À mon départ de Bellechasse : -24 degrés. Ouf! À mon arrivée à la station : -14 degrés, du soleil, pas de vent, et du bonheur! N’y ayant pas mis les palettes depuis une douzaine d’années, j’avais oublié à quel point cette montagne est majestueuse! De la route 267, elle nous surprend déjà par sa forme brute et ses falaises de roches qui détonnent quelque peu avec les collines appalachiennes environnantes. En station, elle nous surprend par le parcours abrupte du télésiège et par l’inclinaison de certaines de ses pistes.
Du stationnement, on remarque une piste centrale aussi large qu’abrupte. Il s’agit de mon coup de coeur du jour, la Bossue. Elle était particulièrement belle aujourd’hui avec sa surface à la fois rapide et accrocheuse. Aucune glace, aucun dérapage involontaire, seulement du plaisir!
J’ai bien aimé également le secteur intermédiaire, notamment le combo de pistes la Bourgault et l’Escapade offrant un beau paysage boisé ainsi que plusieurs tournants très amusants à skier.
On retrouve plusieurs sous-bois, dont la Sweet Lou qui est également fréquentée l’été par les adeptes de vélo de montagne. Avec ses cassures, les secteurs boisés de la montagne constituent un bon défi!
Un secteur hors-piste pas piqué des vers est également disponible pour les adeptes de ski de randonnée.
Le Mont Adstock offre de beaux paysages : des plaines, des vallons, des champs, de la forêt, et aussi le Lac à la Truite, situé à proximité de la montagne.
La vue des deux parcs à neige parfaitement entretenus et de ses sauteurs m’ont rappelé que c’était aujourd’hui qu’avait lieu la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver.
Le secteur familial est constitué de cinq pistes : La Desjardins pour une descente aisée, la Donat-Grenier, Détente, et T-bar, pour des options différentes et accessibles, ainsi que la Coulée, pour un peu plus de défi. En les parcourant, on constate qu’Adstock est une excellente destination pour les familles et les débutants lorsque les conditions de neige sont favorables comme aujourd’hui.
En terminant, je tiens à mentionner que le chalet est particulièrement beau, propre, spacieux, bien aménagé et accueillant! En somme, bien qu’une bordée de neige supplémentaire soit la bienvenue pour les sous-bois et les pistes laissées au naturel, le Mont Adstock a livré la marchandise au point que j’ai déjà hâte d’y retourner! Bon ski!
(Saint-Sauveur – Avila – Morin Heights – Olympia – Gabriel – Edelweiss)*
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Valide jusqu’à la fin de la saison selon l’horaire de la station.
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Des fois, je me dis: « C’est bien beau écrire des chroniques, mais un jour je finirai par manquer d’inspiration… ». En tout cas, ce jour-là n’est pas pour aujourd’hui! Après 2h30 de route et 70% de la charge d’électricité de mon auto consommée, me voilà en plein paradis. Au débarcadère, la vue tant de fois photographiée me recharge les batteries inspirationnelles. Les pistes, saupoudrées d’une légère couche de nouvelle neige, sont sublimes. Les premiers virages sont tonifiants et ont vite fait de me mettre en cuisses.
À la pause thé de 10h30, la température atteint son maximum de la journée: -8 degrés. Aussi bien dire printanier si on compare aux deux dernières semaines! Étonnamment, l’achalandage est considérable. On aurait pu croire (c’était mon cas…) que la station serait bien tranquille en ce « petit » jeudi. B’en non, il y a beaucoup de visiteurs même si aucune attente aux remontées ne trahit ce volume. Il faut lorgner du côté du stationnement pour réaliser combien Owl’s Head est populaire même en semaine. La présence du soleil y est sans doute pour quelque chose.
Malgré une couverture neigeuse relativement abondante, et quoi qu’adéquate, des sections de sous-bois sont découvertes. Rien de grave, mais il est bon de le savoir car l’enneigement naturel n’est pas partout égal sur le domaine skiable.
Alors qu’à l’ouverture toutes les pistes présentent des surfaces moelleuses parfaitement damées, la neige devient très rapide et dure en cours de journée. Zéro glace, mais des skis bien affûtés sont un « must ». Des couloirs étroits en bordure de piste deviennent alors le secret le mieux gardé pour trouver de la neige meuble et souple.
On trouve parmi les pistes à bosses, de quoi se faire brûler les « quads ». Les parcours de descente y alternent entre creux de bosses dures et crêtes moelleuses. Sans la lumière rasante du soleil du matin, on devine les bosses plus qu’on ne les voit…
Par moments, la visibilité est voilée par de très légers nuages qui achèvent de saupoudrer leurs derniers et timides flocons. Le contraste entre les cimes enneigées à proximité et l’horizon bleuté au loin donne envie de prendre des photos ou de rester planté là à contempler le spectacle. Et c’est précisément ce que nous offre Owl’s Head à chaque visite: des points de vue magistraux qui invitent à la contemplation, en plus de pistes qui appellent à se dépasser. Bilan de notre visite aujourd’hui: 5 heures de route, 12$ de recharge pour l’auto, 5$ pour un excellent café à la brûlerie Virgin Hill, un bon nombre de descentes excitantes et un immense plaisir renouvelé dans cette superbe station.
C’est le deuxième hiver d’affilée que les Cantons-de-l’Est sont choyés par la météo hivernale… c’était donc sans hésitation qu’on a choisi le Mont-Orford comme destination de skinusite!
À notre arrivée, le temps est aléatoire au sommet Orford. Le vent nous pince les joues et nous force à décider rapidement de la descente à attaquer.
On peut « ressentir » le froid sur cette image!
Nous ferons tout de même deux fois plutôt qu’une la suite 4 KM-Petit Canyon-Escapade, ma combinaison préférée de pistes pour bien commencer une visite à la station.
Le Petit Canyon, qui a bénéficié des vents pour accumuler de la neige dans les dernières 24h.
On a par contre préféré ne pas s’éterniser sur le sommet Orford, cherchant plutôt refuge du côté d’Alred-Desrochers. La remontée, bien que plus lente, est à l’abri du vent et nous permet de prospecter la descente à venir.
Dans la Ookpik.
Les sommets « secondaires » du Mont-Orford sont, à mon humble avis, souvent boudés par la clientèle qui préfère rester dans le versant au plus fort dénivelé. Du côté du versant Alfred-Desrochers, le niveau de difficulté un peu moins élevé explique sans doute en partie sa moins grande popularité mais pour ma part, c’est une valeur sure pour du très bon ski: moins de visiteurs, une remontée plus zen, et de meilleures conditions en descente.
Dans la Slalom du versant Giroux.
Le sommet Giroux offre quant à lui des pistes avec davantage de défis que Alfred-Desrochers, mais un dénivelé similaire. Aujourd’hui, c’était le secteur gagnant pour la luminosité, la protection des vents, et la qualité des sous-bois. Nous avons sillonné le secteur des Légendes avec grand plaisir: ce qui réchauffe le coeur, réchauffe les orteils!
Dans la Nicolas-Fontaine, les virages s’enchainent et il était possible de faire encore des traces fraiches même en après-midi.
La luminosité est déjà meilleure en février, ce qui augmente le plaisir de la descente. Au début janvier, ce secteur est très tôt dans l’ombre et les reliefs se perçoivent moins bien, ce qui laisse place à quelques surprises…
Au départ de la Magog.
Les prochains jours seront à l’image du début du mois. Une petite quantité de neige est attendue samedi, journée qui sera la moins froide de la fin de semaine. Si vous voulez découvrir le Mont-Orford sous un autre angle et vous garder au chaud, je vous recommande la méthode randonnée alpine, en utilisant le circuit-découverte de mon collègue, qui vous amène sur chacun des 3 sommets. Bon ski!
C’est une météo quasi printanière qui nous a accueilli en ce beau mercredi de février. Le soleil est radieux et le ciel est d’un bleu intense. Catherine revenait skier ici après une longue disette de plus de 10 ans. En approchant de la station, elle regardait la montagne avec des étoiles dans les yeux. En effet c’est une magnifique montagne pour le ski.
Au risque de me répéter, l’accès aux télécabines demande une bonne marche dans la neige et beaucoup d’énergie. J’aime bien sauvegarder cette énergie pour le ski en montant dans le tapis magique puis bifurquer à gauche pour prendre le bas de la Gros-Vallon vers les télécabines.
En semaine, c’est le bonheur. L’achalandage est minime et l’attente aux remontées est nulle. Les pistes sont restées très belles toute la journée, avec un beau damé. Nous avons skié la Quanik, la Paradeuse, la Printanière, la Première neige, la Mélanie-Turgeon, la Grande-Allée et l’Express, puis un retour au nord avant une pause au chalet du sommet pour une soupe.
Moi qui suis frileux et possède une panoplie de produits chauffants, je n’ai pas allumé les gants et mis les semelles chauffantes au plus bas. Nous avons fait dix descentes et mes cuisses n’en pouvaient plus. On s’aperçoit rapidement de l’importance du dénivelé de la station à l’est de Québec. Je vais mettre l’excuse sur l’âge.
Notre dernière descente s’est faite après la soupe dans la Grande-Allée et la Pichard. La Beaupré, une de mes pistes favorites à la station était fermée pour enneigement. C’est l’hiver et les conditions sont optimales partout au Québec, sortez skier.
En ce mercredi après-midi ensoleillé, la station du Mont Bélu, à La Baie, offrait des conditions tout simplement idéales pour une sortie en plein air. La station dégage une atmosphère chaleureuse et familiale. Ici, pas de bousculade ni de stress : l’achalandage était calme et agréable, parfait pour profiter pleinement de la montagne à son rythme.
Le dénivelé du Mont Bélu, sans être impressionnant, est bien exploité et permet une belle variété de descentes. Les pentes étaient visiblement bien travaillées, offrant une glisse fluide et sécuritaire. La base était ferme, assurant une adhérence dès les premiers virages.
Les sous-bois, quant à eux, étaient beaux aussi : bien enneigés, accessibles et invitants, ils ajoutaient une touche d’aventure à la journée.
Le soleil brillait généreusement, réchauffant nos visages et rendant l’expérience encore plus plaisante. Cette lumière hivernale mettait en valeur l’un des plus beaux atouts du Mont Bélu : sa vue spectaculaire sur La Baie. Du sommet, le regard s’étend sur le paysage gelé où l’on aperçoit des centaines de cabanes de pêche sur glace, soigneusement alignées sur la baie, formant un décor typiquement hivernal et profondément ancré dans la culture locale.
Située à un jet de pierre de la frontière italienne et à environ 200 km de l’aéroport de Lyon, Val Cenis combine authenticité des villages et liberté des pistes. Souvent citée comme une alternative aux grands domaines ultra-connectés, Val Cenis mise avant tout sur l’espace, le calme et un ski authentique. Cette station de Haute Maurienne se rejoint facilement par la route, sans cols techniques, ce qui en fait une destination fiable même en plein hiver. Ici, pas de gigantisme ni de course à la performance: on vient pour skier sereinement.
Un domaine vivant et fonctionnel
Le village de Val Cenis est étendu mais cohérent, composé de plusieurs hameaux reliés skis aux pieds: Termignon (1 300 m), Lanslebourg (1 400 m), Lanslevillard et Val Cenis Le Haut (1 500 m). L’ambiance y est calme et familiale, très éloignée de l’effervescence des grandes stations interconnectées. Moins de remontées mécaniques, moins de foule, mais beaucoup d’espace sur les pistes, offrant une vraie sensation de liberté. Pour un skieur du Québec habitué aux stations plus achalandées, l’expérience est radicalement différente.
Je commence ma journée à Lanslebourg, où le village fonctionne comme un vrai village, pas seulement comme une station de vacances. On se gare gratuitement sur la rue principale, comme si l’on allait faire ses courses, et en seulement 2-3 minutes de marche, on arrive au bas des télésièges La Ramasse et Turra.
La Ramasse est la remontée mécanique idéale pour explorer tout le secteur gauche du domaine.
Le télésiège Turra assure une liaison rapide vers le secteur droit, le Replat des Canons.
Pour vous donner une idée de l’étendue du domaine: nous avons passé toute la journée sur le secteur gauche, en sillonnant tous les recoins. Quant à lui, le secteur du Replat des Canons pourrait se visiter sur une deuxième journée, en se stationnant stratégiquement à Termignon.
Ne cherchez pas un stationnement attitré à la station de ski, ici on gare la voiture directement sur la rue principale du village.En été, c’est une route, mais hiver, c’est un passage emprunté par les skieurs pour joindre le village et les remontées mécaniques.
Nous commençons la journée à bord du télésiège de la Ramasse, mais une fois au débarcadère, nous décidons de ne pas monter plus haut pour l’instant: le retour de vent en provenance d’Italie, soufflant à travers le col du Mont-Cenis, est beaucoup trop fort. Nous choisissons donc de redescendre en sillonnant les pistes en forêt, à l’abri, jusqu’à la télécabine du Vieux Moulin.
De là, nous enchaînons avec le télésiège de Solert, puis avec le télésiège du Met, qui nous permet d’atteindre le point culminant de la station, légèrement en retrait par rapport au col, et curieusement à l’abri du vent.
Gare aval de la télécabine du Vieux Moulin.Gare amont de la télécabine du Vieux Moulin, un lieu passablement occupé, qui donne aussi un accès au télésiège de Solert.On continue la montée à bord du télésiège de Solert.Le télésiège du Met, pour finalement accéder au point le plus haut de la station.
Panorama et sensation de vertige
Impossible de manquer La Canopée des Cimes, la plateforme panoramique située au plus haut point de la station, à 2 800 m d’altitude. La vue sur les Alpes italiennes est tout simplement époustouflante. Lors de notre passage, un fort retour d’Italie soufflait à travers le col du Mont Cenis, formant une mer de nuages au-dessous de nous. Un spectacle unique qui donne l’impression d’être au-dessus du monde.
Belvédère en haut du télésiège Met, à 2800 m d’altitude, avec les Alpes italiennes en toile de fond.
La descente que nous entamons est aussi impressionnante que la vue en haut.
Départ du sommet par la piste du Met.Perché à côté de la piste, une table de pique-nique près du sommet, avec le panorama en grand spectacle, difficile de demander mieux, même avec les nuages. Le haut de la piste Met offre définitivement l’un des plus grandioses paysages alpins de toute la station.Toujours sur la piste Met…… qui nous ramène tout près du haut du télésiège de Solert.Nous poursuivons la descente vers le fond de la vallée par la piste Familiale, qui entre progressivement dans la forêt…… et qui se connecte à la piste Escargot. C’est une route l’été, mais qui en hiver devient une piste de ski permettant un retour tranquille jusqu’en bas, en suivant ses lacets. Juste avant la fin de la piste, ne manquez pas un arrêt au restaurant de montagne Chalet des Essarts, à 1500 m d’altitude.
Ski jusqu’au village
En descendant jusqu’à Val Cenis Le Haut, la piste traverse le village et offre une sensation unique: skier dans un village vivant, tout en restant sur des pistes enneigées.
Entrée à ski dans le village de Val Cenis Le Haut pour reprendre la télécabine.
J’ai adoré cette harmonie entre les différents villages fonctionnels et le domaine skiable: un mariage parfaitement réussi, avec le juste équilibre entre le charme des villages et le plaisir des pistes. Val Cenis, c’est la montagne sereine, avec grands espaces et ski tranquille, idéale pour ceux qui veulent profiter de chaque virage sans courir après le domaine entier.
125 km de pistes, 29 remontées… et une orientation nord parfaite
Le domaine skiable offre 125 km de pistes et 29 remontées mécaniques, avec une particularité majeure: il est presque entièrement orienté nord, ce qui permet à la neige de se conserver longtemps et offre des descentes larges et agréables. L’altitude varie de 1 300 m à 2 800 m, et le plus long dénivelé skiable d’une seule traite atteint 1 400 m, du sommet du télésiège Met jusqu’à Lanslebourg.
Pour profiter pleinement du domaine, prenez le temps de skier toutes les pistes autour d’un télésiège avant de vous déplacer vers le suivant, soit à gauche ou à droite en regardant le plan des pistes. Vous éviterez de longues traversées parfois inutiles d’un bout à l’autre du domaine skiable, alors allez-y progressivement, un secteur à la fois.
Les amateurs de ski en forêt, les débutants, ou encore tous les skieurs lorsque la visibilité est limitée en altitude, apprécieront la possibilité de skier sur des pistes plus faciles au milieu des arbres, en bas de la station. La limite forestière crée en quelque sorte une démarcation naturelle entre les pistes plus accessibles en bas et les pistes plus techniques en altitude.
Une clientèle familiale et conviviale
En cette journée de semaine de janvier, le public semblait résolument familial. Même si le domaine offre des pistes pour experts et des secteurs hors-piste, les débutants sont très présents, souvent accompagnés de moniteurs de l’ESF. À un moment, sur une longue piste verte, ne vous surprenez pas si vous vous retrouvez subitement entouré de tous côtés d’un groupe de jeunes skieurs en apprentissage.
Petite curiosité: certaines pistes vertes suivent en réalité des routes d’été, comme la D1006, qui traverse le col du Mont Cenis pour rejoindre l’Italie. Large et douce, chaque descente donne l’impression de glisser sur une vraie piste… tout en rappelant la fonctionnalité pratique de la station.
En été, une route, en hiver, une piste de ski.
Confession sur les pistes: le curé de Val Cenis
Un petit clin d’œil insolite: à Val Cenis, un prêtre propose des confessions… sur une remontée mécanique! Depuis déjà six ans, le père Geoffroy Genin, en plus de s’occuper des églises locales, prend ses skis pour écouter les skieurs et touristes pendant leur remontée. Nous ne l’avons pas rencontré lors de notre visite, mais parait-il qu’en une matinée, le père Geoffroy confesse parfois cinq ou six personnes dans la télécabine du Vieux Moulin. Une pratique unique, qui mêle ski et spiritualité… et qui laisse toujours un sourire derrière elle!
Mes coups de cœur à Val Cenis
Le plaisir de skier de longs dénivelés à chaque descente: depuis chaque sommet, il est possible de skier jusqu’en bas, complètement. Pas de demi-montagne… sauf si on le choisit.
La forêt, et le bonheur de terminer l’avant-midi ou l’après-midi par une longue descente facile entre les arbres. Une ambiance qui me rappelle le ski au Québec, d’autant plus qu’on y trouve même une piste en forêt appelée la Québécoise.
La possibilité de commencer la journée dans l’un des différents villages de la vallée permet de rejoindre rapidement le secteur que l’on souhaite explorer dès les premières descentes.
Et puis, il y a le ski au col du Mont-Cenis: un lieu mythique, chargé de magie, d’histoire et d’émotions.
Souvent méconnue, Orelle est sans doute la porte d’entrée la plus futée et la plus ensoleillée du domaine des 3 Vallées, le plus vaste domaine skiable au monde. Située à moins de deux heures de route de l’aéroport de Lyon, l’accès à Orelle est d’une simplicité déconcertante: tout le trajet se fait au fond de la vallée, sans lacets, sans cols, sans stress. À seulement 900 mètres d’altitude, la route est rarement affectée par les grosses tempêtes hivernales. Résultat: Orelle figure parmi les accès les plus fiables au plus grand domaine skiable du monde.
Un village à taille humaine, loin de l’agitation
Le village d’Orelle est compact, fonctionnel, presque intimiste. On est à des années-lumière de l’effervescence de Val Thorens, pourtant situé juste de l’autre côté de la montagne. Les hôtels et restaurants y sont peu nombreux, mais tout ce dont on a besoin est accessible à pied, sans jamais sortir du rythme tranquille du village.
Ceux qui apprécient les stations calmes, loin de l’agitation constante des grandes usines à ski, tomberont sous le charme de ce diamant brut. Orelle, c’est une station « boutique », à échelle humaine, où l’on respire encore la montagne.
Place de la télécabine à Orelle.
Une porte d’entrée ultra-optimisée (presque VIP)
En cette journée de semaine de janvier, les télécabines ouvrent à 9h. Arrivé à peine quinze minutes avant l’ouverture, je gare facilement la voiture dans le stationnement (environ 9 € par jour), à moins de 100 mètres de l’ascenseur qui relie directement le parking à la place du village, à la billetterie… puis à la télécabine.
Difficile de faire plus efficace. C’est probablement la plus petite, mais aussi la mieux optimisée des portes d’entrée des 3 Vallées. On a vraiment l’impression de profiter d’un accès privilégié, presque confidentiel.
L’ombre en bas… le soleil là-haut
Fait cocasse: de la mi-novembre à la mi-février, le village d’Orelle ne voit jamais le soleil, encaissé au fond d’une vallée bordée de sommets imposants. Mais il suffit de monter de quelques centaines de mètres en télécabine pour voir la lumière réapparaître soudainement. Une transition spectaculaire… et réjouissante.
Forfaits et terrain de jeu
Orelle propose deux options de forfait:
Orelle / Val Thorens
Les 3 Vallées (domaine complet)
Si vous skiez en mode découverte, en prenant le temps de vous arrêter pour les photos, les paysages, un lunch en altitude, etc., au minimum, deux journées complètes sont nécessaires pour bien explorer le secteur Orelle / Val Thorens.
Ensuite, le forfait 3 Vallées ouvre les portes des Menuires, de Méribel… et puis de Courchevel. Il est tout à fait possible de partir le matin depuis la télécabine d’Orelle, skier jusqu’à Courchevel, et revenir avant la fermeture du domaine. Il faut toutefois garder un œil sur la météo: les liaisons en altitude peuvent fermer en cas de mauvais temps.
Plan Bouchet: le front de neige au soleil
La télécabine d’Orelle nous dépose à 2 300 mètres, à Plan Bouchet (notre image d’entête), le front de neige de la station. On y skie de novembre à mai, malgré une orientation plein sud. Ici, l’altitude fait toute la différence.
L’avantage numéro un d’Orelle
Débuter la journée côté Orelle, c’est attaquer les pistes ensoleillées avant tout le monde. Je recommande vivement de commencer par au moins deux descentes depuis le sommet du télésiège Rosaël, sur les pistes Mauriennaise et Gentianes. Vous aurez une nette longueur d’avance sur les skieurs logeant à Val Thorens, qui convergent vers Orelle un peu plus tard dans la matinée.
À mi-chemin dans la piste Mauriennaise, toujours très ensoleillée.
Les sommets mythiques des 3 Vallées
Lorsque vient le moment de basculer vers Val Thorens, deux passages spectaculaires s’offrent à vous:
La Cime Caron à 3 200 m. Incontournable. Prenez le temps de savourer la vue panoramique à 360° depuis la terrasse.
Le Col de Rosaël à 3 000 m. Le col est accessible en empruntant le télésiège du même nom.
Si vous passez par la Cime Caron, profitez-en pour explorer les pistes sur le versant ouest de Val Thorens. Le forfait « Orelle / Val Thorens » permet de descendre jusqu’à la base du télésiège Plan de l’Eau, un secteur moins fréquenté, offrant un dénivelé impressionnant de 1 400 mètres, skiable en une seule descente, de 3 200 m à environ 1 800 m.
Impressionnante infrastructure au sommet de la Cime Caron.Arrivée du téléphérique de la Cime Caron au sommet, en provenance de Val Thorens.Descente à partir de la Cime Caron vers Val Thorens, en suivant la piste Cime.Le point de départ du téléphérique de la Cime Caron.Vue sur le village des Menuires, en skiant vers le télésiège Plan de l’Eau.Le télésiège Plan de l’Eau, le point le moins élevé du secteur de Val Thorens.
Si vous préférez explorer le versant est de Val Thorens, à partir d’Orelle, passez par le Col de Rosaël pour sauver du temps. Il vous permettra de descendre et skier à travers le village de Val Thorens et remonter jusqu’au Col de la Chambre (2 850 m), avec une vue magnifique sur la haute vallée de Méribel… sans pour autant apercevoir le village.
Télésiège Rosaël, pour rejoindre le col du même nom, tout en haut.Descente vers le village de Val Thorens.Passage à travers le village de Val Thorens.Sous le télésiège Plein Sud, piste facile mais très achalandée aux environs du Club Med de Val Thorens.
Caverne de glace sous le glacier du Péclet
Sur le chemin du retour depuis Val Thorens vers le secteur d’Orelle, nous avons emprunté la piste Christine en compagnie d’un guide de l’ESF, avec un objectif bien précis: aller jeter un œil à la caverne de glace nichée sous le glacier du Péclet. Une petite escapade hors des sentiers battus qui ajoute une touche d’aventure à cette traversée déjà spectaculaire.
Une courte excursion dans un secteur hors piste pour s’approcher de la caverne de glace.Avec les récentes chutes de neige, l’entrée est dorénavant complètement obstruée, impossible d’y entrer.
Le retour parfait: la piste Lory
En après-midi, pour revenir à ski de Val Thorens vers Orelle, je recommande sans hésitation de passer par le Col de Thorens (3 002 m) afin d’emprunter la piste Lory.
C’est l’une des descentes les plus grandioses du secteur. On s’y sent isolé, loin des remontées, presque comme en hors-piste, alors qu’il s’agit d’une piste facile et parfaitement tracée. La Lory débute sur une arête marquant la frontière naturelle entre Val Thorens et Orelle, puis serpente dans une vallée sauvage, suivant simplement le relief naturel du terrain jusqu’à Plan Bouchet.
Dans la vallée de la piste Lory.Toujours dans la piste Lory, avec vue au loin sur les Aiguilles d’Arves, les 3 pics qui ont inspiré le logo de la compagnie Évian.
First Tracks VIP: la montagne avant tout le monde
Au cours de notre séjour à Orelle, nous avons eu la chance de vivre une expérience exceptionnelle: les First Tracks VIP avec un pisteur.
Rendez-vous à 8h15, sur la place de la télécabine à Orelle. Nous embarquons avec toute l’équipe de pisteurs-secouristes, encore seuls sur le domaine. Ce matin-là, nous suivons Lorenzo, qui nous explique les multiples facettes de son métier: secouriste, technicien de terrain, mais aussi artificier, chargé du déclenchement préventif des avalanches.
Notre arrivée avec notre véhicule dès 7h45 à la télécabine d’Orelle.L’un des postes de commande des pisteurs, ici, au sommet du télésiège Peyron.Carte des zones propices aux avalanches sur le domaine d’Orelle. Rien n’est laissé au hasard.Chaque poteau est inspecté par le pisteur lors de l’ouverture de la piste.
Les lève-tôt sont récompensés: pistes fraîchement damées, silence absolu, lumière rasante… la montagne rien que pour nous. Littéralement.
Les dameuses, nous apprend Lorenzo, sont équipées de GPS et reliées à un système d’information géographique qui indique en temps réel l’épaisseur du manteau neigeux sous la machine. Rien n’est laissé au hasard: chaque passage est optimisé avec une précision chirurgicale.
Autre réalité fascinante: les conducteurs des dameuses dorment en altitude, dans un logement situé à 2 300 m, car le domaine skiable d’Orelle n’est relié au village de la vallée que par les télécabines. Or, celles-ci ne fonctionnent pas la nuit, ce qui les oblige à rester sur le domaine. Leur journée se termine souvent vers minuit. Ils enchaînent ainsi cinq jours consécutifs en montagne, avant de redescendre enfin dans la vallée pour un ou deux jours de repos bien mérités.
L’expérience est accessible pour seulement 12 €, en plus de votre billet de ski. L’inscription se fait la veille avant 17h30 à l’Office de Tourisme d’Orelle, et l’aventure se conclut le matin vers 9h30 par un café-croissant partagé avec les pisteurs. Simple, authentique… inoubliable.
Mes coups de cœur – Orelle / Val Thorens
Le panorama depuis la Cime Caron, et surtout la descente intégrale jusqu’au bas du télésiège Plan de l’Eau.
Skier au cœur de Val Thorens, et ressentir son effervescence unique, très dépaysante pour un skieur québécois.
Survoler le village de Val Thorens et La Folie Douce à bord du télésiège Plein Sud.
La descente par la piste Christine, puis le détour hors-piste vers l’entrée de la caverne de glace (impraticable cette année à cause des chutes de neige récentes).
Terminer la journée sur la piste Lory, baignée de soleil en après-midi, presque déserte.
À ne pas manquer
L’Office de Tourisme d’Orelle, à quelques dizaines de mètres de la télécabine: une mine d’informations.
La vue spectaculaire sur les Aiguilles d’Arves, symbole emblématique de la région.
Les panoramas vers le sud sur La Meije, Les Deux Alpes et la Barre des Écrins.
Et pour la photo iconique: dernière descente sur la piste La Croix d’Antide, devant les lettres Orelle.
L’Office de Tourisme d’Orelle, dans le village, au départ de la télécabine.La piste La Croix d’AntideLes lettres “Orelle”, pour la photo obligatoire, dans la piste La Croix d’Antide