











De la lumière, il en fallait aujourd’hui pour réchauffer les corps et les coeurs des skieurs! Après avoir connu un (énième) redoux et des conditions semi-printanières vendredi, c’est le retour de l’ère de glace pour la fin de semaine et ce, à travers la province. Ski Garceau n’y faisait pas exception, à la différence qu’il n’y a pas eu de pluie ici (d’autres secteurs ont été moins chanceux). Le damage des pistes a pu être effectué très tôt en matinée, laissant le temps à la neige gorgée d’eau de reposer suffisamment pour être travaillée sans devenir un champ de balles de golf.

C’est donc armés de nos masques en néoprène, de nos gants chauffants et habillés de mérinos de la tête aux pieds qu’on a attaqué les descentes. Les conditions étaient égales partout en montagne: neige granuleuse fine sur base durcie. On n’aurait pas pu espérer mieux dans les circonstances, sachant le défi que représente l’entretien des pistes cet hiver… Notre piste préférée fut la #14 « Les Cimes », pour sa variation d’inclinaison et sa géométrie qui contourne la montagne, offrant plusieurs très beaux points de vue. La lumière nous réchauffait entre les virages, permettant de superbes photos.


Nouvelle administration depuis 2023
La saison 2023-24 marque la première saison d’opération du nouveau groupe de dirigeants de la station de Saint-Donat, après des décennies sous le règne de la famille Gauthier. L’annonce de la passation à 10 actionnaires entrepreneurs de la région a été faite en mai 2023, avec des promesses d’investissements pour bonifier l’expérience des skieurs, tout en assurant une continuité rassurante pour les employés et habitués de la station. (Lisez le communiqué ici.) C’est d’ailleurs cette rassurante continuité qui nous a accueilli au service à la clientèle, en la personne de Luce Richard, présente au poste depuis 26 ans. Ses généreux conseils et commentaires ont amélioré notre sortie sur les pistes. La lumière n’était pas qu’à l’extérieur grâce au rayonnement de Luce!

Les compétitions, le côté bénéfique
En planifiant notre sortie de ce samedi, nous avons réalisé que les U12 seraient en action dans la piste Rapide XL: les filles d’abord, puis ce sera le tour des garçons dimanche (demain 25 février). Pour les stations, cette masse de parents, amis et famille élargie venue profiter de l’endroit et encourager les jeunes athlètes a nécessairement de quoi occuper: la cafétéria, le bar, la boutique, l’atelier et la location fonctionnaient à plein. Lors d’une saison en dents de scie comme nous connaissons cette année, une date fixe dans un calendrier permet assurément de garantir un certain volume d’argent dans les caisses, chose à ne pas dédaigner lorsque les opérations dépendent majoritairement de la météo…

À Ski Garceau, la compétition n’empiète cependant pas sur toute la montagne. La foule est concentrée à un endroit, et la circulation est très agréable sur le reste des pistes. La Rapide XL est d’ailleurs un des secteurs qui a été remodelés pour faciliter la circulation, tel qu’indique Virigine Provost, responsable des communications à la station: « Étant donné que c’est une piste réservée pour les entrainements du Club de compétition, les coureurs devaient passer par la Route (piste facile), au travers de tous les débutants. Nous avons créée une voie de contournement pour y avoir accès maintenant. » Les éléments récupérés du dynamitage ont été utilisés à l’embouchure de la TOGO, une autre piste à bonne inclinaison.

Les compétitions, le côté obscur
En sachant la tenue de la compétition, ce n’était donc pas une surprise de voir le stationnement bondé… D’ailleurs, peut-être sommes-nous arrivés un peu tard, mais aucun personnel ne veillait à la bonne disposition des voitures, ce qui faisait en sorte que les allées devenaient étroites, certains se stationnaient en rangées de trois voitures, créant nécessairement un sandwich… et d’autres occupaient trop d’espace, donnant l’espoir d’avoir trouvé une place vide mais en réalité inutilisable -extrêmement frustrant du côté des bornes de recharge pour véhicules électriques! Et que dire des équipements de ski laissés à plat au sol aux abords des supports à ski, pourtant libres…

Une vraie boutique à la montagne
Si certains parmi vous courent les journées démo pour avoir l’occasion d’essayer des skis avant de faire un choix définitif, pensez à faire un tour par Ski Garceau… la nouvelle boutique offre gratuitement des skis en essai, directement au pied des pentes. C’est le combo parfait entre l’essai et l’adoption: pas de danger d’acheter un ski à l’aveugle ou d’oublier le nom du modèle pour lequel on a eu un coup de coeur! Le service de démo est sans frais et disponible toutes les fins de semaine. La boutique est vaste, fournie, et ne privilégie pas qu’une seule marque, l’éventail de produits est l’un des plus grands qu’on ait vu dans une boutique en station et vaut le détour!



Notre séjour était prévu depuis plusieurs mois, je dirais même depuis notre dernière visite en décembre 2022, il était clair que nous allions revenir la saison prochaine. Nous avions choisi fin février, car il est impossible de se tromper avec cette date, la neige sera au rendez-vous. Enfin, en théorie oui.

Le manque de neige se fait sentir au travers de la province les stations font des petits miracles pour nous donner du beau ski. Tout au long des 7 heures de route que nous avons parcouru avec peu ou pas de neige qui recouvre le sol, je me suis demandé comment les conditions de skis seraient le lendemain, surtout qu’hier, il faisait 7 degrés et ce matin, il en annonçait -19.

Arrivée à la station pour l’ouverture, je constate qu’il y a plus de neige que j’aurais pensé. Plus de skieurs aussi, mais jamais d’attente à la remontée. La station reposant entièrement sur la neige naturelle a bien travaillé ses pistes. C’est ferme sous les spatules, mais sans surprise et surtout sans glace, chose à laquelle nous ne sommes pas habitués, nous les skieurs du sud du Québec.

Le versant Nord, rebaptisé les Diamants blancs, était ouvert (à notre grande surprise!) avec 8 pistes. Demain, nous irons probablement faire un petit saut de ce côté. En attendant, on fait du beau ski sur le versant principal avec ses 11 pistes ouvertes, car elles demeurent près du chalet pour se réchauffer.

Aujourd’hui il ne manquait pas d’occasion d’aller jouer dehors, car en plus de la journée démo de skis hok (le ski raquette) par Sports Experts, il y avait le sentier de ski de fond et de raquette et même la glissade sur tubes de disponible. Les résidants d’Amqui avaient la chance de skier gratuitement contre une preuve de résidence, demain sera la 2e journée gratuite donc sautez sur l’occasion, car la température sera plus douce et toujours sous un beau soleil.
À demain Valdi!
La plus haute (en altitude) des stations de la vallée de St-Sauveur vaut le détour. Lorsque vous visiterez ce domaine skiable, il vous faudra garder en tête l’idée suivante : pour profiter pleinement de la montagne, il faut lire la station… entre les pistes ! Sommet Olympia constitue 37 pistes réparties sur deux versants et trois secteurs facilement interreliables. Deux chalets offrant les commodités attendues en station accueillent la clientèle pour du ski de jour et de soirée. Réputé pour la qualité de ses larges pistes damées, le domaine skiable offre une panoplie de sous-bois et pistes laissées à l’état naturel, bien dissimulées ici et là sur la montagne. Tous y trouvent leur compte, du débutant au skieur expert.
1. Chamonix/Oslo/Nagano
Amorçons notre visite à partir de la remontée quadruple dotée d’un tapis d’embarquement (remontée C). Pour du dépaysement, je recommande la combinaison des pistes Chamonix, Oslo et Nagano, qui permet d’emprunter un sympathique couloir en marge des pistes longeant la forêt tout en vous ramenant graduellement vers la piste Olympia. Petit conseil, profitez des téléskis pour remonter et faire une descente dans la Piedmont : elle est plus en retrait du domaine skiable et les passages plus rares des skieurs font que les conditions de la piste sont toujours belles.


2. Zermatt
Pour les skieurs désirant un niveau plus relevé, la Zermatt garantit une expérience de glisse des plus satisfaisantes. Offrant un coefficient de difficulté plus élevé, le court rayon sera plus approprié dans cette piste où la largeur du terrain plus limité ainsi que sa pente davantage prononcée au sommet favorisent une descente plus technique.

3. Sous-bois Darwin
Blottis entre les pistes, plusieurs sous-bois de différents degrés de difficulté sont accessibles aux amateurs de ce type de descente. Le dernier-né, le sous-bois Darwin, offre aux skieurs du terrain pentu et une forêt serrée dont les passages entres les rochers nécessitera l’attention de ceux qui s’y aventureront. Le préféré des familles est toutefois le Squikky, qui est une magnifique porte d’entrée pour se familiariser en douceur avec la glisse entre les arbres.

4. Squadra Di Sotto Bosco
On se déplace un peu vers le centre de la montagne, dans le secteur desservi par la remontée Apollo, qui remplace le télésiège triple depuis peu. Mon coup cœur va au sous-bois Squadra Di Sotto Bosco, un classique des Laurentides. De calibre avancé, ce large secteur bien caché accessible à son sommet par la piste St-Anton permettra de s’adonner à une multitude des descentes, dans un terrain asymétrique, pentu où la forêt dense ajoute au niveau de difficulté. Chaque descente sera différente de la précédente tellement le terrain est varié.
5. L’Aiguille de Piedmont
Après avoir découvert l’ensemble du domaine skiable tout en graduant l’intensité des descentes, nous voici devant le sommet de l’Aiguille de Piedmont. Desservi par une remontée quadruple (A), le secteur regroupe majoritairement des pistes réservées aux skieurs(es) et planchistes experts ou avancés. L’Aiguille de Piedmont forme un mur intimidant lorsque nous sommes au bas de celle-ci. Amateur de sensation forte, vous serez servi à souhait en dévalant le pitch de l’Aiguille: vos quadriceps ainsi que vos muscles stabilisateurs travailleront avec acharnement afin de bien vous tenir collé à la piste. C’est l’endroit tout indiqué pour des descentes dynamiques où on travaille la technique dans les virages.
5 bis. Les pistes au naturel
On ne boude pas son plaisir des pistes au naturel au Sommet Olympia! Les pistes St-Anton, la vieille St-Moritz ainsi que la Brassard permettront de skier sur des surfaces laissées à l’état naturel. Le terrain accidenté et pentu caractérise bien la St-Anton notamment dans la seconde partie de la descente. Quant à la Brassard, directement située sous la remontée, elle constituera une magnifique piste à bosses lorsque bien enneigée. Enfin, la vieille St-Moritz sillonnera à travers la forêt empruntant un corridor serré.
Une visite au Mont Olympia vous permettra de découvrir une station aux multiples facettes et surtout n’oubliez pas de « lire » la station entre les pistes !

Surlendemain de chute de neige, température clémente et achalandage nul: c’est un bol d’air qui fait du bien au moral!

Le Mont-Sainte-Anne retravaille mécaniquement les pistes de son domaine skiable à chaque début de soirée, ce qui a pour effet d’offrir des conditions de ski optimales aux skieurs de fin d’après-midi et de soirée.

Les couleurs sont spectaculaires aujourd’hui, comme pour nous récompenser doublement d’être venus profiter d’une soirée de ski. Sur les larges pistes accessibles en soirée, il est rare de devoir zigzaguer entre les adeptes. C’est plus souvent une piste juste pour soi qui se dessine devant nous.

La Pichard reste ma piste favorite en soirée. L’éclairage y est excellent et le changement de topographie nous permettent de s’amuser différemment du haut au bas de la montagne.

L’ordre de passage des dameuses étant connu de tous les habitués de la station, il est possible de planifier l’ordre des pistes visitées en fonction de cet entretien. Ce soir sous les skis, la neige était tendre dans toutes les parties les moins abruptes.

Sans surprise, les sous-bois sont fermés à cause du manque de neige. Toutefois, en piste, les conditions sont somme toute très respectables pour venir s’amuser. Bon ski sous les lampadaires!
Il n’a jamais été aussi vrai de dire qu’on vient à Sutton pour la neige. En milieu de semaine, la tranquillité règne sur la montagne sous un soleil éclatant, la température est parfaite. N’attendez plus la bordée généreuse pour y venir, car lorsque le soleil passe, il faut en profiter tout autant. Avec peu de monde, la remontée est l’occasion parfaite pour discuter avec des touristes d’autres provinces ou pays. On se sent en voyage avec eux, alors qu’on est à quelques minutes de la maison. L’esprit vieillot préservé de ce coin des Cantons nous fait sentir ailleurs.
Il y a eu plus de 50 cm de nouvelle neige au sommet depuis une semaine pour créer un tapis de neige doux et soyeux dans toutes les pistes travaillées. La notion d’entretien a complètement changé cette année, n’importe quelle âme locale vous le dira. La station mise d’avantage sur le resurfaçage des endroits précaires comme le haut de la Miracle, ou encore certains sous-bois où les fameux Tucker peuvent passer et adoucir les immenses bosses créées suite aux passages répétés des skieurs de poudreuse.
Avec les différentes textures et l’entièreté du domaine skiable (60 pistes + les 3 du secteur ‘forêt’), le bonheur est facilement trouvé, peu importe votre goût.
Même un avant-midi en semaine est très peu achalandé, ce qui permet d’apprécier pleinement les belles grandes pistes sans trop se soucier d’une présence autour de nous. On peut en profiter pour pratiquer notre technique avec ou sans professeur. Une leçon privée est si vite rentabilisée…
Est-ce trop osé de dire que Sutton c’est « comme dans l’ouest » ? C’est-à-dire qu’il y a toujours un peu de neige fraîche à brasser dans les sous-bois, même s’il n’a pas neigé la veille. L’essayer, c’est l’adopter !
Après avoir visité La Thuile et Valtournenche-Cervinia, toujours dans la Vallée d’Aoste (voir les liens en pied d’article), me voici ce matin prêt à explorer la station de Courmayeur. Même si c’est la plus petite des trois stations visitées, c’est elle qui possède le plus d’options différentes pour accéder à son domaine skiable. Il y a un téléphérique qui part directement du village de Courmayeur (idéal pour ceux qui sont hébergés à distance de marche), les télécabines Dolonne (avec son stationnement gratuit, donc idéal pour ceux qui arrivent en voiture) et le téléphérique de Val Veny (idéal pour ceux qui arrivent en voiture de Chamonix par le tunnel du Mont Blanc pour y passer la journée). Son domaine skiable est plus petit mais son dénivelé skiable est tout aussi impressionnant que les autres stations, avec 1500 mètres de dénivelé skiable, en une seule descente.


Pour avoir skié à Courmayeur un samedi et un dimanche de février, je confirme le stationnement gratuit de Dolonne se remplit très rapidement, et les voitures y sont plutôt à l’étroit, tandis que le stationnement payant (5 euros) de Val Veny est beaucoup plus vaste et plus près du téléphérique.

Du stationnement à 1205 mètres d’altitude, en débutant la journée avec la première montée avec les télécabines Dolonne, nous nous retrouvons rapidement au cœur névralgique du domaine skiable, soit Plan Checrouit à 1704 mètres d’altitude. Cet endroit est une véritable extension du village de Courmayeur avec tous ses bâtiments et ses restaurants au cœur même de la station. D’ailleurs, plusieurs piétons peuvent y venir pour profiter des restaurants, des terrasses et de l’ambiance en montagne, grâce au téléphérique qui relie Plan Checrouit à Courmayeur.




Pour explorer la partie supérieure de la station, il faut savoir qu’il n’y a qu’un petit téléphérique, appelé Youla (20 places) qui mène à un second téléphérique encore plus petit, appelé Arp (10 places). L’idée est donc de se diriger rapidement vers le téléphérique Youla pour accéder aux pistes les plus hautes de la station.



En empruntant ces deux téléphériques, nous avons vraiment l’impression de retourner à une autre époque, avant que les énormes téléphérique de plus de 100 places deviennent la norme pour accéder aux sommets les plus populaires des stations européennes.

La vue au sommet du téléphérique Arp est magique. Nous sommes à 2755 mètres. Plusieurs itinéraires de ski hors-piste débutent ici, dans presque toutes les directions. Ce qui impressionne le plus est le Mont Blanc (le plus haut sommet des Alpes) qui trône majestueusement juste de l’autre côté de la vallée.




L’avantage de skier à partir du sommet à 2755 mètres, c’est qu’il n’y a jamais foule à cet endroit. Avec un téléphérique qui ne livre que 10 skieurs à la fois sur le sommet, il y a forcément de grands moments où il n’y a personne autour de vous. C’est ce qui en fait un lieu d’exception. Même en skiant la piste balisée, nous avons l’impression d’être seuls au monde et de skier dans un territoire hors-piste.
Une fois descendus jusqu’au sommet du téléphérique Youla, la piste se poursuit et entre dans une vallée que nous prenons plaisir à qualifier de « notre petite Vallée Blanche ». Encore une fois, nous sommes seuls tout au long de cette descente silencieuse, presque religieuse.


À la sortie de cette petite vallée, nous retrouvons en quelque sorte la civilisation, soient les autres skieurs et les restaurants. Nous nous engageons sur le flanc nord du domaine skiable, jusqu’à la base du télésiège Bertolini. Quel contraste, car ici, il y a forte affluence de skieurs à la remontée, et je suis surpris de voir qu’il n’y a aucune ligne ni cordon pour faciliter le flot des skieurs. C’est carrément une marée de skieurs qui forment un entonnoir. Heureusement j’ai eu l’idée d’enlever mes skis dans la foule pour mieux avancer debout en les tenant à la verticale et pouvoir ainsi tourner à 90 degrés vers la barrières RFID sans trop me faire dépasser dans la courbe. Si j’avais gardé mes skis aux pieds, j’y serais encore!



Nous terminerons la journée par la très longue descente de la piste 25 (Dolonne) de Plan Checrouit jusqu’au stationnement en bas des télécabines Dolonne. C’est la seule piste de tout le domaine skiable qui permet de retourner à la base de la montagne, sinon, il faut obligatoirement emprunter les télécabines ou un téléphérique. Comme les températures étaient douces, le soleil radieux et la piste déjà passablement skiée, nous nous étions préparés à avoir chaud. La dernière descente est toujours une descente sportive mais tellement gratifiante.



Quelques observations :




Lisez les autres étapes de ce voyage ici:



Départ en voiture de notre hôtel à Pré Saint Didier dans la Vallée d’Aoste, à 7h00 le matin. Nous devons parcourir environ 100 km en 90 minutes pour rejoindre la station de Valtournenche. Les premiers 2/3 du trajet jusqu’au village de Châtillon sont sans histoire, mais pour le dernier tiers, la route se met à monter pour passer d’environ 500 mètres à environ 1500 mètres d’altitude. Pour ce faire, on doit négocier de nombreux lacets et traverser plusieurs petits villages typiques. Respectez les limites de vitesse.
Nous nous stationnons à la télécabine de Valtournenche, la seule remontée pour accéder au domaine skiable à partir de Valtournenche. Une autre option pour accéder au domaine skiable de Valtournenche – Cervinia aurait été de continuer à monter à voiture un autre 500 mètres d’altitude jusqu’au village de Breuil-Cervinia.
À notre arrivée à la billetterie de Valtournenche, on nous explique que les forts vents en altitude empêchent présentement la connexion skiable entre le domaine de Valtournenche et de Cervinia… et évidemment aussi avec Zermatt du côté de la Suisse. Qu’à cela ne tienne… nous avons tout de même accès à un dénivelé de près de 1400 mètres, avec une altitude maximale d’environ 2900 mètres jusqu’au sommet appelé Cime Bianche / Bec Carré.




Une fois arrivés à Cime Bianche / Bec Carré, voici la vue que nous avons vers le domaine skiable qui est présentement fermé à cause des vents. La vue sur le domaine skiable qui ne cesse de monter plus haut est très impressionnante. L’ascension du côté italien est plus graduelle et nécessite plus de remontées mécaniques que du côté de la Suisse, et m’apparaît donc plus impressionnante pour cette raison. Nous espérons que cette partie du domaine skiable ouvrira plus tard au cours de la journée.





Après le dîner, nous continuons la montée jusqu’à Bec Carré et à notre grande joie, nous constatons que la connexion avec Cervinia est maintenant ouverte. Malheureusement la télécabine qui mène jusqu’à Plateau Rosa / Testa Grigia à 3480 mètres n’ouvrira pas à cause des vents, mais au moins les télésièges vers Theodulpass à 3301 mètres sont en opération! Nous plongeons donc dans l’immense versant skiable vers le village de Breuil-Cervinia tout au bas, avec comme but de remonter par les télésièges jusqu’à Theodulpass. Quatre remontées mécaniques consécutives seront nécessaires pour atteindre ce sommet.




Une fois remontés jusqu’au sommet de Theodulpass, nous en profitons pour jeter un coup d’œil vers le versant suisse et la zone glaciaire utilisée aussi pour le ski d’été.


Le domaine skiable italien s’étend sur plusieurs kilomètres en largeur et sur environ 2 000 mètres en dénivelé, et nécessite donc beaucoup de temps pour le parcourir. Ce n’est qu’une fois sur le terrain qu’on se rend compte des véritables distances parcourues et du temps nécessaire requis pour le faire. Il est important de se garder du temps pour pouvoir regagner le point d’entrée en altitude qui donne sur le versant de Valtournenche, autrement, un taxi serait nécessaire pour y retourner à partir de Breuil-Cervinia.




Quelques observations :
Lisez les autres étapes de ce voyage ici:



La station italienne de La Thuile fait partie du domaine skiable de San Bernardo, et depuis 1984, est reliée à la station de La Rosière, en France. C’est le seul domaine skiable franco-italien dans les Alpes du Nord. Il suffit de traverser la frontière à ski pour découvrir de nouveaux paysages et une autre culture, si proche et pourtant si différente.
Pour y accéder, les aéroports les plus proches sont ceux de Genève et de Turin, mais sachez que l’aéroport de Genève a l’avantage d’avoir des vols directs depuis Montréal. Bien que l’aéroport de Genève soit connecté directement avec la gare ferroviaire, le train ne vous sera pas très utile pour vous rendre dans la Vallée d’Aoste, car le trajet le plus direct est celui qui emprunte le tunnel autoroutier du Mont Blanc. Nous avons donc choisi de louer une voiture à l’aéroport de Genève. Le trajet est de 130 km et prend environ deux heures.
L’Espace San Bernardo enregistre habituellement des niveaux records de chutes de neige, avec des accumulations de plus de 11 mètres. Cette année, lors de notre visite à la fin du mois de janvier, les températures avaient été anormalement chaudes depuis quelques semaines et les précipitations plutôt rares. Cependant, puisque le domaine skiable varie entre 1400 et 2800 mètres d’altitude, les pistes étaient quand même toutes ouvertes et en excellentes conditions. Seul le domaine hors-piste aurait nécessité de nouvelles chutes de neige pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.
Nous débutons donc notre journée à 8h30, au bas des télécabines « Les Suches » dans le petit village de La Thuile. Juste à côté de la remontée, une carte du domaine skiable est affichée et permet de prendre le pouls des conditions météo, du risque d’avalanches, des pistes ouvertes, etc.


En gros, le plan de match est de se rendre rapidement du côté français et de revenir plus tard sur le côté italien pour terminer la journée.
Au haut des télécabines « Les Suches », nous empruntons une deuxième remontée, soit le télésiège « Chaz Dura Express » qui nous fait atteindre 2579 mètres d’altitude. Nous débutons la descente par la piste 7 qui nous mène au col du Petit Saint Bernard à 2188 mètres d’altitude. Tout le versant skiable donnant vis-à-vis le col du Petit Saint- Bernard est un territoire essentiellement vierge et sauvage (qui me fait penser un peu aux Rocheuses canadiennes, mais sans les arbres), avec des sommets à perte de vue, qui donnent l’impression d’être rendu au bout du monde. Une partie de ce versant skiable est italien et l’autre français.

Le col du Petit Saint Bernard est un endroit très spécial, rempli d’histoire. L’importance du col débute dès le Néolithique avec les traces d’un vaste cercle de pierres, ou cromlec’h, qui sont encore visibles aujourd’hui, une fois la neige fondue. En l’an 218 av. J.-C., ce col aurait été le lieu de passage des Alpes par Hannibal et ses éléphants. Par la suite, en 45 avant notre ère, les Romains y construisirent, sur ordre de Jules César, une voie romaine reliant Milan à Vienne. De nos jours, la route du col est empruntée à l’occasion par les cyclistes du Tour de France et du Tour d’Italie. La frontière entre la France et l’Italie passe exactement à la ligne de partage des eaux au point le plus élevé du col.
Le col est également reconnu pour son aérologie auprès des pratiquants de « snowkite ». C’est aussi l’endroit où les hélicoptères prennent les skieurs pour les amener sur les domaines hors pistes en altitude, comme sur le sommet du Ruitor, à plus de 3400 mètres d’altitude.
Nous remontons par le télésiège Piccolo San Bernardo Express. Il nous dépose en territoire français pour la première fois. S’en suit une longue descente facile jusqu’au télésiège Chardonnet qui lui nous remonte jusqu’au Fort de la Redoute à 2390 mètres d’altitude. Le Fort fut le théâtre de plusieurs combats meurtriers lors de la seconde guerre mondiale.




Du Fort de la Redoute, nous descendons jusqu’à aller emprunter consécutivement deux télésièges à six places pour atteindre le point culminant du domaine skiable, soit le mont Valaisan à 2800 mètres d’altitude. C’est d’ici que débutent de nombreux circuits hors-piste, mais aujourd’hui, les skieurs s’en tiennent à l’unique piste accessible depuis ce sommet, nommée tout simplement « 2800 ». Lors de cette descente, en empruntant quelques traverses stratégiques, nous arrivons jusqu’au bas du télésiège de Petit Bois à 1530 mètres d’altitude, ce qui constitue une des plus longues descentes possible du côté français.





Le télésiège nous remonte au dessus de la station de La Rosière (secteur Les Eucherts) et c’est ici qu’on rencontre bon nombre de skieurs pour la première fois de la journée. En effet, beaucoup de skieurs, grands et petits sont en apprentissage avec un moniteur dans ce secteur situé directement au dessus du village de La Rosière. L’orientation de ce versant fait qu’il est très ensoleillé et il est parsemé de plusieurs restaurants et refuges de montagne. Si vous voulez manger du côté français, c’est ici que ça se passe.





Dans notre cas, nous préférons commencer notre long chemin pour retourner tranquillement du coté italien où nous irons luncher. Pour ce faire, le seul point de passage pour retourner en territoire italien est le sommet du Fort de la Redoute. Une seule piste, forcément très achalandée pendant toute la journée, nous permet de basculer vers le versant du col du Petit Saint Bernard. La piste est assez inclinée et très à l’ombre, ce qui en fait un des rares endroits dans tout le domaine skiable où il faut être vigilant pour éviter les accidents.

Une fois cette descente négociée, nous nous retrouvons finalement face à deux imposantes remontées mécaniques qui semblent avoir défié le temps et qui subsistent telles deux imposantes colonnes de cathédrales. Ce sont des remontées de type « poma » qui vont nous remonter tout doucement, juste assez haut, pour reprendre une piste vers le col du Petit Saint Bernard où nous arrêtons pour prendre notre dîner.






De retour sur les skis après le dîner, au col du Petit Saint Bernard, nous décidons de continuer à descendre vers le village de La Thuile, en empruntant les pistes 26 et 7. La descente est littéralement sur la route ensevelie de neige, qui l’été permet aux voitures de franchir le col. Tout au long de cette route, on y croise des restaurants/refuges qui semblent tous plus invitants les uns que les autres.







La descente et la journée se terminent ainsi, à seulement quelques mètres du stationnement. L’itinéraire de la journée nous aura permis de parcourir de très grandes distances à ski, et c’est ce que j’ai particulièrement aimé. Tous les versants furent explorés, mais seulement une partie des toutes les pistes auront été parcourues. Une deuxième journée de ski permettra éventuellement de mieux approfondir nos secteurs préférés et de découvrir de nouveaux restaurants à même les pistes.
Quelques observations :
Lisez la suite de ce voyage dans les articles suivants:



Quel bonheur ce matin d’arriver à la station Belle-Neige pour y découvrir un beau tapis de neige fraiche. Une couche de belle poudreuse recouvrait le damage fait durant la nuit.

Bien que le fond durci n’était pas très loin, de beaux virages étaient possibles, laissant une belle trainée de neige lors de ceux-ci.

L’enseigne emblématique de Belle-Neige avec une petite portion de la piste de boardercross à droite. Piste qui est bien amusante à faire.

Le début de la piste de boardercross, qui fait partie de la zone du parc à neige. C’est une zone très complète offrant des rails, des sauts et même une halfpipe de 13 pieds.

La section du haut de parc à neige, nous y voyons quelques modules et un saut un peu plus bas. Il est possible d’y faire quelques rails. On peut ensuite s’élancer dans les deux sauts qui offrent deux formats pour différents niveaux de skieurs et planchistes.

Le dernier saut, qui m’as donné du fil à retorde… j’ai essayé toute la journée d’y effectuer un method. Je n’y suis malheureusement pas parvenu, je crois que mon manque de flexibilité y était pour quelque chose!!! Il me reste quelques semaines pour réussir avant la fin de l’hiver.

Enfin l’endroit de prédilection du parc à neige, un super halfpipe de 13 pieds, parfaitement sculpté grâce au dragonpipe. Quelle joie de s’élancer dans un si beau module, comme dans le bon vieux temps.

La hauteur de halfpipe est parfaite, juste assez haute pour prendre un peu de air et tenter quelques figures. La largeur de celui-ci permet aussi de prendre de la vitesse. J’ai passé le plus clair de mon temps à améliorer ma technique et prendre de plus en plus de hauteur. La sensation est juste magnifique, j’ai déjà hâte d’y retourner.