Peut-on dire d’un employé qui n’a pas fait une tâche, qu’il a fait du bon travail? Oh que oui! Et j’ai même envie de le remercier et de lui dire: “Laisse, je m’en occupe!”
Neige, comme tu es abondante!
C’est pour mieux te faire plaisir, mon enfant! Paraphrasant le méchant loup du célèbre conte, je fais état d’une abondance de neige digne des plus belles fantaisies. En effet, les précipitations d’hier nous ont légué une neige exceptionnelle et en quantité à faire brûler les cuisses. La plupart des pistes ont été damées, laissant une surface molle et tendre qui s’enfonce profondément sous les skis. Mais le secret du jour c’est certainement les pistes laissées au naturel. Celles qu’un employé (ou une employée!) n’a pas damées. Il n’a pas fait la tâche pour laquelle on le paie. Cela explique justement pourquoi il (ou elle) a fait un bon travail! Je le remercie et lui dis: “Laisse, je m’en occupe. Avec mes skis!” C’est dans le secteur Kicking Horse qu’on retrouve principalement les pistes non damées. C’est léger, profond, abondant. Même chose du côté des sous-bois. Une journée mémorable remplie d’acide lactique!
Rien! Vraiment. Pour ma première visite de la saison à Sommet Morin Heights, je m’attendais à trouver quelque chose de nouveau. De quoi écrire une chronique, faire état d’un changement, raconter ce que vous n’avez pas encore vu. Hé bien, non. Rien! C’est dommage. Certes, la station offre toujours quatre secteurs desservis par autant de remontées mécaniques. On y retrouve comme toujours du terrain très varié et une enneigement habituellement généreux (vive la Snow Belt des Laurentides!). Les employés demeurent aussi sympathiques. Par exemple, le passeur de chaises à la remontée centrale, Xavier, est un joyeux luron qui sait vous accrocher un sourire. Et d’une courtoisie! C’est sans compter Diane, qui fait partie du décor depuis des lustres, et qui sait comment nous accueillir avec humour et énergie. De plus, le secteur de la pente-école, Skiwi, demeure encore et toujours un atout pour les débutants. Cependant, les installations vieillissent et ça commence à paraître dans le chalet, entre autres. Rien pour écrire à sa cousine, bien entendu. Aucune partie du bâtiment ne menace de s’effondrer, mais on souhaiterait voir le lieu ravivé, rafraîchi. Malgré tout je n’ai aucune déception véritable, car l’expérience de ski demeure avant tout une affaire d’extérieur.
De nombreuses familles prennent d’assaut Sommet Morin Heights. L’endroit se prête parfaitement à l’initiation des petits au ski et à la planche à neige. À mesure qu’ils grandissent en compétence, d’autre secteurs de la montagne s’ouvrent à eux. Les plus aguerris, enfants comme adultes, ont de quoi se mettre sous les skis avec des pistes expertes bien affirmées. Le versant Soleil restera toujours un secteur privilégié pour des pistes vertes et bleues faisant face au… soleil. Quant à lui, le versant Kicking Horse, plus court mais sans faux plat, teste l’engagement des skieurs. Le secteur Rivière Simon met en valeur le parc à neige ainsi que quelques jolies et accessibles pistes de niveau débutant. La remontée centrale, elle, offre des pistes noires sur tout son flanc gauche. Un peu en retrait de la vallée de St-Sauveur à proprement parler, Sommet Morin Heights vaut qu’on prenne le temps de le visiter et d’explorer ses possibilités d’aventure et de découverte.
C’est la dernière descente et j’ai déjà le coeur gros avant même d’arriver au pied de la piste. Ce n’est pas de ma faute; je tiens ça de ma mère. Pas le ski, la nostalgie. J’ai quitté le Gîte du Mont Albert à 6h30 ce matin; il est maintenant 16h00. Pourtant, j’ai l’impression que cette mémorable aventure de ski en milieu alpin au Chic-Chac n’a duré que dix minutes. Cependant, à en juger par la fatigue ressentie dans mon corps l’aventure a bel et bien duré toute une journée. Et quelle journée!
Mon nouvel ami Ontarien est rayonnant. Il est tombé en amour avec la Gaspésie! Mont Porphyre, secteur Les Dalton.
Une vision, mille actions
Il faut remonter à 2008 pour réaliser à quel point le Chic-Chac est devenu une entreprise d’aventure en montagne qui n’a rien à envier à d’autres destinations du genre. À l’époque, Murdochville vivotait suite à la fermeture de la mine de cuivre. Sa renaissance est due en grande partie au succès et au dynamisme du Chic-Chac. Guillaume Molaison et Éloïse Bourdon possèdent une vision très éclairée de l’expérience qu’ils veulent que leurs invités aient lors de chaque visite au Chic-Chac. Les mille actions qu’ils ont entreprises depuis leurs débuts témoignent de leur capacité à mettre en oeuvre ce que leurs têtes conçoivent. Pour notre plus grand bonheur et au grand dam de nos cuisses!
Les installations sont à point et confortables, en plus d’avoir de la gueule. Des chambres privées, des maisons et l’ancien presbytère sont autant de lieux de résidence lors d’un séjour. Jusqu’à l’église qui est devenue leur quartier général: restaurant, bar, salle commune et lieu festif de danse et de spectacle. L’après-ski est le prolongement naturel d’une journée de glisse dans le royaume du Chic-Chac! Les différents forfaits de séjour sont en mesure de satisfaire tous les visiteurs. On peut aussi choisir de n’y passer qu’une journée et résider ailleurs. De plus, qu’on ne soucie pas de la “bouffe”; au Chic-Chac, on mange comme des rois!
L’église devenue resto, le Quartier Général. Amen! Photo Chic-Chac
Cependant, au-delà du lieu physique qu’est le Chic-Chac c’est l’expérience globale qui marque l’imaginaire, qui constitue les souvenirs qu’on se tricote pour nos vieux jours. Que l’on fasse nos montées en peaux, en catski ou en hélicoptère, les descentes qui en résultent viennent d’un autre monde. Celui des beaux et inoubliables virages blancs et silencieux au coeur d’îlots de conifères centenaires, et parfois malingres. Du plateau sommital, l’absence d’arbres laisse libre cours au traçage des virages au gré de nos fantaisies. À mesure de notre progression vers l’aval de la pente, les sapins se resserrent et grossissent, notre souffle s’accélère et nos cris de joie s’intensifient. Toutes ces sensations grâce à une vision matérialisée à travers mille actions! Et une équipe du tonnerre!
Un forfait héli-ski est disponible. Photo Chic-Chac
Le Mont Porphyre
Le Chic-Chac déploie son domaine skiable sur quatre montagnes: les monts York, Porphyre, Lyall (territoire de la Réserve faunique des Chic-Chocs) et Miller (station de ski). Pour ma troisième visite en 7 ans, je me défonce sur le Porphyre. Du haut de ses 860 mètres, et avec 330 mètres de dénivelé, ce sommet est le plus accessible des trois domaines sauvages du Chic-Chac. Du quartier général au sommet, le cat me brasse pendant seulement 20 minutes avant que j’enfile mes skis dans le vigoureux vent d’ouest.
Notre super guide, Claudie (en planche à neige, à gauche) prodigue des instructions de sécurité avant d’entamer la deuxième partie de la Molo.
Le profil du domaine skiable annonce le party de glisse qui s’apprête à débuter: 2 champs de poudreuse majeurs, 2 plateformes aménagées,12 sous-bois, 3 sentiers d’ascension et 7 mètres de neige annuellement. En catski, on peut s’attendre à s’offrir entre 6 et 10 descentes dans la journée. Parfois, en prime, la dernière descente se fait sur le Mont Miller dans la gloire du soleil couchant. Le mont York, plus loin, offre du terrain plus avancé que le Porphyre. Cependant, qu’on ne se méprenne pas: le Porphyre est déjà un domaine fort respectable en terme de dénivelé et de niveau de difficulté. Aujourd’hui, une photographe professionnelle nous accompagne afin d’immortaliser nos efforts, nos faces grimaçantes et nos sourires panoramiques. Alexandra Lévesque se joint régulièrement à des groupes de skieurs au Chic-Chac; ainsi plus besoin de se geler les doigts pour opérer le Kodak!
Je fais de mon mieux dans la Imric. Photo Alexandra Lévesque PhotographeLe Mont Porphyre. Je ne sais pas pour vous, mais moi je salive à cette vue. Photo Chic-ChacLa dernière tempête remonte à 5 jours. Pourtant, grâce à l’accès limité au domaine et aux vents constants, nous skions encore dans un bonheur de neige ultra légère qui va de de 1 à 2 pieds de profondeur!
Man, quelle journée!
La rencontre avec les guides se fait à 8h15. Claudie, notre guide émérite, et son assistant, Félix, nous accueillent chaleureusement. Rien qu’à voir, on voit bien: ces deux-là mangent du ski et de la planche pour déjeuner, pour dîner… et pour souper! Leur passion communicative et leur professionnalisme dissipent toute crainte. Les consignes de sécurité sont énoncées clairement. Nous prenons alors possession des sondes, pelles et DVA (détecteurs de victimes d’avalanche). À 9h00, on finit de zipper une petite laine et on décolle. Au sein de notre groupe, la fébrilité est palpable.
Le départ du quartier général. “Let’s go Man, dépêche!”
Dans le cat on jase en haussant le volume, histoire de se faire entendre par-dessus le vacarme de la machine. La cabine en entier brasse et secoue. Vingt minutes plus tard, la porte arrière s’ouvre sur un monde de vent, de neige et d’aventure. L’horizon est vaste, en contre-bas, les arbustes sont chétifs et solitaires. Au loin, le fleuve St-Laurent miroite au soleil. On fait la première descente dans la Molo, une piste bien nommée. Avec un départ dans une zone nue, nous rattrapons la ligne des arbres rapidement. Moins de vent, plus de neige, des sapins à hauteur de genou. Bien que nous soyons en terrain 100% naturel, le domaine skiable est constitué de pistes définies. Dans chacune d’elles, les possibilités de parcours sont innombrables. On trouve facilement de la poudreuse vierge, des passages étroits entre les conifères rabougris ou dans les bosses molles. L’inspiration est au rendez-vous: moi, je descends ici, alors que mon camarade passe là. Claudie ouvre le groupe à chaque descente, Félix ferme la cohorte endiablée; entre les deux, sécurité et célébration neigeuse! Claudie fait de trois à quatre rassemblements en descente, juste avant un changement de terrain ou d’environnement afin que l’on sache à quoi s’attendre. Cependant, aucun spoiling: elle ne divulgue pas les meilleurs spots et moments à venir, juste les écueils à éviter.
Super Claudie, la guide qu’on veut comme amie!Félix, le guide en télémark qu’on veut aussi comme ami!
Une visite au Chic-Chac est une célébration de la glisse en toute sécurité et dans un environnement alpin digne des destinations les plus excitantes. Le défi et l’aventure font toujours partie du séjour, tout comme l’est la satisfaction de skier des pistes parfois folles, mais toujours invitantes. Tout ça grâce à une équipe passionnée et lumineuse.
Photo Chic-Chac
Nul besoin d’être un pro: tout skieur ou planchiste de niveau intermédiaire (ayant certes le désir de se mesurer à soi-même) peut faire un séjour au Chic-Chac. La demande est forte; réserver d’avance est conseillé. En passant, il est suggéré d’honorer le travail des guides et de tous les membres de l’équipe avec un pourboire à la hauteur de 10% de la valeur du forfait retenu. Les pourboires sont partagés entre tous ceux qui concourent à faire de notre séjour un évènement mémorable et sécuritaire. Je supporte vivement cette suggestion.
Des pentes soutenues, de la neige abondante et une bonne dose d’engagement.Au sommet, l’hiver est rigoureux. Les virages, larges et inspirants.La dernière descente, au Mont Miller, face au soleil couchant. Un émerveillement!
Je tiens à remercier le Chic-Chac pour son accueil et sa collaboration lors de cette mémorable journée!
Ce n’est pas tous les jours que j’entends un visiteur s’exclamer ainsi dans une station de ski. À mon arrivée ce matin, l’écran accroché au mur diffuse des bandes dessinées. Un client, visiblement enchanté par la diffusion en cours, s’exclame: “Yé, c’est Peppa Pig!” Le client en question doit avoir 6 ans tout au plus… Bienvenue à Vallée Bleue, une station où la famille règne en maître.
On me pardonnera de titrer en anglais, mais c’est l’expression qui me vient en tête à chacune de mes visites à Vallée Bleue. Vous savez ce point d’équilibre où tout est parfaitement à sa place, cet espace-temps durant lequel rien ne cloche et où tout arrive à point nommé. Voilà précisément ce que me fait la station encore aujourd’hui. Par exemple, une nouvelle neige est tombée durant la nuit. Quelques centimètres légers et soyeux. Eh bien, l’opérateur de dameuse a su laisser certaines pistes intactes. Ou encore, cette employée de la cafétéria qui livre à la table voisine leurs petits déjeuners afin que les clients n’aient pas à attendre debout à côté de la cantine que leurs oeufs-bacon-saucisse-pain brun soient prêts. Et que dire de toutes ces familles à la marmaille gigoteuse qui choisissent la station pour son accueil sans faille?! Tiens encore mieux: le préposé à la remontée qui joue habilement du balai à long manche pour enlever la mince couche de neige tombée depuis l’aube, afin de m’éviter d’avoir un derrière mouillé. Oui, tout est à sa place et au bon moment et sans cérémonie. Un naturel de bon coeur et très “sweet’!
En opération depuis 1963, Vallée Bleue est située sur une montagne relativement modeste en terme de hauteur. Pourtant, la station réussit à tirer le maximum de son environnement. Comme c’est toujours le cas, la carte des pistes ne rend pas justice à la topographie et au tracé véritable de celles-ci. Les pistes plus longues, et plus faciles, sont situées de part et d’autre de la montagne. Sur le flanc droit, on peut même remonter à la force de ses propres mollets sur un sentier partagé de randonnée alpine. Ce qui est en soi une excellente idée pendant que fiston prend ses leçons. Pour ma part, le meilleur point de vue est tout au long de la remontée dans la quadruple centrale. Étroitement bordée de hauts conifères enneigés, la remontée est toujours un moment magnifique à l’abri du vent. Certes la vitesse de cette remontée n’a rien pour donner la nausée, mais comme le cadre naturel y est si beau, rien ne presse. Sous nos skis pendants, des enfants défilent derrière leur instructeur dans une piste équipée de plusieurs modules.
Aujourd’hui, je fais ma première visite de la saison à Vallée Bleue. Évidemment, je me promets de revenir. La bonne humeur que procure tous ces enfants, la simplicité du lieu, l’accueil chaleureux et cordial, ainsi que certaines pistes particulièrement invitantes contribuent à faire de chaque visite un moment agréable et relaxant. Ça tombe bien, car reprendre la route à 16H00 le dimanche n’est pas une mince affaire avec la circulation ultra dense à la hauteur de la vallée de Saint-Sauveur! Avant d’affronter le monstre autoroutier, aussi bien profiter du lieu et explorer mes pistes préférées. La Twist, par exemple, est une piste qui reçoit moins de visiteurs, comme si elle était cachée. Ce n’est pas le cas de cette intermédiaire. C’est juste que son départ est discrètement localisé entre la Sous-Chaise (juste sous nos pieds durant la remontée) et la Black Foot (une débutante où s’écoule une bonne partie des skieurs de ce calibre). Bien bordée de gros arbres, la Twist est toujours superbe en son tracé étroit et sinueux. Pour entreprendre des pistes expertes, il faut se diriger sur le flanc gauche de la station. La remontée triple donne accès, entre autres, aux Panorama, Expert et Apollo. Trois superbes pistes plus pentues (pour ici), bien qu’on les souhaiterait plus longues. De ce sommet, la Chamois donne accès à la Ziggy-Doo pour une descente serrée et à pic. Je l’évite aujourd’hui, car le fond très ferme se fait entendre entre les bosses. Il s’agit pourtant d’un beau défi en plein dans la ligne de pente.
Il est 15h00. Une petite fille pleure; elle doit être épuisée après une belle journée de ski. Elle ne veut pas quitter. Mais attends, il ne s’agit pas de la même enfant qui pleurait ce matin parce qu’elle ne voulait pas skier? B’en oui! Moi non plus je ne veux pas partir, mais j’ai une chronique à écrire! Je garde cependant un excellent souvenir de ma journée lumineuse et relaxante. Vallée Bleue s’est une fois de plus révélée comme un de mes “sweet spots” préférés!
Une journée mémorable pour la station de ski Belle Neige dans les Laurentides. Aujourd’hui, malgré un froid polaire, avait lieu l’inauguration de la nouvelle remontée mécanique quadruple La Fenster. J’ai fait partie des chanceux qui ont pu l’essayer à quelques reprises et dévaler les pentes avec des superbes conditions. Café et chocolat chaud au menu, nous avons été très bien reçus par le personnel de Belle Neige. Quelle belle façon de célébrer ses 60 ans!
Inauguration de la remontée FensterBeaucoup de gens présents pour la cérémonie Du personnel chaleureux
L’installation de cette remontée mécanique est un projet qui aura mis trois ans à se concrétiser. Il a été mis en marche durant la pandémie et a finalement pu être complété cette année, en 2023. Après plusieurs mois d’attente pour les fidèles skieurs et planchistes de Belle Neige, la compagnie Doppelmayr a respecté sa promesse à Belle Neige, soit de rendre la marchandise pour Février 2023. Ce n’est pas sans embuches que ce projet de 4 millions de dollars a pu être réalisé!
Enfin, c’est le grand jour pour la Fenster!
Un brin d’histoire …
La station était jadis appelée “La Station Ensoleillée” par les fondateurs de celle-ci en 1963, Messieurs Saul et Henry Fenster, tous deux survivants polonais de l’holocauste. Les deux frères ont survécu à une demi-douzaine de camps de concentration. M.Saul Fenster a appris à skier par lui-même en Suisse, après la guerre, là où il a été envoyé pour tenter de soigner une tuberculose. Un nouveau rêve l’a envahi. Après avoir immigré au Canada, lui et son frère Henry ont décidé de réaliser ce rêve. En 1961, ils sont choisi et acheté un terrain marécageux au coût de 53 000$, dans la municipalité de Val-Morin au nord de Montréal: Belle Neige était née. Pourquoi le nom “Belle Neige” ? À cause de la position de la montagne, souvent à l’abri du vent et des intempéries: il peut pleuvoir à Ste-Adèle et neiger à Val-Morin. Pour eux, c’était tout simplement “Beautiful Snow”, voilà tout!
Les pionniers de l’industrie, Messieurs Henry & Saul Fenster
Ce fut une matinée chargée d’émotions autant pour la famille Fenster, la famille de Belle Neige ainsi que tous les invités présents pour l’occasion. Nous avons eu droit à des témoignages vraiment touchants de la part de M. Marc et M. Elie Fenster, en lien avec leur père M. Saul Fenster, décédé le 5 Février 2022 à l’âge de 94 ans, ainsi que leur oncle Henry Fenster, malheureusement décédé lui aussi il y a de ça quelques années. Les entendre parler de l’héritage qu’ils ont reçu était très émouvant. Mme Diane Fenster, épouse de M. Saul Fenster était aussi très heureuse d’être parmi tous les gens réunis pour cet évènement d’envergure.
Témoignages touchants par M. Elie Fenster (gauche) et M. Marc Fenster (en manteau de patrouilleur)
J’ai eu l’énorme privilège de pouvoir rencontrer, parler et serrer la pince de tous les membres de la famille Fenster qui étaient présents, par l’entremise de M. Gary Wiseman, un des avocats et exécuteurs testamentaire de la famille Fenster. Tous ces gens hyper accueillants étaient tellement sympathiques, ça nous faisait oublier le grand froid!
La famille Fenster
Dans ses premières années, la station comptait huit pistes et trois remontées de type ‘T-Bar’; Belle Neige offre maintenant 20 pistes plus amusantes les unes que les autres, un tapis magique et 2 remontées mécaniques quadruple, dont bien sûr la Fenster flambant neuve. En chiffres, elle compte 75 chaises, et effectue la montée en à peine 4 minutes, ce qui donne en moyenne 2400 personnes à l’heure, ce qui représente une capacité doublée en comparaison avec l’autre remontée. Fini l’attente à Belle Neige, pour le plus grand plaisir de la clientèle!
Une des premières montées par des membres de la famille FensterQuand je dis amusante … Comme le dirait les Fenster, Beautiful Snow!
Aujourd’hui en était un très bel exemple de ‘fini l’attente’, oui j’avoue, c’était plus froid que la normale donc il y avait un peu moins de gens, mais… Je suis convaincue qu’à ma prochaine visite ce sera tout aussi agréable!
Voici quelques images de l’installation de la remontée tout au long de l’automne, fournies par la station:
Étape importante complétée le 17 novembre 2022: l’installation des pylônesLe 14 janvier 2023, les chaises sont installées sur le câble
J’attendais ce moment avec impatience, le moment où je me retrouverais en mode sport hybride. C’était l’occasion parfaite à Tobo-Ski! L’avantage de cette station est son vaste inventaire d’activités sportives dans un seul domaine : ski alpin, glissades, ski de fond, fat bike ainsi que raquette sont possibles en un seul et même lieu. Mon premier but était donc de faire de cette journée un 3 en 1. Mon cocktail sportif pour débuter mes vacances !
Planche à neige
Cette montagne n’est peut-être pas très haute, mais elle a du charme. Je suis arrivée tôt et j’ai constaté que j’étais presque seule. Les skieurs se faisaient rares probablement, parce que nous sommes au début de la semaine de relâche. Ceux qui y étaient en profitaient bien, soit en passant un moment en famille ou dans un entraînement quasi-privé de slalom. Les descentes ne sont pas longues, mais la piste 6 m’a procuré beaucoup de plaisir, car son inclinaison est parfaite pour moi et me remémore des bons moments passés à mon apprentissage lors de mon adolescence.
Ceci dit, j’ai clairement réalisé que je suis une fille qui préfère n’avoir qu’une seule planche fixée à mes deux pieds. Avec des skis, j’ai l’impression que mes pieds ne s’aiment pas du tout car ils ne cessent de vouloir s’éloigner l’un de l’autre. Lorsque j’ai attaché mes skis de fond style « skating » pour la troisième fois de ma vie, j’avais comme objectif d’apprendre comment m’en servir. « Newbie » au ski de fond, je me faisais dépasser à tous les coups. À mes dépens, j’ai dû assez rapidement apprendre à freiner, car je suis arrivée face à une descente et je ne savais pas du tout comment m’y prendre, vous pouvez imaginer le reste de l’histoire… Le domaine compte 30 km de piste de ski de fond, ce qui fait de cette activité une des plus populaires.
Le Club Tobo-Ski étant un centre de vélo de montagne l’été, l’endroit m’attire particulièrement pour ses sentiers de fat bike accessibles l’hiver. Le tracé de ceux-ci était parfait en cette journée froide. Quand on a l’habitude de faire du vélo à pneus surdimensionnés, il est facile de savoir que les sentiers seraient en excellent état, car plus il fait froid, plus la neige est compacte et plus c’est roulant ! Plusieurs boucles sont dessinées et pensées pour chacun des niveaux d’apprentissage. Les plus éloignées sont « La boucle de la montagneuse » et « La boucle des Crans ». Deux endroits où je me plais d’aller l’été à vélo de montagne, mais que je n’ai malheureusement pas pu voir, car mon fat a fait des siennes et j’ai dû rebrousser le chemin assez rapidement…
Les employés sont chaleureux et attentionnés à cette belle petite station de ski. Si vous voulez essayer un nouveau sport, il y a aussi de la location d’équipements. Allez vivre le mode 3 en 1 !
À première vue, on peut s’imaginer cette montagne comme insurmontable et trop vaste pour y emmener des débutants, mais c’est loin d’être le cas -plusieurs de mes collègues chroniqueurs en ont déjà fait l’expérience. Après avoir publié l’an dernier un petit guide des sous-bois pour mieux s’y retrouver, je vous propose cette année une liste du même genre, mais adaptée à une clientèle familiale. En fin d’article, vous trouverez aussi quelques programmes et informations pour vous aider à mieux planifier votre Relâche à la montagne.
Un vaste terrain de jeu: les avantages
En réalité, la taille de la station joue à son avantage pour drainer les skieurs et planchistes là où le terrain leur plait. Les experts du versant Sud se tiennent du côté du télésiège Panorama pour profiter des pistes à double losage et des sous-bois de la Forêt Noire, tandis que les amateurs de damé se concentrent sur les plus larges pistes et profitent des « Bulles » pour aligner les descentes. D’autres choisissent de concentrer leurs activités dans le parc à neige sous la Tortue, alors que bien des « vieux de la vieille» préfèrent skier sur un seul versant, plus petit, mais tout aussi varié: à eux le Nord!
Le versant Ouest appelle les skieurs qui n’ont pas froid aux yeux -on y a même déjà aperçu des planchistes! Attention, la remontée se fait uniquement en t-bar, à moins de vouloir faire une légère randonnée pour rallier la base du versant Nord. Même si tous les skieurs se croisent au sommet, les choix de descentes sont si nombreux qu’on se marche très rarement sur les spatules…
Par où commencer?
Par la pente-école, bien évidemment! Si vous en êtes à vos premiers virages, bien sûr. En tout temps, la pente-école est accessible gratuitement et ce, peu importe l’âge des skieurs. De plus, le Mont Sainte-Anne permet aux enfants de 6 ans et moins de skier gratuitement -un billet est toutefois nécessaire, faites-en la demande lorsque vous récupérerez votre propre billet.
Si tout le monde est déjà équipé et a déjà fait l’expérience la glisse, n’hésitez pas à prendre les Bulles (de son vrai nom l’Express du Sud). Une fois parvenus au haut de cette remontée, un premier choix s’offre à vous: emprunter la Tortue (oui, de son vrai nom!) jusqu’au sommet de la montagne, ou faire une première descente au Sud. De l’Express du Sud, le dénivelé skiable est d’environ 450 mètres jusqu’à la base, du sommet 625 mètres (toujours au Sud), et le versant Nord quant à lui cumule 323 mètres de dénivelé.
La famille s’élance dans la Familiale à partir du sommet. Photo MSA
Rester sur le versant Sud: la Familiale ou la Pichard
Les deux descentes les plus faciles à partir des Bulles sont la Familiale, et la Pichard. On choisit la Familiale pour sa faible inclinaison, ses longs virages et son tracé qui serpente le côté Est de la montagne. Suivez les ronds verts! La Familiale est aussi accessible du sommet de la montagne, et le degré de difficulté n’est pas plus élevé, mais on rajoute un bon 800m de longueur à la descente (pour un total de 4,5km!), ce qui peut fatiguer rapidement les jambes des skieurs moins habitués. Attention, si vous êtes avec un débutant en planche à neige, cette piste comporte quelques secteurs où celui-ci risque de perdre de la vitesse!
La Familiale, après une bordée de neige en pleine journée. Si les jambes se fatiguent, prenez une pause pour admirer l’horizon! Photo Sarah-Anne Vidal
Quant à la Pichard, ce n’est pas une piste verte mais bien une bleue, simplement parce qu’elle peut en surprendre certains avec un virage plutôt pentu un peu après le départ: gardez votre gauche pour rester du côté le moins à pic et le tour est joué! Le reste de la descente se fera autant en douceur que dans la Familiale. Choisissez cette piste une fois que tout le monde est bien réchauffé! Et si vous vous demandez où est passée la Cabane à sucre… elle est maintenant au pied des pistes du versant Sud, juste devant la pente-école.
Monter jusqu’au versant Nord
Si vous choisissez de découvrir le Nord après avoir emprunté les Bulles, piquez à gauche pour prendre une deuxième remontée mécanique, la Tortue: elle vous emmènera au sommet, d’où vous aurez le choix de l’entièreté de la montagne. Pendant votre remontée, admirez les athlètes qui s’exercent sur les différents sauts et modules dans le parc à neige sous vos pieds. Une fois arrivés au sommet de la montagne, le versant nord se trouve à votre droite. Trois pistes sont incontournables pour les familles de ce côté: la Forêt Enchantée, la Quanik (ou sa voisine la Première neige) et la Ferréolaise. Cette dernière se prend par le Chemin du Roy (le chemin le plus facile du versant Nord), l’embranchement est sur la gauche.
La Ferréolaise, toujours accueillante en matinée pour se réchauffer. Photo Sarah-Anne Vidal
La Quanik offre toujours beaucoup de beaux virages mais sa voisine, la Première neige, est étrangement bien souvent boudée des skieurs. Elle est un peu plus étroite et les habitués de l’endroit savent que c’est LA piste pour aller faire des virages sur un corduroy presque intact même après l’heure du diner…
La Première neige porte très bien son nom en pleine tempête! Photo Christophe Deschamps
La Forêt Enchantée est la plus rigolote de toutes les pistes puisqu’on peut y jouer au tic-tac-toe, faire un rallye pour trouver des animaux (pas tous locaux!) et faire sonner d’étranges instruments de musique. Je vous avoue franchement que je connais plusieurs enfants de quarante ans qui l’empruntent fréquemment!
La piste est très large, bien dégagée et on peut s’amuser à se faufiler entre les arbres sans risquer de se perdre de vue. Photo Dany MartelL’entrée de la Forêt enchantée est sur la droite dans la Ferréolaise. Photo Geneviève Larivière
Au programme pendant la Relâche
Il n’est pas trop tard pour réserver des cours de groupe de l’école de glisse, que ce soit pour 4 jours consécutifs (399$ repas du midi inclus), ou pour une seule journée (129$, repas du midi inclus). Ces forfaits donnent près de 5 heures en piste avec un moniteur pour développer les talents et abattre les craintes. Le 3 mars, une descente à la frontale est prévue dès 21h30 (gratuit avec votre billet de ski de la journée). Tous les jours de la semaine de Relâche, un bar à bonbons attend les skieurs au sommet de 11h00 à 14h00. De l’animation avec mascottes est prévue au pied des pentes du versant Sud, et en fin de journée, pour les plus grands enfants, le Chouette bar a prévu un calendrier d’après-ski festif. (Voyez la programmation complète de la Relâche ici.)
Notez aussi que la station est une des rares à encore offrir un service de halte-garderie (bon nombre ont fermé pendant la pandémie), mais il est bien important de réserver au moins 48h à l’avance. Si vous sentez que votre plus jeune risque de vouloir se frotter au ski, la halte-garderie a même un programme pour l’initier. (Voir « Camp étoile » dans les cours de groupe de l’école de glisse.)
En conclusion, ne boudez pas votre plaisir: même si le fait que la télécabine n’ait toujours pas repris du service peut sembler un frein à première vue, le domaine skiable est tout de même accessible à 100%, et l’effet positif est que les conditions restent belles encore plus longtemps puisque le débit de skieurs est moindre dans les pistes à fort achalandage.
Cette station est l’exemple parfait d’une station qui a été très populaire pendant une longue période de temps, mais qui aujourd’hui est inconnue de la majorité de ceux qui skient dans les Laurentides. Au niveau de la ville de Prévost (résultat de la fusion des municipalités de Prévost, Shawbridge et Lesage), l’autoroute 15 passe sur la partie du bas de cette station, alors que le haut de la station est redevenu une forêt.
Au début des années 1900, les skieurs de Montréal, surtout des anglophones, pratiquaient leur sport sur le mont Royal et dans les environs. La création du Montréal Ski Club en 1904 a simplifié pour les skieurs l’organisation des voyages de ski dans les Laurentides en utilisant le train. Plusieurs skieurs demeuraient dans des hôtels situés près de la gare de Shawbridge, comme le Maple Leaf Inn dont le nom est indiqué sur la photo principale. D’autres skieurs se sont regroupés pour pouvoir posséder une propriété, tel le Laurentian Lodge Club qui a été fondé en 1923. Adjacent à ce bâtiment, le Shawbridge Golf & Country Inc. a été incorporé en 1927. L’endroit était donc utilisé en hiver par les skieurs et en été par les golfeurs. Le golf est aujourd’hui fermé, et le chalet est devenu une propriété privée. Ces 2 photos montrent que c’était un endroit chaleureux pour les membres.
De ces 2 emplacements situés à Shawbridge, on pouvait voir de l’autre côté de la rivière du Nord, à Prévost, les terres de Ménasippe Richer. Je ne sais pas s’il y avait une entente particulière, mais dans les années 1920, les skieurs venaient y faire du ski. Sur la photo, on peut voir M. Richer devant des chevaux, et à l’arrière, la pente qui était connue sur le nom de Big Hill. Le nom est simplement une description de l’endroit, cette pente étant plus imposante que celles que l’on retrouvait alors dans la région.
Avant les années 1930, il n’y avait pas de remontées mécaniques, et on devait consacrer beaucoup plus de temps à monter une pente qu’à la descendre. Les deux photos sont d’avant 1930, et le dessin montre l’endroit à la même période de temps.
Sur la première photo, l’aspect ondulé de la pente Big Hill est bien visible. La 2e photo est particulièrement intéressante, car on voit très bien l’emplacement des 2 ponts qui existaient à l’époque. Le pont dans le bas de la photo est pour les automobiles, et il existe encore aujourd’hui. L’autre pont était plus près de Big Hill, mais il était pour les trains. Malgré les risques, nombreux ont été les skieurs et les randonneurs qui l’ont utilisé. Voici le témoignage d’une telle personne : J’ai traversé maintes fois ce pont du chemin de fer. Il ne fallait pas avoir le vertige et heureusement, au centre du pont, il y avait un espace de survie si un train passait.
Dans les années 1920, et une bonne partie des années 1930, les journaux indiquaient les endroits où trouver des ‘champs de neige’ pour faire du ski. Le CNR a publié cette photo en 1930, faite dans la région de Big Hill. On voulait montrer que les champs de neige n’étaient pas loin de la voie ferrée.
Vers le tout début des années 1930, 2 hommes ont eu l’idée de construire dans les Laurentides une remontée mécanique pour aider les skieurs à se rendre au sommet d’une pente. L’un était Moïse Paquette à Sainte-Agathe, et l’autre Alex Foster à Big Hill. L’idée de base était d’avoir un câble sans fin qui était actionné par la roue d’une automobile. C’est ce qu’on appelle un fil-neige, ou à l’époque un ski-tow. Comme il était facile d’installer et d’enlever un tel fil-neige, à part les témoignages de skieurs de l’époque, les seules traces qui sont restées sont des photos. Heureusement, il existe des photos de ce que des sceptiques ont appelé Foster’s Folly. Qui voudra payer pour pouvoir remonter une pente en utilisant un câble ? Au début le fil-neige a été installé sur le côté nord de la pente, puis il a été installé plus au sud et il était plus long. On peut déduire que dans les premières années, son fonctionnement était assez expérimental. À partir de l’hiver 1933-1934, on mentionne dans un journal l’existence d’un fil-neige à Big Hill.
Selon l’Index aux immeubles, en mars 1938, Ménasippe Richer a vendu à son fils Camille le terrain où la pente Big Hill était située. En 1940, celui-ci le loua 100 $ par année pour 5 ans, du 15 septembre au premier avril, afin d’y opérer une station de ski. Les locataires avaient l’option de prolonger le bail pour une période de 2 ans. Dès l’hiver 1940-1941, le Shawbridge Ski-to était en opération, ainsi qu’un chalet. Ces 2 documents, avec le ‘w’ en moins, coïncident parfaitement avec les informations trouvées dans un journal de janvier 1941.
Cet article de journal de 1940 montre que Moïse Paquette continuait d’améliorer le mécanisme de fonctionnement de son fil-neige. L’usage d’un fil-neige (ski-tow) était devenu populaire dans les Laurentides, cette liste de janvier 1942 le prouve. J’aime bien le début de l’article : ‘’ C’est peut-être une invention destinée à favoriser la paresse humaine’’.
Cette publicité sur les trains pour les skieurs explique pourquoi les articles dans les journaux associaient Big Hill avec Shawbridge et non avec Prévost. On débarquait à la gare de Shawbridge pour aller skier à Big Hill. La 2e photo est une publicité de 1941 pour un équipement complet pour un skieur, soit 6 morceaux pour 13,50 $. Skier avec cet équipement serait toute une expérience.
C’est dans un journal de janvier 1946 que j’ai vu pour la première fois le nom de Côte 50 associé au nom Big Hill. Plusieurs pistes dans les Laurentides étaient désignées par un chiffre. J’ai trouvé par pure chance cet important document publié en 1954 par l’Association du ski de la Zone Laurentienne, montrant les pistes de ski et les monte-pentes. Cet extrait permet de voir sous le mot ‘Prévost’ l’emplacement de la Côte 50, les cercles rouges représentent le fil-neige, et les lignes rouges en haut et en bas de la piste de ski sont les 2 embranchements de la célèbre piste Maple Leaf.
Il est logique de penser que suite à l’expiration du bail, Camille Richer a opéré lui-même la station de ski. L’utilisation du nom Côte 50 est devenue plus fréquente que le nom de Big Hill. Les 3 photos suivantes montrent le fil-neige dans les années 1950. Au haut de la pente à la fin du fil-neige, il y avait un fil caoutchouté qui pouvait arrêter à tout moment le fil-neige de fonctionner si le vêtement d’un skieur était pris dans le câble.
Sur la 1re photo, on voit le début du fil-neige, ainsi que le restaurant et le stationnement. Sur l’écriteau, on constate que le ‘w’ est de retour, le nom devenant Shawbridge Ski-tow. Cependant, on garde séparé le nom de la station, Côte 50, et le nom de l’entreprise exploitant la station de ski. Par la suite, comme le montre ces billets, le nom changera à Prévost Ski-tow. Considérant que les skieurs dans les années 1950 ont commencé à privilégier l’automobile aux dépens du train pour venir skier, il devenait important qu’il soit clair que la Côte 50 était située à Prévost.
Pour commémorer leurs 50 ans de partenariat, les petits-fils de John Labatt, John et Hugh Labatt, ont mis en vente la bière Labatt 50. Le représentant de la brasserie Labatt, Bruno Aubin, sauta sur l’occasion pour faire le lien entre la Côte 50 et la Labatt 50. Il créa le slogan publicitaire : ‘’Après la descente, une 50, ça vous remonte ! ‘’
Lors d’une compétition en janvier 1960 entre des clubs de ski, chez les femmes, c’est Aline Richer qui gagna la compétition. On voit celle-ci recevant le trophée de Bernard Trottier, le chef de course. Sur la 2e photo, au centre avec un chapeau, c’est Camille Richer, le propriétaire de la station. L’homme avec le trophée est Hubert Savignac.
Pour l’hiver 1959-1960, parallèlement et au sud du fil-neige, on installa une remontée de type poma. Cette remontée se terminait un peu plus haut que le fil-neige. Sur la 3e photo, c’est Germain Richer, fils de Camille.
On a donc changé le nom de Prévost Ski-tow à Prévost T-bar. En 60 ans, il n’y a pas que les prix qui ont augmenté, la longueur d’un numéro de téléphone a aussi allongé. À partir de l’hiver 1960-1961, les journaux ont commencé à utiliser le nom ‘Mont Prévost’ pour désigner la station de ski.
Peu de temps après avoir inauguré en 1959 l’autoroute des Laurentides jusqu’à Saint-Jérôme, on a réalisé l’importance de continuer celle-ci jusqu’à Sainte-Agathe. Dans le secteur de Prévost, on a exproprié des propriétés en 1961 et en 1962, dont le bas de la station de ski Mont Prévost. Les travaux ont commencé dans la région de Saint-Jérôme en juillet 1962, et à l’hiver, ils n’étaient forcément pas encore commencés dans le secteur de Prévost. Il y a certainement eu une entente entre Camille Richer et les responsables de la construction de l’autoroute, car les journaux de l’époque sont unanimes à indiquer qu’il y a eu du ski au Mont Prévost à l’hiver 1962-1963. On travaillait rapidement, la section de Saint-Jérôme à Saint-Sauveur ayant été inaugurée à la fin de décembre 1963.
La collaboration de Germain Richer a été essentielle à la réalisation de cet article, tout comme l’utilisation des documents et photos conservés par sa sœur Aline. Les recherches effectuées par Robert Miron dans l’Index aux immeubles ont aidé à bien situer dans le temps l’histoire de la station. Louis Véronneau m’a donné accès à des archives du Laurentian Lodge Club. Les 2 photos de Big Hill en été proviennent de Guy Thibeault. Les documents et les photos trouvés dans la section numérique de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ont permis de vérifier et de mieux comprendre l’histoire de la station.
Cet article fait partie de la section sur les stations de ski du Québec qui sont aujourd’hui fermées. Comme la grande difficulté d’un tel travail est de trouver des photos et de l’information sur ces stations, si vous détenez des perles concernant une station oubliée ou fermée et que vous souhaitez les partager avec l’auteur, vous êtes invité à communiquer avec lui par courriel afin de lui permettre d’ajouter de l’information à un dossier existant, ou d’inclure une autre station à cette section à l’adresse suivante: stations.fermees.qc@gmail.com
Comme je devais partir de La Baie au Sagnenay pour me rendre à la station, je me suis dit tiens, pourquoi ne pas commencer ma journée en passant par le « petit parc », c’est-à-dire la route 381, qui permet de traverser la Réserve Faunique des Laurentides et le parc national des Grands Jardins pour ensuite aboutir dans la région de Charlevoix. Cette portion du Québec est un joyau à regarder par ses montagnes immenses et ses paysages à tout casser, mais attention, l’hiver, la route est presque toujours glacée alors il faut s’armer de patience et user de prudence !
À ma première descente, j’ai été attirée comme un aimant vers la pente « Du Ruisseau », car le damé était d’une excellente qualité et très peu skié. Je vous décris mes sensations: du velours sous ma planche, suivi d’une légère vibration, accompagné du son exquis d’un « corduroy »: parfait pour commencer la journée en beauté et tout en douceur.
Étant souvent en solo au télésiège lorsque je sors en montagne, je dois me jumeler avec d’autres skieurs et planchistes, ce qui me permet parfois de faire de belles rencontres. Je me suis retrouvée à faire quelques descentes avec Evelyne, qui m’a guidée à merveille au travers le versant du Lynx. J’ai donc découvert un tracé qui me permet de passer d’un sous-bois à l’autre sans être obligée de descendre les pentes à bosses. « Les Chevreux » avait très peu de traces et une poudreuse légère qui explosait sous ma planche.
Lors de ma première descente dans le Versant du Lynx, je me suis jetée dans le sous-bois « Le Nid d’Aigle ». Loin de me douter que j’allais arriver face à un mur pentu qui me donnerait une petite frousse. Avec tout mon courage, je me suis lancée dans cette partie pentue du boisé sans m’imaginer l’épaisseur de la neige pour m’accueillir tout en bas. Littéralement, celui-ci m’a procuré un méchant plaisir, assez pour y retourner deux fois de suite !
En ce 18 février se déroulait l’activité grand public, Km vertical Sprint & Enduro – ski de randonnée. Le sprint consiste à monter le plus rapidement possible au sommet de la montagne via la piste #11. Pour les athlètes plus aguerris, un tout nouveau volet enduro était offert, avec le cumul de trois ascensions par les pistes du Trappeur, Paddy et enfin la piste #11 !
Le Mont Grand-Fonds vaut le détour, car cette montagne est à découvrir. Les gens sont sympathiques et les pistes exquises. Profitez de la saison qui bat son plein pour aller visiter ce domaine skiable!
En ce mois d’août 2022, une tempête de neige nous donne du fil à retordre pour traverser la frontière entre le Chili et l’Argentine, notre destination de ski pour les semaines à venir. Un intense système frontal a frappé les Andes durant cinq jours, laissant jusqu’à trois mètres de neige par endroit. Les routes de montagne sont impraticables, les postes frontaliers fermés, les stations de ski inopérables et les équipes de déneigement y vont à un rythme qui feraient perdre la tête à n’importe quel Québécois anxieux de faire ses premières traces. Bienvenue en Amérique du Sud, où les saisons et le rythme de ski sont à l’opposé de notre hémisphère.
Alors il faut voir le bon côté des choses : les montagnes se sont remplies de neige, de beaucoup de neige. Et cela, c’est une bonne nouvelle pour deux skieurs qui entament un road trip à travers le nord de la Patagonie argentine, une région souffrant souvent d’un mince manteau neigeux. De fait, la majorité des systèmes arrive par le Pacifique, frappe les Andes qui agissent comme une barrière, et laisse souvent le double, sinon le triple de neige du côté chilien de la cordillère par rapport au voisin argentin, qui se contente des miettes. Mais cette fois-ci, les choses se passent autrement vu l’ampleur du système, et le côté argentin a reçu sa part du pactole neigeux.
Lorsque les routes finissent par ouvrir, mon ami chilien Filipo Castillo Fuentes et moi-même sommes prêts à traverser du Chili à l’Argentine par le col frontalier international Cardinal Antonio Samorè pour rejoindre notre destination de ski principale : San Carlos de Bariloche, où se trouve notamment Catedral Alta Patagonia, le plus gros centre de ski d’Amérique du Sud.
En station: Catedral Alta Patagonia
Vue sur le terrain alpin de la station Catedral alta Patagonia.
À une quinzaine de kilomètre du centre-ville de Bariloche, une bourgade très touristique d’environ 130 000 habitants, se trouve la station de ski Catedral Alta Patagonia. Avec ses 1150 mètres de dénivelé, 28 remontées mécaniques et plus de 50 pistes balisées, il s’agit d’une destination majeure du ski en Amérique du Sud. Le centre de ski, dont les pistes débutent sous la limite des arbres pour s’étendre ensuite sur plusieurs sommets alpins, offre un terrain de jeu majoritairement intermédiaire et avancé. C’est la seule station dans l’hémisphère sud qui compte sur un téléphérique et un télésiège sextuple, en plus d’avoir une télécabine et plusieurs télésièges débrayables.
Le téléphérique sort des nuages à Catedral Alta Patagonia.
C’est donc une station avec beaucoup de capacité de remontée et du défi en masse, mais c’est aussi très certainement une des plus achalandées. Selon les locaux, nous y sommes lors d’une journée peu achalandée en pleine semaine, et pourtant à certains télésièges principaux l’attente peut atteindre une dizaine de minutes. Mais en choisissant bien ses montées et ses moments, il est aussi possible d’éviter les foules, notamment en skiant aux extrémités de la station, par exemple dans les secteurs d’El Bosque ou des Condors.
En après-midi, la neige prend une texture printanière à Catedral Alta Patagonia.
Côté pistes, il y a de tout pour plaire à tous : des bols ouverts, de larges pistes de carving, d’autres plus étroites serpentant dans la forêt, des options boisées qui ressemblent beaucoup aux sous-bois du Québec, et même des descentes de bosses ponctuées de bambous.
Skier entre les bambous avec vue sur la ville de San Carlos de Bariloche.
Étant une station majeure, Catedral Alta Patagonia compte plusieurs petits restos à travers son domaine skiable et un village alpin de luxe avec des hébergements hors prix. Avec la ville de Bariloche à portée de main, il est facile de se dénicher de l’hébergement beaucoup moins cher, surtout en échangeant ses dollars américains pour des pesos argentins (on conseille de se familiariser avec le concept du dollar blue avant de partir pour couper le coût de son voyage de moitié). À preuve, le billet journalier nous a coûté l’équivalent de 35$US… pour skier la plus grosse station latine!
En ski de rando: Filo de las Cabras (Cerro López)
Les options pour le ski de randonnée d’une journée dans la région de Bariloche sont relativement limitées et il faut monter plusieurs centaines de mètres en bottes avant d’atteindre la neige et de pouvoir mettre les peaux d’ascension. Le Cerro López est un classique du coin; il s’agit d’un large massif montagneux permettant plusieurs options d’ascension et de descentes. Celle présentée ici se nomme le Filo de las Cabras et constitue une ascension d’environ 900 mètres de dénivelé, et davantage si l’on choisit de descendre aussi sur l’autre versant – ce que nous avons fait pour une journée comprenant deux descentes.
Filipo entame la rando skis sur le dos.
Le début du sentier se trouve à l’intersection des Routes 77 et 79 à environ 45 minutes du centre-ville de Bariloche. La première partie se fait en bottes de rando et avec les skis sur le dos, alors le sentier nous mène, 400 mètres de dénivelé plus tard, au refuge Roca Negra où il est possible d’effectuer la transition vers le ski.
Magui, une amie argentine, nous fait découvrir son coin de pays en ski de rando.Filipo avec en arrière-plan le Cerro López et le lac Nahuel Huapi.
On suit alors le sentier jusqu’à 1400 mètres, où deux options s’offrent : aller à droite vers le refuge López qui se trouve au pied d’un énorme bol, ou continuer à travers la forêt pour atteindre le terrain alpin du Pico de las Cabras où l’on peut descendre sur les deux versants, avec options de couloirs, champs de neige, ski en sous-bois…
En vidéo: descente d’un couloir sur le versant opposé à l’ascension du Pico de las Cabras.
Magui descend dans les boisés sur le chemin du retour.
Cette option de rando d’une journée est vraiment esthétique et les paysages sont à couper le souffle, avec les pics blancs qui s’élèvent du lac Nahuel Huapi, et la descente qui se fait en terrain alpin et ensuite en sous-bois.
Au refuge Roca Negra, où il faut refaire la transition en bottes de rando pour terminer la journée.
Pousser plus loin la découverte : Perito Moreno et La Hoya
À une distance raisonnable de Bariloche, en descendant vers le Sud, se trouvent deux centres de ski aux antipodes de la méga-station Catedral Alta Patagonia : le Cerro Perito Moreno situé à El Bolson (2h de Bariloche) et La Hoya située à Esquel (4h de Bariloche). Il s’agit de deux petites stations authentiques à découvrir pour sortir des sentiers battus.
Sur la route vers El Bolsón.
Le Cerro Perito Moreno (à ne pas confondre avec le célèbre glacier du même nom) est une station qui vaut la peine de s’y arrêter une journée, pour le plaisir, sur le chemin de La Hoya. Elle compte sur un dénivelé d’environ 800 mètres, avec 16 pistes balisées entre lesquelles se trouvent de larges boisés ouverts et cinq remontées mécaniques principales. La majorité du ski se fait dans des pistes coupées à travers la forêt, alors que le terrain alpin est limité avec les remontées mécaniques. Il est toutefois possible d’explorer un large cirque en ski de randonnée et de gagner ainsi quelques centaines de mètres de plus en dénivelé.
Conditions hivernales au Cerro Perito Moreno.Belle poudreuse damée, ce qui est assez rare ici.La simplicité de l’endroit se ressent à travers les pomas débrayables.À l’arrière-plan, le sommet du Perito Moreno.Au sommet, on entame une descente de 800 mètres de dénivelé jusqu’à la base.Filipo arrive à la base de la station Cerro Perito Moreno.
La station de ski La Hoya est plus large que la précédente et son environnement est quelque peu atypique. Il s’agit d’un massif qui s’élève au milieu de la pampa patagonienne à quelques kilomètres de la ville d’Esquel (où, fait inusité, il n’y a aucun feu de circulation bien qu’il y ait plus de 30 000 habitants). Le domaine skiable, d’un dénivelé de 650 mètres, prend la forme d’un gros bol dans lequel on compte 30 pistes balisées (il est évidemment possible de skier entre celles-ci) et neuf remontées mécaniques. À la sortie du télésiège Del Filo, on peut grimper quelques dizaines de mètres pour se rendre au sommet du Cerro La Hoya en tant que tel, et admirer un panorama patagonien de montagnes et de plaines infinies à couper le souffle. Le ski de randonnée est plutôt limité à La Hoya, quoiqu’il y a quelques options de descentes supplémentaires en utilisant sa propre volonté.
Froide matinée à La Hoya qui m’a rappelé le climat hivernal québécois… dans un paysage patagonien.Une partie du terrain de jeu de La Hoya.Au sommet du télésiège Del Filo, on prend l’ampleur du massif montagneux de La Hoya qui s’élève au milieu de la plaine.L’auteur de l’article au sommet du Cerro La Hoya.La ville d’Esquel
Seulement une parcelle de la Patagonie Nord argentine
Le territoire à découvrir est trop large pour en rendre justice en seulement un article. Il existe quelques autres stations, notamment le Cerro Bayo à Villa La Angostura et Chapelco à San Martin de los Andes, ainsi que certaines options de ski de randonnée, par exemple le célèbre Refugio Frei à Bariloche ou le Cerro Piltriquitron à El Bolsón.
Cerro Bayo
De plus, les étendues infinies de la Patagonie ponctuées de nombreux lacs, avec des parcs nationaux aux paysages simplement magnifiques, méritent de prendre le temps d’explorer et de troquer quelques jours de ski pour de la rando en montagne. Le territoire sauvage, vaste et rempli d’animaux invite tout simplement à la contemplation.
Sur la route de Los Siete Lagos entre Villa La Angostura et San Martin de los Andes.
À l’extrême sud-ouest de l’Alberta, une petite communauté éloignée du grand public gère un énorme terrain de jeu alpin, soit le 2e plus grand de la province, devant une certaine montagne très bien connue. Situé à 30 minutes de Pincher Creek, 2h30 de Calgary ou 1h30 de Fernie, Castle Mountain Resort est passionnément géré par une corporation de plus ou moins 200 propriétaires. En 1996, la collectivité du groupe s’est unie afin de reprendre le contrôle de son joyau et d’y maintenir l’authenticité. Lorsque Sunshine Village s’est débarrassé d’une remontée, cette chaise rouge a été rapatrié à Castle afin d’ouvrir le secteur Tamarack. Vous comprendrez à partir de maintenant pourquoi les efforts sont mis sur le terrain et non les infrastructures tel que restaurant haut de gamme ou chalet dernier cri.
Le but premier d’un voyage dans les Rocheuses est d’y skier la neige parfaite. Théoriquement, le paysage vient en deuxième. Castle offre d’incroyables vues différentes depuis plusieurs pistes. Ce n’est pas le premier argument de vente de la station et rarement va-t-on entendre parler de cet aspect. Les décors variables entre conifères et pic de roc n’ont rien à envier aux stations plus connues. Ceux-ci n’ont parfois même pas l’air vrais.
Castle n’est pas réputée pour être une montagne facile. C’est effectivement bien le cas. Évidemment, il y a plusieurs belles pistes pour les débutants et intermédiaires, mais il faut aimer les défis pour bien profiter de la montagne et y passer quelques jours.
Le secteur Huckleberry offrant 330 mètres de dénivelé comble les débutants. Il s’y cache par contre 2 terrains subtils où plusieurs experts lèveront le nez. Les Ghost Rider et Ambush Glades sont de superbes sous-bois parfaits pour un skieur avancé qui n’aime pas les inclinaisons sévères.
Le haut de la montagne offre plusieurs options de bol. Nous n’avons malheureusement pas pu y accéder lors de notre passage, voir conseils plus bas. On peut apercevoir sur la prochaine photo en toile de fond le terrain The Chutes, où il n’y a que des pistes noires. Tout près du sommet, on remarque la Skyline Traverse permettant de se rendre… où on trouve que c’est assez loin ! Les possibilités de lignes y sont infinies.
La remontée Sundance permet de faire de longues descentes variées d’une verte panoramique à une noire intense qui vous rappellera l’altitude à laquelle on se situe : 1900 mètres. La piste noire The Burn est incroyablement vaste. C’est un bel exemple de type de piste auquel nous ne sommes pas habitués. On peut la descendre 3 fois sans avoir l’impression d’y être déjà passé.
2 conseils très importants lors de la planification d’une visite
La région est réputée pour être venteuse. La chaise rouge qui donne accès au sommet et aux bols pourrait fermer abruptement comme lors de notre passage, alors que le ciel était parfaitement dégagé. Lorsqu’elle est ouverte, jetez-vous dessus comme s’il n’y avait pas de lendemain. Le bas de la montagne n’est jamais affecté par le vent car il y a dans le pire des cas un T-Bar pour remplacer la remontée bleue. Le secteur Huckleberry est bien protégé et ne monte pas assez haut, donc aucune crainte de ce côté.
Castle offre du cat ski en station, ce qui lui permet d’avoir un des prix le plus bas pour ce genre d’activité. Les quantités par jour sont très limitées. Chaque descente nous ramenant à la base, son attraction est d’autant plus intéressante pour plusieurs raisons (pause, accès au chalet). C’est d’ailleurs la seule station au Canada à offrir ce concept unique. Il vaut mieux le prévoir d’avance si on se pointe le bout du nez en février.
Bien enfouie à la limite de la Colombie-Britannique et de l’Alberta, la gestion à l’ancienne existe encore. Il faut vouloir sortir des sentiers battus pour s’y aventurer, mais le résultat pourrait être mémorable. La passion, l’amour du ski et de la poudreuse sont les motivations premières de l’endroit, le profit vient en dernier. Parions que cette philosophie en fait rêver plus d’un.