Aventure : skier les glaciers tropicaux du Pérou

#image_title

Du haut du Nevado Pisco, à 5752 mètres d’altitude, la vue sur les glaciers environnants est époustouflante. Ce sommet est considéré comme « le balcon » de la Cordillera Blanca du Pérou, pour son panorama offrant une perspective élargie sur cette majestueuse chaîne de montagnes tropicales enneigées. S’émerveiller devant cette beauté incomparable est la récompense des efforts que nous avons consentis pour y arriver, avant bien entendu de profiter de l’ultime extase : la descente en ski.

L’acclimatation

Grimper et skier des sommets à près de 6000 mètres d’altitude dans les Andes demandent au préalable une préparation physique et mentale adéquate. Au-delà de la détermination à atteindre les objectifs, il faut prendre le temps de bien s’acclimater; vouloir aller trop vite peut compromettre le projet.

La ville de Huaraz vue du mirador de Rataquenua.

Heureusement, la région entourant la ville de Huaraz qui est située à 3100 mètres d’altitude, point de départ obligé de toute expédition dans la Cordillera Blanca, est remplie d’options de randonnées incroyablement esthétiques pour s’acclimater.

Vue sur la Quebrada de Llancanuco.

Avec mon ami Filipo Castillo Fuentes, qui m’accompagne pour cette expédition de ski-alpinisme au Pérou, nous avons utilisé cinq jours pour nous acclimater, premièrement en visitant la ville et en montant au Mirador de Rataquenua, et ensuite en faisant trois randonnées, chacune nous menant à une altitude plus élevée : Laguna de Wilcacocha (3700 mètres), Laguna Churup (4500 mètres) et Laguna 69 (4600 mètres).

S’acclimater en regardant ce qu’on va skier.

Après une journée de repos, nous étions prêts pour prendre d’assaut un premier sommet et entamer notre programme de ski.

Un premier sommet : Caullaraju

À partir de ce moment, Filipo et moi avons rejoint Miguel Martinez, notre guide péruvien et skieur invétéré de la Cordillera Blanca. Se sont également joints à nous un groupe d’amis skieurs et grimpeurs, ce qui a grandement agrémenté cette première ascension.

Notre guide Miguel Martinez (de face) avec le glacier du Caullaraju en arrière-plan.

Le Caullaraju, située à l’extrême sud de la Cordillera Blanca et présentant une altitude de 5689 mètres, est un glacier parfait pour s’initier au ski dans la région. Il est assez facile d’accès depuis Huaraz – il faut toutefois demander permission à la communauté locale pour accéder au territoire -, il se fait bien en une journée et ne présente aucune réelle complexité quant au terrain, outre bien entendu les crevasses propres à l’environnement glaciaire.

L’amigo Filipo Castillo Fuentes durant l’ascension du Caullaraju.

Nous partons donc à 2h du matin de Huaraz pour entamer la randonnée d’approche, deux heures plus tard, skis sur le dos. Au lever du soleil, nous sommes au pied du glacier, prêts à entamer l’ascension, skis aux pieds. Il s’agit vraiment d’une première expérience de ski parfaite pour s’acclimater et se préparer à l’ascension de sommets plus complexes.

L’environnement glaciaire émerveille.
Miguel arrive au sommet du Caullaraju.

La pente est douce, l’ascension se fait en peaux jusqu’au sommet, le paysage est incroyable et la descente est sublime. Nous sommes de retour à Huaraz en fin d’après-midi, fiers de ce premier sommet atteint et prêts pour notre deuxième objectif.

Descente du Caullaraju (skieur : Miguel Martinez).

Un deuxième sommet : Vallunaraju

Après une journée de repos, nous nous rendons au Refugio LLaca à 4500 mètres, accessible en 4×4 à partir de Huaraz. C’est là que nous passons une petite partie de la nuit et que nous entamons, à 2h du matin, l’ascension du Vallunaraju. Ce glacier s’élève à 5686 mètres et l’ascension est plus complexe que la précédente, sans toutefois nécessiter de grandes compétences en alpinisme.

Au pied du glacier du Vallunaraju, sur la moraine enneigée.
Filipo durant l’ascension du Vallunaraju.
On aperçoit la ville de Huaraz tout en bas.

Ce qui complexifie l’ascension lors de notre passage est une chute de neige à basse altitude durant la nuit, rendant le sentier d’approche (avec skis sur le dos) et la moraine du glacier très glissants. Si cela nous a retardé durant l’approche, le bon côté est que nous avons pu skier de la belle poudreuse andine!

Un dernier effort avant d’atteindre le sommet du Vallunaraju.

Alors que notre première ascension (Caullaraju) nous offrait des paysages aux horizons davantage verdoyants de par sa position un peu plus excentrée, l’ascension du Vallunaraju nous fait pénétrer au centre de la Cordillera Blanca et nous révèle pleinement l’ampleur des glaciers environnants.

Filipo savoure l’exploit et la vue au sommet du Vallunaraju.
Filipo descend le Vallunaraju en profitant de la neige andine fraîche.
Miguel durant la descente du Vallunaraju.

L’ultime sommet : Nevado Pisco

Les deux ascensions précédentes nous ont préparé pour notre troisième sommet, un classique de la Cordillera Blanca : le Nevado Pisco à 5752 mètres d’altitude. Ce sommet se fait habituellement en trois jours, mais en donnant un bon coup c’est possible de le faire en deux jours. C’est ce que nous avons fait avec l’aide d’ânes pour apporter le matériel et, ainsi, sauver notre énergie.

Pierre, l’auteur de cet article, remercie son fidèle porteur de skis.

La première journée consiste à faire la randonnée à partir de Cebollapampa jusqu’au Refugio Perú, située à 4675 mètres. Ce refuge compte une soixantaine de lits et un service de restauration. À l’extérieur, on s’impressionne à la vue du Nevado Pisco, massif, qui surplombe le refuge.

Le Refugio Perú surplombé par le sommet du Nevado Pisco, l’objectif pour le lendemain.

Le deuxième jour, à 1h du matin, nous entamons la randonnée qui nous mène au pied du glacier, où nous ferons la transition vers les skis pour l’ascension en peaux, qui est toutefois ponctuée de segments plus complexes qu’il faut négocier avec crampons et piolets.

Durant l’ascension du Nevado Pisco.
Pierre et Filipo profitent du soleil durant l’ascension du Pisco.

Ce sommet est le plus difficile des trois, tant physiquement que psychologiquement. Le fait de n’avoir pas dormi depuis deux jours, que la rando d’approche est longue et que l’ascension est complexe par moment, à quoi on ajoute l’effet de l’altitude, tout cela demande un effort inhabituel et une concentration constante. Il reste que nous sommes déterminés à atteindre l’objectif, et une fois au sommet la vue nous coupe littéralement le souffle. Les efforts valent amplement ce qui s’offre à nous!

Pierre au sommet du Nevado Pisco.

La descente est aussi un peu plus complexe, du moins au début avec une neige un peu cartonnée et un rappel en cours de route. Par contre, pour la deuxième moitié de la descente, la neige a pris une texture printanière sous l’effet du soleil et nous offre du ski sublime. Nous naviguons entre les crevasses pour terminer cette longue descente d’environ 900 mètres de dénivelé, avant de remettre les skis sur le dos et retourner au refuge pour le dîner.

Intéressé à vivre cette aventure? Des groupes de 4 à 6 personnes sont organisés en avril et en mai. Communiquez avec l’auteur de l’article pour plus de détails

Descente du Pisco.
Miguel descend le Pisco.

C’est avec la fierté d’avoir accompli nos objectifs, mais aussi une certaine nostalgie de ces hauts sommets, que nous redescendons avec les ânes jusqu’à la route. Sur le chemin de Huaraz, rêvassant sur les souvenirs encore frais de nos trois sommets atteints, on prend pleinement conscience du fait d’avoir réussi ce que peu de skieurs ont eu la chance d’expérimenter, soit de skier sur les plus hauts glaciers tropicaux au monde.

Au retour, avec vue en plongée sur le Refugio Perú.

Cordillera Blanca : détails et quand skier

La Cordillera Blanca du Pérou est une sous-chaîne de montagnes des Andes, en Amérique du Sud. Elle s’étend sur 180 kilomètres de longueur du nord au sud et sur environ 25 kilomètres de large. Le plus haut sommet est le Huascaran, qui s’élève à 6 757 mètres. En 1989, un total de 722 glaciers y a été répertorié, couvrant une superficie de 723,4 km carrés. Malheureusement, les Andes sont parmi les premières grandes victimes du changement climatique, et plusieurs glaciers ont disparu au cours des deux dernières décennies; de fait, la plus récente étude remonte à 2016 et on y constate que la couverture glaciaire est tombée à 448,81 km carrés.

Vue sur une partie de la Cordillera Blanca.

Durant la saison des pluies, soit du mois de septembre à avril, les jours de ski sont trop peu nombreux pour risquer un voyage; il neige presque tous les jours et les conditions climatiques et avalancheuses ne sont généralement pas favorables.

Le meilleur moment pour y skier est une courte fenêtre entre la mi-avril et la mi-juin; durant cette période, les épisodes de beau temps sont fréquents et de petites chutes de neige rafraichissent les montagnes durant la nuit. C’est également un moment où les montagnes sont encore tranquilles.

Durant l’ascension du Vallunaraju avec d’imposantes crevasses.

De la mi-juin à la mi-septembre, alors que les journées sont ensoleillées et les précipitations casi inexistantes, le ski est possible mais les surfaces sont souvent dures jusqu’en mi-journée puisque le soleil prend son temps pour réchauffer la croûte. C’est la période la plus achalandée, les alpinistes prennent d’assaut les montagnes donc on perd un peu le sentiment de solitude.

EN IMAGES – Sommet Saint-Sauveur, 2 novembre 2023 – Ouverture de la saison 2023-2024 au Québec

#image_title
Les deux dernières nuits sous le point de congélation ont enfin permis, après 154 jours d’attente, d’enneiger la première piste ouverte pour le ski au Québec, la Côte 70 Ouest! La station a pu profiter d’environ 36 heures de températures favorables sous le point de congélation pour recouvrir d’un manteau blanc cette piste pour que les skieurs puissent de nouveau s’adonner à leur sport préféré.
Les 300 premiers skieurs présents ont eu droit au traditionnel T-Shirt donné par la station lors de l’ouverture de la remontée l’Étoile à 11h00. Le rose est à l’honneur cette année.
Bien que cette mise en garde bien visible ait été présente au haut de la piste, la couverture était excellente et pleine largeur sur une bonne partie de la piste. On est loin des conditions très limites du 30 mai 2023.
La première section était skiable pleine largeur pour notre plus grand plaisir!
Les conditions lors des premières journées sont souvent très dures, voir même glacées. Cette année, revirement de situation complet avec un mercure autour de 7 degrés à la base, ce qui a ramolli les surfaces qui étaient de neige molle un peu lourde mais sans aucune base durcie ni encore moins de glace. J’avais mes skis slalom court rayon FIS et je peux vous dire que j’aurais apprécié des skis plus mous!
Bien sûr, avec une neige molle et une base ramollie, le secteur le plus à pic s’est rapidement transformé en champ de bosses molles mais toujours sans aucun endroit à découvert et ce, même tard en après-midi.
La station est ouverte 7/7 à partir de maintenant mais l’accès est réservé aux membres et aux détenteurs de passes maneige pour cette première fin de semaine. Une fenêtre d’enneigement potentielle est probable la semaine prochaine alors que le mercure redescendra sous 0 pendant plusieurs nuits.

Bon ski!

La randonnée alpine: quelques conseils pour s’y mettre!

#image_title

S’initier à de nouvelles activités n’est pas toujours chose aisée, surtout lorsque celles-ci sont pratiquées par une poignée d’adeptes pas toujours très bavards dont les précieux rapports s’échangent davantage aux après-ski qu’au détour d’une conversation courante. En hors-piste, ce qu’il faut savoir avant de sortir des sentiers battus, c’est d’abord qu’une telle pratique est de plus en plus accessible à partir des pistes régulières de certaines stations de ski.

L’équipement de base

Pour commencer, il faut savoir qu’ils sont nombreux ceux qui se sont initiés au hors-piste sans plus d’équipement que leurs skis alpins ou planches à neige, un simple habit d’hiver et des raquettes pour les plus chanceux! Et vous savez quoi? Ça fonctionne! Cependant, force est d’admettre que l’équipement a un certain impact sur notre façon d’apprécier l’expérience, et que nos amis en bottes de ski font la grimace en montée dans un mètre de neige légère, pendant que ceux munis de peaux d’ascension admirent déjà le paysage depuis le sommet. Alors pour bien débuter, on recommande au minimum une paire de raquettes (avec une talonnette/cale de montée si possible pour attaquer les dénivelés), des bâtons (de préférence télescopiques en 3 sections pour les planchistes) et un sac à dos muni de courroies ajustables à la poitrine et aux hanches ainsi que de sangles pour bien assurer les planches et skis en montée.

Pour ceux qui ont l’intention de s’adonner plus sérieusement à l’activité, s’équiper de manière plus complète signifierait se procurer des fixations hors-piste, des bottes de ski articulées à la cheville, ainsi que des skis de randonnée ou de poudreuse. Les fixations hors-piste libèrent le talon en montée et sont souvent un compromis entre le poids et le niveau de contrôle sur les planches. Ce dernier point n’est plus toujours vrai aujourd’hui, mais l’exigence de la légèreté mène parfois à un choix moindre pour l’agressivité de la réponse en descente… À voir. Les bottes de ski de type «randonnée» sont plus légères que les bottes traditionnelles et souvent plus flexibles pour augmenter le confort. On parle encore une fois de faire le compromis idéal selon le type d’expérience recherchée. Pour des descentes plus agressives, on aime des bottes à l’index de flexibilité plus élevé (entre 110 et 130) alors que pour des randonnées de longue haleine on peut rester plus conservateurs et viser 100 de flex.

Voici quelques conseils visuels ainsi que recommandations pour améliorer votre expérience.

Le côté vestimentaire

Pour l’habillement, au risque d’être répétitif, ça se passe par couches modulaires. Une couche contre le vent, une couche isolante, une couche contre le froid et une couche pour relayer l’humidité seront votre structure de base pour vous habiller. Il n’y a pas d’autre formule gagnante que la nôtre, mais « plus » vaut bien souvent mieux que pas assez. Toutefois, on peut garder en tête de bannir tout coton, privilégier la laine, le polyester et les matériaux synthétiques.

L’étiquette

On terminera avec quelques formes de courtoisie. Même si le hors-piste demeure la discipline de la liberté, quelques «règles» de base existent. Les stations et les domaines skiables se chargent d’en communiquer une partie, mais chaque skieur est responsable de s’informer sur les règles de conduite et de courtoisie qui feront en sorte de prolonger nos pratiques sur des terrains que, bien souvent, il nous faut partager.  Ainsi, on peut emprunter une seule voie d’ascension afin de préserver la poudreuse pour les descentes. Si l’on s’aventure en terrain hors-piste, il faut s’assurer d’avoir le niveau de ski adéquat et les connaissances de sécurité adaptée. Enfin, la fameuse règle du « carry in – carry out » fait loi en matière de backcountry afin de conserver intact l’esprit des lieux comme à notre premier passage.

En résumé, bien débuter le hors-piste c’est d’abord doser. Pour ce faire, on peut d’abord prévoir de sortir en conditions mieux contrôlées qu’en terrain sauvage, par exemple, lorsqu’il est facile de rejoindre les infrastructures de la station de ski si l’exercice s’avère trop difficile. Savoir qu’un recours au service de patrouilleurs est possible est également un élément rassurant pour n’importe quel «débutant». Ensuite, rappelons que l’équipement fera une différence sur le nombre total de montées et de descentes pour chacun, mais ne doit pas constituer un obstacle à votre initiation ! Pour terminer, soyez attentifs aux vêtements que vous allez porter, leur matière et la possibilité d’alterner les couches pour apprécier davantage chaque étape de votre session !

Sachez que même en hors-piste il existe des règles, que nous ne sommes pas seuls sur la montagne et que nous sommes des visiteurs sur nos terrains de jeux. Un des défis du développement du hors-piste est que cette activité puisse se pratiquer sur le long terme, dans le respect des valeurs de chacun des acteurs concernés: skieurs, propriétaires terriens, stations de ski, municipalités ou intervenants économiques. Nous vous invitons à lire notre Code d’éthique du randonneur afin de compléter vos connaissances.

Cet article a été initialement publié en 2015 et a été mis à jour en 2023 pour refléter l’évolution du milieu.

Les nouveautés en station pour la saison 2023-24

#image_title

Chaque année, les stations de ski du Québec investissent sur leurs produits et services pour offrir aux visiteurs une expérience toujours plus excitante et mémorable. L’hiver 2023 s’inscrit dans cette tradition, avec un éventail de nouveautés qui raviront les amateurs de montagnes enneigées. Cette saison, découvrez de nouvelles remontées, des sous-bois et pistes inédits, de nouveaux chalets dans certaines stations et des améliorations qui auront un impact sur l’enneigement des pistes. Il ne manque plus que les premiers flocons pour en profiter!

Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure des annonces des stations de ski.

Dernière mise à jour: 3 décembre 2023

Abitibi

Centre plein air Mont Kanasuta :
Mont-Vidéo :
Ski Val d’Or :

Bas-St-Laurent

Centre de Cabano :
Mont Biencourt :

Parc du Mont Comi : Nouvelle dameuse et nouveaux canons à neige pour améliorer l’enneigement en début de saison. La station est aussi à vendre (plus d’informations dans cet article du Journal le Soir à lire ici).

Parc du Mont Saint-Mathieu : Activités en lien avec le 50e anniversaire cette saison. Nouveaux chalets CoolBox à même les pistes Ski in Ski out. Nouvelle image de marque.

Cantons-de-l’Est

Baie-des-sables :

Bromont : Nouveau télésiège débrayable au versant des Épinettes et nouveaux canons à neige dans la Brome.

Photo tirée du site web de la station

Mont Bellevue :

Mont Orford : Augmentation de 25 % de la capacité d’enneigement de la station ! (investissement de 2 millions pour la prochaine saison).
Les skieurs et planchistes peuvent s’attendre à une plus grande rapidité d’ouverture des versants et de pistes, puisque l’enneigement pourra avoir lieu sur deux zones à la fois et grâce à une meilleure efficacité au niveau des équipements et déplacement sur le terrain ! Ce sera donc particulièrement intéressant pour le début de saison, afin d’ouvrir un maximum de pistes dès l’ouverture, mais aussi pour le temps des fêtes. On souhaite toujours avoir le plus vaste terrain skiable pour cette période très achalandée et ces investissements nous le permettront certainement.

Owl’s Head : Amélioration du système d’enneigement. Nouveau parc à neige plus créatif signé Today’s Parks (autant pour les débutants que pour les experts).

Sutton : Modernisation du système d’enneigement avec de nouvelles pompes et nouveaux canons à neige. Nouveau tapis d’embarquement au télésiège IV et acquisition d’une nouvelle dameuse.

Centre-du-Québec

Mont Apic : Nouveau canons à neige (article à lire sur le site de Radio-Canada)

Mont Gleason : Nouveau système RFID, nouvelle dameuse, nouveaux sentier de remontée alpine, nouveau parc à neige pour débutants et asphaltage d’une partie du stationnement.

Charlevoix

Massif de Charlevoix : Ouverture élargie de la télécabine (22h30 les vendredis, samedis et durant les fêtes et relâche scolaires) pour faciliter les après-skis. Transport en CatSki du sommet au Camp boule pour rendre plus accessible la Buvette de montagne. Ajout de départs de luge nocturne à la lampe frontale. Nouvelle crêperie à la base de la montagne. La station offrira plus de pistes damées (jusqu’à 65% du domaine skiable). La remontée du secteur Maillard sera désormais en service 7 jours sur 7.

Mont Grand-Fonds : La ville de la Malbaie a conclu une entente de location sur le Mont Grand-Fonds, confié à la société française e-Liberty Service (bail de 33 ans) afin d’en assurer son développement. Un plan sera présenté en novembre et devrait comprendre une future nouvelle remontée qui entrera en service pour le 1er décembre 2024. L’ouverture de la montagne est prévue pour le 1er décembre prochain. (Lire l’article publié le 14 octobre sur Zone.Ski)

Chaudière-Appalaches

Centre Plein Air Lévis :
Club Ski Beauce :

Massif du Sud : Ouverture d’une nouvelle zone skiable hors piste (accessible uniquement en peau d’ascension) de 120 acres: La 5e Dimension.

Mont Adstock : Ouverture d’un nouveau chalet (investissement de plus de 6,5M$), implantation de nouveaux kiosques de récupération de billets et nouvelle zone d’apprentissage.

Mont-Orignal :
Ski Saint-Georges :

Côte-Nord

Gallix :
Mont Ti-Basse :

Gaspésie

Centre plein air Cap-Chat :
CPA Haute-Gaspésie :

Le Petit Chamonix : Nouvelle dameuse, nouvelle cabane de T-Bar, rénovation du chalet, nouvelle motoneige …

Mont-Béchervaise :
Mont Castor :

Mont Miller : Nouveaux canons à neige (article à lire sur le site de Radio-Canada)

Pin Rouge :

Val d’Irène : Nouveaux sous bois sur le versant nord en collaboration avec la Coop accès chic-chocs! (Phase 3 sur la carte ci-dessous)

Lanaudière

GPAT : GPAT a remplacé les glissades sur tube par un agrandissement du domaine skiable et du parc à neige. Celui-ci comporte plusieurs modules pour tous les niveaux (débutant, intermédiaire, avancé). En plus, le tapis magique est à la disposition des skieurs et planchistes.

La Réserve :

Val-St-Côme :  11 nouvelles pistes ont été aménagées juste pour vous!! Pour un total de 55 pistes sur la montagne

#image_title

Ski Garceau : Nouvelle expérience à la boutique (agrandie), réaménagement des aires de service du bâtiment principal pour une meilleure fluidité. Ajout de canons à neige. 

Ski Montcalm :

Laurentides

Mont Avalanche :

Sommet Saint-Sauveur, Versant Avila : Avila: Automatisation des canons à neige à l’Express Ouest. Nouveau tapis double pour les glissades sur tube Avila. Sommet Saint-Sauveur: Nouvelle dameuse.

Belle Neige :
Ski Chantecler :

Sommet Gabriel : Nouveaux canons à neige.

Mont Habitant : 2 nouvelles pistes et Nouvelle dameuse PRINOTH (détails à venir)

Mont-Blanc : Nouveaux tapis d’embarquement à la remontée Faustin.

Sommet Morin Heights : Nouveaux canons à neige.

Sommet Olympia : Nouveau télésiège 4 places Doppelmayr avec tapis d’embarquement, l’Apollo (photo d’entête de cet article, crédit Simon Ruggeri/Les Sommets). Nouveaux canons à neige.

Sommet St-Sauveur : Nouvelle dameuse.

Tremblant : Nouveau système RFID (article à lire ici). Amélioration de l’enneigement de la Piste Flying Mile de haut en bas, y compris la section Johannsen, dans le but d’offrir des conditions optimales pour la compétition (FIS). Essentiellement, la capacité d’enneigement sera doublée sur toute la longueur de la piste, comparativement au réseau actuel.

Source : Site web de la station

Vallée Bleue : 60e Anniversaire de la station ! Nouveau sous-bois, comptoir de lunch express, et d’autres nouveautés à découvrir cette saison.

Mauricie

Ski La Tuque :

Vallée du Parc : Nouveau bâtiment pour de l’animation familiale. 3 parcs à neige. Nouvelle dameuse et nouveaux décors sur la pente école. 

Val-Mauricie :

Montérégie

Mont-Rigaud :

Ski Saint-Bruno : 4 nouvelles webcams ultra haute définition.

Outaouais

Camp Fortune : Agrandissement du pavillon principal et nouveau bar.

Sommet Edelweiss :
Mont Cascades :
Ski Vorlage :
Mont Chilly :
Mont Sainte-Marie :

Québec

Le Relais : Nouveau système RFID

Photo tirée du site web de la station

Mont Sainte-Anne : Deux nouvelles dameuses s’ajouteront à notre flotte hivernale : un tout nouveau Bison dédié au ski alpin fera ses premières heures de travail sur nos pistes cet hiver et un deuxième Husky, une dameuse spécialisée dans le travail des pistes de ski de fond, viendra également s’ajouter au Centre de ski de fond.

Ski St-Raymond :
Stoneham :

Saguenay / Lac-St-Jean

Centre de plein air du Mont-Chalco :
Centre Plein air Do-mi-ski :
Mont Bélu :
Mont Édouard :
Mont Fortin :

Mont Lac-Vert : Réfection de la remontée T1, éclairage de nouvelles pistes, nouveau tapis d’embarquement et amélioration du système d’enneigement dans le but d’augmenter les jours d’opération de la station.

Club Tobo-Ski :
Mont Villa Saguenay :

Le Valinouët : 2 nouveaux sous-bois pour fêter les 40 ans de la station cette saison.

Les meilleures offres ski de l’automne: notre sélection!

Pour vous aider à planifier votre saison de ski tout en économisant, ZoneSki a recensé pour vous les promos les plus lucratives selon les groupes d’âge. Attention, surveillez bien les dates limites de certaines promotions qui se terminent très bientôt.

Dans tout le Québec

  • L’incontournable Ski Passe-Partout de Maneige est en vente depuis le 25 octobre 2023 au coût de 49,99$ + taxes. Cette année, il contient entre autres 5 rabais de 30% dans plus 70 stations du Québec (sauf le Massif de Charlevoix).
  • Initiative classique du Conseil Canadien du Ski, Le Passeport des neiges permet aux enfants en 4e et 5e années de skier ou surfer gratuitement dans une multitude de stations de ski partout au Canada! Le détenteur peut skier deux fois à chaque station de ski participante (pendant toute la période de validité du Passeport des neiges, et non chaque année).

Maintenant, allons-y par région! 

Cantons-de-l’Est

Mont Orford

Mont SUTTON

  • La passe tout temps 2X2 pour étudiants (14-25 ans): abonnez-vous à 2 coupez le prix en 2! 371 $ jusqu’au 31 décembre 2023
  • La passe tout temps 4X4 pour adultes de 18-35 ans: abonnez-vous à 4 et économisez 400 $ sur le prix régulier, jusqu’au 31 décembre 2023

Bromont, montagne d’expériences

  • La carte Apex permet des économies allant jusqu’à 36% sur le prix des billets. Jusqu’au 10 décembre 2023
  • Rabais dollars CAA-Québec permet d’obtenir 34% de rabais sur les billets de jour et 51% sur ceux de soir. Vente exclusive du 1er novembre au 8 décembre 2023, pour les membres CAA

Outaouais, Laurentides et Lanaudière

Les Sommets

  • La Passe parfaite à 429 $ qui donne accès aux Sommets Saint-Sauveur (incluant versant Avila), Sommet Morin Heights, Olympia, Gabriel et Edelweiss. Elle permet en général* de skier jour et soir du lundi au vendredi et dès 15 h les week-ends *voir les horaires spécifiques par station

Conseils d’ami: le contenu de base d’un sac à dos pour a rando alpine

#image_title

On ne se le cachera pas: un bon sac à dos, c’est un peu comme un meilleur ami. On compte sur lui pour nous éviter bien des tracas, nous offrir de délicieux réconforts et parfois nous sortir carrément du pétrin. Ce constat est encore plus vrai lorsqu’il est question de hors-piste. Alors on s’imagine bien le parfait sac à dos réunissant pelle, DVA, sonde, airbag, avalung, crampons, pic à glace et tout autre accessoire des grands aventuriers en expédition. Mais qu’en est-il dans la réalité du skieur hors-piste comme vous et moi dont l’expérience varie sur le spectre de la simple sortie du dimanche en «side-country» de station jusqu’à l’expédition d’un jour dans une montagne isolée par une approche de plusieurs kilomètres au beau milieu d’un parc naturel?

Un bon sac à dos, ça commence par la taille, qui se mesure en litres. Selon chacun, ça peut représenter 10 litres comme 80 litres. Un 10-20L comblerait vos besoins pour du hors-piste dont l’accès est facilité par les remontées de la station, un hélicoptère ou encore un catski. Pour des expéditions d’une journée, un 20-35L serait plus confortable. Le 35-55L s’impose dans la catégorie «nuitées en refuge ou en chalet». Enfin, le 60-70L permet des expéditions d’un type qui se rapproche davantage de l’alpinisme et des séjours en montagne qui nécessitent une tente, du matériel de cuisine et de l’équipement pour se déplacer sur glacier.

Une fois cette étape réglée, il faut considérer l’équipement que l’on est susceptible de devoir ajouter aux traditionnels skis, planches à neige et bâtons que l’on accroche aux côtés ou au dos du sac, pour ceux qui ne les ont pas aux pieds lors des montées. L’équipement varie mais peut nécessiter des compartiments spécialement conçus pour leur usage comme les pelles, airbags, hydrapack et AvaLung. Certains sacs disposent donc de compartiments spécifiques et faciles d’accès conçus pour les sorties hors-pistes: casque, peaux d’ascension et outils d’avalanche. Vous pouvez aussi vous doter d’un sac compatible avec un système d’hydratation (en pensant à isoler le tube pour les jours plus froids). Pour accéder à certains terrains abruptes ou glacés, l’usage de crampons et d’un pic à glace peut s’avérer utile. On trouve alors une ou plusieurs boucles et sangles accessibles en tous temps pour attacher ces outils de glace. Enfin, tout comme l’accès par des fermetures latérales peut s’avérer être un énorme gain de temps pour accéder aux éléments du sac sans décharger tout son contenu, un autre luxe serait un espace élastique ou une poche qui sécurise le casque sans que celui-ci ne rebondisse constamment lorsque vous ne le portez pas. Enfin, il reste que l’accessoire le plus simple et qui saura faire une différence de taille sont les ajustements des sangles aux bretelles, à la taille et à la poitrine. Ces sangles et courroies sont dans l’idéal entièrement ajustables pour offrir plus de support au dos dans les montées et un meilleur transfert de poids dans les descentes.

Photos Lucile Drouineau

Le kit «parfait» pour un sac à dos varie donc en fonction des facteurs suivants : durée de l’expédition, type de terrain fréquenté, disponibilité des premiers secours et bien sûr de la météo attendue. Pourtant, quelques grands classiques ne varient pas. Ainsi, on se répétera inlassablement que de grandes quantités d’eau faciles d’accès et une réserve d’aliments nutritifs, légers et qui ne gèlent pas (Ex. des noix, fruits secs, barres tendres…) sont des incontournables. Nos besoins alternent et si l’on fait nos bagages sur du cas par cas, la règle d’or de la sécurité ne doit jamais passer après le souci du confort. Les risques d’avalanche, de blessure, d’hypothermie, d’hypoglycémie sont aussi présents en station qu’en montagne. Ainsi, il faut toujours partir avec un itinéraire en fonction de la lumière du jour, de la météo et en ayant prévenu quelqu’un d’une heure de retour, prévoir un minimum de réserves de subsistance, des couches de vêtements de rechange et du matériel pour signaler notre position (au minimum un sifflet accroché à son manteau).

Après les essentiels de sécurité -matériel d’avalanche et trousse de premiers soins-, voici un recensement des accessoires qui peuvent faire une bonne différence et multiplier le facteur plaisir de votre journée hors-piste. L’expérience des montées et les descentes répétées ont l’art de nous faire passer de l’état de sueur intense, peu importe le froid extérieur, à celui de glaçon balayé par le vent. Alors, en montée on préfère des couches légères qui respirent. On garde nos mitaines en duvet et gore-tex pour les descentes et on sort des gants légers (du simple «gant magique» aux gants de course ou de ski de fond) lors des montées. L’usage du multicouches continue de faire sa loi et on peut prévoir en alternance un coupe vent, un duvet et un polar qui sont souvent nos meilleurs alliés. De la même façon, une tuque ou un cache-oreilles font fureur en ascension et peuvent facilement se ranger en descente. Pour les plus sensibles aux engelures, prévoyez une deuxième paire de chaussettes dans votre sac, histoire de se débarrasser de l’humidité en mi-journée ou à la toute fin.

Personnellement, une sortie en hors-piste pour moi ne s’envisage pas sans un thermos bien chaud, un litre d’eau, une paire de gant d’ascension, une de descente, une paire de chaussettes de rechange, un polaire supplémentaire, une tuque pour la montée et quelques ravitaillements bien sucrés. Pour le remplissage du sac-à-dos, on y va avec toute notre logique: ce dont on aura besoin en premier: sur le dessus, le moins susceptible d’être utilisé: au dessous, le DVA dessous le manteau, le sifflet accroché dessus. Une fois cette étape d’organisation passée, il ne vous reste plus qu’à déguster et profiter de la journée en montagne sans autre soucis que celui du terrain, de la plus belle ligne à descendre, de la plus belle approche à monter tout en contemplant le spectacle du paysage entre compatriotes de hors-piste !

Cet article a été initialement publié en 2015 et a été mis à jour en 2023 pour refléter l’évolution du milieu.

Mont Grands-Fonds: les nouvelles attendues par les skieurs

Photo Jacques Boissinot / ZoneSki

En septembre 2023, la Ville de La Malbaie, propriétaire de la station charlevoisienne, annonçait avoir signé un bail avec une entreprise de gestion nouvellement créée, la « Compagnie des montagnes de ski du Québec » (CMSQ). Les pourparlers étaient entrepris depuis le printemps 2023 et la signature officielle du bail emphytéotique de 33 ans a été annoncée en grande pompe par le maire de la Ville de La Malbaie, Michel Couturier, en compagnie du président et fondateur de e-Liberty, Christian Mars. (Lire le communiqué sur le site internet de la Ville de La Malbaie.)

Ce que cette annonce signifie, c’est que la Ville demeure propriétaire des lieux, mais que la gestion, l’exploitation et le développement sont confiés à un tiers, soit la CMSQ. Le bail peut être renouvelé deux fois (pour une durée totale de 99 ans), et La Malbaie conserve un droit de regard sur les projets et plans de développement. En mars 2023, le maire de la Ville affirmait: « Que ce soit bien clair : le Mont Grand-Fonds va demeurer la propriété des citoyens de La Malbaie. La Ville n’a aucune intention de vendre le site à qui que ce soit ». (Source: CIMT/CHAU.)

Les impacts sur la clientèle

Concrètement, pour la saison à venir, la prise de possession du Mont Grand-Fonds par la CMSQ n’aura pas de conséquences visibles en piste et les skieurs auront le plaisir de dévaler les pentes de la station dès son ouverture, prévue le 1er décembre 2023. Monsieur Christian Mars, déjà amoureux de la région, indique que l’hiver 2023-24 sera mis à profit pour ficeler solidement les différents projets à venir.

Le Mont Grand-Fonds, qui a récolté le prix du public « Pour l’amour du ski » au congrès de l’Association des stations de ski du Québec en juin 2023, a obtenu l’assurance de la part de son nouveau gestionnaire que les emplois actuels seraient préservés, ce qui était au coeur des préoccupations du maire de la Ville.

Autre bonne nouvelle pour la population de Charlevoix-Est, le coût des billets devrait demeurer stable, puisque la Ville de La Malbaie a pris soin d’inclure dans les clauses du contrat que la station devait rester accessible aux citoyens et écoles qui fréquentent l’endroit. La station, qui célébrait son 50e anniversaire lors de la saison 2022-23, est un moteur économique et social majeur pour la région.

Investissements et modernisation des lieux

Les changements visibles devraient survenir au cours de la saison 2024-25, puisqu’une foule d’investissements ont été promis lors de la conférence de presse. Bien que le plan détaillé ne sera annoncé qu’en novembre prochain, on peut s’attendre à des dépenses de l’ordre de la dizaine de millions de dollars sur les trois prochaines années.

Les projets devraient entre autres prévoir le démantèlement de l’actuel télésiège fixe quadruple Samson pour installer une remontée débrayable à six places, la modernisation de la gestion des billets et de l’accès à la remontée (on devine: installation de guérites RFID), et la création d’une offre d’hébergement en montagne -sans défigurer la montagne, nous promet-on. À moyen et long terme, M. Mars indique souhaiter investir environ 30M$ sur les lieux.

Qui est la Compagnie des montagnes de ski du Québec?

Cette entreprise est une filiale du groupe franco-suisse e-Liberty, dont l’actionnaire principal est Decathlon (les magasins d’équipement sportif). Le fondateur de e-Liberty, Christian Mars,  est l’actuel président de la Compagnie des montagnes de ski du Québec (CMSQ), fraichement immatriculée au Registraire des entreprises du Québec. La connectivité entre le vendeur et le consommateur est au coeur des activités de e-Liberty, qui offre des « solutions digitales » de vente en ligne. Selon une publication de Christian Mars, la CMSQ souhaite s’impliquer auprès d’autres stations du Québec.

Skier en Suisse: Murren – Schilthorn et ballade à Gimmelwald

#image_title

Nous nous trouvons au cœur des alpes bernoises, dans le tout petit village de Murren à 1638 mètres d’altitude. Le seul moyen de transport dans le village est la marche… il n’y a aucune voiture, car il n’y a aucune route pour y accéder. La seule façon d’y parvenir est en empruntant l’un des deux téléphériques situés dans la vallée de Lauterbrunnen. Nous passerons deux jours à skier ce secteur. Pour lire le récit de notre séjour à Grindelwald ou mes conseils sur la région du Jungfrau, suivez ces liens:

Murren: le point de départ pour l’exploration des environs

À partir de la gare de Lauterbrunnen, il faut emprunter un téléphérique pour poursuivre le chemin vers le village de Murren, qui est situé plus haut dans la montagne. Notez la plate-forme suspendue sous le téléphérique qui est utilisée pour le transport des bagages.

Nous logeons en plein coeur du village de Murren, dans un petit hôtel à l’architecture typique « chalet Suisse », juste en face de l’épicerie Coop, et à environ 50 mètres d’un funiculaire qui nous permettra à chaque journée d’atteindre le point de convergence du domaine skiable très rapidement.

Vue sur le village de Murren, situé au centre de la photo, juste en haut de la falaise.

Puisqu’il fait soleil dès notre première journée de ski, nous prévoyons mettre le cap rapidement sur le plus haut sommet du domaine skiable, soit le Schilthorn à 2970 mètres d’altitude. Cela s’avèrera être une sage décision, car dès le lendemain, le téléphérique du Schilthorn était fermé à cause des vents et de la neige.

Sommet du Schiltorn à 2970 mètres d’altitude.

Pour rejoindre le sommet du Schilthorn, à partir du cœur du village, le plus simple est de monter à bord du funiculaire Allmendhubel et par la suite se laisser glisser sur une piste bleue (facile) jusqu’à la station du Schilthornbahn.

Le promontoire au centre de la photo est le débarcadère du funiculaire Allmendhubel. De ce point vous êtes au cœur du domaine skiable de Murren – Schilthorn.

 À la station du Schilthornbahn, nous empruntons un premier téléphérique qui nous amène à la station intermédiaire appelée Birg, à 2677 mètres d’altitude. Cet endroit est parfait pour prendre le lunch sur la terrasse et pour les plus aventureux, pour aller marcher le long de la « Skyline/Thrill Walk ». C’est une plateforme qui surplombe la falaise et libère la vue sur le panorama… et sur l’abîme! 

Sur la terrasse d’observation à Birg.

De Birg, nous poursuivons l’ascension avec le second téléphérique  pour finalement arriver au sommet du Schilthorn. Au sommet, vous trouverez un restaurant panoramique qui tourne lentement sur 360 degrés et aussi un petit musée dédié au tournage d’un des premiers film de James Bond (On Her Majesty’s Secret Service) ayant eu lieu au sommet, en 1969.

Sommet du Schilthorn, vu depuis Birg.

Après les photos d’usage sur la plate forme d’observation du sommet, il est temps de chausser les skis. Une seule piste noire (la #10) s’offre à nous, et la descente est particulièrement raide dans la première section. Il y a même des adultes qui prennent leurs jeunes enfants et les soulèvent pour descendre la partie la plus à pic.

Rassurez-vous car rapidement la descente devient beaucoup moins pentue et plus agréable. Elle nous conduit au bas du télésiège Riggli. Celui-ci ainsi que les télésièges Muttleren et Kandahar nous permettent de faire du ski dans la partie supérieure de la montagne. Chaque télésiège nous offre des dénivelés variant de 200 à 300 mètres. Ce secteur de glisse est idéal pour ne pas trop s’essouffler à cette altitude. Chaque montée est une pause bien méritée et offre des panoramas alpins spectaculaires et étourdissants.

Une fois le ski en altitude terminé, il n’y a qu’une seule piste noire pour descendre vers la partie inférieure du domaine skiable. Cette piste noire (la numéro 16), beaucoup moins intimidante que celle du sommet, s’engage dans une vallée et se terminera par des traverses étroites en zigzags. Au tournant de l’un de ces zigzags, on prend une pause, et on aperçoit un troupeau d’environ 15 chèvres de montagne, au loin à flanc de montagne.

Passé midi, la partie inférieure de la montagne nous offre des conditions de ski de printemps. On s’amuse sur les pentes desservies par les télésièges Winteregg, Maulerhubel et Allmiboden.

La terrasse extérieure du restaurant situé aux pieds du télésiège Winteregg est un autre endroit idéal pour prendre le lunch ou simplement pour se reposer et finir la journée au soleil. Si vous souhaitez mettre fin à votre journée de ski à cet endroit, vous pouvez même prendre le train et retourner tranquillement au village de Murren.

Winteregg, une station intermodale entre le train et les télésièges.

Il y a évidemment de nombreux points photogéniques à travers le domaine skiable. J’en mentionne un qui m’a particulièrement impressionné: En partant du haut du télésiège Schiltgrat, arrêtez-vous en haut de la première courbe de la piste 20 (bleue), juste avant de plonger dans la vallée (désignée « Blumental » ou « vallée des fleurs » sur le plan des pistes), juste avant la jonction avec la piste 21 (noire). Vous aurez un magnifique point de vue sur le village de Murren tout en bas, qui est lui-même perché sur un replat en haut de la vallée de Lauterbrunnen. J’en ai le vertige à y repenser.

Vue sur le village de Murren, tout en bas, lui-même perché sur son promontoire.

La dernière descente sur Murren, sera probablement par la piste numéro 6 qui vous mènera jusqu’à la base du funiculaire Allmendhubel. La dernière partie de cette piste est toute étroite et vous aurez l’impression de descendre directement dans les rues du village, entre les chalets. Il y a même des sections de la piste qui croisent des rues… attention aux piétons ou aux lugeurs. Un pur bonheur pour finir la journée.

Fin de pistes de ski directement aux portes du village de Murren.

Note : Les photos accompagnant ce texte on été prises au début du mois de mars 2023, alors que l’Europe subissait une sécheresse inhabituelle. Malgré tout, la majorité du domaine skiable était ouvert.

Lors de ma visite du début du mois de mars, le dénivelé absolu skiable était de 1392 mètres, entre le sommet du Schilthorn et la base du télésiège Winteregg. Même si la totalité du dénivelé est entrecoupée de quelques remontées et donc pas skiable en une seule descente, je crois qu’il est juste d’affirmer qu’on le ressent pleinement quand même, surtout à cause des distances parcourues à relier ces deux points. 

Lors de ma visite, seul le secteur de l’arbalète Gimmeln était fermée à cause du manque de neige. En temps normal, j’avais prévu faire quelques descentes dans ce secteur, pour terminer par une piste sauvage qui débute juste sous la station aval de l’arbalète Gimmeln, qui entre et sillonne une petite forêt et qui s’ouvre sur une grande clairière à flanc de montagne, juste en haut du petit village de Gimmelwald. Puisque ce ne fût pas possible de faire cette excursion à ski, à la fin de la journée, nous avons décidé de la faire à pieds, par un sentier de montagne (le numéro 45) qui relie Murren à Gimmelwald. C’est un dénivelé d’environ 300 mètres qui prend environ 45 minutes à descendre à pieds. Ce sentier représente tout ce que vous avez rêvé de la Suisse! Panoramas grandioses, animaux de ferme dans les champs à flanc de montagne, fontaines d’eau pour s’abreuver, visites impromptues chez les paysans pour y acheter leurs produits locaux, etc. 

Une petite marche de 45 minutes pour descendre vers le village de Gimmelwald, que l’on aperçoit ici sur la photo.

Pendant cette balade, on observe aussi les parapentes dans le ciel, qui s’élancent à partir du sommet du Schiltgrat à 2145 mètres d’altitude. La promenade se termine en fin d’après midi dans le petit village de Gimmelwald, qui est en quelque sorte une version miniature de Murren. Si la pension Gimmelwald est ouverte (l’unique restaurant du village), arrêtez-y pour y savourer une bière. Le retour jusqu’à Murren s’effectue par un téléphérique qui nous ramène à notre point de départ en quelques minutes seulement.

Du même voyage:

Skier en Suisse: Grindelwald – Wengen et montée au Jungfraujoch

#image_title

Nous nous trouvons dans la petite localité de Grindelwald, dans les Alpes bernoises de la Suisse, à 1034 mètres d’altitude. C’est le cœur de la région du Jungfrau. Nous logeons à l’hôtel Eiger Lodge, à seulement une minute de marche du complexe de Grindelwald Terminal. Nous allons débuter la journée de bonne heure avec une première montée à bord des télécabines Eiger Express (26 passagers par télécabine!). Non seulement cette télécabine tri câble est une pièce d’ingénierie suisse, mais tout le complexe de la gare de Grindelwald Terminal est à couper le souffle. Suivez-nous dans notre découverte!

Nouvellement construit, ce complexe surprend et fait tourner les têtes car il fait plutôt penser à un hôtel ou à un centre d’achats de luxe. Avez-vous déjà vu des escaliers et des tapis roulants, ainsi que des ascenseurs pour faciliter l’embarquement des remontées et les déplacements au bas des pistes au Québec? Ici, c’est la norme. Dans le complexe de Grindelwald Terminal, tout est intégré… on y trouve les connections avec la gare ferroviaire, avec les télécabines du Mannlichen et avec les télécabines Eiger Express, mais aussi une foule de boutiques en plus d’une épicerie Coop. Quoi demander de mieux… on peut s’acheter un sandwich, et mettre ça dans notre sac à dos, et immédiatement procéder à l’embarquement de l’une ou l’autre des remontées mécaniques. 

Faire les courses à même la gare, vraiment pratique!
Tout est accessible et facilite la logistique: ça nous enlève beaucoup de pression et nous permet de profiter encore plus du ski!
La gare ferroviaire connectée et intégrée avec le complexe de Grindelwald Terminal. Ponctualité suisse oblige, le train arrive 5 secondes avant l’heure prévue.

La montée à bord de l’Eiger Express est incroyablement stable, même avec les vents qui soufflent, sa vitesse de 8 mètres par seconde, procure une stabilité inouïe. Les télécabines planent au dessus des alpages suisses, des forêts et des chalets. Un paysage digne de carte postale est à nos pieds. Habituellement, dans les autres types de télécabines, on ressent les vibrations au passage de chaque pylône, mais avec seulement 2 ou 3 énormes pylônes le long de son trajet, et soutenue par ses 3 câbles, on a vraiment l’impression de voler librement à bord de l’Eiger Express.

Vol très zen au-dessus des alpages

Après 15 minutes, la télécabine nous débarque à 2400 mètres d’altitude. Depuis l’ouverture de l’Eiger Express, sa gare amont est devenue le point névralgique et le plus haut du domaine skiable entre Grindelwald et Wengen. À partir d’ici, le plan de match de la journée est de skier un circuit sans jamais reprendre la même remontée mécanique deux fois. 

Les bâtiments de Kleine Scheidegg à 2061 mètres d’altitude sont visibles au centre de la photo, là où la ligne ferroviaire en provenance de Wengen rencontre celle en provenance de Grindelwald. Photo prise de la station amont du Eiger Express à 2333 mètres d’altitude.

On commence par quelques descentes sur le versant de Grindelwald, jusqu’à la mi-montagne… mais rapidement une fois arrivés au sommet de la remontée Arven, l’excitation nous gagne et nous nous dirigeons ver le début de la mythique piste Lauberhorn. Il s’agit de la plus longue piste parmi toutes les descentes de la coupe du monde de ski alpin. Nous entrons avec les skis aux pieds dans un chalet de bois, nous nous plaçons dans le même portique de départ que les athlètes, et nous nous élançons.

Le long de la piste Lauberhorn, nous prenons une première pause pour admirer  le mythique Hundschopf (en français : la Tête de chien). Il s’agit ici d’un impressionnant saut de 40 mètres entre deux rochers. Pour les skieurs comme vous et moi, la piste fait une petite traverse vers la gauche et permet d’éviter ce saut de 40 mètres.

Photo prise juste sous le lieu appelé Hundschopf (en français : la Tête de chien), sur la piste Lauberhorn.
Le lieu appelé Wasserstation, sur la piste Lauberhorn, là où elle passe sous la voie ferrée.

Le deuxième arrêt notoire de long de la piste Lauberhorn, est la Wasserstation (en français : la Station d’eau). Ici, les skieurs de la coupe du monde doivent négocier un tunnel très étroit sous la voie ferrée. Après avoir moi-même passé le tunnel, je ressens la compression dans mes jambes car il y a une légère remontée tout de suite après le tunnel. C’est à se demander comment les skieurs de coupe du monde font pour négocier ce passage à plus de 100 km/h. L’arrivée de la course est située en bas du télésiège Innerwengen, à une altitude de 1287 mètres. La course fait ainsi une longueur de 4,5 kilomètres pour une dénivellation de 1025 mètres.

On remonte par le télésiège Innerwengen et nous continuons notre descente jusque dans le village de Wengen. Il n’y a aucune voiture dans le village de Wengen… ici, c’est la piste de ski qui passe directement dans le village, parmi les petites rues piétonnières. La piste croise même certaines rues sur lesquelles on a étendu juste assez de neige pour permettre le passage des skieurs.

Le village de Wengen, vu depuis Allmend, juste en haut du télésiège Innerwengen.

Note : Les photos accompagnant ce texte on été prises au début du mois de mars 2023, alors que l’Europe subissait une sécheresse inhabituelle. Malgré tout, la majorité du domaine skiable était ouvert.

Allmend Bergrestaurant, juste en haut du télésiège Innerwengen.

Une fois à Wengen, on pourrait choisir de remonter en train jusqu’à Kleine Scheidegg, mais nous choisissons  de prendre le téléphérique pour remonter directement en haut du Mannlichen afin de compléter la boucle de notre itinéraire à ski. Fait à noter, en été, on installe sur ce téléphérique une petite plate forme sur son toit pour permettre à quelques personnes d’effectuer la montée sur le toit du téléphérique, à l’air libre. L’expérience doit être très spéciale, car ici la montée est très raide et très près de la paroi rocheuse. Une fois arrivé en haut du Mannlichen, nous ferons une très longue descente continue, sur un dénivelé de 1309 mètres, pour retourner au point de départ de la journée, à Grindelwald Terminal.

La partie supérieure de la piste #3, près du sommet du Mannlichen, qui descend jusqu’à Grindelwald Terminal tout au fond de la vallée.
Le bas de la piste #3 et un terrain de camping juste en bordure.

Pour l’après-midi, après avoir laissé nos skis à l’hôtel, nous décidons de remonter, mais cette fois-ci jusqu’au sommet du Jungfraujoch. C’est le point que l’on surnomme « Top of Europe » car c’est la plus haute gare ferroviaire d’Europe. Elle culmine à 3454 mètres d’altitude. De Grindelwald Terminal, le trajet est simple, la première partie s’effectue a bord de la télécabine Eiger Express. Une fois arrivés à la gare amont de l’Eiger Express, nous prenons place dans un train a crémaillère qui s’engage aussitôt dans un tunnel, creusé à même le roc de la montagne et ouvert pour la première fois en 1912. Le trajet en train dans le tunnel durera  environ 25 minutes. 

On quitte à nouveau la gare de départ de l’Eiger Express.
Le train à crémaillère qui nous emmènera à la plus haute gare ferroviaire d’Europe.
Le temps brumeux de l’avant-midi s’est dégagé et c’est le meilleur moment pour se rendre au sommet du Jungfraujoch

Arrivés au sommet, sur la terrasse extérieure appelée « Sphinx », nous avons une vue magnifique vers le nord jusqu’à la Forêt-Noire en Allemagne et vers le sud la vue s’étend sur le glacier d’Aletsch… le plus long d’Europe. Nous terminons la visite au sommet par la visite de la grotte de glace, taillée sous le glacier.

La grotte de glace, avec un petit clin d’oeil pour les visiteurs…

Pour le retour, pendant la descente en train, le contrôleur de billets repasse parmi les passagers, non pas cette fois pour vérifier les billets, mais pour remettre des chocolats suisses à tous! On les savoure, comme nous avons savouré chaque instant de cette journée. Visiter le Jungfraujoch est à faire au moins une fois dans sa vie pour aller au-delà des pistes de ski, flirter avec les plus hautes cimes du monde alpin et ramener des souvenirs inoubliables.

Du même voyage:

Skier en Suisse: Transports et accès à la région du Jungfrau

#image_title

Ce texte se veut une introduction pour vous aider à planifier votre voyage de ski dans cette magnifique région. Vous y retrouverez des conseils pour mieux organiser vos déplacements et vous repérer une fois sur place. Pour passer directement aux récits de découverte en ski, suivez ces liens: Grindelwald – Wengen et montée au Jungfraujoch et Murren – Schilthorn et ballade à Gimmelwald.

Se déplacer en Suisse

Une fois arrivé en Suisse, il vous faudra vous rendre dans la région du Jungfrau. En atterrissant à l’aéroport de Genève ou de Zurich, vous avez un accès facile à la région du Jungfrau par train. Les deux aéroports possèdent chacun une gare ferroviaire souterraine, intégrée à l’aéroport. Les déplacements à pieds entre le moment où vous récupérer vos bagages à l’aéroport et le moment où vous montez à bord du train sont donc réduits au minimum. Certains privilégient la location d’une voiture, pour notre part, nous avons opté pour le train.

Je vous recommande d’acheter une carte journalière (1 journée) pour la date de votre arrivée et une deuxième pour la date de votre retour. Les prix sont meilleurs si la carte est achetée d’avance, plutôt que sur place, la journée de votre déplacement. Vous pouvez l’acheter à partir de 60 jours d’avance sur le site web des Chemins de Fer Fédéraux : https://www.sbb.ch/ . La carte journalière vous donne la possibilité de prendre n’importe quel train à n’importe quelle heure, pour n’importe quelle destination en Suisse pour la journée choisie… donc pas de tracas. Dans notre cas, pour atteindre notre destination de Murren, même le téléphérique entre Lauterbrunnen et Grutschalp est couvert avec la carte journalière.

Site web des chemins de fer fédéraux suisses où vous pouvez trouver tous les horaires de trains et acheter en avant vos cartes journalières.
Gare de « Zurich aéroport ».

Le trajet en train est un peu plus court à partir de l’aéroport de Zurich, mais le réel avantage de faire de Zurich votre point d’entrée en Suisse est, si vous avez un billet d’avion en classe affaires avec la compagnie aérienne Swiss, la possibilité d’accéder à un salon d’arrivée (« Swiss Arrival Lounge ») réservé aux voyageurs en classe affaires avec Swiss. Lorsque votre vol arrive tôt le matin et une fois vos bagages récupérés, vous pouvez passer quelques heures au salon d’arrivée pour y prendre un déjeuner, une douche, pour vous changer de vêtements et même pour y dormir quelques heures dans l’une des chambres privées mises à votre disposition, jusqu’à 13h00 la journée de votre arrivée. 

En train vers la région du Jungfrau

Les trajets les plus rapides en train de l’aéroport de Zurich vers Murren prendront environ 3h15, et environ 3h00 vers Wengen ou Grindelwald. Vérifiez les horaires des trains pour choisir un trajet avec le moins de transferts possible, car chaque transfert demande évidemment de déplacer vos bagages d’un train à l’autre. Les trajets les plus rapides sont sans transfert, de l’aéroport de Zurich jusqu’à la gare d’Interlaken Ost.

À l’intérieur des trains, des sections spécialement aménagées pour déposer vos bagages sont disponibles près des portes.
Dans les trains, les sacs à ski peuvent être déposés sur les portes bagages au dessus des fenêtres.

La petite ville d’Interlaken, c’est la porte d’entrée de toute la région du Jungfrau… tous les visiteurs doivent passer par ici et changer de train. À partir de la gare d’Interlaken Ost, il faut vérifier quelle est votre destination finale. Assurez vous de prendre le train soit en direction de Grindelwald, Wengen ou Lauterbrunnen (Murren), selon votre destination. Les trains sont toujours à l’heure… donc si l’horaire indique que vous n’avez que 7 minutes pour faire votre transfert, c’est très faisable, mais ne perdez pas de temps!

Le trajet final vers le village de Murren

À partir d’Interlaken Ost, le train vous mènera à la gare de Lauterbrunnen en seulement 20 minutes. C’est ici que vous devez transférer dans un téléphérique pour gravir une falaise d’un dénivelé d’environ 700 mètres. Rassurez-vous, il n’y a qu’une centaine de mètres à marcher entre la gare de train et la gare du téléphérique. Tout est prévu pour faciliter ce court transfert à pieds… il y a des tunnels, des escaliers roulants et des ascenseurs. Une fois arrivés au bas du téléphérique, vous devez déposer vos bagages sur une plate-forme prévue à cet effet, qui sera suspendue sous le téléphérique pendant la montée.

En avant-plan, la gare de Lauterbrunnen et derrière elle, le téléphérique pour poursuivre le chemin vers Grutschalp et Murren. Remarquez la plate-forme suspendue au téléphérique pour le transport des bagages.

Lorsque le téléphérique arrivera en haut, au lieu nommé Grutschalp, le trajet va se poursuivre en embarquant dans un autre train. Vos bagages seront automatiquement transférés de la plate-forme suspendue sous téléphérique à un wagon spécial qui sera tiré par le train. Approchez-vous pour admirer  l’ingéniosité et l’efficacité suisse à son meilleur. La machine qui s’occupe du transfert des bagages est très impressionnante à voir.

À Grutschalp, une impressionnante machine s’occupe de transférer vos bagages entre le téléphérique et le train.

Ce petit train vous mènera de Grutschalp jusqu’au village de Murren qui est la destination finale. Puisqu’il n’y a pas de voiture ni de taxi dans le village, vous devrez marcher jusqu’à votre hôtel, avec vos bagages. Si comme le nôtre, votre hôtel est situé au cœur du village, près du funiculaire, prévoyez une marche de 10 minutes. 

Les bagages sont sur un wagon spécial qui est tiré par le petit train entre Grutschalp et Murren.
Une dernière petite marche dans le village de Murren, entre la gare et notre hôtel.

Pour nous, tous ces déplacements entre l’aéroport de Zurich jusqu’à notre hôtel à Murren ont été une véritable petite expédition en soi, et le tout fut fort agréable et sans stress, malgré l’effet du décalage horaire et le manque de sommeil. La clé du succès est de planifier à l’avance son itinéraire et ses déplacements et d’être prêt à mettre le plan à exécution dès l’arrivée sur le sol suisse.

Trucs et conseils pour visiter et skier la région du Jungfrau

La région du Jungfrau a possiblement le meilleur produit touristique de toute la Suisse. C’est la quintessence de la Suisse… tout ce que vous voulez voir et expérimenter du pays s’y trouve! Venir y skier en hiver est la meilleure façon pour découvrir tout ce que cette région a à offrir. En rafale, voici quelques trucs et conseils pour agrémenter votre séjour de ski dans cette région.

Se déplacer dans les environs

À partir du domaine skiable de Grindelwald – First, les descentes jusqu’au village de Grindelwald sont possibles, mais les pistes se terminent le long d’une route, à un arrêt d’autobus. Vous n’avez donc qu’à attendre et prendre le prochain autobus pour vous ramener vers le centre du village ou vers les remontées mécaniques. Votre billet de ski vous donne droit d’utiliser les autobus gratuitement.

Dans le secteur de First, voici la fin de la piste #22, où les skieurs attendent le passage de l’autobus pour les ramener vers le centre du village de Grindelwald.

À Grindelwald Terminal, juste au bout de la piste, il y a des pistolets à air comprimé qui sont mis à votre disposition pour permettre aux skieurs de nettoyer leur équipement. Vous pouvez également louer un casier à Grindelwald Terminal pour entreposer votre équipement de ski, si vous ne désirez pas le ramener à votre hôtel à chaque journée.

Il y a plusieurs restaurants et terrasses en montagne où vous pouvez vous arrêter pour l’après-ski. Plusieurs skieurs en profitent… il suffit de continuer votre descente à ski jusqu’à Grindelwald Terminal avant que la noirceur ne tombe.

La météo en altitude

Ce n’est pas parce qu’il pleut dans le village qu’il faut renoncer à aller skier. Lors de notre dernière journée, il faisait +4C à Grindelwald et il pleuvait, alors qu’il faisait -3C et neigeait en haut sur les pistes de First! Surveillez les caméras en direct de la station (www.jungfrau.ch) pour voir le temps qu’il fait en altitude et une fois sur les pistes consultez les panneaux indicateurs.

En haut et en bas des remontées mécaniques, consultez les panneaux indicateurs pour connaître les remontées mécaniques et les pistes qui sont ouvertes.

Le « Top of Europe »

Votre billet de ski n’est pas suffisant pour monter jusqu’au Jungfraujoch (3 463 mètres). Pour ça, il y a un supplément à payer, mais ça vaut vraiment la peine… évidemment si le temps est clair là-haut. Si vous prévoyez skier et aller par la suite à la Jungfraujoch durant la même journée, réservez au moins une demi-journée pour l’excursion et la visite en soi de la Jungfraujoch. La gestion du temps est importante pour ne pas avoir à écourter votre visite une fois rendu au sommet.

La passerelle d’observation extérieure appelée « Sphinx », point culminant du Jungfraujoch.

Si vous projetez monter jusqu’au Jungfraujoch, il faut y aller dès qu’une fenêtre météo favorable se présente. C’est donc dire que si le temps est ensoleillé la première journée, il faut y aller immédiatement. Rien ne garantit que vous aurez du temps clair au sommet les autres journées! Nous en avons profité, tel que raconté dans mon texte plus détaillé.

Votre billet de ski vous donne le droit de skier tout le domaine skiable de la Jungfrau. Cependant, il est pratiquement impossible de skier les trois secteurs en une seule journée. Évitez de vous éparpiller et maximiser votre temps sur les pistes en skiant une journée au complet sur un seul secteur. Par exemple, le jour 1 skiez sur le secteur de Grindelwald-First, le jour 2 skiez sur le secteur de Grindelwald – Kleine Scheidegg – Männlichen – Wengen et le jour 3 skiez sur le secteur de Murren – Schilthorn.

Il est possible de louer des luges dans les villages de Grindelwald, Wengen et Murren. Plusieurs pistes de luge sont clairement identifiées sur le terrain (et sur la carte des pistes). Si une personne de votre groupe ne fait pas de ski, vous pouvez quand même partager des moments de glisse ensemble sur la montagne en combinant luge et ski.

Attention aux luges sur les pistes.

En descendant la seule piste possible (la numéro 36) pour rejoindre le village de Wengen en ski, une fois dans le village, la piste se divise en deux parties. À gauche, elle continue vers la gare (pour ceux qui veulent remonter en train à Klein Scheidegg) et à droite elle continue vers le téléphérique pour ceux qui veulent remonter vers le Mannlichen. Pour éviter de marcher inutilement dans le village, assurez-vous de prendre la bonne direction, selon l’endroit où vous voulez continuer à skier.

Skiez la piste Lauberhorn une fois dans votre vie. Prenez soin de visionner au préalable quelques vidéos des courses de la Coupe du monde sur cette piste mythique. Cela vous donnera une tout autre perspective sur la piste et ses particularités lorsque vous vivrez l’expérience en chair et en os! (J’en parle avec plus de détails dans mon récit de découverte en ski de Grindelwald.)

Les billets de ski

Le prix d’un billet de ski pour un adulte est de 75 francs suisses pour une journée pendant la saison 2023-2024… et il vous donne droit de skier dans toute la région de la Jungfrau. Votre billet de ski comprend également le transport en train jusqu’à la ville d’Interlaken pendant la journée. Une façon d’économiser serait justement de profiter du transport gratuit en train et de loger à Interlaken, mais il vous faudra analyser si le temps supplémentaire en train vaut vraiment l’économie d’argent.

Si vous achetez un billet pour des journées de ski consécutives, vous obtiendrez un petit rabais. Par exemple, un billet de ski pour 7 jours consécutifs revient à 61 francs suisses par journée. À mon avis, la meilleure offre concerne les enfants: jusqu’à trois enfants (0-15 ans) skient gratuitement tous les samedis, si accompagnés d’un adulte payant.

Vous pouvez prépayer votre billet de ski la veille de votre départ du Canada (jungfrau.ch) et le récupérer dans l’une des gares de la région de la Junfrau au moyen d’un code QR que vous aurez reçu par courriel.

Les à-côté du ski

Ne manquez pas le point de vue du « Cliff Walk », situé juste derrière le débarcadère de la télécabine au sommet de First. C’est une passerelle métallique qui semble se prolonger à l’infini vers le vide. En été, les gens y font la file pour faire LA photo. En hiver, vous y serez presque seul.

Les amateurs de sensations fortes voudront faire la « Skyline/Thrill Walk » qui est une passerelle métallique longeant la paroi rocheuse et accessible à partir de Birg. Vous aurez même l’occasion de passer dans un tunnel métallique ou de marcher sur un fil d’acier, les deux suspendus au dessus du vide.

La passerelle appelée « Skyline/Thrill Walk » le long des falaises à Birg. 

Une petite visite rapide au musée James Bond 007 au sommet du Schilthorn vaut la peine, mais si vous êtes ici principalement pour le ski, effectuez la visite rapidement.

Portez attention aux machine distributrices le long des rues dans le village de Murren… à ma grande surprise on y trouve les produits locaux, tels que des fromages, des confitures et du vin! Si vous poussez votre exploration du côté du village de Gimmelwald, j’y ai même vu une ou deux petites boutiques de type « Honesty Shop» où vous entrez, vous prenez ce que vous voulez sur les tablettes et vous mettez votre argent dans une enveloppe en guise de paiement.

 « Honesty Shop » dans le petit village de Gimmelwald. 

Du même voyage: