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    Mont Habitant, 100% ski de soirée: mes choix personnels!

    On ne met pas très souvent en valeur le ski le soir, c’est pourquoi j’ai décidé de le faire avec LA station soleil de mes soirées, Mont Habitant. La vue avec les lumières des maisons, des chalets et des chaumières, c’est si beau!

    C’est beau le soir

    Le ski de soirée et moi étions séparés depuis de nombreuses années pour plusieurs facteurs qui aujourd’hui n’ont plus raison d’être. Dans ma tête, c’était: il fait froid, et c’est humide! Et d’autres raisons que je vous épargne… La pandémie a eu pour effet de me faire renouer avec les plaisirs du ski sous les lampadaires. Comme bien des gens, je n’avais rien d’autre à faire que et j’ai fini par investir pour m’équiper de tous le matériel nécessaire pour justement cesser d’avoir froid et de m’en plaindre tout le temps! Ski de soirée, à nous deux!

    La Cabane , piste facile

    Mais comment j’ai fait pour me passer d’aller skier en soirée si longtemps, surtout au Mont Habitant?! À chaque visite, je reviens chez moi fatiguée, mais extrêmement ravie. C’est une bouffée d’air frais et de pur bonheur car les conditions sont toujours superbes et l’attente à la remontée est quasi inexistante… Comme on peut le constater en voyant TOUT ce monde en haut au débarcadère, et ce malgré tous les spéciaux que la station peut offrir. On dirait que c’est un secret bien gardé.

    En haut de la remontée, pas grand monde 🙂

    En soirée il y a 9 pistes ouvertes que je considère aussi amusantes les unes que les autres. Je dois vous avouer que La Tuque demeure mon défi à chaque fois car c’est l’une des pistes les plus abruptes de la montagne et c’est facile de perdre le contrôle des fois, ce que j’essaie de ne PAS faire.

    Mon défi, La Tuque

    Par contre, La P’tit Vin n’est pas dans mon type de piste préférée du tout. Je n’ai aucune habileté quelle qu’elle soit à descendre les pistes à bosses, mais je prends un grand plaisir à regarder ceux qui s’y aventurent. Par chance, pendant la semaine de relâche, la 2e remontée était ouverte et j’ai pu en voir quelques-uns s’exécuter… Je lève mon chapeau à ces téméraires car on s’entend qu’on peut se “la péter” solidement dans les bosses, si vous me permettez l’expression.

    La P’tit Vin, des bosses et encore des bosses!

    Caribou, super agréable à descendre. Tout autant que La Grande Allée … Que dire de la largeur et l’éclairage de la Stephen’s, pas de danger de perdre son ami dans le noir.

    Caribou
    Grande Allée Haut
    Grande Allée Bas
    Stephen’s, là, on ne perd pas son ami.

    La patrouille de ski au Mont Habitant est très présente en soirée et c’est une bonne chose. Cette station a pour réputation d’attirer les familles et les nouveaux skieurs, donc il n’est pas rare qu’ils doivent soigner des blessures. Ils/elles sont tous/toutes très sympathiques. J’ai jadis fait mon “ski test” en tant que patrouilleur dans les pistes Ski Tôt et La Tuque. Bien sûr, ils choisissent les plus faciles .. 😊

    Jean-François à gauche et Serge à droite

    C’est peu dire à quel point je suis tellement heureuse de pouvoir aller skier au Mont Habitant dès le mercredi en semaine jusqu’au dimanche. Je suis pratiquement entrain de leur dire merci d’exister. J’essaie de me gâter et d’y aller au moins une fois par semaine, ce que je suggère fortement à tous! Merci Mont Habitant et à très bientôt!

    Centre de ski Le Relais, 12 mars, joindre l’utile à l’agréable.

    La météo clémente des derniers jours a eu raison de moi, alors qu’habituellement, j’évite d’aller skier les week-ends ou en période de relâche. Une autre raison m’a aussi amené à aller skier au Relais, la présence d’une démo Rossignol/Dynastar en ce beau dimanche. Un coup de chapeau à Jacques Poulin de Zone.Ski qui collige annuellement les journées démos de ski au Québec sur notre site. C’est un travail de moine, merci Jacques.

    Un soleil splendide m’attendait à mon arrivée vers 8h30. J’appréhendais des conditions hivernales sur une neige granuleuse et c’est ce que j’ai eu toute la matinée. Toutefois, les conditions de glisse n’étaient pas importantes pour ce que je voulais faire, mais elles sont restées égales toute la matinée. Le Relais a la réputation de donner des conditions parfaites avec un travail irréprochable de l’équipe de damage.

    Je ne saurais dire si le changement d’heure à l’heure avancée (heure d’été) ou si les conditions plus dures le matin alors que le soleil n’a pas encore ramolli les surfaces ont fait que l’achalandage était léger jusqu’à 11h. À mon départ vers 12h30, il y avait une bonne quantité d’adeptes au bas des pistes, mais les remontées mécaniques débrayables, combinées à l’efficacité des placiers suffisaient grandement à la demande.

    Déjà, le printemps arrive à grands pas. Le Relais fait face au nord, alors ceux qui aiment le « damé-durci », vous venez le matin et à ceux qui préfèrent le gros sel printanier et les pistes plus molles, vous venez l’après-midi. La station du Lac-Beauport est une des rares à offrir des blocs de 3 heures pour les remontées.

    Alors que les jeunes du club de compétition de la station participaient à une course en parallèle, je m’amusais à comparer les skis de haute performance, tant chez Rossignol que Dynastar. De pouvoir essayer plusieurs skis sur des conditions identiques m’a encore donné un bel aperçu de ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Je me suis amusé comme un fou. Sans vouloir dénigrer ceux qui recherchent des conseils sur les réseaux sociaux, demandant l’opinion de tous et chacun, les démos de ce genre sont de loin la meilleure façon de se forger une opinion sur le ski qui sera mieux pour vous.

    Je ne vous ferai pas part des skis que j’ai mieux aimé lors de mes essais, car chacun a ses préférences. J’ai toutefois pu confirmer que j’avais pris la bonne décision d’achat en début de saison. Il ne reste qu’une seule journée démo à l’horaire d’ici la fin de saison et c’est Rossignol qui l’offre le 25 mars au Massif de Charlevoix dans le cadre du Massif Open.

    Aujourd’hui, c’était Rossignol/Dynastar, mais la plupart des grands fabricants offrent des journées démos. D’ici l’an prochain, où Zone.Ski devrait encore une fois publier la liste des démos des compagnies de ski en station, je vous invite à profiter des dernières semaines de la saison pour aller skier.

    Ski Garceau, 11 mars: la totale

    Chevaucher deux saisons en quelques heures à peine est le meilleur résumé de cette journée de ski durant laquelle on a pu profiter au maximum de carres bien affûtés à l’ouverture, pour enfin passer en mode neige molle et bosses moelleuses vers l’heure du lunch. La finale au cours de laquelle les plaques dures du matin ont laissé place à des surfaces tendres est tout simplement enivrante. Bienvenue au printemps précoce à Ski Garceau: la totale!

    Ambiance festive

    Les chroniqueurs de Zone.Ski le martèlent depuis toujours: arriver tôt en station garantit les meilleures conditions. C’est vrai l’hiver, mais quand le soleil se rapproche un peu plus du zénith à chaque jour, arriver plus tard a des avantages indéniables. Aujourd’hui à l’ouverture, c’est calme. C’est que les initiés, les locals, connaissent bien leur station. Avantageusement orientée de manière à recevoir un maximum de rayons solaires, Ski Garceau tire son épingle du jeu en offrant de magnifiques pistes qui se laissent réchauffer telle une tortue sur un rocher au milieu de la rivière. Ainsi, c’est vers midi que les cohortes festives en quête de neige molle et de bronzage pré-printanier affluent. Et ils ne sont pas tous à ski ni en planche à neige! Les flâneurs sont nombreux. À la base, un feu de foyer extérieur est entouré de monde avec une bière à la main. Jusqu’à la cabane à sucre qui ne dérougit pas. Au sommet, la patrouille offre des guimauves à faire rôtir sur le feu. L’hiver? Quel hiver?! Comme le veut la tradition ici, skieurs et coureurs peuvent tester des skis gratuitement. De la musique flotte dans l’air. Le printemps s’est amené en force.

    Et pourtant…

    Et pourtant, oui, l’hiver n’est pas terminé. On sait que mars est le mois des tempêtes de neige. Il y en aura d’autres. Des nuits sous zéro demeurent la norme, alors que les journées au dessus du point de congélation sont de plus en plus fréquentes. Il faut donc s’attendre à des matinées avec des surfaces à attaquer avec vigueur. Et sur des skis affûtés. Malgré tous les efforts et le soin des opérateurs de dameuse, des surfaces d’acier persisteront à l’occasion. La boutique de Ski Garceau offre tous les services d’entretien dont vos skis et planche à neige ont besoin. Cependant, il est possible de faire soi-même un affûtage régulier et simple. Des pierres en diamant de deux ou trois calibres différents suffisent à conserver les arêtes tranchantes des carres. La boutique raffinera cet entretien avec un ou deux affûtages mécaniques, ainsi qu’un cirage de la base des skis/planches à neige (d’autant plus important au printemps pour éviter de coller à la neige) au cours de la saison. Internet regorge de vidéos expliquant les étapes d’un entretien à faire soi-même. Le matériel nécessaire à cette procédure est facile à trouver.

    Encore de belles journées en vue

    Nous avons eu un hiver neigeux à Ski Garceau; les semaines qui viennent amèneront sûrement davantage de neige. Cependant, personne n’est dupe; la saison a entamé son chant du cygne. Profitez des journées qui restent et recherchez les stations qui offrent le meilleur ensoleillement (celui-ci s’accompagne, toutefois, d’une saison de glisse qui peut être écourtée). Avec son accueil chaleureux et son ambiance festive, Ski Garceau vous enlèvera le goût de remiser vos skis trop tôt!

    Mont Sutton, 5 mars, Extase en pleine nature

    Au milieu des Montagnes Vertes git une station de ski hors du commun. Créé le 17 décembre 1960, le Mont SUTTON donne encore l’impression d’y être, tellement la forêt est enivrante. L’héritage des Boulanger y perdure de façon étonnante. L’ADN est passé de génération en génération sans que personne ne se force. Si vous avez la chance de faire une remontée avec des locaux, ils vous sortiront quelque chose du style : « Ça fait 57 ans qu’on est ensemble mon mari et moi… Sutton, c’est notre montagne, on l’aime autant qu’on s’aime ».

    La station nous invite à profiter de la nature selon notre humeur ou notre désir d’être innovateur.

    Les 3 pistes de ski de forêt faisant face au versant sud cherchent à combler l’amateur de poudreuse en vous. On remarquera même des moniteurs y amener une ribambelle de jeunes (8, 10, 12 ans.. ) surdoués en quête de sensation forte. 2-3 conseils avant de rentrer dans l’embouchure serrée et hop, on se lance ! La témérité vous mènera loin.

    Quand ce n’est pas un prof, un parent supervisant une jeune souriante vous surprend au passage. N’oublions pas que c’est un secteur classé « double noire ». On entend souvent à Sutton : « Wow, le monde est très bon en ski ici ». On comprend pourquoi à voir ces jeunes s’aventurer dans des coins de type « hors-piste ».

    Si votre état d’âme est plus avant-gardiste (ou casse-cou ?), oublions les virages serrés dans le bois pour l’instant et projetez-vous plutôt en… Snowscoot ! Ce bidule ressemble à une planche à neige, mais debout ! Vous ne verrez pas cet engin très souvent en station à travers le Québec. Mont SUTTON offre la location et l’enseignement. Ce n’est certainement pas pour le grand public, mais on connait tous un aventureux qui préférerait se lancer sur ce machin plutôt qu’une paire de ski banale.

    Au-delà des sous-bois et des équipements saugrenus, la descente en piste damée procure du bon air frais à quiconque veut chausser des palettes. Parlez-en à Francis, ce skieur en sport adapté. Il existe beaucoup plus d’options technique qu’on pourrait le croire afin d’atteindre un niveau de ski à en faire rougir n’importe qui le regardant effectuer ses virages.

    La configuration très particulière de Mont SUTTON permettant de créer des parcours uniques à chaque descente nous amène vers énormément d’options différentes.

    L’admiration du paysage féérique nous vient sans qu’on s’en rende vraiment compte, peut-être à cause de l’omniprésence des arbres autour de nous.

    Que ce soit en ski de randonnée, en télémark ou en planche à neige, la station aux options hétéroclites donne l’occasion à tous d’y décrasser ses poumons, les rendant un peu plus purs à chaque sortie.

    Mont Orignal 4 mars 2023, les quatre douceurs

    Une douceur pour la peau

    J’ai visité le Mont-Orignal par ce beau samedi qui fait prélude à la semaine de relâche de la région de Québec. La saison y va bon train avec de belles conditions de glisse. La douce température autour de -1 degrés Celsius est une vraie douceur pour la peau qui se laisse caresser par la très légère brise matinale. L’achalandage est relativement faible en avant-midi et augmente considérablement en après-midi. L’ambiance est aux sourires et on sent une certaine frénésie dans l’air. La remontée mécanique de la station, un télésiège sextuple débrayable très rapide et confortable, fournit bien à la demande et permet d’enchainer les descentes à un bon rythme.

    J’ai pu voir des glisseurs et adeptes de sports d’hiver de tous les types : skieurs réguliers équipés de skis réguliers, de randonnée ou portant des mini-skis, des planchistes, des télémarkeurs, des randonneurs en raquettes, et puis même quelques fondeurs à l’entrée des pistes de ski de fond près du stationnement. Fait inusité : j’ai également vu deux scooters des neiges qui dévalaient la pistes « Les Pionniers » à toute allure! Il y avait aussi des familles, des skieurs en entraînement, des débutants en cours de ski, des familles, des adolescents qui sautent pas mal haut et des randonneurs avec des peaux d’ascension.

    Une douceur pour les jambes

    Et la neige? Wow! Partout sur la montagne, on a droit à un damé de grande qualité suite aux fréquents épisodes de neige des dernières semaines. Les sous-bois et secteurs en bosses sont pour la plupart encore pas mal poudreux. C’est le genre de journée permettant de skier sans effort partout sur la montagne en se disant qu’il n’y a pas de mauvais choix possible.

    J’ai profité de ces bonnes conditions pour revisiter un peu le secteur « est » de la montagne (à gauche sur la carte des pistes), qui n’était pas accessible lors de mes dernières visites. J’ai adoré la piste Saint-Odilon, qui d’ailleurs est une piste panoramique autrefois classée intermédiaire et qui me rappelle un peu la Familiale au Massif du Sud. Je n’ai toutefois pas eu le courage de gravir le sentier pour se rendre à la marche en haut des pistes Saint-Léon et Sainte-Germaine, des pistes pour experts caractérisées par leur forte inclinaison.

    Une douceur pour les sens

    Aujourd’hui, ce fut la totale : j’ai non seulement passé une belle journée de ski, mais j’ai également visité le casse-croûte de la station pour y manger une succulente poutine avec une sauce bbq sucrée typique de la Beauce et des alentours. Le menu est constitué en grande partie de plats fast-food mais aussi de quelques options santé. Fait notable : on y offre également des repas végétaliens, sans gluten, et même un choix de fromage sans lactose pour la poutine! Le Mont-Original est reconnu pour offrir un bon service alimentaire à un prix plus raisonnable que la moyenne.

    Après le ski, j’ai visité le bar de la station, le Verso Microbrasserie. J’y ai dégusté un cidre québécois très aromatique dans une ambiance festive au son d’un chansonnier.

    Une douceur pour l’âme

    Cette année, je n’ai plus l’impression d’être le loup solitaire que je suis habituellement. J’avais aujourd’hui la chance d’accompagner une skieuse qui n’avait pas chaussé les palettes depuis 20 ans. Quel bonheur pour elle que de découvrir à quel point l’équipement a évolué et permet de skier plus facilement et confortablement que jamais! Sa « réhabilitation » a très bien été puisque nous avons rapidement pu délaisser quelque peu le terrain facile et explorer d’autres pistes et même quelques sous-bois! Suite à une chute de mon amie lors d’un trop grand élan d’enthousiasme, ce n’est pas un ni deux patrouilleurs qui sont venus voir si tout allait bien, mais six! Des personnes très engagées et bienveillantes, cela se ressent!

    En terminant, mentionnons que la station vient tout juste de rendre hommage à feu Rosario Drouin, employé de la station depuis 1974, en donnant son nom à la cabane de la remontée Poma où il a travaillé ces dernières années. Bon ski!

    Initier les immigrants au ski: quand « eux » deviennent « nous »

    Il est 8h26, des bénévoles s’affairent à positionner les derniers objets qui seront utilisés dans les prochaines minutes. Une petite fébrilité est palpable dans l’air, comme avant l’ouverture d’un rideau dans une salle de spectacle. Mais aujourd’hui, les applaudissements ne seront pas pour les organisateurs: tous les regards seront tournés vers les participants qui vivront cette journée très particulière. « Ils sont là! They’re here! » 8h32, l’autobus est à l’heure. Celle qui s’exclame en deux langues, c’est Sandy Wolofsky, la fondatrice de l’organisme OuiCanSki. En ce 7 mars 2020, une cinquantaine d’immigrants découvriront les joies du ski alpin, grâce au travail de Sandy, en collaboration avec l’Association des stations de ski du Québec, et l’organisme Entre Parents, basé à Montréal-Nord.

    Le calme, quelques minutes avant l’arrivée du groupe. Les équipements ont été disposés avec soin pour faciliter l’étape de la préparation de chaque futur skieur.

    L’organisation multicouches

    Planifier une journée d’initiation au ski alpin pour un groupe de débutants est déjà chose complexe. Si en plus on ajoute les détails logistiques que constituent le déplacement des participants, l’équipement alpin, l’habillement et l’encadrement dans la langue qu’ils comprendront le mieux, on se retrouve avec des couches multiples de défis qu’il faut abattre bien avant que les participants ne fassent leurs premiers virages! C’est donc tout un exploit logistique, temporel et financier que de réussir à faire venir cet autobus de Montréal à la station de ski Chantecler.

    Sandy Wolofsky accueille les participants avec une énergie contagieuse.

    Les portes de l’autobus s’ouvrent et dans une joyeuse cacophonie, enfants et parents descendent les quatre marches, puis figent quelques pas plus loin: certains  sont un peu endormis par le trajet, d’autres complètement ébahis par la vision qui s’offre à eux. Des pentes bien larges, bien blanches, des remontées mécaniques, des skieurs déjà occupés à dévaler les pentes et à prendre place dans les télésièges… tous ces gestes à apprendre, tous ces mots à découvrir, toutes ces sensations encore inconnues!

    Les familles se dirigent vers le chalet tout en observant les pentes de ski.
    La directrice de l’école de glisse explique le déroulement de l’avant-midi aux participants.

    Les bénévoles dirigent les participants à l’intérieur du chalet pour les aider à s’équiper. Les bottes, casques, et plein d’accessoires pour combler les oublis/manques sont disposés pour permettre à chacun de s’installer et d’enfiler -tant bien que mal- tout ce matériel qui, pour certains, peut s’apparenter à une armure de soldat! Boucler les bottes de ski, ajuster le casque, et vite, sortir avant qu’il ne fasse trop chaud une fois le manteau fermé: voilà le groupe en place au pied de la pente école. Ouf! Il est 8h57. Le début de la leçon, d’une durée de deux heures, est prévu pour 9h00.

    La marmaille semble un peu dubitative devant l’équipement à enfiler!
    Il vous manque des gants? Des mitaines? Pas de problème, on a ce qu’il faut!
    Voilà comment on ajuste un casque!

    Une fois dehors, dans le regard des participants, l’incrédulité fait place à une légère appréhension qui s’estompe quelques minutes plus tard. Les rires éclatent rapidement lorsque les premiers à chuter dans la neige réalisent que c’est moins douloureux que sur du ciment. L’apprentissage de la glisse viendra, pour l’instant, il faut apprendre à marcher avec les bottes de ski! Les moniteurs de l’école de glisse prennent en charge les skieurs et subdivisent les groupes. Le plan de la prochaine heure est plutôt simple: on apprend à mettre les skis, glisser en petits pas sur une surface plate, monter « en escalier », puis on emprunte le tapis convoyeur pour parvenir au sommet de la pente école. De là, plusieurs circuits sont installés, avec des cônes, petits balais et autres cerceaux, permettant aux nouveaux adeptes de se familiariser avec le freinage, les virages et le contrôle de la vitesse. La deuxième heure sera vouée à consolider les acquis.

    Plusieurs moniteurs sont requis pour l’opération “charme sur skis” créée par OuiCanSki.
    Un groupe reçoit les consignes pour apprendre à glisser: les premiers mouvements se font sur un seul ski.
    Direction, la pente-école!

    Les faire devenir des « nous »

    Cet apprentissage peut sembler banal pour les skieurs qui sont « tombés dedans quand ils étaient petits ». Mais il en est tout autrement pour les immigrants qui sont souvent très réticents à embrasser l’hiver et tout ce qu’il comporte. Bien souvent, pour eux, il y a les « eux » et il y a les « nous ». Les « eux », ce sont eux, immigrants, qui sont catapultés au Québec à partir d’une toute autre réalité, et qui voient l’hiver comme une forme de mal nécessaire, au travers duquel il faut survivre, sans nécessairement chercher à en tirer de plaisir. Ceux qui ont du plaisir, c’est les « nous », qui avons appris dès notre tout jeune âge comment s’habiller, et comment mettre à profit toute cette neige et cette glace qui permettent le ski alpin, le ski de fond, la raquette, le patin… comment transformer les « eux » en « nous »? C’est la réflexion qui tenaillait Sandy Wolofsky pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’elle mette sur pied OuiCanSki en 2018. Évidemment, le « Oui » est un jeu de mots bilingue, puisque lorsque prononcé à voix haute, on entend « We » comme « nous ». Le « Can » est pour Canada, mais un autre jeu de mots est possible avec « pouvoir ».

    Il faut immortaliser ces sourires!
    Les moniteurs sont tous très attentionnés et vérifient soigneusement que les futurs adeptes ont bien saisi le fonctionnement de l’équipement.

    Sandy est elle-même issue d’une famille d’immigrants: ses grands-parents sont arrivés en tant que réfugiés dans les années 1920 et ont rapidement voulu s’intégrer dans la communauté qui les accueillaient. Une des manières d’y parvenir fut d’apprendre à skier sur les pentes du centre jadis situé sur le Mont Royal. Dans les archives de la famille Wolofsky, on trouve d’ailleurs de très vieilles vidéos montrant les grands-parents de Sandy, ainsi que sa mère et son oncle, en train de dévaler les pistes montréalaises, ce qui explique pourquoi elle-même est « tombée dedans quand elle était petite ». Elle constate « avoir eu un billet de loterie gagnant sans avoir eu besoin de l’acheter », grâce à tous les efforts d’intégration faits par sa famille. La création de OuiCanSki est donc une forme d’hommage aux générations la précédant, pour remercier ses grands-parents d’avoir insufflé l’importance d’apprécier l’hiver au sein de toute la famille. Cette action, croit-elle fermement, permet de créer davantage de « nous », en intégrant les « eux ».

    Sandy Wolofsky, satisfaite du déroulement de la journée à Ski Chantecler.

    Abattre les murs invisibles

    Il est maintenant 11h00, la leçon de ski est terminée pour le groupe fraichement initié. On retrouve les nouveaux adeptes, qui ne sont plus du tout les débutants hésitants et craintifs du début: les plus habiles montrent leurs prouesses avec fierté, devant le regard admiratif des bénévoles et moniteurs. La transformation est complétée avec une collation aux saveurs québécoises, des biscuits Félix & Norton, et une lampée de sirop d’érable! Les bouches se remplissent mais les sourires ne sont pas moins grands car l’endorphine du sport se conjugue avec la dopamine des papilles. C’est mission accomplie pour Sandy Wolofsky et tous les acteurs qui ont veillé au bon déroulement de cette journée; les applaudissements fusent, chaque participant se félicite: certains ont abattu des craintes, d’autres des murs invisibles. En date de ce 7 mars 2020, il y a désormais plus de « nous », moins de « eux ».

    Biscuits et sirop d’érable: parfait pour se remettre des émotions vécues en ski!

    Garder la roue en mouvement

    La pandémie a bien sûr mis un énorme frein sur toutes les activités prévues par OuiCanSki. [NDLR: Cet article devait d’ailleurs être publié quelques jours après le 7 mars 2020, il dort dans les cartons virtuels de mon disque dur depuis ce temps.] Heureusement, en 2022-23, Sandy Wolofsky est enfin en mesure de redémarrer les activités de OuiCanSki. Le 19 février dernier, un groupe de réfugiés de la guerre d’Ukraine a découvert le ski de fond au Camping Ste-Agathe. La prochaine activité de ski alpin aura lieu à Ski Montcalm, le 19 mars prochain, alors que deux groupes seront initiés aux joies de la glisse. Cette journée sera la plus grosse organisée par OuiCanSki jusqu’à maintenant! L’organisme attend un autre groupe de réfugiés de la guerre en Ukraine, ainsi qu’un groupe de nouveaux arrivants d’origines variées. D’ailleurs, depuis sa création en 2018, OuiCanSki a initié des skieurs venant de 23 pays différents!

    Comme toutes les autres journées OuiCanSki, la participation est accessible à très faible coût grâce à l’implication de divers organismes et associations. La journée du 19 mars prochain a été coordonnée avec l’Agence Ometz, l’Association des stations de ski du Québec, et Ski Montcalm. La généreuse contribution de Gants Auclair permet à tous les participants d’avoir les mains au chaud lors de l’activité. Mentionnons au passage que Sandy Wolofsky fait la femme-orchestre et est bien souvent seule à tout planifier, de l’horaire sur papier à l’accueil en station le jour-même: si vous souhaitez vous impliquer en tant que bénévole, que ce soit pour la journée du 19 mars 2023 à Ski Montcalm, ou pour de futures activités, vous pouvez contacter Sandy via ouicanski@gmail.com

    Le groupe de nouveaux skieurs à Ski Montcalm, le 7 mars 2020. Photo Gabrielle Larose (ASSQ)

    Mont Blanc, 2 mars, c’est blanc !

    Les portillons RFID du Mont Blanc. Photo Julie Tremblay

    Lors de ma visite dans la grande région montréalaise, j’ai décidé de découvrir le deuxième plus haut sommet skiable des Laurentides. Son côté familial qui fait tout son charme en plus des 21 centimètres de nouvelle neige a grandement aidé à me faire apprécier mon expérience.

    Pistes larges

    Je crois personnellement que ce qui m’a frappé le plus dans cette station, c’est la largeur de plusieurs de ses pentes. Cette composante donne du pouvoir à l’apprentissage, car on sait que plus on en a large pour prendre un virage, plus ça devient facile, même dans une pente de niveau difficile. Lors d’une journée de poudreuse, il est certain de rester un petit coin beaucoup moins tracé pour s’amuser à s’exploser un peu de poudreuse en pleine face !

    Fait pour les familles

    Ces trois sommets ont clairement été pensés pour plaire à la famille. Plusieurs pistes de niveau facile et intermédiaire ont été aménagées dans les 2 premiers sommets. Des sous-bois dans les parties moins pentues viennent accentuer l’apprentissage des jeunes qui navigueront au travers la forêt.

    Belles variétés de pentes

    Au cours de ma journée, je me suis donnée le mandat de faire le plus de pistes possibles pour arriver à parler des bienfaits de ce domaine skiable. J’y ai apprécié la variété de ses pentes par sa disposition qui nous permet de choisir une pente à bosses et d’ensuite finir dans un sous-bois. Les plateaux entre les sections de pistes nous permettent de réfléchir à notre prochain défi !

    Au Nord c’est plaisant !

    Les pentes jugées pour experts sont situées dans le versant le plus éloigné, son petit nom : Mont Blanc Nord. Pour ma part, c’est l’endroit que j’ai préféré parmi les 3 sommets. La vue est splendide, surtout du côté de « La Panoramique ». Ce sommet est laissé au naturel. Les niveaux au Nord sont intermédiaires, difficiles et extrêmes. Attention ! On n’y retrouve aucune piste facile !

    Le Mont Blanc gagne à être découvert, parfait pour les familles ainsi que pour l’apprentissage. Bonne fin de relâche à toutes les familles en voyage de ski !

    Stoneham, 1er mars, avec la neige vient le bonheur

    Un lendemain d’une bonne chute de neige, c’est toujours gagnant d’aller skier. La station touristique Stoneham ne fait pas exception. Glisser en silence sur la neige fraîche est un plaisir difficile à décrire. De plus, nous sommes en semaine de relâche pour les gens de la région de Montréal et de la Mauricie. À ceux qui ont prévu y venir faire une visite, pensez arriver de bonne heure afin d’éviter la cohue aux guichets pour vous procurer vos billets de remontée.

    Quelques trucs et astuces

    La neige tombée depuis les dernières semaines a permis à la station de donner d’excellentes conditions, et ce, partout sur la montagne. Les conditions du matin sont meilleures, tant sur les pistes damées que sur les pistes laissées vierges, après une bonne bordée. Une belle façon de débuter sa journée est de prendre le télésiège L’Alizée, situé à gauche de la montagne. Cette remontée est plus facile d’accès et demande moins d’efforts pour y accéder. De plus, cette remontée ne se rend pas jusqu’au sommet ce qui permet de faire une première descente de réchauffement et donne un accès plus facile aux autres remontées.

    Il est aussi possible pour les mordus de sensations fortes de prendre le forfait à la billetterie et ensuite reprendre la voiture pour aller dans le stationnement du secteur des 40 et y faire les premières traces. Ce secteur plus expert est souvent tracé rapidement par les adeptes de pistes noires. Il est aussi possible d’accéder au secteur en remontant par les bulles pour skier la piste Laurentienne à droite au sommet. À mi-parcours, gardez l’œil ouvert pour accéder au secteur des 40 à gauche. Lors de notre passage, la piste sous le télésiège des 40, La Zipper, montrait quelques découverts, mais rien pour arrêter les plus téméraires en quête d’adrénaline.

    Profiter du moment

    Skier dans la neige fraîche demande plus d’énergie. J’adore multiplier les descentes, mais avec l’âge et la neige abondante, les cuisses travaillent fort. Après quelques descentes, j’avais les « jambons » en feu. J’ai dû doser mon énergie et prendre plus de pauses. J’ai aussi pris soin de m’hydrater pendant les arrêts. D’ailleurs pendant une de mes pauses, j’ai admiré le travail du groupe de bénévoles de la Fondation des sports adaptés, qui comme des abeilles, s’affairaient à préparer trois jeunes pour le ski assis. Le sourire dans le visage de ces jeunes m’a apporté beaucoup de joie. J’ai pris le temps de dire un seul mot à l’équipe, MERCI !

    La vie est belle et il faut en profiter, un jour à la fois. C’est exactement ce que j’ai fait en venant skier ici. Ça m’a aussi fait réfléchir sur la valeur de la vie en voyant cette grande banderole installée sur le chalet de la station. Le 25 mars prochain, à la station Stoneham, c’est le Défi ski Leucan. Je vous invite à visiter le site defiski.com et à regarder les modalités afin de les encourager. L’Olympien Philippe Marquis, fils de mon chirurgien François Marquis qui me permet de continuer à skier, est un des ambassadeurs pour la cause. Merci Philippe et merci François.

    Malgré tout, j’ai terminé ma journée assez tôt. Stoneham a probablement un des plus beaux bars en station du Québec. Le bar Quatre-Foyers est tellement agréable pour l’après-ski et nous en avons profité. En y entrant, l’accueil du personnel est chaleureux et on s’y sent les bienvenus immédiatement. Le sourire, c’est gratuit, et les employés sont généreux. Notre serveur Guillaume, ses collègues Cynthia et Jeff, ont agrémenté notre après-ski. Les nachos étaient simplement délicieux et j’en ai profité pour m’hydrater davantage avec une bière à mon image. Une Joufflu.

    Profitez-en dans les prochaines semaines pour aller skier au Québec.

    Mont Sutton, 1er mars, dépaysée jusqu’à l’os !

    Sortir une saguenéenne de chez eux, c’est comme sortir un ours polaire de son hibernation. Dès que j’ai mis les pieds en dehors de mon auto, j’ai constaté que plusieurs skieurs s’habillaient encore à leur auto. La question était : est-ce resté après la pandémie ? Ou bien était-ce déjà en place avant celle-ci ? Car au Saguenay, nous attendions le « go » pour recommencer à entrer notre stock à l’intérieur des chalets pour s’y préparer. J’en déduis que c’était déjà inculqué dans la mentalité des skieurs de la région montréalaise avant. Tout y est différent, mêmes les pentes !

    Les coulées et les cuves

    Beaucoup de pistes sont dans la forme d’une cuve. Légèrement creusées vers le milieu ce qui fait que les côtés sont recourbés vers le haut. J’ai eu beaucoup de plaisir à m’amuser avec le relief, en restant sur la partie la plus haute en y faisant du slalom au travers les bosses de neige poudreuse amoncelée dans lesquelles je fonçais sans me poser de question pour littéralement les faire exploser à mon visage. L’espace skiable est maximisé à l’os, car même les coulées sont de la partie ! Et c’est délectable de voir les paysages que celles-ci nous laisse explorer.

    Sous-bois faits pour tous

    Les espaces peuplés d’arbres ne sont pas tout à fait comme chez moi, car les forêts des stations plus éloignées au Saguenay sont composées en grande partie de conifères. À Sutton, les feuillus sont beaucoup plus présents et les arbres sont matures avec une distanciation beaucoup plus large entrent chacun d’eux pour laisser place à tous les niveaux de skieurs et planchistes.

    Secteur expert

    J’ai adoré le principe que plus on s’éloigne du chalet principal plus les pistes sont expertes et difficiles. Cela va de soi, le domaine a été super bien pensé. Clairement, si je n’avais pas eu mes amis comme guides, je ne saurais pas comment j’aurais été en mesure de trouver la façon de me rendre jusqu’au bout vers ce secteur expert que j’ai apprécié au plus haut point.

    Ma trajectoire préférée

    Je parle de trajet plutôt que d’une pente en particulier, car à Sutton, il y a énormément de jonctions un peu partout ce qui fait en sorte qu’on se retrouve assez vite fait dans une autre piste que celle de notre point de départ. Mon trajet par excellence de ma journée a été le zigzag en haut de « La Miracle » suivi par le sous-bois « L’Iroquois » pour finir par le bas de « La miracle ».

    Avec la beauté du paysage que l’on retrouve à Sutton, il est facile de faire d’excellentes photos. Les skieurs font des sauts un peu partout dans les pistes et c’est magnifique à voir aller. 

    Plusieurs sculptures cocasses sont installées un peu partout dans la station comme ici on y voit une belle grenouille !

    Pour ma deuxième visite à la station, j’apprécie énormément la disposition des pistes et le fonctionnement des secteurs. Vivement les voyages de ski pour continuer de me faire découvrir les denrées rares que nous avons au Québec!

    Sommet Morin Heights, 1er mars: “Laisse, je m’en occupe”.

    Peut-on dire d’un employé qui n’a pas fait une tâche, qu’il a fait du bon travail? Oh que oui! Et j’ai même envie de le remercier et de lui dire: “Laisse, je m’en occupe!”

    Neige, comme tu es abondante!

    C’est pour mieux te faire plaisir, mon enfant! Paraphrasant le méchant loup du célèbre conte, je fais état d’une abondance de neige digne des plus belles fantaisies. En effet, les précipitations d’hier nous ont légué une neige exceptionnelle et en quantité à faire brûler les cuisses. La plupart des pistes ont été damées, laissant une surface molle et tendre qui s’enfonce profondément sous les skis. Mais le secret du jour c’est certainement les pistes laissées au naturel. Celles qu’un employé (ou une employée!) n’a pas damées. Il n’a pas fait la tâche pour laquelle on le paie. Cela explique justement pourquoi il (ou elle) a fait un bon travail! Je le remercie et lui dis: “Laisse, je m’en occupe. Avec mes skis!” C’est dans le secteur Kicking Horse qu’on retrouve principalement les pistes non damées. C’est léger, profond, abondant. Même chose du côté des sous-bois. Une journée mémorable remplie d’acide lactique!

    Quoi de neuf?

    Rien! Vraiment. Pour ma première visite de la saison à Sommet Morin Heights, je m’attendais à trouver quelque chose de nouveau. De quoi écrire une chronique, faire état d’un changement, raconter ce que vous n’avez pas encore vu. Hé bien, non. Rien! C’est dommage. Certes, la station offre toujours quatre secteurs desservis par autant de remontées mécaniques. On y retrouve comme toujours du terrain très varié et une enneigement habituellement généreux (vive la Snow Belt des Laurentides!). Les employés demeurent aussi sympathiques. Par exemple, le passeur de chaises à la remontée centrale, Xavier, est un joyeux luron qui sait vous accrocher un sourire. Et d’une courtoisie! C’est sans compter Diane, qui fait partie du décor depuis des lustres, et qui sait comment nous accueillir avec humour et énergie. De plus, le secteur de la pente-école, Skiwi, demeure encore et toujours un atout pour les débutants. Cependant, les installations vieillissent et ça commence à paraître dans le chalet, entre autres. Rien pour écrire à sa cousine, bien entendu. Aucune partie du bâtiment ne menace de s’effondrer, mais on souhaiterait voir le lieu ravivé, rafraîchi. Malgré tout je n’ai aucune déception véritable, car l’expérience de ski demeure avant tout une affaire d’extérieur.

    Le domaine

    De nombreuses familles prennent d’assaut Sommet Morin Heights. L’endroit se prête parfaitement à l’initiation des petits au ski et à la planche à neige. À mesure qu’ils grandissent en compétence, d’autre secteurs de la montagne s’ouvrent à eux. Les plus aguerris, enfants comme adultes, ont de quoi se mettre sous les skis avec des pistes expertes bien affirmées. Le versant Soleil restera toujours un secteur privilégié pour des pistes vertes et bleues faisant face au… soleil. Quant à lui, le versant Kicking Horse, plus court mais sans faux plat, teste l’engagement des skieurs. Le secteur Rivière Simon met en valeur le parc à neige ainsi que quelques jolies et accessibles pistes de niveau débutant. La remontée centrale, elle, offre des pistes noires sur tout son flanc gauche. Un peu en retrait de la vallée de St-Sauveur à proprement parler, Sommet Morin Heights vaut qu’on prenne le temps de le visiter et d’explorer ses possibilités d’aventure et de découverte.

    En direction de la Forêt de Skiwi. Un sous-bois de niveau débutant fort prisé des fans de Caillou!
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