-Jean) et l’Auberge de Montagne des Chic-Chocs (Gaspésie). Allez-y en groupe, emmenez des non-skieurs avec vous, et amusez-vous!

    Suivez le guide au Mont Grand-Fonds

    Photo Jacques Boissinot / Zone.Ski

    J’ai été conquis par cette montagne dès ma première visite il y a plus de dix ans. Il est difficile de ne pas aimer le Mont Grand-Fonds. Mis à part sa distance de Montréal ou Québec, la montagne offre à peu près tout ce qu’un skieur recherche, soit la meilleure neige, le meilleur ski et surtout, un coin de paradis sans l’achalandage des grands centre. C’est pas mal pour ces raisons qu’elle n’a pas grand chose à envier de sa voisine charlevoisienne.

    Situé à quelques kilomètres de la Malbaie, du haut de ses 335 mètres de dénivelé, le Mont Grand-Fonds offre un ski qui sait plaire autant aux débutants qu’aux skieurs en manque d’adrénaline. Ma fille y a fait ses premières traces à l’âge de 3 ans et je continue a être impressionné par la qualité du ski à chacune de mes visites. Dans cet article, je vais essayer de vous livrer quelques coups de coeur qui m’attirent inconditionnellement dans la place, au point de m’attirer chaque fois que je suis en visite dans la région de Québec!

    1.  Accueil, sourires et bonne neige!

    Le Mont Grand-Fonds est une des rares stations de ski éloignées (des grands centres urbains) où je ne me sens pas comme un étranger en visite. L’accueil y est impeccable et les gens sont d’une gentillesse incroyable. La montagne se trouve entourée de sommets dont certains font 1000 mètres de haut. Cette protection favorise un microclimat responsable des chutes de neige imposante et aussi d’un dégel moins fréquent. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir la majorité des stations de ski au Québec sous la pluie et Grand-Fonds sous la neige. Bien souvent très tôt en début de saison, nous avons la surprise d’accéder à la majorité du terrain skiable. La meilleure période pour venir dans la station est au début février pour profiter pleinement du secteur hors-piste totalement naturel.

    2. Une montagne qui se découvre de droite à gauche.

    Rare sont les montagnes qui sont faites pour rassurer les débutants. À droite, on retrouve les pistes les plus faciles et plus on revient sur la gauche, plus elles sont difficiles! Le centre de la station en bas de la montagne permet de garder un seul point de rendez-vous avec les enfants ou les amis. Un petit conseil: le t-bar, quand il est ouvert, est bien plus efficace pour accéder en haut plus rapidement que le télésiège quadruple. Ce n’est pas un hasard s’il est souvent plus achalandé que la chaise, il permet un plus grand cumul de descentes!

    3. Les sous-bois les plus invitants!

    Le nouveau versant du Lynx vous offre trois nouvelles forêts de calibre difficile à très difficile du côté nord de la montagne: Nid-D’Aigle, le Mur, les Chevreux. Nouveaux depuis la saison 2014/2015, ces sous-bois sont assez larges et offrent plusieurs possibilités de descente. Leur inclinaison constante en fait un endroit à fort défi mais aussi plaisant avec une impression plus forte d’être en contact avec la nature. C’est un incontournable à essayer si vous aimez le ski un peu plus sauvage. Prévoyez une petite marche pour revenir (environ 1km pour le sous-bois le plus loin) si vous passez tout droit à la sortie ou si vous décidez de profiter de quelques virages de poudreuse de plus pour la cinquantaine de mètres supplémentaires qui vous mènent à la fin complètement de la descente. Dans la station, le sous-bois 11A Nagano aussi très intéressant et intense, débutant par une large forêt de bouleaux.

    4. Du carving vous dites ?

    Le carving à Grand-Fonds peut se faire dans plusieurs pistes. Comme la neige y est souvent naturelle, les skieurs s’y régalent dans un corduroy doux et moelleux. Les Braconniers (11) est ma préférée avec une descente assez abrupte et parfaitement alignée entre le sommet et le chalet. La Pétoche (9) est mon second choix avec une descente plus en courbe et profilée que la 11. En bonus, il n’est pas rare de tracer du corduroy très tard en matinée. Avec moins d’inclinaison mais tout autant de plaisir à offrir, la piste des Bouleaux (2) procurera aux skieurs intermédiaires ou plus jeunes une sensation enivrante de valser avec les arbres laissés ici et là dans la piste.

    5. Les bosses de la 10 et la 12.

    L’Émérentienne (12) est une piste non-damé, laissée en bosses, de haut en bas. On y perd facilement nos genoux! À son meilleur après une bonne tempête, la vue au départ y est des plus belles de toute la station. Son type accidenté ravira ceux qui cherchent un terrain ouvert de calibre très difficile. La Chouenneuse (10) est la piste sous le télésiège quadruple fixe. Pleine de bosses irrégulières, son terrain très accidenté envoie les skieurs d’un côté à l’autre de la piste, stimulant la production d’adrénaline! Quelques rochers permettent aux plus aguerris de quitter le sol pour un instant alors qu’un petit parc à neige, situé aux trois-quarts de la descente, réjouira les amateurs de parc à neige.

    En partant de Québec, sur la 138 Est, si vous décidez de passer tout droit au Mont Sainte-Anne, et au Massif, vous devez tenter l’aventure et vous diriger vers un des joyaux du ski au Québec. L’âme de la montagne est palpable derrière chaque arbre, chaque piste, et chaque employé de l’endroit! C’est ce qui me fait venir et revenir au Mont Grand-Fonds, année après année.

    10 pistes de ski redoutables au Québec

    La Belle Province regorge de stations offrant des pistes dont le défi nous procure une bonne dose d’adrénaline lorsque vient le temps de négocier la première entrée étroite, une pente abrupte ou encore une cassure de terrain dont on parlera à ses amis encore dans dix ans! Ces pistes mythiques ont le don de venir chercher le meilleur en nous et de nous faire sortir de notre zone de confort. Lorsque le défi est relevé, il en résulte un sentiment de satisfaction doublé d’une progression dans notre apprentissage de ce merveilleux sport. Voici dix pistes qui présentent de gros défis au Québec, selon ZoneSki!

    1) La Pirouette, Ski La Réserve

    En matière de terrain accidenté, il s’agit probablement de l’une des pistes les plus spectaculaires au Québec. En regardant cette piste nous avons l’impression de reconnaître en partie l’ouvrage du barrage LG2 de par sa descente en escalier. Bien concentré, il faut suivre le tracé doucement à travers les cassures afin de dompter le terrain. Pour bien adhérer à la piste, il faut la descendre lorsque qu’il y a suffisamment de neige, car le fond reste souvent glacé. Sensations fortes garantie!

    2) La Dynamite, Mont Tremblant

    Située sur le versant Expo (Nord) reconnu pour ses pentes abruptes, la Dynamite porte bien son nom car elle à prendre avec précaution. Sa pente ainsi que ses obstacles notamment dans le second segment de la descente nécessite une grande attention ainsi qu’une dextérité de tous les instants. Vous redécouvrirez l’expression « avoir des papillons dans l’estomac »!  C’est le genre de piste qu’on descend sans lever les yeux du sol, l’exécution doit être à son meilleur!

    3) Le 7e ciel, Massif du Sud

    Les amateurs les plus exigeants de sous-bois pentus seront confondus et surtout comblés. Ici la forêt est suffisamment dense et nous tient bien éveillé car la glisse est rapide et un arbre c’est dur! L’adresse et l’agilité sont deux pré-requis importants pour survivre dans cette piste, bien que l’instinct vient souvent brouiller les cartes. Le 7e ciel est unique de par sa devise et sa conception qui est simple : être au naturel. On se laisse tenter au jeu et c’est plus fort que nous: on y retourne une deuxième fois!

    4) La Bou-Bou, Mont SUTTON

    Envie de vous réchauffer les orteils et les doigts? La Boubou est toute désignée. Je vous assure que vous vous tortillerez les orteils en vous frayant un chemin et que vous vous cramponnerez solidement à vos bâtons en manœuvrant. Vous aurez chaud de tout votre corps en sortant de cette piste dont la première partie est étroite où les passages sont minces en plus de présenter une bonne cassure du terrain. Après la descente dans cette piste, vous ressentirez la satisfaction du défi relevé.

    5) La Porc-Épic, Mont Orford

    Cette piste porte bien son nom. Elle peut piquer notamment si vous avez le malheur de fréquenter de trop près les épinettes et sapins qui se tiennent bien serrés devant vous ! En quelques endroits il sera utile d’avoir quelques notions de Limbo! Il s’agit du genre de piste où nous retenons notre souffle en descente sans s’en rendre compte! Les passages sont serrés, la pente est solide. La beauté des paysages est exceptionnelle. Après le moment le plus ardu, la piste aboutit dans une forêt au terrain plus doux regorgeant de neige au cœur de l’hiver.

    6) La Renversante, Val d’Irène

    Située sur le Versant Nord de Val d’Irène -on en revient par autobus- cette piste vous offre une descente étroite et vertigineuse. Son départ commence avec la présence d’arbres sur les côtés et s’élargit de plus en plus pour vous offrir un champ de neige qui descend de façon très constante. Après une bonne bordée, il n’est pas rare d’y voir des petites avalanches. Que vous soyez un skieur amateur ou confirmé, cette piste ne vous laissera pas dans votre zone de confort bien longtemps!

    7) La 42, Le Massif de Charlevoix

    Une piste intimidante s’il en est une, nous obligeant à donner le meilleur de nous-même. Une inclinaison forte et variable, des conditions de piste changeantes au gré de la météo, allant de plaques durcies aux généreuses bosses de neige légère lors d’une tempête, bref, il sera facile de passer par toute la gamme des émotions dans la même descente! La vue est spectaculaire et nous avons l’impression de nous engouffrer dans un entonnoir, comme une illusion d’optique. Il sera préférable de s’y aventurer au minimum à deux, car la célèbre piste du cap Maillard est à bonne distance du centre de la station.

    8) La Sous-bois, Mont Garceau

    La station du Mont Garceau offre un secteur de sous-bois au niveau relevé où quelques pistes donneront satisfaction au plus difficiles. La Sous-bois est l’une d’entre elles. À cet endroit le terrain casse et procure des zones de glisse accidentées où la concentration est de mise. Certains passages sont étroits. Ne soyez pas surpris si vous avez envie de vous gratter la tête avant d’avancer! Ce temps d’arrêt ne fera que mieux vous faire comprendre le défi qui est devant vous et la façon dont vous l’aborderez!

    9) La Ponsoon, Owl’s Head

    Au coeur de la station sur le versant principal se trouve le sous-bois de la piste Ponsoon. Ce secteur large aux multiples options de tracé vous permettra d’augmenter le niveau de difficulté de votre descente selon votre humeur et vos envies. Du terrain pentu et accidenté au coeur d’une forêt de gros arbres bien espacés, l’idéal pour se donner des frissons en prenant de la vitesse. Cette piste vous fera vivre un agréable voyage rempli de défis. Vos muscles seront pleinement sollicités dans ce sous-bois!

    10) La vertige, Mont Tremblant

    Cette piste ne pourrait porter mieux son nom ! Au sommet, vous aurez une sensation de vertige! La vue en plongée vous ramollira quelques peu les jambes, mais une fois lancé, le sentiment de vertige sera remplacé par un sentiment d’exaltation spécialement lorsque la piste est bien enneigée. La largeur de la piste vous permettra de vous ralentir en zigzaguant. Après avoir descendu la piste Vertige, vous aurez sûrement envie de descendre sa voisine jumelle, la Zig-Zag!

    Bien entendu, il y a plusieurs autres pistes dignes de mention qui n’apparaissent pas dans ce petit palmarès! Mais c’est à vous de les découvrir… et le plaisir vient avec l’usage! Nous vous suggère lors de votre première expérience dans ces pistes d’y aller accompagné avec des partenaires de skis qui connaissent l’endroit à découvrir. Cela facilitera votre première descente et en profitant des conseils de votre accompagnateur, votre expérience sera d’autant plus agréable et votre niveau de ski progressera!

    Bregenzerwald, Autriche: la neige à volonté

    Chaque automne, les skieurs et planchistes de la Côte Est, qui tout au long de l’année économisent leurs sous, leurs  jours de vacances, aussi bien que les points de fidélité pour la saison du ski suivante, se renseignent pour planifier des séjours de ski de rêve. Mais bien avant de s’embarquer dans un tel voyage, peu importe la région ciblée (le nord est, les Rocheuses, outre-mer), on fait des recherches, essentiellement sur le web, pour trouver, comme les trois ours, une station ou une région qui n’est ni trop petite, ni trop grande. J’ai donc exploré trois stations, Diedamskopf, Warth-Schröcken, et Damüls. Voici le récit!

    Passer une semaine dans un circuit alpin qui est plusieurs fois plus grand que Whistler ou Vail est, sans aucun doute, une expérience inoubliable pour nous. Pourtant, les Alpes fournissent en même temps une autre proposition très interessante, c’est à dire les domaines skiables qui non seulement offrent des étendues impressionnantes mais aussi suffisamment d’intimité pour qu’on n’ait pas l’impression de passer une semaine dans une usine de vacances hivernales.

    Voilà pourquoi en février dernier, j’ai décidé de visiter la province autrichienne du Vorarlberg, qui côtoiela Suisse. Malgré le fait qu’elle soit la région la plus enneigée de toutes les Alpes, la « Bregenzerwald » (la Forêt de Bregenz) est à peine sur le radar des skieurs nord-américains. On se demande un peu pourquoi, car elle est facilement accessible depuis Montréal, New York ou Boston par des vols sans escale. 90 minutes après mon départ de l’aéroport de Zürich avec une voiture de location, en passant par le beau Lac Constance, je suis arrivé dans le sympathique village d’Au.

    Après avoir déposé mes bagages à l’hôtel, je me suis dirigé vers la station de ski locale Diedamskopf (« Tête de Diedam ») pour un petit échauffement après le vol transatlantique. Dans le stationnement, un skieur local m’explique que « c’est une petite montagne où on peut plus ou moins tout voir dans l’espace de trois heures »… Cela m’a fait rigoler: pour mes points de référence modestes, même les petites stations dans les Alpes sont loin d’être petites!

    Comme de nombreux domaines skiables alpins, on commence par prendre une télécabine, dont la base est située bien en-dessous de la limite des arbres, puis on monte quelques 600 mètres verticaux à mi-montagne. Ensuite, on continue avec un télésiège débrayable pour arriver au terrain de ski praticable: des centaines d’hectares de hors-piste, sans arbres, traversé par de beaux sentiers balisés. Avoir eu plus de temps, j’y aurais pu facilement y passer deux jours sans m’ennuyer, mais ça c’est la règle des roadtrips: au lieu d’avaler des expériences entières, c’est plutôt un menu dégustation.

    Une fois installée à l’Hôtel Krone, quelques heures plus tard, j’ai vite constaté que la rumeur qui veut qu’on ne peut bien manger lors d’un séjour de ski qu’en France est franchement un peu exagérée, voire totalement fausse. Pendant que je sirotais un apéritif formidable, j’ai apprécié l’ambiance sophistiquée, la présentation de plats impeccable aussi bien que la cuisine savoureuse préparée avec de nombreuses spécialités culinaires locales, y compris son célèbre fromage.

    Peu après, le chaleureux propriétaire de l’endroit, Herr Lingg, s’est arrêté à ma table, a remarqué mon nom gaulois et a bavardé avec moi pendant dix minutes dans un excellent français. Bien que Vorarlberg fasse officiellement partie de l’Autriche, il a mentionné que culturellement et linguistiquement la province a plus en commun avec la Suisse (mais heureusement sans les prix élevés!). Certes, le secteur touristique y est très important pour l’économie, mais la région se sent moins développée, c’est à dire sans le côté « tourisme industriel » qu’on ressent dans les domaines de ski plus connus.

    Le lendemain, j’ai conduit dans une tempête de neige houleuse à Warth-Schröcken, qui, avec une moyenne annuelle de 11.3 mètres de neige (dans la même ligue que les Cottonwood Canyons de l’Utah) est couronné le domaine de ski le plus enneigé dans les Alpes. De plus, ce chiffre est mesuré à proximité de la base, de sorte qu’il a sûrement encore plus de neige plus haut sur la montagne.

    Le seul gros pépin vécu lors de ma journée à Warth est dû aux averses de neige et au brouillard intense, qui m’ont empêché de profiter pleinement de toute cette belle neige vierge à seulement quelques mètres: aucun arbre pour me protéger, la visibilité était nulle car le domaine skiable est situé au-dessus de la ligne de végétation. Évidemment, c’est frustrant de savoir qu’il y a des centaines d’hectares de poudreuse complètement non-tracée autour de soi alors qu’on est obligé de rester entre les panneaux aux côtés des pistes. Enfin, c’est la vie au-dessus de la limite forestière!

    La grande nouveauté de ma visite était l’occasion d’essayer la nouvelle télécabine “Auenfeld,” une fascinante bizarrerie qui relie Warth-Schröcken avec la célèbre station avoisinante,Lech, produisant une région de ski interconnectée totalisant 190 km de pistes. Depuis son ouverture en décembre 2013 (après plus de 40 ans de négociations entre les deux villages), elle mélange deux cultures de ski très distinctes: la noblesse européenne à Lech et les familles de classe moyenne à Warth-Schröcken. Cinq minutes après être parti de Warth, on arrive à mi-montagne au pied du télésiègedébrayable “Weibermahd” à Lech. Là, les deux remontées se connectent – deux wagons de la Auenfeld alternant dans le sens giratoire avec une chaise de la Weibermahd – et montent au sommet en tant que “chondola.” Impressionnant, autant par sa réalisation technique que par sa valeur: 12 millions d’Euros!

    Tandis que Warth-Schröcken se proclame le domaine de ski le plus enneigé dans les Alpes, mon arrêt du troisième jour, Damüls –muni d’un grand slogan, Willkommen im Schneereich (« Bienvenue au Royaume de la Neige ») – se profile comme le village le plus enneigé des Alpes. Je me suis réveillé dans l’agréable Alpenhotel Mittagspitze pour trouver ma voiture de location croulant sous 40 cm de neige qui s’était accumulée depuis mon arrivée 12 heures auparavant. Toute la matinée, je me régalais dans la poudreuse abondante. Bien que la visibilité ne soit guère mieux qu’à Warth, il y avait heureusement pas mal d’arbres sur la partie inférieure de la montagne, ce qui améliorait la visibilité.

    En dégustant un déjeuner délicieux de spätzle (un genre de pâte venant du sud-ouest de l’Allemagne), le directeur du marketing du village m’a confié que le nom de la région, Bregenzerwald (wald = forêt), porte les touristes à croire que les montagnes desservies par les remontées sont de grandes collines boisées, ce qui n’est pas le cas! Cette fausse perception crée donc un défi pour les exploitants de la place car l’image de l’endroit n’est pas fidèle à la réalité, et certains visiteurs sont parfois déçus! Mais une fois sur place, l’accueil auquel les touristes ont droit est incomparable. Pour citer un exemple parmi bien d’autres, pendant mon dernier soir à Damüls, le propriétaire de l’hôtel m’a non seulement invité pour un verre du schnaps le plus délicieux que j’ai jamais goûté mais il m’a aussi fait faire une visite guidée des curiosités locales, passé minuit! Certains vacanciers ne sont pas intéressés de connaitre l’histoire de l’endroit où ils séjournent, mais je suis toujours reconnaissant quand les gens tiennent à expliquer aux clients les particularités de leur village et pourquoi ils en sont fiers.

    Et voilà, trois jours dans le Royaume de Neige, qui a complètement répondu à mes attentes. Beaucoup de neige, tel que promis par le nom, en plus d’une région de ski ni trop grande, ni trop petite, et peuplée de gens quifont de leur mieux pour accueillir les visiteurs.

    Histoires de patrouille: un drôle de brûlement d’estomac…

    Photos Pierre Carbonneau

    Ce récit s’ajoute à la collection de la série « Histoires de patrouille ». Ces histoires, rédigées ou racontées par des patrouilleurs de partout au Québec, qu’ils soient retraités ou encore actifs, ont pour but d’humaniser le titre qui fait souvent frémir les skieurs et planchistes en station. Être patrouilleur, c’est bien plus que porter un uniforme, une radio et une trousse de premiers soins… c’est une histoire de dévouement, de passion pour le ski, l’entraide, l’esprit d’équipe et le don de soi. Nous espérons qu’à travers ces récits, votre perception de ceux qui sillonnent les pistes pour assurer la sécurité des skieurs changera pour le mieux!

    Patrouilleur: Julie Vézina
    Station: Le Massif de Charlevoix
    Années d’activité: 2001-2013

    Après avoir patrouillé 7 ans sur les pistes de la station, une blessure m’a forcé à ne plus chausser mes skis! Du moins, pas aussi souvent que le travail le demandait. Cette blessure, survenue alors que je répondais à un appel de mitaine échappée sous un télésiège, a mis un terme presque définitif à ma carrière de skieuse… c’est un bête accident qui m’est arrivé alors que je descendais la piste, qui était fermée à la clientèle, et pour cause: une mince couche de neige poudreuse recouvrait une croute un peu sournoise qui cédait sous mon poids dans certains virages! Et bien entendu, est arrivé ce qui ne devait pas arriver: mon ski a planté sous la croute, je suis tombée et j’ai complètement tordu mon genou. Il a fallu qu’on m’évacue par traineau! Diagnostic: mon ligament croisé antérieur (LCA, pour les intimes!) a complètement cédé. Kapout.

    J’ai donc été « reléguée » au travail de bureau. Oui, ce sont des risques bien présents pour les patrouilleurs! Et… quand on ferme des pistes… ce n’est pas pour le plaisir, c’est parce qu’il y a un réel danger! Mais rassurez-vous, je ne veux pas vous faire trop la morale ici, c’était une longue introduction pour expliquer pourquoi j’étais toujours au chalet même lorsque les pistes étaient ouvertes dans les dernières années! Croyez-moi, du ski de chalet, c’est pas le plus agréable quand on est passionnée du ski!

    C’est d’ailleurs ma présence au chalet du sommet, ainsi qu’une rapidité d’exécution, qui auront permis un dénouement heureux à cette histoire, qui fait encore monter mon adrénaline quand je la raconte! On est le matin d’un jour de semaine, début janvier 2003. L’affluence n’est pas du tout à son maximum et c’est plutôt un petit matin tranquille dans la station, autant à la billetterie que sur les pistes. Je suis à l’infirmerie, en train de m’occuper d’un cas « matinal » qui ressemblait à un lendemain de veille. Un appel entre, mais par téléphone: c’est la préposée au service à la clientèle, qui savait que je me trouvais à l’infirmerie, qui m’appelle, légèrement en panique: « Julie! Viens vite dans la salle des casiers! Un monsieur est tombé la face en plein dans les cases! » À ce moment, j’ai une intuition: on ne tombe pas comme ça pour rien! J’ai donc laissé mon cas à une collègue et j’ai attrapé le DEA (Défibrillateur Externe Automatique) pour foncer vers les casiers.

    Ce DEA, ça fait à peine deux mois qu’on l’a. On s’est servi du DEA « simulateur » lors des formations de premiers soins, on s’est pratiqué à installer des électrodes en faisant des blagues à propos des poitrines peu velues des mannequins de RCR, on a tous entendu la voix robotisée qui dit « CHOC RECOMMANDÉ », et on a tous sauvé une bonne dizaine de mannequins de l’arrêt cardiaque! La station a fait l’acquisition de cette machine après qu’on aie « échappé » un cas la saison précédente. Pour nous, c’était vraiment une question de vie ou de mort que d’avoir un DEA, et le cas vers lequel je m’en allais l’a prouvé… mais c’est une inauguration un peu stressante.

    Arrivée dans la salle des casiers, je trouve le monsieur, qui est inconscient. Bien sûr, l’ambulance est appelée immédiatement, et après avoir vérifié très rapidement L’ABC, j’entame les manoeuvres de réanimation. Je parle en anglais au monsieur -bizarrement, on a pensé qu’il était anglophone, car la préposée du service à la clientèle qui m’a appelée m’a dit qu’il parlait anglais! Et comme je ne sais pas si l’homme m’entend ou non… je ne prends pas de chance, et je lui parle mon plus bel anglais de cuisine. Du renfort a été appelé pour venir m’aider, et heureusement puisque, ça peut sembler être un détail, mais je suis petite! Faire les manoeuvres (compressions, et insufflations) est très physique… Le monsieur, début cinquantaine, a une forte carrure. Je m’essouffle, mais un collègue me rejoint enfin! Le DEA recommande le choc: on appuie sur le bouton et tout semble s’arrêter. Je n’entends pas le bruit ambiant du personnel de la station qui éloigne la clientèle curieuse, je n’entends pas la radio qui confirme que l’ambulance est en route, je n’entends pas le choc qui se donne… et qui fonctionne.

    Pendant les 40 minutes d’attente de l’ambulance, notre monsieur est resté inconscient, mais il avait un pouls. Son coeur battait. Son cerveau recevait de l’oxygène. Son inconscience était probablement due au choc à la tête lorsqu’il est tombé dans les casiers. Mais c’est le cas de le dire: on l’a ramené. Sans DEA, ça aurait été impossible. Sans DEA, on aurait vécu la même frustration, la même peine et la même impuissance que l’année précédente. C’est d’ailleurs ce que je ruminais intérieurement: « Toi, on t’échappera pas! ». Au final, son inconscience était souhaitable: la douleur d’un infarctus du myocarde est apparemment insoutenable.  Il est donc parti en ambulance, et dès le lendemain, on a eu des nouvelles: notre rapidité d’intervention et notre jugement, jumelés à notre formation, nous ont permis de poser les bons gestes au bon moment.

    Quelques jours plus tard, on a reçu une visite spéciale: les amis du monsieur, qui venaient nous remercier. C’était plutôt émotif! On a appris d’autres détails: d’abord, il parlait français! Il n’était pas très en forme et s’était fait dire par son médecin d’être un peu plus « prudent »… et ce matin-là, il ne se sentait pas bien… il était rentré au chalet après une descente, pour se reposer et manger un comprimé antiacide, puisqu’il se plaignait de brulures d’estomac. Mentalement, on a tous un peu révisé la matière des cours sur les signes et symptômes des arrêts cardiaques… et notre monsieur revient nous voir, chaque année, même s’il ne skie plus!

    Organiser le ski avec Junior: quelques conseils pratiques!

    Malgré toutes les bonnes intentions du monde, plusieurs parents se découragent rapidement lorsque vient le temps de penser à organiser une sortie de ski en famille, surtout lorsque ça implique de jeunes enfants! J’en suis la preuve, j’ai parfois travaillé très fort pour arriver à me convaincre de sortir. En tant que père de deux jeunes garçons, dont le cadet entame sa deuxième saison de ski, je peux vous dire que j’ai développé plusieurs trucs… Non, ce n’est pas toujours facile! Mais le sourire sur leur visage est ma récompense. Voici donc quelques conseils de ma part, en espérant qu’ils vous inspirent un peu et vous motivent à sortir davantage!

    1. Bien choisir sa station de ski

    Une des choses que j’ai appris à force de skier avec mes enfants est l’importance de choisir une station de ski où la piste école est accessible, à proximité du chalet et de la billetterie. Transporter tout l’équipement -mes enfants ont encore de la difficulté à bien tenir leur matériel- sur des centaines de mètres n’est pas de tout repos et disons-le franchement, s’arrêter tous les cinq pas pour ramasser un bâton, une mitaine ou attendre le plus lent, ça commence plus ou moins bien une journée. Le Mont Gabriel et Vallée-du-Parc sont de bons exemples de proximité de la piste.

    Si vos enfants en sont à leurs premières armes dans les télésièges, privilégiez une station de taille moyenne ou petite avec un moins fort dénivelé. Vous aurez moins d’attente aux remontées, ce qui évite la fatigue trop rapide de nos mousses. Vallée Bleue et Ski Saint-Bruno sont de bons exemples. De plus, la hauteur des sièges à l’embarquement/débarquement facilite la tâche aux plus petits. Finalement, certaines stations sont plus familiales que d’autres et offrent des attraits spécialement réservé aux enfants. Je pense ici à Belle Neige avec son sentier des toutous, Mont Blanc avec la Jungle Magique. Vous pouvez aussi choisir une station qui offre un petit « à-côté » motivant pour les enfants, comme par exemple des glissades sur tubes. Ici, on peut penser à La Réserve, Mont Gleason, Vallée-du-Parc. Visitez notre Guide des stations de ski pour bien choisir!

    2. Adapter son horaire

    Bien qu’il soit plaisant d’être tôt sur les pistes, il faut s’adapter à l’horaire des enfants pour bien profiter de la journée. Selon mon expérience la meilleure heure d’arrivée est dans les environs de 9h30. Les enfants auront ainsi eu le temps de prendre un bon déjeuner, de s’amuser un peu et seront plus enclins à aller skier. De plus, la température est souvent plus clémente à partir de cette heure, et arrivant après l’ouverture, l’heure du dîner arrive assez vite et les enfants n’ont pas trop le temps de se fatiguer. Étirer la période du diner sert aussi à se réchauffer et se reposer, avant de retourner sur les pistes pour le reste de l’après-midi.

    3. Courir les rabais

    Comme skier en famille peut parfois faire rapidement monter la facture il faut bien regarder les prix et promotions des différentes stations. Certaines stations offrent gracieusement le ski pour les jeunes de 6 ou 5 ans et moins. Le prix varie beaucoup aussi d’une station à l’autre, et comme une petite montagne satisfait amplement notre petite relève, il est inutile de payer le gros prix pour skier une grosse montagne. Visitez notre Zone Rabais pour trouver les meilleures offres!

    4. Avoir les bonnes collations et le bon lunch

    Avant de quitter la maison il faut s’assurer d’avoir fait le plein de nourriture pour sustenter nos jeunes athlètes en herbe. Apportez assez de liquide pour bien les hydrater, des fruits, des légumes et des noix. Il peut aussi être pratique de garder quelques barres tendres et trucs à grignoter dans un sac à dos que l’on apportera en piste, pour ma part j’apporte aussi un sac à eau de type Camelbak. Pour économiser davantage, il est judicieux d’apporter son lunch… mais attention si vous pensez apporter un lunch à réchauffer! Ce n’est pas toutes les salles de repas des stations de ski qui sont dotées d’un micro-ondes. Visitez notre Guide pour vérifier avant votre visite!

    5. Le bon équipement pour le transport de matériel

    Skier avec des enfants veut aussi dire transporter beaucoup de matériel.  Comme je suis seul avec deux enfants, j’ai fait plusieurs tests avant de trouver la recette idéale. Il s’agit d’un grand sac de ski à bandoulière, idéalement avec les poches pour mettre les bottes sur le côté, ainsi qu’un sac à dos permettant le transport des skis. Dans le grand sac, je sépare les bottes et les accessoires de mes gars, ils ont chacun leur côté de sac alors il est plus simple de trouver l’équipement une fois à la station.

    Ce sac contient: les bottes, les bas, les mitaines, les casques et lunettes de ski pour toute la famille en plus de m’aider à transporter les plus petits skis. Dans le sac à dos je mets: le sac d’eau, le lunch, et quelques collations pour la journée, mon sac me permet aussi de transporter mes skis que j’attache à l’arrière. De cette manière, je peux tout transporter en un seul voyage sans me casser la tête, et j’ai les mains libres.

    6. La grande question: louer ou acheter l’équipement des enfants?

    Sur ce sujet les opinions divergent beaucoup, mais ici je vais me baser sur mon expérience personnelle. Une location de type « achat-rachat » est en général entre 70$ et 100$ pour une saison. L’avantage: si l’équipement deviens trop petit en saison, la plupart des endroits offrent le remplacement sans frais. C’est par contre un peu plus coûteux que l’achat pour une même période: j’ai acheté les premiers skis de mon plus vieux environ 120$, il a fait deux saisons avec le même ensemble… mais les skis ont servi au plus jeune après, pour deux saisons aussi! Donc mon équipement me reviens à 30$ par saison, si je ne vends pas les skis et bottes. La deuxième paire de ski a été acheté au même prix et durera sans doute deux saisons pour ensuite être refilée encore à numéro 2. Bien sûr ici il s’agit d’une dynamique familiale avec deux enfants qui se suivent de près en âge, ce qui permet ce genre d’échange. Notez aussi qu’on sort très souvent l’hiver (plus de 10 sorties), c’est donc rentable pour nous! Si vous faites moins de 5 sorties par saison, au rythme où les enfants grandissent, pensez plutôt à la location.

    7. Ne pas stresser

    Il faut presque systématiquement faire preuve de patience: les petits skieurs n’ont pas toujours le rythme, peuvent s’émerveiller devant les petits détails que leur offre la montagne, ou s’égarer dans leur tête. Il faut rester zen et ne pas oublier que nous sommes sur les pentes pour eux, pour leur donner le goût du ski, pour leur offrir un plaisir d’hiver. Même s’ils tombent vingt  fois dans une descente et se plaignent, il faut les encourager, leur apprendre à en rire, à se relever, et garder le sourire. Il ne faut surtout pas mettre de pression sur nos enfants, sinon le ski risque de devenir une corvée pour eux et ils n’aimeront plus en faire. Le but premier est de partager une belle activité en famille… et ça vous suivra longtemps!

    8. Évitez les journées trop froides

    Étant adulte nous tolérons mieux le froid et connaissons nos limites, de plus, sur notre propre corps, nous pouvons reconnaitre les signes d’engelure. Nous ne pouvons pas en dire autant des enfants, qui même bien habillés finissent gelés… et bien souvent, quand ils le disent il est trop tard! Parfois, on a aussi tendance à ne pas les croire, et à imaginer qu’ils se plaignent pour arrêter plus tôt ou avoir un deuxième chocolat chaud. Il est donc primordial de prendre des pauses fréquentes, de leur demander souvent s’ils ont froid et d’être à leur écoute. Choisir des vêtements adéquats est d’une importance capitale: évitez le coton, privilégiez les fibres synthétiques. Utilisez la technique de pelure d’oignon, vaut mieux qu’ils aient plus chaud que froid. Ils ne bougent pas autant que nous lors des descentes et se réchauffent moins bien.

    9.  Le plaisir avant tout

    L’important c’est surtout d’avoir du plaisir et le plaisir ne réside pas juste dans le ski. Prenez quelques instant pour faire une bonhomme de neige, faire une bataille de boule de neige (loin des pistes!), glisser sur les fesses. Récompensez leur performance/endurance avec un chocolat chaud. Faites quelques singeries qui les feront rire. Après tout, le ski n’est pas sérieux! C’est une activité familiale que vous voulez amusante et relaxante, dont le but est de divertir les enfants tout en faisant du sport.

    10. Ne jamais forcer les tout-petits

    Un des meilleurs moyen de gâcher la journée de ski d’un enfant et de le forcer à skier. Oui, c’est frustrant que votre enfant vous dise qu’il veut arrêter après une descente, alors que vous avez en tête le prix du billet que vous avez payé… Prenez plutôt une pause. Arrêtez-vous, réchauffez-vous dans le chalet, changez de sujet… profitez de la garderie si elle est disponible! Peut-être qu’après une heure ou même moins, ils voudront retourner sur les pistes! Ne les forcez pas à continuer, ce ne sera plus une source de plaisir, mais bien un fardeau. La seule chose qu’ils vont garder en tête à leur prochaine sortie est qu’ils ont été forcé. Bien sûr c’est fâchant de repartir après deux descentes, mais peut-être qu’à la sortie suivante ils en feront plus. Souvenez-vous, le but est de voir un sourire sur leur visage!

    Ouf! C’est une grosse série de conseils avec des sous-conseils. Oui, la plupart de ces conseils coule de source et semblent « facile »… mais dans le feu de l’action, on est tous humains, et il fait parfois du bien de se rappeler que nous aussi, on a été débutants… et les raisons qui font qu’on est encore en ski sont probablement dans ces conseils!

    ×