Aujourd’hui à Sommet Saint-Sauveur avait lieu le Slush Cup. Une course en duel sur un parcours profilé se terminant dans une petite flaque d’eau.
Le parcours peut sembler facile, mais ce n’est pas le cas. C’est un parcours creusé à même la piste avec des virages assez agressifs qui se succèdent. Malgré mon niveau de planche à neige, j’y ai trouvé un bon défi!
Les coureurs étaient séparés en catégorie d’âge et de discipline. La participation fut très bonne et l’ambiance aussi, malgré le manque de soleil et les quelques gouttes de pluie.
Un skieur qui s’apprête à traverser la flaque d’eau à la ligne d’arrivée
Lors de la finale, je ne me suis malheureusement pas rendu très loin avec seulement une descente, ce qui mena à mon élimination. J’ai eu beaucoup de plaisir à participer à cette course et je fus surpris du défi que cela représentait.
Manquant de vitesse, j’ai terminé la course en plongeant dans la fin de la saison de ski.
Une cérémonie de remise de prix avait lieu par la suite et de beaux prix de participation étaient tirés.
Vendredi Saint, début du long week-end de Pâques où l’on annonce encore de la pluie ici et là, mais pas ce matin à la Station Touristique Val Saint-Côme.
Le soleil est au rendez-vous, mais pas les skieurs et planchistes. À mon arrivée, il fait 0 degrés. La surface de glisse est ABSOLUMENT formidable.
Quelques familles et vraiment pas beaucoup de gens sont en montagne aujourd’hui, ce qui m’étonne vraiment, vu la belle journée qui s’annonce.
La station nous offrait 20 pistes de pur bonheur, une seule remontée avec aucune attente du tout. La joie quoi ! Une montagne juste pour moi.
J’ai eu l’immense plaisir de pouvoir skier avec Susy ‘Cute’, une dame extraordinaire de 74 ans qui elle me disait en avoir du gaz pour son âge. Ski, vélo, voyages… Elle m’a aussi présenté un bon ami à elle, Jacques, 78 ans qui ont tous les deux des passes de saison à Saint-Côme depuis au moins 40 ans. Très impressionnant et inspirant.
Rencontrez Cameron. Un septuagénaire de 76 ans qui lui se dit être le Père Noël des bénévoles. Tout le monde le connaît à Saint-Côme et l’admire vraiment beaucoup. Il est doué pour tous les sports de glisse sans exception. Aujourd’hui, monoski avec une de ses nouvelles planches. Je souhaite pouvoir lui parler à nouveau et le connaître davantage.
Superbe vue du haut de la Cascade. Toujours avec les mêmes conditions de glisse exceptionnelles mais avec un ciel qui s’assombrit
Il est midi, vous remarquez peut-être que c’est la même prise de vue que l’une des photos précédentes, mais plus de soleil malheureusement. Le vent s’est levé un brin et on sent la pluie qui se rapproche. Ce qui devait arriver arriva, la pluie est venue gâcher la journée un peu plus tard en début d’après-midi.
Avis aux intéressés: la station sera ouverte tout le week-end de 9h à 16h et offrira un brunch de Pâques sous la thématique de la cabane à sucre ce dimanche de 9h à 14h. Pour la suite, on prévoit fermer le 26 avril. Consultez leur site web et page Facebook. Bonne fin de saison !
Présence de pictogramme incitant à la prudence, nous avisant que nos spatules pourraient entrer en collision avec des roches, racines, ruisseaux, mais aujourd’hui le Mont-Sainte-Anne aurait presque pu ranger cette signalisation, sur le versant Nord du moins.
Les huit cm de neige reçus mercredi dernier à la station ont certainement caché quelques plaques plus durcies et le travail mécanique a achevé de préparer les pistes pour une superbe journée de ski de printemps. Le soleil, quoi que plus timide au fil de la journée, a bien travaillé pour ramollir les surfaces.
Le Nord est ouvert à 100%, incluant les sous-bois signature de ce versant. Ceux qui connaissent bien la montagne savent que le ruisseau du bas de ces pistes peut être assez présent lors de la dernière fin de semaine d’opération. Il n’en est rien cette année, la neige est encore présente en abondance.
Les amateurs de glisse se sont donnés rendez-vous au nord de la montagne, mais tout au long de la journée, l’attente reste très raisonnable à la remontée mécanique. Plusieurs personnes lunchent à la base côté nord, profitant du temps clément, des tables mises à disposition et de l’absence de vent.
Sur toute la largeur, les pistes offrent des couvertures neigeuses complètes. Difficile de croire qu’il s’agit des derniers jours d’opération de la saison. En effet, la montagne est ouverte jusqu’à lundi, inclusivement. D’ailleurs, le désormais traditionnel Splash! qui devait avoir lieu dimanche a été reporté à lundi.
La neige est printanière, les carres accrochent bien et les cuisses chauffent en fin de descente. Les freinages intempestifs causés par la différence de température entre la neige à l’ombre et la neige au soleil peuvent parfois surprendre.
Au Sud, on comprend mieux pourquoi la saison tire à sa fin. Le dernier quart des quelques pistes ouvertes demande une vigilance constante afin de garder l’équipement dans un bon état. Ça fait partie des joies du ski de printemps, de contourner ruisseaux et roches. C’est toutefois prévisible que la pluie annoncée fera fondre les quelques cm qui tiennent toujours le coup. Skieurs du lundi, vous aurez possiblement quelques pas à faire en bottes.
C’est ainsi que se termine la saison 2024-2025, avec une superbe journée de ski de printemps à la montagne. Tous ceux présents retourneront assurément à la maison avec le fameux bronzage raton!
La fin de semaine dernière (dimanche, 13 avril) clôturait la 60e saison de ski de la station bromontoise, qui a célébré avec fierté tout au long de l’hiver. En 1964, alors que le ruban inaugural venait d’être coupé sur la toute nouvelle autoroute 10, l’Autoroute des Cantons-de-l’Est, les pentes du Mont Soleil et du Mont Brome étaient prêtes à accueillir les skieurs de tous les horizons. Bromont, la ville, naissait du même coup, par la fusion de plusieurs villages et hameaux des environs. C’est dans cette effervescence que la station de ski a pu lancer ses opérations pour sa toute première saison, malgré une température beaucoup trop douce pour le ski le jour de l’inauguration: Environnement Canada a enregistré une température record de 15,6°C à Granby le 25 décembre 1964. Il aura fallu attendre janvier 1965 pour que les premières descentes puissent être effectuées sur neige…
Pour beaucoup de villes et de régions, la présence d’une station de ski représente une valeur ajoutée et un moteur socio-économique important. Plus on s’éloigne des grands centres urbains, plus les communautés sont tissées serrées et les infrastructures propres aux loisirs sportifs deviennent bien souvent des lieux de rassemblement dont l’utilité dépasse la pratique initiale du sport. Lorsqu’une ville nait en même temps qu’une station de ski en plus de l’accès autoroutier qui permet aux gens d’y accéder, on assiste à la création d’un endroit unique, voué à accueillir autant des résidants des environs que des visiteurs venus de loin. C’est exactement ce que représente Bromont, montagne d’expériences!
Archives Bromont, montagne d’expériences
1964, l’année faste
Les Cantons-de-l’Est sont en plein essor dans les années 1960: les Monts SUTTON, Owl’s Head, Glen et Shefford sont tous nés dans cette décennie propice aux grands projets dans la province. Même le Mont Orford, en opération depuis la fin des années 1940, prend de l’expansion en inaugurant le versant Alfred-Desrochers. Plus près de Montréal, 1964 voit aussi naitre le Mont-Bruno, future pépinière de skieurs. Bromont s’inscrit donc dans cette lignée et se positionne rapidement comme un incontournable pour les petites familles de la région. Les lieux, soigneusement pensés, portent la signature d’un ingénieur qui réfléchit à chaque pente, chaque virage: Roland Désourdy.
La famille Désourdy est étroitement liée au développement de la station et du territoire qu’elle occupe. À l’époque, Roland Désourdy, maire de Cowansville, et son frère Germain, premier maire de Bromont, ont en tête la création d’un lieu de loisirs pour rassembler les familles de la région. C’est avec cette vision que les pentes de la station sont nées, s’inscrivant dans un site qui allierait le ski et l’autre autre passion de Roland Désourdy, les chevaux. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que le Centre équestre de Bromont soit situé à un jet de pierre de la station. On y a même offert un transport alternatif « avant-gardiste » dans les premières années: les visiteurs pouvaient parcourir la courte distance entre le Centre équestre et les pentes de la montagne en carriole.
Hôte d’événements majeurs
Les visions de Roland Désourdy de la « ville de l’an 2000 » se concrétisent grâce à sa minutie et sa grande capacité de planificateur. Entre 1976 et 1986, Bromont accueille à deux reprises des épreuves de la Coupe du monde de ski acrobatique, ajoute le ski de soirée à son programme, installe des canons à neige et une remontée quadruple, en plus d’inaugurer son parc aquatique. Ces dix années sont déterminantes pour la viabilité de la station qui désormais peut se targuer de jouer dans les ligues majeures. Le vélo de montagne, quant à lui, est offert aux amateurs d’adrénaline dès l’été 1990.
Les couleurs du parc aquatique sont visibles même en plein hiver.
Malheureusement, la récession du début des années 1990 mettra à mal le secteur touristique et les activités de Bromont seront forcées de ralentir. C’est donc une station qui vivote, exploitée sous la tutelle de la Banque CIBC, que Charles Désourdy rachète en 1997. Cette décennie aura vu pérécliter bon nombre d’entreprises oeuvrant dans un secteur d’activités désormais « à risque » et il fallait avoir les reins solides, en plus d’une sacrée vision pour se lancer dans cette aventure. Digne fils de son père, Charles redresse la station à l’aide d’un plan stratégique minutieusement élaboré. Il misera sur deux éléments majeurs: la fabrication de la neige, et le ski de soirée. (Un article de notre série des Visages du ski sera consacré à Charles Désourdy, prévu à l’automne 2025.)
Charles Désourdy prend la pose avec fierté sous la bannière commémorative installée au sommet de la montagne.
La remontée… métaphorique et réelle!
En moins de dix ans, Ski Bromont est passée de deux à sept versants skiables et s’est forgé une place fort enviable dans l’univers scientifique de la fabrication et de l’entretien de la neige. Les dernières années, mettant en évidence l’impact des changements climatiques sur les opérations des stations de ski, donneront raison à Charles Désourdy qui, depuis son premier hiver comme neigiste à la station, insiste pour qu’on ne se fie pas uniquement qu’à la nature pour pouvoir skier… et qu’il vaut mieux lui donner un petit coup de pouce.
Faisant figure de pionnière dans l’exploitation de sites de loisirs sur quatre saisons, celle qui s’est longtemps appelée Ski Bromont a changé son appellation pour démontrer sa vocation sur douze mois: de là est né le nom Bromont, montagne d’expériences. Ces expériences continueront à s’accumuler pour plusieurs décennies à venir!
La terrasse du Bar la Débarque est chaleureuse et invitante, calme de jour et animée en soirée!
Visionnez ce film produit par la station:
D’autres images d’archive sont disponibles dans la BAnQ.
Voilà une magnifique matinée de ski … d’hiver! Oh, bien entendu le thermomètre est en notre faveur avec seulement moins 3 degrés. Cependant, malgré l’ardent soleil, un lac complètement dégelé et une vallée bientôt verdoyante, les surfaces du glacier sont de béton. Ne cherchez pas d’autre coupable que le printemps lui-même avec ses dégels et gels successifs. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la glisse demeure de qualité pour quiconque est prêt à y mettre un peu d’effort.
Dans la Côte 70 c’est plus de 3 mètres de neige qui ne demandent pas mieux que de repousser les limites de la saison de glisse. Ce n’est pas demain que « St-Sau » fermera!
Étonnés de l’arrivée tardive en journée du ramollissement de la neige, Gordon et Werner se demandent s’ils n’auraient pas dû faire affûter leurs skis. Réponse: oui! En matinée, des sections de piste raboteuses et très dures mettent autant à l’épreuve les cuisses que les plombages des dents! Mais au risque de me répéter, la glisse est bonne et rapide. Très rapide. À compter de midi, les surfaces commencent à ramollir.
Ce samedi 19 avril promet d’en mettre plein la vue avec le Slush Cup. Traverser un étang d’eau glacée en ski ou en planche à neige n’est pas pour tout le monde. Cependant, regarder les autres le faire peut être vraiment divertissant!
Les préparatifs en vue du Slush Cup vont bon train. Les audacieux devront parcourir des méandres de 1 mètre de profondeur avant de s’élancer sur les eaux « accueillantes » de l’étang. Les meilleurs, ou les plus chanceux, traverseront au sec. Les moins bons, ou les moins chanceux, nageront…
Bien heureux est le chroniqueur qui a affûté ses skis la semaine dernière, car le dérapage veille et les surfaces laissées au naturel brillent de mille éclats peu rassurants.
Le BBQ sur la terrasse extérieure fait partie des traditions printannières de Sommet St-Sauveur. Le parfum de la viande qui grille me fait presque regretter d’avoir apporté des carottes et un muffin-au-son-sans-sucre pour mon lunch… Ah pis tiens, la saison achève, aussi bien l’avouer: OUI, je regrette d’avoir apporté mon lunch.
Il y a de la glisse pour encore un bon moment ici malgré l’inéluctable progression du printemps. Il est à noter que la station n’ouvrira que du vendredi au dimanche à compter du 22 avril. La fermeture est prévue pour le 19 mai. C’est pas incroyable ça?!
Les choix de destination pour skier en semaine se font de plus en plus rares au Québec mais il était hors de question de manquer cette journée ensoleillée de « ski de printemps »! Notez bien les guillemets parce qu’à Tremblant aujourd’hui, nous avons eu droit à tout un éventail de conditions.
Piste Beauchemin haut en conditions hivernales.
De conditions carrément hivernales et venteuses au sommet et même un mercure sous zéro à mon arrivée, les conditions se sont ramollies sur le bas des deux versants encore ouverts: nord et sud. La station a aussi reçu un 5-7 cm de neige hier qui agrémentait très bien la glisse.
Piste Cossak
Le mercure est resté bien sous le point de congélation au sommet toute la journée, de sorte que le haut de la montagne, surtout le versant nord, est resté en conditions carrément hivernales de neige sèche et légère. Il était d’ailleurs surprenant de rencontrer des arbres encore blancs, pleins de frimas si tard dans la saison. On se serait cru au début mars.
Pistes Lowell Thomas et Rope Tow.
Notre plus grosse surprise a cependant été de retrouver des conditions hivernales dans quelques sous-bois ouverts. La neige nouvelle était assez dense pour moins toucher la base, qui elle, en forêt, était un peu ramollie.
La couverture de neige est encore presque parfaite sur l’ensemble du domaine skiable encore accessible soit une cinquantaine de pistes.
Piste Éric Guay.
Malheureusement, Tremblant est déjà à sa dernière fin de semaine d’opérations, la station étant ouverte jusqu’à lundi. Ces dernières années, il est rare que la couverture de neige ait été aussi bonne à ce stade-ci de la saison. La station pourrait vraisemblablement prolonger sa saison de quelques semaines.
Malgré une journée majoritairement nuageuse et plutôt fraîche en matinée, le Mont-Orford nous a de nouveau surpris en offrant du très bon ski pour cette période de l’année, et nous en avons pleinement profité tout au long de la journée.
En action dans la piste Maxi Max dans la piste Trois-Ruisseaux
J’ai toujours eu comme dicton qu’au printemps, une journée sans soleil sur la montagne, c’est un peu comme une journée sans soleil à la plage en été. Ce matin, nous étions moins motivés en raison du ciel gris, mais une fois arrivés à la montagne, avec le terrain que le Mont-Orford nous offrait, notre état d’esprit a vite changé, et nous avons eu une journée de ski au-delà de nos attentes.
Sous-bois Orignal
Quelques sous-bois accessibles depuis le sommet du Mont-Orford, comme l’Orignal et l’Écureuil (uniquement sur neige naturelle), étaient particulièrement agréables à skier, bien que exigeants, avec plusieurs passages très techniques, parsemés de nombreuses bosses et d’obstacles naturels, le tout appuyé sur une excellente base de neige.
Sous-bois Écureuil Max ici dans la piste Maxi
Le Mont-Orford offrait aujourd’hui du ski sur ses versants Orford ainsi que Giroux Ouest, avec deux remontées mécaniques en service, dont la remontée hybride jusqu’au sommet. La surface de neige était excellente pour la mi-avril, sans aucun découvert dans les pistes à neige artificielle, et les pistes à neige naturelle étaient dans de très bonnes conditions, surtout celles au sommet du Mont-Orford! La piste extrême L’Intrépide (sur neige naturelle) était un véritable bijou à descendre, autant pour sa difficulté que pour son impressionnante inclinaison.
La merveilleuse piste Intrépide Max en action dans la piste Intrépide avec l’arbre mythique de cette piste extreme
Orford nous a offert du très bon ski aujourd’hui! J’étais loin de m’attendre à de si bonnes conditions de glisse en cette journée qui s’annonçait maussade. Il ne faut jamais sous-estimer la grande montagne des Cantons de l’Est — elle a toujours quelque chose d’unique à offrir, beau temps, mauvais temps!
Prenez note que la station de ski sera fermée cette semaine et reprendra ses activités à compter de vendredi prochain pour le long week-end de la Pâques! Une dernière chance de skier cette magnifique montagne.
Journée exceptionnelle de ski de printemps à Tremblant. Tout commence dès 8h20, avec une première montée à bord des télécabines, alors que le soleil perce déjà l’air frais du matin. Les premières pistes à ramollir sont celles du versant nord, offrant une glisse douce et agréable. La piste Expo, laissée en bosses pour le plaisir des amateurs de défis, voit même les plus jeunes s’y aventurer avec enthousiasme. Juste à côté, la légendaire Dynamite est littéralement prise d’assaut — je n’avais jamais vu autant de skieurs s’y élancer! La neige y est encore abondante, surtout sur la partie supérieure, créant des conditions idéales pour une matinée aussi intense que mémorable.
Mes premières traces sur le versant Nord étaient dans la Sissy Schuss.
Le haut de la piste Expo, tôt le matin. Quelques heures plus tard, elle était envahie de skieurs, jeunes et moins jeunes.
Le bas de la piste Expo, toujours aussi plaisante à descente, par la petite connection à partir de la Duncan Bas.
« Tailgate »! Ça sentait les hot dogs en passant, à la base du versant Nord!
L’artiste peintre Michel Normandeau à l’œuvre au sommet de la piste Rope Tow. À chaque descente, son œuvre progressait lentement, au rythme de la montagne. Une rencontre poétique entre l’art et la glisse.
La Taschereau était la piste principale à utiliser aujourd’hui pour dévaler vers la base du versant Sud.
Ici dans la Toboggan, sur le versant Soleil. Étonnant de voir cette piste ainsi que sa voisine l’Algonquin, encore enneigées de la sorte un 13 avril!
Si on avait eu un voeu à faire à l’aube, un seul petit voeu, on aurait souhaité une journée de glisse parfaite. B’en devinez quoi, on l’a cette journée mémorable. Seule ombre au tableau: c’est la journée de clôture de la saison à Mont Blanc. Ce n’est pas faute de neige, car il en reste en masse. C’est faute de visiteurs. Quel regret!
Bien entendu, nous sommes en plein coeur du printemps et ça paraît dans les sections moins enneigées par la station et dans les sous-bois (tous fermés). L’offre de pistes est très restreinte, mais le choix de celles-ci est parfait. Les trois couleurs de pistes conventionnelles sont représentées. À mesure que la journée progresse, on a avantage à préférer les noires; la neige mouillée et lourde des pistes vertes offre trop de résistance.
Bien montée sur ses télémarks, Ingrid y va de sa meilleure attitude: à fond la caisse!
La dolce vita ne se déroule pas que sur les pistes…
Dès l’ouverture, le thermomètre se glorifie d’un 6 degrés au dessus de zéro. Il monte vite, le mercure dans le petit tube vertical; à midi, on crève à 14 degrés. Pas de vent, que de la gloire et du bonheur dans le toupet. Vestes ouvertes, têtes nues et shorts sont au menu.
Bien qu’ils doivent s’astreindre à une couple de brefs détours en piste à cause du manque de neige sur de courtes distances, les randonneurs alpins sont au rendez-vous. Merci pour les beaux sourires!
Mélancolique de nature, le chroniqueur ne peut s’empêcher de penser à l’excellente saison que nous a offert Mont Blanc.